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Full text of "Catalogue des livres précieux, manuscrits et imprimés faisant partie de la bibliothèque de M. Ambroise Firmin-Didot de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Théologie — Jurisprudence — Sciences — Arts — Beaux-arts. Vente à l'Hôtel des commissaires-priseurs, rue Drouot, n° 9. — Salle n° 3, du lundi 12 au samedi 17 juin 1882…"

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BIBLIOTHÈQUE A./FIRMIN-DIDOT 


CATALOGUE 

DES 

LIVRES RARES ET PRÉCIEUX 

MANUSCRITS ET IMPRIMÉS 

THÉOLOGIE - JURISPRUDENCE — SCIENCES 
ARTS - BEAUX-ARTS 


JUIN 1882 


M* MAURICE DELESTRE 

l'OMUlftSAIRE-PRlSBUR 

27, me Drouot, 27 


M. ADOLPHE LABITTE 

LIBRAIRE DR LA BIBLIOTHBQUB NATIONALK 

4, me de Ulle, 4 


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BIBLIOTHÈQUE A. FIRMIN-DIDOT 


MANUSCRITS ET IMPRIMÉS 

THÉOLOGIE — JURISPRUDENCE — SCIENCES 
ARTS — BEAUX-ARTS 


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CONDITIONS DE LA VENTE 


Elle sera faite au comptant. 

Les acquéreurs paieront cinq pour cent en sus des enchères. 

/ . 

Les livres vendus devront être collationnés sur place dans les 
vingt-quatre heures de l’adjudication. Passé ce délai, ou line fois 
sortis de la salle de vente, ils ne seront repris pour aucune cause. 

M. Adolphe LABITTE se chargera de remplir les commissions 
des personnes qui ne pourraient assister à la vente. 


EXPOSITIONS 

PARTICULIÈRE : le Samedi iO Juin, 

PLBLIQUE : le Dimanche ii Juiny rfe 2 d 5 hew*es. 

Chaque jour de vente il y aura Exposition publique à une heure 
de l’après-midi. 


Voir VCh'dre des Vacations à la suite du Titre. 


Pnri». — Tjrpopraphie KinHin-Didoi et 56, rue Jucob. — ÎS7IC. 


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CATALOGUE 

DES 

LIVRES PRÉCIEUX 

MANUSCRITS ET IMPRIMÉS 

FAISANT PARTIE DE LA BIBLIOTHÈQUE 
DE 

M. AMBROISE FIRMIN-DIDOT 

DE l'académie des INSCRIPTIONS BT «ELLES-LETTRES 

THÉOLOGIE - JURISPRUDENCE - SCIENCES 
ARTS - BEAUX-ARTS 

VENTE A L’HOTEL DES COMMISSAIRES-PRISEURS 

RUE DROUOT, N® 9 — SALLE N® 3 

Du Lundi 12 au Samedi 17 Juin 1882 

A deux heures précises de Vaprés-midi 

Par le ministère de M® Maurice Dslestre, Commissaire-Priseur 
Successeur de M® Delbergue-Cormont 
27, rue Drouot, 27 

Assisté de M. G. Pawlowski, ofticier de riustruction publique, bibliothécaire du défunt 

Et de M. Adolphe Labitte, libraire de la Bibliothèque nationale 
4, rue de Lille, 1 

PARIS. — 1882 


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ORDRE DES VACATIONS 


Lundi 12 Juin 1882. 

Livres à figures {France) .400 à 463 

Solennités et Fêtes illustrées [France et Lorraine). . . . 464 à 484 

Manuscrits (^m/wre sainte) .i, 2, 4, 5 

Manuscrit [Psautier de la reine Bonne de Luxembourg), . 3 

Mardi 13 Juin, 

Livres à figures [Pays-Bas, Suisse, Italie, etc.). 356 à 399 

Sciences philosophiques et naturelles.192 à 225 

Manuscrits [Évangéliaire de Sti^asbourg, etc.). 6, 8, 9 

Manuscrit [Missel du Mont-Cassin) . 7 

Mercredi 14 Juin, 

Livres à figures [Allemagne) . 298 à 355 

Sciences médicales [de Saliceto, etc.). .. 226 à 241 

Manuscrits [Bonifacius VIH, Christine de Pisan, etc.) . . 34 à 40 

Manuscrit [Livre d'heures de Philippe de Béthune) . 12 

Jeudi 15 Juin. 

Écriture sainte et Missels. 47 à 69 

Sciences mathématiques et militaires. Sciences occultes. 242 à 260 

Solennités et Fêtes illustrées [Étranger) . 485 à 500 

Livres d’heures [France et Étranger) .104 à 127 

Manuscrits [Lactance, S, Augustin, etc.). 28 à 32 

F 

m562^50 


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Manuscrit {Traités de dévotion, exemplaire de Charles Vet de 
Charles VI) . 33 

Manuscrits [Averroës, Végece, Christine de Pisan, etc.). 41 à 43 et 45 

Manuscrit {Traités de Léonard de Vinci, avec les dessins ori¬ 
ginaux du Poussin) . 44 

Vendredi 16 Juin, 

Jurisprudence {Justinianus [Venise, 1476], et Bonifacius Vil J 
[Mayence, i VIi)], sur vélin) .182 à 191 

Arts {Calligraphie, Escrime, Broderie, Jeux) .261 à 281 

Beaux-Arts {Art du dessin, Musique et Dansé) . 282 à 297 

Livres d’heures {Fiancé) . 84 à 103 

Saints Pères.128 à 140 

Manuscrits {Heures de René 11 d'Anjou, de Louis XI, etc.) 11, et 13 à 15 

Manuscrit {Heures de Marquante de Rohan, comtesse d'An- 
goulème) . 16 

Manuscrit [Heures d'Anne de Beaujeu) . 17 

Samedi 17 Juin. 

Théologiens {Incunables de Gutenberg ; Bossuet, avec auto¬ 
graphes, etc.).141 à 181 

Livres d’heures {France) . 70 à 83 

Xylographe {Bible des pauvres, en italien) . 46 

Manuscrits {Heures de Florent d’Egmont, comte de Buren ; 
du roi Louis XII ; Prières de la Messe, d’Anne d’Autriche, 
de Jean de Boullongne, etc.), Livre de mariage (de 1844). 18 à 27 

Manuscrit {Livre d'heures ayant appartenu à Louis XV). . 10 


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TABLE SPÉCIALE 


DES 

LIVRES IMPRIMÉS SUR VÉLIN 

UES EXEMPLAIRES UNIQUES OU SEULS CONNUS 

ET DES PROVENANCES CÉLÉBRÉS 


I. LIVRES IMPRIMÉS SUR VÉLIN. 


N»’ 70, 71, 72, 73, 75, 76, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 
89, 92, 93, 94, 95, 96, 98, 99, 100, 103, 119, 137, 142, 147, 184, 
189, 216. 


IL EXEMPLAIRES UNIQUES OU SEULS CONNUS. 
N”* 71, 73, 78, 82, 441. 


III. SIGNATURES OU NOTES AUTOGRAPHES DES HOMMES 
ILLUSTRES OU DISTINGUÉS. 


Ballesdens, 127. 

Beatus Rhenanus, 195. 
BOSSUET, 165, 174. 


De.sporl(!s (Ph.), 454. 
POUSSIN (Niroks), 44. 
ïabourol (Éliciino), 485. 


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— VIII 


IV. PROVENANCES CÉLÈBRES. 


a. Rois et Reines de France, 
Princes, 

Princesses, etc. 

Bonne de Luxembourg, 3. 

Charles V et Charles VI, 33. 

René II d’Anjou, ou sa fille Margue¬ 
rite, 11. 

Louis XI, 14. 

Anne de Beaujeu, 17, 78. 

Marguerite de Rohan, comtesse d’An- 
goulôme, 16. 

Louis XII, 19. 

François I®% 215. 

Henri II, 400. 

Henri III, 56. 

Louis XIII, 241. 

Anne d’Autriche, 23. 

Louis XIV, 186, 475. 

Bombes (Louis-Aug., prince de), 180. 
Louis XV, 10, 45. 

Louis XVI, 482. 

Berrj' (la duchesse de), 456. 


b. Souverains étrangers. 

Anjou-Sicile (maison d’), 34. 

Philippe IV d’Espagne, 490. 

c. Bibliophiles on personnages 
célèbres. 

BESSARION (le cardinal), 32. 
BÉTHUNE (Philippe de), 12. 
Boullongne (Jean de), 26. 

Coislin (le marquis de), 206. 
COLBERT (le grand), 436, 493. 
EGMONT (Florent d’), comte de Bu- 
ren, 18. 

Essling (le prince d’), 182, 433. 
GROLIEH, 217. 

Hoym (le comte d’), 62. 

La Vallière (le duc de), 140, 141, 455. 
MOLÉ (le chancelier Mathieu), 4i. 
Richelieu (l'abbé de), 51. 

Roxburghe (le duc de), 133, 403. 
Saint-Vallier (le comte de), 40. 
Sartines (de), 237. 

Thou (J.-A. de), 59, 132, 185, 378. 
Turenne (le prince de), 392. 


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MANUSCRITS 



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MANUSCRITS 


THÉOtOGIE 

ÉCRITURE SAINTE 


1. BIBLIA SACRA.— Iii-4, à 2 col., de 514 fî.; lettres historiées; 
veau brun estampé, coins et fermoirs en argent repoussé [rel. 
du xvi' siècle). 

Très beau manuscrit de la seconde moitié du xni® siècle, sur vélin très 
fin, exécuté en France, et orné de quatre-vingt-trois miniatures sous 
forme de lettres historiées. 

Il commence, selon Tusage, par cette rubrique du Prologue de saint 
Jérôme : Incipit epVa sel iero\\nimi p'shri ad || paulinû de |i ôiôj diuine 
Il hyslorie |1 lihris. Le Nouveau Testament occupe les ff. 382 à 423, et il 
est suivi des Épîtres de saint Paul, des Actes des Apôtres et de l’Apoca¬ 
lypse. Les quarante derniers feuillets contiennent les Interpretationes des 
mots hébreux cités dans la Bible. 

L’écriture est remarquable par sa régularité et sa netteté. Chaque 
livre est décoré d’une belle initiale historiée, renfermant un sujet biblique, 
d’une assez grande finesse de pinceau, en raison de l’exiguïté des dimen¬ 
sions. L’initiale I, par laquelle commence la Genèse, s’étend sur toute la 
hauteur de la page, et représente les Sept Jours de la Création; l’extrémité 
inférieure offre, de plus, le Christ en croix. Les prologues et les épilogues 
ont des initiales richement enluminées ; celles des chapitres sont mono¬ 
chromes, sur fond diapré d’une autre couleur. 

Vexplicit des Interpretationes est suivi de celte ligne : 

Si male quid feci, veniam peto, si hh [bene], grates. 

Une main plus moderne a tracé ensuite cette mention : Hic liber mut- 
tis annis Cartusià extorris, fidelitate dhi Gëohgij Hhone, Thesaurarij, recupe- 
ratus et gratis restitutus est an® 1659. Orapro eo, et DD.JodocOy ac Arnoldo 
Rhône, parente, et patruo Abbate Bursfeldensi, Requicscant in pace. Amen, 

Bursfeld, dont il s’agit ici, petit village du Hanpvre, sur le Weser, pos¬ 
sédait jadis une célèbre abbaye de bénédictins." 

La reliure à estampages offre, au centre, sur le plat de dessus, l’image 
de Jésus-Christ portant la croix et le monde, avec la légende : Ego sum 


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4 


MANUSCRITS. 


lux mundi ! Au-dessus et au-dessous^ on lit ; Biblia Sancla. Anno Domiui 
1568, et tout autour du compartiment: Liber domus Paradisi Mariæ per 
fratrem ibidem conscriptum et factu (sic) similiier. Le plat opposé porte au 
centre Teffigie du roi David en prière, et cette inscription autour : Data 
est graiia autem per Christum lesum facta est,.. Lexper Moysen. F. Ioannes 
SpiR[ensis?] prior Karthusian... 

Les fermoirs en argent, d’une date plus récente, sont fort riches. 

La conservation du volume est parfaite. 

2. PSALTERIUM, CANTICA, etc. — Pet. in-8 carré, de 24 ff. 
prél., 208 ff, chiffrés, plus 27 ff. n. ch.; miniatures, lettres or¬ 
nées; has. rouge, dent., tr. dor. et cis. 

Superbe manuscrit de la seconde moitié du xiii® siècle, sur vélin, 
exécuté en France, et orné de dix-huit miniatures à pleine page et de 

DOUZE PETITES. 

Les six premiers feuillets sont consacrés au, calendrier. Chaque mois 
porte en tête un vers latin indiquant les jours égyptiens; les vers des 
trois premiers mois sont ceux attribués à Bède, les autres sont d'une 
rédaction différente, dont nous avons donné la transcription dans notre 
catalogue de 1870, n® 6. Ce calendrier est orné de petites miniatures, à 
fond alternativement violacé et bleu, et encadrées d’un listel d’or, dont 
les sujets, comme d’habitude, sont empruntés principalement aux tra¬ 
vaux de campagne propres à chaque mois. 

Les grandes miniatures (H. : 0“,102; L. : 0“,071), placées toutes à la 
suite du calendrier, hors texte, sont peintes aux revers des feuillets. Elles 
représentent : 1® VAnnonciation ;— 2® la Visitation de sainte Élisabeth; — 
3® la Nativité; — 4® VAnnonciatioi aux bergers; — 5® VAdoration des 
mages; — 6® la Présentation de VEnfant-Jésus au Temple; — 7® la Fuite en 
É-gypte; — 8® le Massacre des innocents; — 9® l’Arrestation de Jésus; — 
10® la Flagellation; — 11® Jésus en croix; — 12® la Descente de croix; — 
13® la Mise au. tombeau; — 14® la Résurrection; — 15® les Saintes Femmes 
nu tombeau du Christ; — 16® l’Ascension; — 17® la Descente du Saint- 
Esprit. 

Ces compositions, d’une naïveté pleine de charme, sont souvent 
remarquables par leur dessin ; les lignes du visage, tracées à la plume, 
sont d’une ténuité extraordinaire. Le coloris, fort sombre et presque 
monotone, est heureusement relevé par l’or, qui joue un grand rôle 
dans les draperies, et surtout par les fonds d’or en relief, dont les six 
siècles écoulés n’ont pas terni l’éclat. Chaque miniature est entourée d'un 
double cadre : l’un doré, l’autre de couleurs variées, cadres formant des 
portiques avec une décoration architecturale en ogives trilobées, surmon¬ 
tées de clochetons, etc. 

La dix-huitième et dernière miniature se présente sous forme d’ini¬ 
tiale B du premier psaume. Celle lettre, qui couvre toute la page, est 
formée d’entrelacs bleus lleuronnés, d’une rare élégance. Dans le compar¬ 
timent supérieur est représenté le roi David assis, jouant de la haipe, et, 
au-dessous, le jeune David lançant la pierre de sa fronde au géant Goliath, 
qui fait mine de repousser du pied le petit téméraire. 


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THÉOLOGIE. 


5 


Toutes ces peintures sont intéressantes pour les costumes civils et mili¬ 
taires. 

Le texte, écrit avec soin, est parsemé d’une quantité de lettres, petites 
et grandes, en or et en couleurs, se développant généralement en longs 
appendices qui serpentent sur les marges. Les psaumes, qui finissent au 
recto du f. 184 chiffré, sont suivis de plusieurs cantiques, d’une litanie et 
de quelques oraisons. Les vingt-sept derniers feuillets, qui contiennent des 
prières de la messe, etc., datent du commencement du xv« siècle. Ils sont 
décorés de jolies initiales peintes en or sur fonds de couleur diaprés. Plu¬ 
sieurs des rubriques sont en flamand. 

L’absence au calendrier du nom de saint Louis, canonisé en 1297, 
fournit la preuve que l’exécution du manuscrit est antérieure à cette date, 
et le style sévère de son ornementation, où n’apparaît pas encore l’élé¬ 
ment grotesque, le rapproche plutôt du milieu du siècle. Le nom de 
A/drgonde, fondatrice de l’abbaye des cbanoinesses de Maubeuge ; ceux de 
s. Valéry, de s. Vaast, de s. Vinnoc, de s. Orner, etc., qu’on lit au calen¬ 
drier (qui est pourtant sobre d’indications, et où ne figure pas le nom de 
sainte Geneviève, patronne de Paris et de la contrée voisine), ainsi que 
dans la litanie, permettent de conclure que notre volume a été fait dans 
la région septentrionale de la France. Le texte de ce calendrier est d’ail¬ 
leurs fort curieux pour fhagiologie, attendu qu’on y lit des noms peu 
communs (s. Gildard, s. Aile (Agilis), etc.). 

La conservation de ce volume est irréprochable. 

3. PSAUTIER, CANTIQUES, etc.—Pet. in-8 carré, de 333 ff.; 
miniatures et lettres ornées; mar. rouge, fil., dos à petits fers, 
tr. dor. {rel. du xvii° siècle). 

Admirable et précieux manuscrit sur vélin, exécuté en France dans le 
second quart du xiv® siècle, pour BONNE DE LUXEMBOURG, femme du 
roi Jean. 

Il a 125 mill. de hauteur sur 90 de largeur et est orné de vingt-quatre 
petits sujets au calendrier et de quatorze peintures dans le cours du 
volume. Le calendrier, qui occupe treize feuillets, commence au verso du 
premier. Il est en français, écrit en rouge, bleu et or, et présente un 
grand nombre de jours en blanc. Chaque mois porte en tête deux vers 
indiquant les jours dif5 égyptiens çt réputés néfastes ; c’est une traduction 
presque servile des vers latins qu’on rencontre quelquefois dans les psau¬ 
tiers du XIII® siècle (voir le manuscrit n® 6 de notre catalogue de 1879), et 
qu’il ne faut pas confondre avec des vers analogues attribués à Bède. En 
voici d’ailleurs la transcription ; 


Janvier ... 


Février. .. 

Mars. 

Avril. 


Le premier jour la vie estanche, 
Le vij® jour comme espée tranche. 
Le iiij® jour donne tost la mort, 

Et le tiers jour abat le fort. 

Le 1®^ jour fapetit bouche. 

Et le quart jour la vie entouche. 
Disiëme jour et li onzième 
Vie et santé ensamble encline. 


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MANUSCRITS. 


May ...... Le tiers de may la vie fine, 

Et le vij® à mort encline. 
JuiNQ., .... Le X® jour ne te saine 

Ne le XV® pas de vaine. 
JüioNET..,. Le iiij® fait sens faillir, 

Le disième com mort pâlir. 
Aoust .Le premier jour la vie estrape. 


Et du secont nul n*en eschape. 

Septembre. Le iij® jour faut au sane mambre 
Et le disiesme de septembre. 

OcTEMBRE.. Le tiers jour est de ceste range, 

Le X® com mors estrange. 

Novembre . Le quint jour est scorpions. 

Et le tiers aigre com lions. 

Décembre.. Le septiesme est perilleus 
Et le disième venimeus. 

Ces jours néfastes sont au surplus presque toujours indiqués à leur 
place respective par la mention : jour devée. 

Le psautier, séparé du calendrier par un feuillet blanc, commence au 
f*> 15 r® et finit au f® 217 r®. Il est suivi des cantiques, de la litanie et de 
plusieurs oraisons, qui s’arrêtent au f° 245 v®, le tout en latin. 

Au revers du feuillet suivant, on lit cette rubrique : Ci commence, la 
passion nostre seigneur ihesucrist exposce seîonc les docteurs t les autres sains, 
mise du latin en français. Cette version en prose commence par ces mots : 
Ce fu fait en lan disieme de lempire tyberien césar empenere de rôme..., et 
finit ainsi (f® 293 v°) : ...Apres le cours de ceste mortel uie il nous doint 
reposer auec lui en sa gloire. Amê. 

Suit (f. 294) une longue prière à la Vierge,' commençant par : Haa, 
dist-il! qui dowra a mon chief caue. et a mes iex fontaine de termes...^ et 
finissant (f. 313 v®) par : O benoite t bien euree loee soiez vouz auecques vrè 
filz sans fin : Amen. 

La rubrique suivante est (f. 313 v°) : Veez ci la dcuise des. vj. degrez 
de charité selonc la figure du throne salernon. Cette pièce occupe six feuillets. 

Nous lisons ensuite (f. 320 r®) ce titre ; Ci apres commence une moult 
me^ueilleuse et horrible exemplaire que len dit des. iij. uis t des. iij. mors. 
Cette légende des Trois Morts et des trois Vifs, qu’on retrouve fréquem¬ 
ment et sous différentes formes dans la poésie dévote du moyen âge à 
dater du xni® siècle, se présente ici sous une forme éclectique. Le 
préambule (vingt-six vers) commençant par : 

Si com la matière nous conte 
Il furent si corne duc ou conte... 


est celui de la pièce qu’on doit à Baudouin de Condé, tandis que le reste 
(cent quarante-quatre vers), d’une rédaction anonyme, donne le texte, 
peut-être le plus rare de tous, que M. A. de Montaiglon a publié au 
quatrième rang à la suite de VAlphabet de la Mort, de Holboin (Paris, 
1856). Cette partie, comprenant tout le dialogue, commence par ce vers : 

Compains, voiz tu ce q ie uoy... 


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THEOLOGIE. 


7 


et finit par ceux-ci (f. 326 v®) : 

Par raison nest mieudres trésors 
Hons sages same doit amer. 

Ce dit est suivi d’une pièce de vers consacrée aux plaies de Jésus-Christ, 
qui débute ainsi : 


Ha homme r famé uoy 
Que sueffre pour toy...; 

d’une pièce en prose sur le môme sujet, d'une oraison latine à la sainte 
Croix, et d’une petite pièce de vers finale. 

Les peintures de ce petit volume offrent un des types les plus parfaits 
de l’art du miniaturiste français de la première moitié du xiv® siècle, 
époque qui n’a laissé relativement qu’un assez petit nombre de monu¬ 
ments présentant un réel cachet d’originalité. Elles réunissent, en eftet, 
des qualités précieuses et qui marquent un grand progrès sur l’art du 
siècle précédent. La composition est d’une simplicité pleine de goût et de 
noblesse, la pureté du dessin et la science anatomique sont prodigieuses, 
malgré quelques défauts cependant, et l’expression des physionomies est 
d’un réalisme étonnant pour cette époque. L’esprit y est associé à la gra¬ 
vité, et, chose rare à cette date, il s’y révèle un grand sentiment de la 
nature. Le pinceau de l’artiste est d’une délicatesse merveilleuse ; les 
extrémités sont fines, les chairs d’un modelé exquis, en raison même de 
l’exiguïté des dimensions, et, si le coloris est loin de viser à l’éclat, sa gamme 
douc^ et poétique s’harmonise d’autant mieux avec le caractère spécial de 
ce livre de piété. En effet, à l’exception des sujets du calendrier, ce sont 
des grisailles auxquelles des ombres assez accentuées donnent l’apparence 
des reliefs en ivoire, se détachant sur des fonds de couleur travaillés avec 
soin. Ces fonds offrent quelquefois des mosaïques en forme d’échiquetés 
ou de losangés, avec carreaux alternativement bleus ou violacés, enca¬ 
drés d’un filet d’or; mais le plus souvent ces fonds sont d’une seule cou¬ 
leur, bleue, rouge, brune ou noire, sur laquelle se développent soit des 
dessins diaprés en or, soit de délicats rinceaux, plus foncés ou plus clairs, 
agrémentés de petits animaux, d’oiseaux et de grotesques. Ces fonds, en 
camaïeu, paraissent reproduire les dessins des teiftures de l’époque. 

Toutes les miniatures sont simplement encadrées d’une bordure à 
couleurs et à dessins variés, et de listels d’or reliés aux angles par de 
petits ornements. Au surplus, toutes les pages ornées de peintures, de 
môme que toutes celles du calendrier, sont entourées de branches de vigne 
vierge s’épanouissant sur les marges, et où perchent ou voltigent toute 
sorte d’oiseaux et de papillons, auxquels se mêlent parfois des sujets gro¬ 
tesques ou fantastiques. Ces longs branchages partent presque toujours 
d’une initiale richement ornée, et chacune de celles qui décorent les 
nombreux chapitres du texte donne naissance à un demi-encadrement 
d’où la faune est exclue. 

Au bas des pages consacrées au calendrier, l’artiste a peint de petits 
sujets représentant d’un côté les occupations propres à chaque mois, et en 
regard, le signe respectif du zodiaque. Leur exécution est d’une finesse 


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8 


MANUSCRITS. 


incomparable, jointe à une grande sobriété de moyens, et ces sujets sont 
particulièrement intéressants pour le costume. Nous n’en signalerons que 
deux. Celui du mois de janvier nous fait assister à un repas de Janus; 
deux serviteurs apportent à boire et à manger à sa double tête. La vignette 
du mois de février est un charmant petit tableau de genre; un châtelain, 
assis dans un fauteuil, se chauffe au feu d’une grande cheminée où une 
marmite est suspendue à la crémaillère; un gros chat gris partage les 
plaisirs du maître, et, tandis qu'un domestique attise la llamme à l’aide 
d’un soufllet, un autre serviteur apporte sur un crochet une ample pro- 
vision de bois. 

Voici maintenant les sujets des grandes miniatures : 

La première (f. 15 r°) est divisée en deux compartiments superposés : 
celui du haut représente le Roi psalmiste assis et tenant une harpe, au 
pied duquel deux jeunes gens jouent des instruments à cordes; celui du 
bas fait voir David lançant une pierre au géant Goliath, armé de pied en 
cap. 

La deuxième (f. 45 r®) représente le prophète Samuel oignant David. 

La troisième (f. 65 r®) a pour sujet Dieu parlant a David. 

La quatrième (f. 83 v®) est bien singulière pour un livre semblable. On 
y voit un moine, à grosse tète et à forte encolure, vider un calice, tandis 
qu’un personnage en costume bourgeois le saisit par derrière par son 
capuchon, et lui administre une correction avec un paquet de verges. Ce 
sujet grotesque, dont la signification nous échappe, cachait bien certai¬ 
nement une intention satirique, car il n’a guère de rapport avec le 
psaume qu’il précède (« L’Insensé a dit dans son cœur : Il n'y a point de 
Dieu, etc. » Ps. LUI.), et il visait sans doute un personnage déterminé, 
attendu que la tête du moine, très finement modelée, oftre une ressem¬ 
blance frappante avec celle de Janus représenté au calendrier dans fac- 
complissenient d’un acte de gloutonnerie. Quoi qu’il en soit, cette petite 
peinture est vraiment délicieuse, et on en trouvera une reproduction au 
catalogue illustré. 

La cinquième ff. 102 v®), qui figure en tète du psaume LXIX : « Sauvez- 
moi, Seigneur; les eaux sont débordées sur mon âme », représente David, 
tout nu, la couronne sur la tête, « plongé dans la vase de l’ahime », et 
levant les yeux vers le Seigneur qui apparaît dans les cieux. A droite, on 
voit l’avant d’une galère d’une forme très curieuse et armée de deux 
longs éperons. 

La sixième (f. 146 v°) représente Trois Moines chantant {Cantate Do- 
tnino canticum novum,,,). 

La septième (f. 170 r°) a pour sujet la Trinité {Dixit Dominus Domino 
meo : Sede a deætris meis). C’est la dernière du psautier. 

La huitième (f. 246 v°), placée en tète du récit de la Passion, nous fait 
assister à I’Arrestation de Jésus-Ciirist. C’est une scène mouvementée, à 
laquelle prennent part une quinzaine de personnages. 

La neuvième (f. 294 r®) représente Saint François d’Assise en prière. 

La dixième (f. 314 r®) est une allégorie mystique figurant les Six De¬ 
grés DE Charité par lesquels on monte au tréne de Dieu. 

La onzième et la douzième, placées en regard (f. 320 v® et 321 r®), servent 
de frontispice au dit des Trois Vifs et des trois Morts. Les premiers 


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THÉOLOGIE. 


9 


sont à cheval ; l’un d’eux est couronné et un autre porte un faucon sur 
le poing. Les trois morts sont debout : l’un a toute sa chair, l’autre 
a les extrémités décharnées, le troisième est à l’état de squelette, et leur 
représentation témoigne que l’artiste était très expert en anatomie hu¬ 
maine. Ces deux peintures, dont on trouvera une reproduction au cata¬ 
logue illustré, sont d’un intérêt considérable pour l’archéologie d’art. 
Elles offrent, en effet, un des plus anciens exemples connus d’interpré¬ 
tation plastique de cette fameuse légende, et assurément le plus parfait 
avant la célèbre fresque d’Orcagna du Campo Santo de Pise, qui date de 
la seconde moitié du xiv® siècle. 

La treizième miniature (f. 327 r®) représente un Homme et une Femme 

AGENOUILLÉS DEVANT LE ChRIST EN CROIX. 

La dernière (f. 330 r®) figure les Instruments de la Passion et l’image 

DE LA plaie du RÉDEMPTEUR. ^ 

Ce charmant volume est une des fort rares épaves de la bibliothèque 
de Bonne de Luxembourg, qui partageait les goûts de son royal époux 
pour les beaux manuscrits, et qui donna le jour à quatre bibliophiles 
illustres : Charles V, Louis duc d’Anjou, Jean duc de Berry et Philippe 
duc de Bourgogne. Les armoiries de la reine, parties de France, sont 
peintes au bas de chacune des pages ornées de miniatures et une fois au 
calendrier, et tantôt des lions, tantôt des figures grotesques servent de 
tenants à l’écu. Il est très probable que les figures agenouillées de l’avant- 
dernière miniature sont celles de la reine et du roi Jean. 

La date de l’exécution de ce manuscrit est circonscrite entre l’année 
1332, qui est celle du mariage de Bonne de Luxembourg, et 1349, qui est 
celle de sa mort. Le H. P. Ch. Cahier a exprimé l’avis, dans une petite 
note jointe au volume, qu’il est dû à la main d’un frère mineur ou d’une 
Clarisse, parce que les fêtes de sainte Claire, de saint Antoine de Padoue 
et de saint François d’Assise sont tracées au calendrier en lettres d’or, et 
que le nom du chef de la famille franciscaine y figure quatre fois (fêtes 
de sa mort et de ses stigmates, octave de sa fête et translation de ses 
reliques), « ce qui n’aurait pas lieu, dit-il, hors de son ordre ou de sa 
patrie ». « Je serais porté à croire aussi, ajoute-t-il, que cette dévotion 
aux plaies de Jésus-Christ et aux instruments de sa passion, furent surtout 
répandues par les disciples du saint qu’on honorait comme ayant reçu 
lui-même l’empreinte des cinq plaies du crucifix. » 

Le calendrier, qui est loin d’être complet, ne fournit pas de rensei¬ 
gnements assez topiques pour que nous puissions déterminer la contrée 
où ce manuscrit a été exécuté. Les lignes écrites en lettres d’or sont peu 
nombreuses et c’est évidemment là qu’il faut chercher ces indications lo¬ 
cales. Sous ce rapport, en dehors des noms des grandes fêtes et des 
grands saints ou saintes communs à toute la chrétienté, noms écrits 
presque toujours en lettres d’or dans les calendriers des manuscrits, 
nous remarquons encore les suivants : Nostre-Dame de la Nef [des Neiges] 
(3 août), S. Gile et S. Leu, S. Morice, S. Denis et ses deux compagnons, 
S. Ililariony abbé, patron du Limousin, S. Liénart (Léonard), confesseur, 
S. Martin, On remarquera que le nom de sainte Geneviève est absent, 
et que celui de S. Louis n’est pas en or. Les formes dialectales des noms 
propres pourraient sans doute servir de guide à cet égai’d, ce qui nous 


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10 


MANUSCRITS. 


engage à en signaler quelques-uns, tels que : S. Macy (Mathieu), S. Père 
(Pierre), S. Andri (André), S. Ambrose, S. Sevestre (Silvestre). La 
constatation de la contrée où ce charmant volume a été fait serait 
pourtant d’une grande importance pour l'histoire de la miniature fran¬ 
çaise, car nos peintures en grisaille sont du môme art, sinon de la même 
main, que le grand tableau des Jours de la Création, de notre manuscrit 
de VHistoire universelle, décrit sous le n° 61 de notre catalogue de 1881, 
et exécuté à la même époque, peintures d’un style italianisé, qui offrent 
l’apparence des ivoires sculptés et qu’on attribue généralement à l’école 
d’Avignon ou à celle d’Albi. 

4. ÉVANGÉLIAIRE (en grec). — In-4, de 310 ff., miniatures et 
ornements ; ais de bois, recouverts de veau brun [anc. reL). 

Précieux manuscrit de la fin du x® ou du commencement du xi® siècle, 
sur peau de vélin satinée, orné de quatre miniatures à pleine page. 

L’écriture en est élégante et d’une régularité remarquable. Chaque 
évangile est précédé d’un en-tête polychrome dans l’échancrure duquel 
le titre est peint en rouge. Le volume finit au verso du dernier feuillet 
par ces mots : ... rà -Ypacfooeva pt€Xta àp.tîv. 

Les peintures placées aux revers des feuillets et qui représentent les 
figures de quatre évangélistes, en pied, offrent de superbes spécimens de 
l’art byzantin. Ils sont assis devant leurs pupitres de travail, vêtus de 
robes largement drapées, la tête nimbée, mais ils n’ont pas leurs attributs 
habituels. Le dessin est ferme et sévère, les physionomies très expressives. 
La tête de saint Marc est remarquablement belle et d’un grand caractère ; 
saint Jean, conformément à la tradition grecque, est peint sous les traits 
d’un vieillard à la barbe blanche. Le coloris, assez sombre, est en har¬ 
monie avec la gravité des sujets. La page entière est couverte d’une cou¬ 
leur de fond, grise dans le bas et bleue dans le haut. Les autres nuances 
sont le violet, le rouge, l’orange et le jaune; ce dernier remplace l’or 
dans les nimbes. Dans chacune de ces peintures il y a, servant de fond, 
des monuments d’architecture, souvent d’un agencement bizarre. 

Ce beau volume a appartenu au célèbre Grævius. Wettstein l’a cité 
dans les prolégomènes de son édition du Nouveau Testament (1751), 
page 55, n® 80. * 

5. EVANGELIARIUM. — In-4, de 176 ff. ; miniatures et lettres 
ornées ; ais de bois recouverts de damas vert et d’une plaque 
en émail entourée d’une bordure en cuivre repoussé {anc, 
reL), 

Précieux manuscrit du x* au xi® siècle, sur vélin, orné de deux minia¬ 
tures. 

Ce n’est qu’une moitié d’un évangéliaire, car il ne contient que l’évan¬ 
gile de s. Luc et celui de s. Jean. La première page offre une suite de 
quatre arcatures de plein cintre, soutenues par des pilastres de couleur 
jaune orangé, avec piliers et chapiteaux dorés entre lesquels est écrit le 


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THÉOLOGIE. 


H 


dixième canon des évangiles. Le feuillet suivant débute par la rubrique : 
Incipit argvmentvm sci evgVi || scud/ïi Ivcam, en petites majuscules. Cet 
argument est suivi du sommaire de l’évangile, dont un semblable pré¬ 
cède également celui de s. Jean. L’écriture minuscule, mais très pleine, 
est fort belle. La concordance entre les évangiles est notée sur les marges. 

Les miniatures représentent, l’une saint Luc (f. 8 v°), l’autre s. Jean 
(f. 104 V®), en pied, assis devant leurs pupitres de travail. Leurs sym¬ 
boles occupent l’angle supérieur droit. Le fond de ces peintures est en 
or pâle. Les tètes sont expressives, le dessin des figures très-ferme. Leur 
style est essentiellement byzantin, et, d’accord avec la tradition hellé¬ 
nique, saint Jean est représenté sous les traits d’un vieillard. Le coloris 
est assez terne et l’aspect général de ces peintures rappelle les œuvres 
des artistes des bords du Rhin. Ces deux images ont la forme rectan¬ 
gulaire (H.: 0,loo; L. : 0,110) et sont encadrées d’une simple bordure 
verte ou bleue, à nuances graduées. 

En regard de chacune de ces peintures, une page entière est consacrée 
à l’intitulé et aux premiers mots de l’évangile respectif, écrits en grandes 
majuscules d’or sur une tablette de pourpre bordée de brun ou de vert. 
L’initiale de l’évangile occupe le centre de la tablette et est formée par 
l’entrelacement de larges rinceaux lleuronnés, peints en or et relevés de 
rouge. 

La reliure n’est ni homogène ni contemporaine du manuscrit. La bor¬ 
dure en saillie est formée de plusieurs plaques en cuivre estampé de 
feuillages et doré, ajustées tant bien que maL Le centre est occupé par 
une curieuse plaque d’émail champlevé, avec des figures en taille d’épargne 
et les tètes en relief. Elle représente Jésus en croix entre la Vierge et saint 
Jean. Deux anges sont placés au-dessus des bras de la croix et la main 
divine sortant d’un nuage indique la tablette avec rinscription: IHS.XPS. 
Toutes les figures sont dorées. Les couleurs de l’émail du fond sont l’azur, 
le bleu pâle, le vert, le jaune, le rouge-brique et le blanc. On a dit que 
cette plaque est une œuvre limousine; nous la croirions plutôt, de même 
que le manuscrit, de provenance germanique. Quoi qu’il en soit, elle 
offre un intérêt réel pour l’histoire de l’art. 

Ce beau volume, d’une conservation parfaite, provient de la collection 
L. Double. 


LITURGIE 

6. LECTIONES EVANGELIORUM. — In-4, de 143 ff. ; lettres 
ornées; veau fauve, fil., tr. dor. {rel. du xviii* s.). 

Superbe manuscrit de la fin du x® siècle, sur vélin, ayant appartenu 
à l’église de Strasbourg. 

Les cinq premiers feuillets sont consacrés à un capitulaire ou indica¬ 
teur des évangiles pour toutes les fêtes ecclésiastiques, écrit en rouge et 
en noir. Le sixième feuillet est blanc et le texte du lectionnaire lui-même 
ne commence qu’au verso du feuillet suivant. La page entière est occupée 


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MANUSCRITS. 


par cet intitulé en lettres capitales : In no\\mine dni inci\\pivnt lecUo\\nes 
€uangeli\\orv per anni || circvlü legen\\de in vigilia || natalis dhi || ad nonam. || 
Seq soi ed || seô Mathev H in itlo tempore. L’initiale I, qui s’étend sur toute 
la hâuteur de la page (H. : 0,228) est d’une ornementation sobre et élé¬ 
gante. Elle est peinte en or et bordée de minium ; un médaillon réservé 
au milieu offre l’image du Christ, en bu?te. Les trois lettres suivantes qui 
remplissent la première ligne (H. : 0,022), sont également formées de 
listels d’or lleuronnés, bordés de rouge et agrémentés de rinceaux fili¬ 
formes se terminant par de petits ornements dorés. La suite du titre est 
en demi-onciale, peinte au minium et relevée d’or. La page en regard 
est remarquable. Au milieu d’une bordure rectangulaire d’un beau style, 
s’épanouit l’initiale C (du mot Cesset), de huit centimètres et demi de côté, 
formée d’entrelacs dorés et argentés, bordés de rouge ; elle est suivie de 
trois lignes en capitales d’or {esset || de spotisa || ta mater Ihv), On trouvera, 
au catalogue illustré, une reproduction en couleurs de ces deux pages. 

Les évangiles des dimanches s’arrêtent au f. 122 et sont suivis de ceux 
affectés aux fêtes particulières des saints ou à de certaines cérémonies 
religieuses. Ils finissent ainsi (f. 143 r®) : 4 - tuler corp* eV \\ et posuer iliud 
in monumento. 

Le texte, d’une écriture superbe, est orné de près de trois cents 
INITIALES de toutes grandeurs, formées de gracieux entrelacs et fleurons, ou 
de grues et de serpents, dorés et argentés, relevés de rouge, d’une variété 
infinie de dessin. Celles placées en tête des évangiles du samedi saint et 
du dimanche de Pàqires sont plus importantes et n’ont pas moins de cinq 
à six centimètres en hauteur. Il est rare de rencontrer un volume de cette 
époque renfermant un aussi grand nombre d’initiales enluminées, d’un 
aussi beau caractère et d’une conservation aussi étonnante. 

L’origine germanique de ce manuscrit est attestée par la mention, 
dans l’indicateur des évangiles, d’un bon nombre de saints dont le 
culte est plus particulier aux contrées d’outre-Rhin, tels que s. Bertulfe, 
s. Gallf 8 . Otmar, ste Walpurge, etc. 11 a, au surplus, appartenu à l’église 
de Strasbourg, ce qui résulte de la transcription, sur un feuillet de garde, 
d’un acte constatant les limites de la juridiction de cette église. En voici les 
termes : Marchà Argentinensis aeceVq, Uualehesbinsa (?) ex ista ripa flumU 
nis. Luttera (la Lauter) usq\ D,, na, usq' in Bugendal, usq* in Druhtendal, 
usq* in Vuarehesbach ppius, usq' in C hocher esuiusa, usq* in Diefendal, usque 
in Renum, Testes : Azo, Hildolf, Vlartger, Berhterih, etc., etc. Sur le 
feuillet de garde de la fin, est inscrit, d’une main du xi® s., un inventaire 
sommaire du trésor de l’église de Strasbourg. Nous en transcrivons le 
début, sans tenir compte des abréviations : Bonum est nobis commendare 
memorie thesaururn huius ecclesiq, : Très cruces , quibus una est aurea, et 
due deaurat(i, et octo calices argenteos, cum uno turibulo argentco, et urceum 
argenteum. Et quatordecem serica pallia, et quatuor sericas cappas, etc., etc. 

Une note consignée au revers du premier feuillet de garde, permet, 
croyons-nous, de préciser l’ôge de ce manuscrit. En voici le titre : ii, id, 
iulii facta è maxima cqdes Grecorû & Sarracenoidi. ab imperatore magno 
Ottone sedo in Kalabria, do [Deo] vincente (le 13 juillet, l’empereur 
Othon II le Grand a fait un grand carnage des Grecs et des Sarrasins, en 
Calabre, sous les auspices de Dieu). Contrairement à ce libellé, il s’agit 


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THÉOLOGIE. 


13 


ici non pas d’une victoire, mais d’un échec subi par Othon II, le 13 juil¬ 
let 982, à Basientello, en Calabre, où il tomba dans une embuscade de 
Sarrasins et de Grecs réunis. Son armée fut presque entièrement détruite, 
et il n’échappa lui-même que comme par miracle. Pour qu’un prêtre eût, 
dans cette note, altéré à tel point la vérité et pour qu’il eût appelé Grand 
un souverain au nom duquel l’histoire a attaché l’épithète de Sanguinaire, 
il fallait que l’évènement qu’il enregistrait fût encore imparfaitement 
connu à ce moment, et que, par conséquent, le bulletin de cette préten¬ 
due victoire fût écrit peu de temps après la bataille. L’écriture de la note 
et du manuscrit entier ne s’y oppose nullement. 

7. MISSEL DU MONT-CASSIN. — In-fol., de 515 ff. à 2 col.; 
miniatures, bordures et lettres ornées ; mar. rouge, à estam¬ 
pages, sangles de fermoirs garnis de plaques en cuivre re¬ 
poussé, tr. rouge {reliure monastique du xv® siècle). 

Précieux manuscrit sur vélin, exécuté dans le royaume de Naples en 
1404. Il est orné de quinze grandes miniatures et de soixante petites, sous 
forme de lettres historiées, ainsi que de plusieurs milliers d’initiales en¬ 
luminées en or et en couleurs. Son écriture est extrêmement soignée. 

A la première page, on lit les dix vers qui suivent, écrits alternative¬ 
ment en rouge et en noir, vers qui nous révèlent la date de l’exécution de 
ce missel, sa destination, le noip du donataire et celui de l’enlumineur. 

Anno milleno bis centum bis numerato 
Et quarto iuncto quo xfis uirgine nato, 

Menseq septembris duodene de indictionis, 

Tempore quo noni regnabat pontificatus 
In xpo patris [ici un mot gratté] diuinitatis 
Almifici^ salis domini pape Bonifati, 

HENRICUS THOMA ciuis CELLUS napolitanus 
AbBAS sacra DOMO QUÂ REXIT SAN Benedictus 
Hune librum ascribi manus egü opatriote 
Francisci dompni Guantari fama renota. 

D[ompnus]. F[ranciscus]. G[uantariJ. 

Ainsi CO manuscrit a été achevé par François Guantari, Napolitain, en 
septembre 1404, sous le pontificat du pape Benoît IX, et par ordre de Henri 
Tomacelli, abbé du Mont-Gassin, de la même famille que ce souverain 
pontife qui s’appelait Pierre Tomacelli et qui mourut le 1®' octobre de la 
môme année. 

Les six feuillets suivants sont consacrés au calendrier, écrit en rouge 
et noir, et que deux feuillets blancs séparent du missel, dont les cent 
soixante-douze premiers feuillets sont chiffrés en rouge. 

Le texte du missel s’ouvre par le psautier de David, et par une page 
d’une grande richesse d’ornementation (H. : 0,272; L. ; 0,196). La moitié 
de la page est occupée par les premiers mots du psaume : Beatus vir qui 
non abat... L’initiale B, peinte sur fond d’or guilloché, n’a pas moins de 
114 millimètres en hauteur sur 100 millimètres de largeur. Dans la boucle 


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14 


MANUSCRITS. 


supérieure de la lettre est représenté Dieu dans sa gloire. Sa tête est cou¬ 
ronnée de la tiare, et disons en passant que le pape Boniface IX est le 
premier qui soit représenté dans les monuments avec la tiare ornée d’une 
triple couronne. La boucle inférieure de l’initiale renferme l’image du Roi 
David, jouant de la cithare. De son corps partent, à droite et à gauche, 
des rinceaux verts portant dans leurs replis des bustes de douze grands 
prophètes, et au-dessus du nimbe du roi psalmiste on voit la ligure de 
Jésus crucifié. Les quatorze lettres qui complètent le premier mot du 
psaume et les trois suivants (Beatus quinon...) sont disposées à côté, ver¬ 
ticalement, sur deux colonnes, et occupent quatorze compartiments à fond 
alternativement bleu et rouge ; les lettres sont peintes en or, et chacune 
est soutenue par deux anges. 

La page entière est entourée d’une large bordure à rinceaux bleus et 
roses dont les enlacements forment treize compartiments à fond d’or ren¬ 
fermant des scènes de guerres et autres, qui se rapportent probablement à 
l’histoire du Mont-Cassin. Les vides ont été remplis par des figures hu¬ 
maines toutes nues, et par des animaux de toutes sortes. Dans le bas sont 
peintes ces armes : Parti émanché d'or et d'azur, qu’on voit aussi dans 
plusieurs autres endroits du volume (If. 89, 119, 138, 221). 

Entre les deux colonnes du texte est représenté l’abbé do Mont-Cassin, 
émergeant du calice d’une fleuret dans l’attitude de la prière. Au-dessus 
de lui, eu lettres d’or : Henricus TomacclV ahhas Casin's'. 

Les grandes miniatures renfermées dans des initiales représentent : 
1 ° Dieu le Père; elle est placée en tête du Breviarium secundum ordinem 
monachorum Casinensium (f. 89 r°); — 2° la Vierge à l’étable; devant 
elle, l’abbé du Mont-Cassin à genoux (f. 119 v®); — 3° la Circoncision 
(f. 138 r®); — 4® VAdoration des inages et les offrandes de Vunivers (f. 144r®); 
— 5® la Résuncction ; elle occupe les deux tiers de la page (f. 221 r®); — 
G® VAscension ; même grandeur (f. 243 v®) ; — 7® la Descente du Saint- 
Esprit; curieux spécimen de rarchiteclure normano-sicule (f. 252 r®); — 
8 ® Processioîi de la sainte Eucharistie, par l’abbé et les moines du Mont- 
Cassin (f. 258 V®) ; — 9® une Bataille, placée en tête du livre des Rois; cu¬ 
rieuse pour l’armement militaire (f. 205 r®);— 10® le Martyre de s, André 
(f. 299 r®); — 11® s. Benoit; peinture remarquable par l’énergie de l’ex¬ 
pression (f. 317 r®); — 12® Scolastique, sœur de s. Benoit (f. 339 v®) ; — 
13® un saint Évêque, encensé par deux autres saints ; l’abbé Tomacelli est 
en prière devant lui; la peinture forme la lettre X (f. 351 v®);— 14® les 
Apôtres (f. 488 r®). Toutes ces miniatures font corps avec un certain nom¬ 
bre de lettres des premiers mots de l’office correspondant, lettres enlu¬ 
minées et disposées sur deux rangées verticales, horizontales ou à angle 
droit. Quelques-unes de ces pages sont entourées de riches bordures à 
larges rinceaux et à fleurs; dans l’une d’elles (f. 138), un losange renferme 
le portrait de l’abbé du Mont-Cassin ; dans une autre (f. 144), on voit l’abbé 
Tomacelli à cheval; un scr^•iteur porte sa mitre, et dans le haut est peint 
un écusson à ses armes : de gueules à une bande échiquetêe d'azur et d'ar¬ 
gent, armes qui figurent à côté de l’abbé agenouillé dans la miniature du 
f. 351, et aussi dans deux initiales au f. 7 r®. De chacune des autres let¬ 
tres historiées partent de longs appendices en forme de rinceaux qui se 
développent sur l’une ou plusieurs marges du volume. 


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THÉOLOGIE. 


15 


Les autres lettres historiées, moyennes ou petites, de dimensions va¬ 
riées, renferment pour la plupart des ligures bibliques ou des effigies de 
saints et de saintes. Deux d’entre elles oflfrent des scènes du Nouveau 
Testament: 1®l’initiale du f. 81 r®, représentant la Vierge avec VEnfant 
Jéstis devant lesquels est agenouillé l’abbé Tomacelli, dont le nom et la 
qualité sont inscrits au-dessus en lettres d’or ; — 2® l’initiale X renfermant 
une Nativité (f. 120 r®). — Parmi les saints et les saintes on remarque : 
s. Athanase (f. 56 r®); — s. Ambroise (f. 307 r® et 446 v®); — Lucie 
(f. 309 V®); —s. Anellus, confesseur (f. 311 r®); — s. Vincent (f. 327 r®); 

— s. Vaut (f. 329 v®); — s. Biaise (f. 336 r®); — s. Barbat (f. 343 r®); — 
s, Augustin (f. 344 v®) ; — s. Romain (f. 347 r®) ; — 5. Barnabe (f. 378 r®) *, 

— s. Paul (f. 394 r®) ; — Marie-Madeleine (f. 403 v®) ; — ss, Nazaire et 
Celse (f. 410 v®); — s. Étienne (f. 415 r®); — s. Dominique (f. 417 r®) ; — la 
Toussaint (f. 470 r®) ; — Cécile (f. 479 r®) ; — s. Mercure terrassant Julien 
PApostat (f. 483 v®) ; — si^ Catherine (f. 485 v®), etc. Beaucoup de ces ima¬ 
ges sont accompagnées de longues hagiographies. Ces initiales historiées, 
de même que toutes les autres, sont pourvues d’appendices enluminés. 

La conservation de ce volume, exécuté avec un luxe tout à fait 
extraordinaire, est parfaite. 

8. HORÆ. — Pet. in-8 carré, d(r215 (T. ; miniatures, bordures et 
lettres ornées; mar. rouge, fil., tr. dor. et cis. [anc. rel.). 

Charmant manuscrit sur véu.\, exécuté en Italie au commencement du 
XV® siècle et orné de cinq grandes miniatures, de cinq lettres historiées et 
d’un grand nombre d’initiales enluminées. 

Les peintures sont toujours disposées par deux pages en regard, en¬ 
tourées de riches bordures : d’un côté est la miniature principale, de l’au¬ 
tre l’initiale historiée de l’office corre.spondant et dont le sujet dérive 
directement de celui de la précédente. 

La première peinture, qui suit le calendrier (f. 13 v®), représente 
I’Annonciation a la Vierge, sous un portique par l’ouverture duquel on 
voit une verte campagne. L’initiale D de la page en regard renferme une 
figure de Madone tenant VEnfant Jésus sur les genoux. Dans le bas de l’en¬ 
cadrement, un écusson dont les armoiries sont effacées. 

La seconde miniature (f. 100 v®) est un délicieux petit tableau, d'une 
grande finesse de pinceau et d’un coloris séduisant. Elle a pour sujet les 
Trois Vifs et les Trois Morts. Trois jeunes seigneurs à pied, dont l’un 
porte un faucon sur le poing, se trouvent subitement en présence de trois 
cercueils d’où se dressent des squelettes (un seul est visible). A gauche, 
s. Macaire, dont on voit l’ermitage, sermonne les jeunes gens. L’ini¬ 
tiale D de la page en regard offre l’image du même saint anachorète 
tenant une tête de mort. On trouvera au catalogue illustré la reproduction 
de ces deux pages, en grandeur de l’original. 

La troisième peinture (f. 157 v®) représente Jésus en croix, au pied 
duquel la Vierge et s. Jean se tiennent debout. I/initiale D de la page en 
regard renferme aussi la figure du Christ crucifié, 

La quatrième (f. 184 v®) nous montre la Vierge, s. Jean et la Made¬ 
leine AUPRÈS DU CORPS DE JÉSUS tenu dans la position assise sur le couvercle 


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16 


MANUSCRITS. 


tumulaire. L’initiale D de la page en regard ne renferme qu’une simple 
croix d’or sur un fond pourpre diapré de blanc, et dans l’encadrement est 
un petit médaillon avec une tête de Christ peinte en blanc sur fond 
écarlate. 

La cinquième miniature (f. 189 v®) a pour sujet David coupant la tête 
A Goliath, et l’initiale D de la page en regard renferme l’image du Roi 
psalmiste jouant de la cithare. 

Ces peinture^ accusent la main d’un artiste de grand talent; la 
science du nu y est remarquable, le coloris doux et harmonieux. La men¬ 
tion au calendrier de la fête de la dédicace de l’église de Saint-Marc (8 oct.), 
et cela en lettres rouges, semble dénoter une origine vénitienne, mais 
l’art nous paraît plutôt florentin. 

Les encadrements sont formés par une combinaison de rinceaux, de 
feuillages et de fleurs se soudant gracieusement >ou sortant de vases 
tenus par des anges. Les nuances employées de préférence sont le vert, 
le rose et le bleu, dont les tons discrets sont relevés par l’éclat de l’or. 

Le texte, écrit en beaux caractères gothiques, est orné d’un grand 
nombre d’initiales, dont les unes richement enluminées en or et en cou¬ 
leur, et d’autres monochromes, en rouge, azur ou or, sur fonds diaprés 
d’azur ou de carmin, avec de longs fllaments courant sur les marges. 

Très belle conservation. 

9. HORÆ. — I 4-8 carré, de 179 ff. ; miniatures, bordures et 
lettres ornées; mar. olive, riches compart. à petits fers, tr. 
dor. {rel. du xvii® 5 .). 

Délicieux manuscrit sur vélin, exécuté en France dans la première 
moitié du xv® siècle et orné de quatorze miniatures. 

Le calendrier, en français, écrit en carmin, azur et or, occupe les 
douze premiers feuillets. Le texte du volume est en latin, à l’exception 
des huit derniers feuillets qui contiennent Les XV Joyes de Nostre Dame 
et une oraison (il y a transposition entre les ff. 177 et 179). 

L’ornementation de ce manuscrit est d’une rare richesse. Les minia¬ 
tures offrent les sujets traditionnels suivants : 1® VAnnonciation (f. 17 r®); 

— 2® la Visitation de sainte Élisabeth (f. 37 i*®); — 3® la Nativilê (f. 51 r®); 

— 4® VAnnonciation aux bergers (f. 58 v®); — 5® l’Adoration des rois Mages 
(f. 64 V®) ; — 6® la Rrésentation de Venfant Jésus au Temple (f. 70 r®) ; — 
7® la Fuite en Égypte (f. 75 v®);— 8® la Vierge couronnée (f. 84 v®); — 9® le 
roi David en prière (f. 92 r®) ; — 10® Jésus en croix entre sa mère et s, Jean 
(f. 115 r®); — H® la Descente du Saint-Esprit (f. 124 v®) ; — 12® Cérémonie 
des funérailles (f. 133 r®); — 13® la Vw*ge avec VEnfant JésuSy assise et 
accompagnée de deux anges jouant (f. 172 v®); — 14® le Jugement dernier 
(f. 178 r®). 

La douzième peinture, placée au commencement de l’Office des Morts, 
aune importance exceptionnelle pour la topographie parisienne. La céré¬ 
monie funèbre a pour scène un cimetière attenant à une chapelle. A 
gauche, un fossoyeur poursuit sa besogne. A droite, on apporte un cer¬ 
cueil que le clergé précède. Sur le devant, un corps dans toute sa nudité 


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THÉOLOGIE. 


17 


est étendu sur une dalle. Saint Michel, revetu d’une armure, recueille 
ràme s’échappant de la bouche du cadavre sous forme d’une petite ligure 
nue, et du bout de sa croix il repousse le démon qui cherche à s’en emparer. 
Dans le haut, on voit apparaître le buste de Dieu. Le cimetière est bordé 
à gauche par un bâtiment pourvu de niches, un charnier, par-dessus 
lequel on aperçoit plusieurs maisons. Nous avons là la représentation, 
peut-être unique aujourd'hui, du charnier des Innocents, et elle est con¬ 
forme à celle qui se trouvait dans le célèbre Missel de Juvénal des Ursins 
qui a péri'' dans l’incendie de l’Hâtel de Ville et dont l’exécution, d’ail¬ 
leurs, était due très probablement aux mêmes artistes. Les maisons avec 
toits à pignon recouverts de tuiles rouges qui apparaissent derrière le 
charnier sont celles de la rue aux Fers. En raison de son grand intérêt 
rétrospectif, cette charmante miniature a été reproduite dans la 6® livraison 
de Paris à travers les âges (chez Firmin-Didot); ou la trouvera également 
dans notre catalogue illustré, avec la page entière. (H. : 0,168; L. : 0,114.) 

Ces miniatures, d’un beau style et d’une rare finesse, paraissent être 
de deux artistes différents. Ce qui les caractérise toutes, c’est le jeu libre 
et expressif des physionomies, la grâce exquise des attitudes, la simpli¬ 
cité d’agencement des compositions, un coloris peu éclatant, mais doux 
et agréable à l’œil. Les peintures ayant pour sujets Y Annonciation, la 
Descente du Saint-Esprit et la Vierge aux anges, révèlent un artiste de 
premier ordre. La tête de la Vierge, d’une beauté tranquille, est d’un 
charme inexprimable. Il y a dans ces miniatures un certain reflet de l’art 
italien, à travers l’influence flamande ; mais la main est bien française, 
et le sujet de la douzième peinture, ainsi que la composition du calen¬ 
drier, prouvent que ce volume a été exécuté à Paris même. 

Son ornementation offre un caractère éclectique : aux traditions déco¬ 
ratives du XIV® siècle s’y trouvent déjà associés les principes réalistes du 
XV®, qui banniront plus tard entièrement celte végétation imaginaire, 
consistant en rinceaux filiformes parsemés de fleurs dorées et formant les 
bordures de toutes les pages de notre volume. 

Les miniatures ont la forme de rectangles légèrement cintrés par le 
haut et les bordures qui les accompagnent sont beaucoup plus riches que 
les autres. De larges rinceaux polychromes combinés avec des fleurs 
peintes au naturel s’y développent au milieu d’une flore conventionnelle; 
quelquefois, l’éclat de la page est rehaussé par une bordure médiane à 
fond d’or, avec de petits rinceaux en bleu et rouge. L’or appliqué en 
relief a été semé à profusion, non-seulement dans les cadres, mais encore 
dans des centaines de riches initiales et de bouts de lignes garnissant les 
vides. En un mot, c’est un des plus beaux spécimens de l’art de la pre¬ 
mière moitié du xv® siècle, et il est d’une conservation parfaite. 


10. HORÆ. — Pet. iii-fol., de 173 ff. ; miniatures, bordures et 
lettres ornées; velours violet, tr. cis. ancienne, étui de mar. 
bleu, richement doré {rel, anglaisé). 


Manuscrit d’une richesse extraordinaire, sur vélin, exécuté en France 
dans la première moitié du xv® siècle. 


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18 


MANUSCRITS. 


11 est orne de DOUZE GRANDES MINIATURES et de TROIS CENT 
SOIXANTE-NEUF PETITES, parmi lesquelles cinquante-huit avec des 
sujets des Danses de mort. 

Chaque page (H. : 0,255; L. : 0,173) est décorée sur trois côtés d’une 
large bordure formée de branchages filiformes à feuillage doré, parse¬ 
més de petites Heurs et de fruits peints au naturel; quelquefois les appen¬ 
dices feuillagés d’une ou de plusieurs initiales viennent se fondre dans la 
bordure. Une tige dorée en traverse le côté latéral, et de ses extrémités 
sortent des branches de feuillages imaginaires ou réels, de nuances va¬ 
riées, qui garnissent les deux angles. La direction verticale de la tige 
s’interrompt au milieu pour former soit un rond régulier ou à échan¬ 
crures, soit une figure ovoïde, etc., emplacement réservé pour une petite 
miniature de 45 millimètres de diamètre environ. Lorsque les appendices 
d’une initiale viennent s’étendre jusqu’au milieu de la bordure latérale, 
la miniature est réduite verticalement à la moitié dè la place habituelle. 
La tige dorée est traversée par des listels eu couleurs dont l’entrelace¬ 
ment sert de cadre à la miniature. 

Les bordures des pages ornées de grandes peintures offrent encore 
plus de luxe. Celles-ci en sont séparées, à l’exception de la première, par 
une seconde bordure, en forme de bande à fond d’or avec de petits orne¬ 
ments en couleur, bande qui enserre la miniature sur deux côtés jusqu’à 
la partie cintrée et qui enveloppe aussi les quatre lignes de texte inscrites 
au-dessous. Le montant intérieur de l’encadrement complet est formé 
d’habitude par les appendices de l’initiale. Les quatre coins du cadre 
contiennent des médaillons renfermant des miniatures. L’aspect général 
des pages ainsi illustrées est d’un grand éclat. 

Les miniatures marginales qui décorent le calendrier, occupant les 
douze premiers feuillets et écrit en français, représentent, selon la cou¬ 
tume, les signes du zodiaque et les plaisirs de la vie de château ou les 
travaux de campagne. 

Les évangiles qui suivent le calendrier n’ont aussi que des miniatures 
marginales, au nombre de onze, dont les sujets sont empruntés à la Vie 
des évangélistes, sauf deux où sont représentées TAnnonciation à laVierge 
et la Visitation de sainte Élisabeth. 

Le chapitre suivant, consacré au récit de la passion de Jésus-Christ, 
n’a également que de petites miniatures, au nombre de quatre, reprodui¬ 
sant les principaux épisodes du drame divin. 

Los llenios do la Vierge s’ouvrent par une grande miniahire repré- 
seiilant la Salutation angélioul (f. 21 r"). Les quatre ininiatiiros angu¬ 
laires ollVont dos scènes de la vi.* des parents de la Vierge, qui se conlî- 
nu*‘nt av«*e dèveloppennuit naturel dans les viuîrt et une niiniatuics 
ma. L’iii.de.> d» s pa^ns >uivanles. (^est une icoimgr.iphie roinpiète de la 
sainte Vierge d»‘pui? la [uédiction de sa naissance jusqu’à la venue au 
monde de son divin Liifant. 

La seconde grande miniature (f. 32 r®) représente la Visitation de 
SAINTE Élisauetu. Lcs quatre miniatures d’accompagnement en repro¬ 
duisent les préliminaires, et les vingt et un médaillons marginaux des 
pages suivantes continuent l’iconographie de la Vierge jusqu’à la Purifi¬ 
cation. 


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THÉOLOGIE. 


19 


La troisième grande peinture (f. 43 r°) a pour sujet la Nativité. Les 
quatre miniatures angulaires ainsi que les quatre pages suivantes conti¬ 
nuent encore l'iconographie de la Vierge durant l’enfance de Jésus ; cinq 
autres, venant à la suite, retracent quelques épisodes de la vie de s. Jean- 
Baptiste avant le baptême du Christ. 

La quatrième grande peinture (f. 48 r®) nous montre I’Annomciation 
AUX BERGERS, qui ne sont qu’au nombre de deux. Les miniatures angu¬ 
laires et les huit suivantes poursuivent Thistoire de s. Jean-Baptiste et 
celle de Jésus jusqu’à la tentation sur la montagne. 

La cinquième grande miniature (f. 32 v°) représente I’Adoration des 
îdAGEs. Les quatre miniatures d’accompagnement et les huit suivantes 
oürent la continuation de l’iconographie du Christ jusqu’à la première 
prédication au peuple. 

La sixième grande peinture (f. 57 r®) a pour sujet la Présentation de 
l’Enfant Jésus au Temple. Les quatre miniatures angulaires et les huit 
autres du même office retracent la suite de la vie de Jésus et principale¬ 
ment* ses miracles. 

La septième grande peinture (f. 61 v®) représente la Fuite en Égypte, 
tandis que les médaillons'des angles et les quatorze suivants offrent la 
continuation de l’iconographie du Christ. 

La huitième grande miniature (f. 69 r®) nous montre le Couronnement 
de la Vierge. Les miniatures angulaires et les quarante-sept suivantes 
continuent l’histoire du Sauveur. 

La neuvième grande peinture, placée en tête des psaumes péniten- 
tiaux (f. 94), a pour sujet le Roi David en prière. Les médaillons des 
angles représentent le roi David jouant de la harpe, Bethsabée prenant son 
bain dans un baquet, \c Départ et la Mort d’Urie, Les trente-quatre minia¬ 
tures qui suivent terminent l’histoire de la vie de Jésus (les sujets de la 
passion sont exclus de celte série), retracent celle des apôtres et pour¬ 
suivent celle de la Vierge jusqu’à son couronnement au ciel. Une minia¬ 
ture représentant la Salutation angélique s’y trouve fourvoyée ; parmi les 
autres, on remarque celle de la Résurrection de la Vierge. La dernière de 
la série nous montre l’assaut donné à un chAteau-fort. 

La dixième grande peinture (f. 111 v®) représente Jésus en croix entre 
DEUX LARRONS. Les miniatures des angles ont pour sujet ; 1® la Création 
d'Eve; 2® VAncien et le Nouveau Testament, sous la forme de deux jeunes 
femmes couronnées : l’une lient un bâton ainsi que les tables de la loi et 
la couronne tombe de sa tête ; l’autre porte la croix de la résurrection 
et le calice surmonté de I hostie ; 3® le Serpent d'airain; 4® la Pâque chez 
les Juifs. Les sept miniatures marginales qui suivent offrent la représen¬ 
tation figurée des Sept Sacrements. Celle du Baptême et celle du Mariage 
sont de charmants petits tableaux, intéressants pour les costumes. 

La onzième grande miniature (f. 115 v®) a pour sujet la Descente du 
Saint-Esprit. Les peintures des médaillons offrent : 1® l’Apparition du 
Saint-Esprit au baptême de Jésus; 2® Jésus dans un nuage parlant aux 
apôtres; 3® la Prédication de s. Pierre; 4® un homme nu, agenouillé devant 
un ange qui tient un petit vase d’huile. Les sept miniatures marginales 
qui suivent représentent les Sept Vertus : la Foi, l’Espérance, la Charité, 
la Tempérance, la Justice, la Prudence, la Force ou Constance. Leur 


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20 


MANUSCRITS. 


symbolisme, fort compliqué, est extrêmement curieux pour les études 
iconographiques. Les banderoles qui les accompagnent contiennent Je 
texte latin de l’Oraison dominicale. 

La dernière grande peinture (f. 419 v®) nous fait assister à un SEnvicE 
FUNÈBRE EN COMMÉMORATION DES MORTS. Les quatre miniatures qui Taccom- 
gnent nous font voir : la Confession^ VExtrême-Onction et la Communion 
reçues par un agonisant, et VEnsevelissement du mort dans un drap qu’on 
coud autour du corps. Les cinq miniatures marginales qui suivent font 
passer sous nos yeux les différents épisodes d’un enterrement; la sixième 
nous fait assister à une messe; dans la septième on voit un personnage, 
en robe rouge avec un chaperon de même couleur et un large col d’her¬ 
mine, assis devant un pupitre portant deux gros livres. 

Avec la huitième, nous entrons dans la série de la DANSE DES MORTS. 
Les cinquanle-huit miniatures qui la composent offrent une danse ma¬ 
cabre des hommes des plus complètes, ce qui n’a peut-être lieu dans 
aucun autre manuscrit. Toutes les classes de la société et tous les âges 
y sont représentés : depuis le pape et l’empereur jusqu’au plus humble 
artisan, et, depuis l’enfant au berceau jusqu’au vieillard décrépit, les 
hommes de toute condition sont entraînés à la danse fatale par un ou 
deux squelettes. Cette galerie funèbre a surtout Je précieux avantage de 
nous offrir une intéressante iconographie du costume religieux, civil et 
militaire de l’époque. 

Les dix-huit miniatures qui suivent ont aussi entre elles un lien com¬ 
mun. On y voit des poissons émergeant de l’eau à bout d’haleine, des 
langues de feu tombant sur mer ou sur terre, des hommes sortant des 
cavernes ou étendus sur le sol, des amas de pierres ou des villes en ruine 
au milieu desquelles voltigent les esprits noirs, enfin des squelettes et des 
os gisant pêle-mêle : ce sont les Quinze signes du jugement dernier, dont 
les péripéties font le sujet des trois peintures finales de cette série. 

Les vingt-sept dernières miniatures retracent I’Histoire complète de 
Job, et cette série n’est pas la moins intéressante par les costumes, les 
vues des intérieurs et la représentation des banquets. 

L’exécution de ces miniatures est remarquable; celle des grandes 
surtout est très fine et d’un artiste supérieur, nourri incontestablement 
dans les principes de l’école llainande. Leur caractère a un rapport étroit 
avec les peintures du manuscrit décrit sous le numéro précédent : on 
dirait qu’elles sortent des mêmes mains, et tout ce que nous avons dit 
des autres s’applique entièrement à celles-ci. Il en résulte qu’elles sont 
également d’origine parisienne, et ce qui le confirme, c’est que, dans le 
calendrier, les noms de Geneviève et de s. Denis sont écrits en or, ce qui 
n’a lieu que pour les fêtes ou les grands saints de toute la chrétienté; 
môme s. Louis ne se trouve pas dans ce cas. Au 30 janvier on lit le nom 
de s. Baucenty rectifié ainsi en marge : hauteur. Or ni l’un ni l’autre 

ne sont connus des hagiographes, et à celte date, dans les livres d’origine 
parisienne, on trouve habituellement le nom de Bathilde (écrit aussi 
Batheuch), reine de France, dont les reliques se trouvaient à Notre-Dame 
de Paris. 

Un grand nombre de miniatures sont sur fonds à damier, et dans 
toutes les initiales, ainsi que dans les bouts de lignes, très finement faits 


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THÉOLOGIE. 


21 


sur fonds d’or, subsiste encore le caractère spécial de rornementation 
de la tin du xiv® siècle. Les costumes des deux sexes ne nous éloignent 
d’ailleurs pas beaucoup de cette époque. Les femmes sont habituellem'ent 
coiffées d’un large escoffion ou d’un hennin peu élevé ; les hommes, coif¬ 
fés du chaperon, portent, le plus souvent, d’amples vêtements bordés de 
fourrures, fendus sur les côtés et ne descendant que jusqu’aux genoux ; 
enfin, les armures des guerriers et divers détails, tout, en un mot, ca¬ 
ractérise plus particulièrement le règne de Charles VI ou le commen¬ 
cement de celui de son fils. D’ailleui*s, noire livre d’Heures paraît avoir été 
exécuté par les mêmes artistes que ceux qu’employait le duc Jean de 
Bedford pour son Missel (au Musée britannique), son Bréviaire (à la 
Bibliothèque nationale) et son Pontifical, trois véritables monuments 
d’art; ce dernier n’est autre chose que le célèbre Missel de Juvénal des 
Ursins, dont nous avons parlé à l’article précédent. Notre volume offre, 
en général, le môme faire, et il date bien certainement de la même 
époque. Il est aussi à remarquer que Thistoire de la Conception de la 
Vierge est ici représentée (f. 21 et suiv.), conformément au récit des 
évangiles aj)OCi*} plies de la NaUviié de sainte Marie et de l’Ênfance du 
Sauveur, de la même manière qu’elle l’était dans le Pontifical de Bedford 
(voir Ambr. Firmin-Didot, Missel de Juvénal des Ursins, pp. 40-47). 

Pour permettre de se faire une idée générale de la richesse décorative 
de ce superbe manuscrit, nous donnons au catalogue illustré une repro¬ 
duction, en grandeur de l’original, de la page entière, avec la minia¬ 
ture représentant VAdoration des mages, et une page, légèrement réduite, 
avec un sujet de danse macabre. 

Un semblable manuscrit n’a dû être fait que pour un grand person¬ 
nage, mais il n’offre malheureusement aucun indice de sa destination 
originelle. Nous venons de dire qu’il parait être sorti des mains des ar¬ 
tistes employés par le duc de Bedford ; or il n’est pas impossible d’ad¬ 
mettre qu’il a pu être fait pour quelqu’un de son entourage à Rouen, 
résidence du duc alors et capitale anglaise, et qu’il est tombé en d’autres 
mains lors du recouvrement de cette ville par les Français en 14*9, ce 
qui expliquerait comment un manuscrit pareil a pu se trouver au siècle 
suivant en la possession d’un petit gentilhomme normand, car nous con¬ 
naissons mieux ses destinées à partir de cette date. On lit, en effet, au 
bas de la dernière page : Pour Charles de Bourgüeville. Vheur de grâce 
use l'oubli; et au-dessous sur une place grattée : A Maistre JEssk Hermyer, 
Conseiller du Roy au bailiage et siégé présidial de Caen, nepvcu dud, Charles 
de Bourgueville, furent données ces Heures Pan lü04 [date surchargée], 
par Charles de Bourguevjlle, sieur de Bras, son petit filz, et led, Chaj'les 
fUz de feu Guillaume de Bourgueville [tué à Coutras en 1587] et led, 
Guillaume filz du dict Charles, lequel a escrit de sa mam : L’heur de grâce 
use l’oubly, qui fet son anagramme. Ce dernier, le premier qui fut qualifié 
de sieur de Bras, est connu comme auteur d'une histoire des antiquités 
de la Normandie, publiée en 4588 et trois fois depuis. Il naquit en 
150i et mourut en 1593, d’où il résulte clairement que ce somptueux 
manuscrit n’a pas été fait pour lui, comme sa note autographe pourrait 
à première vue le faire croire. 

Au siècle dernier il a appartenu à Richard Mead, célèbre médecin et 


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22 


MANUSCRITS. 


bibliophile anglais, à qui il avait été donné par le roi LOUIS XV, ce que 
constate cette note, d’une écriture féminine, placée sur un feuillet de garde 
en tête du volume : This Book was given by Lewis the to J)*' Mead. A 
la vente de la bibliothèque de ce dernier, en i7oo, il a été acquis par 
Th. Hollis, qui a écrit cette note au feuillet de garde suivant : Codicem 
hune manu eleganter scripium, et nitidissimis picturis undique exornatum, 
ex viri clarissimi Bichardi Meadi, medicorum aetalis suae piincipis, bihlio- 
theca instructissima comparavit Thomas Hollis Anglus, hospitii Lincolnien- 
sis apud Londinates, patriae suae amator ac euHor studiosissimus. A. D. 
MDCCLV. 

En 1863, il s’est trouvé en la possession de M. Th. Boone, libraire de 
Londres, qui l’a cédé, non sans difficulté, à feu M. Didot, pour une 
somme considérable. 

La fraîcheur de ce volume est étonnante, ce qui ne contribue pas peu 
à le rendre extrêmement séduisant. 

U. HORÆ. — In-16 carré, de 157 ff. et plusieurs blancs; mi¬ 
niatures, bordures et lettres ornées ; velours rose. 

Joli manuscrit sur vélin, exécuté en France, dans la première moitié 
du xv« siècle, pour le roi RENÉ II D’ANJOU, ou peut-être même plutôt 
pour sa fille, MARGUERITE D’ANJOU, épouse de Henri VI, roi d’Angleterre. 

Il est orné de trente-huit miniatures. Vingt-quatre d’entre elles, très 
fines, décorent le bas des pages du calendrier, et sont enchâssées dans 
des bordures en branches filiformes à feuillage doré; elles représentent, 
selon l’usage, les signes du zodiaque cl les occupations de la vie champêtre. 
Ce calendrier est en français, écrit en or, azur et carmin. 

Les autres miniatures ont 50 millimètres de hauteur sur 33 de largeur, la 
page entière comptant 90 millimètres de haut sur 65 de large. Leurs sujets 
sont : i® s. Jean dans Vile de Patmos (f. 13 r®); — 2® s. Luc (f. 15 v®); — 
3® s. Mathieu (f. 18 r®); — 4® s. Marc (f. 20 v®); — 5® la Nativité (f. 26 
foj. — 00 la Visitation de sainte Élisabeth (f. 39 v®); — 7®Ta Descente du 
Saint-Esprit (f. 58 v®); — 8® VAnnonciation aux bergers (f. 67 r®); — 
9® sainte Marguerite (f. 74 r®); — 10® la Fuite en Égypte (f. 85 v®); — 
11® le Couronnement de la Vierge (f. 95 r®); — 12® s. Jean-Baptiste dans le 
désert (f. 102 r®); — 13® le roi David en pnére (f. 108 r®); — 14® V Enseve¬ 
lissement d'un mort (f. 133 r®). 

Ces miniatures sont bien dessinées et finement peintes. Leurs enca¬ 
drements offrent de la variété : tantôt ce sont de fins branchages à feuilles 
dorées dont la monotonie est rompue par quelques rinceaux bleus et 
rouges et par quelques Heurs; d’autres fois, les branchages filiformes en 
sont complètement bannis, et des oiseaux et des papillons se jouent au 
milieu des branches fleuries; ailleurs c’est un fouillis de plantes aqua¬ 
tiques ou bien un entrelacement de myosotis, avec des banderoles restées 
en blanc. L’encadrement qui accompagne V Annonciation à la Vierge porte 
aux angles des médaillons à fond d’or avec de petits sujets de sainteté. 
Toutes les pages du texte sont ornées sur la marge extérieure d’une bor¬ 
dure filiforme à feuillage doré, et aussi d’une quantité de jolies initiales 
et de bouts de ligne en or et en couleurs. 


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THÉOLOGIE. 


23 


La provenance royale do ce volume est constatée en trois endroits (ff. 
13, 26 et 108) où, dans le bas de rencadrement, sont peintes les armoiries 
du bon roi René : Tiercé en pal : au 1, de Hongrie; au 2, rf'Anjou-Sicile; 
au 3, de Jérusalem; au ^ et i de la pointe, d’Anjou moderne; an 5, de 
Bar; au de Lorraine. L’exécution du manuscrit est postérieure à Tannée 
1420, date du mariage du roi René avec Isabelle de Lorraine, à la suite 
duquel il ajouta les armes de Lorraine aux siennes, et môme à Tannée 
‘ 1430, date de Tacquisition du duebé de Bar, et antérieure à Tannée 1434, 
date de son mariage avec Jeanne de Laval. 

Nous croyons que ce livre a été fait plutôt pour Marguerite d’Anjou 
que pour son père, à cause de cette particularité frappante que la seule 
sainte qui soit représentée dans les miniatures est précisément sainte Mar¬ 
guerite, dont le nom est aussi écrit exceptionnellement en lettres d’or dans 
le calendrier. Le format minuscule du volume pourrait également servir 
de preuve subsidiaire : c’est bien, en effet, un livre de fdlette, que la prin¬ 
cesse aura reçu avant Tôge de quinze ans, c’est-à-dire avant son mariage 
avec le roi d’Angleterre, qui eut lieu en 1444. 

Les indications hagiologiques du calendrier porteraient à croire qu’il 
a été exécuté à Paris. Parmi le petit nombre de saints dont les noms sont 
écrits en lettres d’or, on remarque ceux de S. Yves et de S. Clément, ce 
qui doit avoir une signification particulière. 

12. HÜRÆ.— In-12carré, de 99 ff.; miniatures, bordures et lettres 
ornées; mar. rouge, fil., tr. dor. (reliure duXVlV" siècle). 

Manuscrit d’une beauté hors ligne, sur vélin, exécuté en France en 
1454, et orné de odarante-qüatre miniatures, dont vingt-quatre au calen¬ 
drier. Dimensions : H. : 0,117; L. : 0,087. 

Il y a eu certainement une transposition de quelques cahiers à la 
reliure, attendu que le calendrier se trouve reporté à la fin, et que le 
volume commence par le propre des saints. 

Les miniatures placées dans le texte des heures ont la forme de rec¬ 
tangles cintrés par le haut (H. : 0,055 ; L. : 0,036). En voici les sujets : 
1® Jésus marchant sur les eaux et soutenant s, Pierre (f. 2 r®) ; deux disciples 
pêchent dans une barque; — 2® s, Paul sur le chemin de Damas (f. 3 v®); 

— 3® $, Jean-Baptiste enseignant dayis le désert (f. 4 v®); — 4® s. Jean 
Vévangéliste dans une cuve d'huile bouillante à la Porte Latine (f. 5 v®) ; — 
5® s. Jacques le Majeur et deux démons (f. 6 v®) ; — 6® ss. Simon et Jude 
(f. 8 r®); un homme armé d'un bâton saisit Tun d’eux à la gorge; — 
7® s, Étienne lapidé (f. 9 r®} (un feuillet manque à la suite); — 8 ® s. Claude 
apparaissant dans un nuage au-dessus d’une mer sillonnée par plusieurs 
embarcations; sur le devant, on voit une galère désemparée, remplie 
de voyageurs qui tendent leurs mains vers le saint protecteur; deux 
diables s’enfuient dans les airs (f. 10 v®);— 9® s^^ Marie-Madeleine par¬ 
fumant les pieds de Jésus (f. 12 v®); — 10® s^'' Catherine subissant le 
martyre (f. 14 r®); — 11 ® Geneviève guérissant des fiévreux (f. 15v®); 

— 12® sf^ Apollonie livrée au bourreau (f. 17 r®j; — 13® Avoie, en¬ 
fermée dans une tour, reçoit la sainte communion des mains de la Vierge 
accompagnée de deux anges (f. 18 v®); — H® sf^ Barbe à laquelle un 


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24 


MANUSCRITS. 


roi tranche la tête (f. 19 v°) ; — 15° l'Arrestation de Jésus (f. 20 r®) ; — 16° la 
Descente du Saint-Esprit (f. 29 r°) ; —17° un Prêtre, suivi de ses acolytes, ap¬ 
porte le viatique à un moribondiï, 37 r°V, charmante composition dont on trou¬ 
vera une reproduction au catalogue illustré ; — 18° lUeu et la Vierge ado- 
7\^spar les saints (f. 83 r°); — 19° Jésus ressuscité apparaisséit à la Vierge 
(f. 84 r°). 

En raison de leur beauté extraordinaire et de leur caractère tout par¬ 
ticulier, ces peintures ont un intérêt considérable pour l’histoire de l’art. 
On ne saurait rien imaginer de plus fin dans un espace aussi restreint, 
tant la délicatesse du pinceau y est merveilleuse. C’est assurément l’œuvre 
d’un artiste de génie. Supérieurement doué pour la composition, il a 
évité de représenter des figures isolées, et nous a donné de petits tableaux 
achevés. Quelquefois jusqu’à vingt personnages participent à faction, et 
toujours leur groupement et leurs attitudes sont étudiés avec un art con¬ 
sommé, et toujours aussi les principaux acteurs portent sur leurs physio¬ 
nomies l’empreinte d’une individualité propre. 

Le coloris de ces miniatures est particulier. Toutes les draperies sont 
en grisaille très claire, K'gèrcment ombrée dans les plis, et leur aspect 
diffère essentiellement de celui des grisailles fortement teintées de cer¬ 
tains manuscrits attribués à l’école d’Albi, ou sortis des mains des artistes 
d’Avignon. Quelquefois, soit la doublure des vêlements ou les manches 
des tuniques, soit les chaussures, peints en or pâle, ou bien les coiffures 
rouges ou dorées, font encore mieux ressortir la douceur générale du colo¬ 
ris. Les scènes se détachent vigoureusement tantôt sur des fonds de 
paysage exécutés dans une gamme un peu sombre, tantôt sur des fonds 
d’architecture en camaïeu or, ou bien dans des intérieurs peu lumineux. 

Ce qui ajoute un grand charme à ces délicieuses peintures, ce sont 
leurs entourages harmonieux, formés d'un entrelacement touffu de rin¬ 
ceaux bleus, blancs et roses, relevés d’or, et de branchages tleuris, au 
milieu desquels on voit des oiseaux, des animaux réels ou fantastiques, 
des figures grotesques et des personnages des deux sexes, en pied, ou 
issant des calices des rinceaux. Parfois les attitudes de ces personnages 
sont en rapport avec le sujet même de la miniature. Ainsi, par exemple, 
à la page où est représenté le Martyre de S. Jean à la Porte Latine, et 
dont on trouvera une reproduction au catalogue illustré, on voit dans 
la bordure un bourreau porter sur l’épaule un panier rempli de 
charbon, et un autre bourreau muni de grandes pinces; dans la minia¬ 
ture ayant pour sujet S. Jacques Vapotre, l’entourage renferme la figure 
d’un pèlerin. Ces deux encadrements sont, du reste, particulièrement 
jolis et d’une facture différente. L’ornementation consiste simplement en 
beaux rinceaux peints en grisaille sur un fond d’or peu éclatant, et, en 
dehors des figures que nous venons de mentionner, on y voit encore un 
paon dans fun et un faisan dans l’autre. 

Un grand nombre de pages du texte sont aussi décorées d’une petite 
bordure extérieure de même style que les autres. 

Le calendrier, écrit en français, est orné à chaque mois de deux petites 
miniatures en médaillons ; celles placées dans le bas représentent les signes 
du zodiaque; les autres, enchâssées dans les bordures de la marge exté¬ 
rieure, offrent, comme toujours, des sujets empruntés à la vie champêtre. 


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THÉOLOGIE. 


25 


Il est vraiment regrettable que l’histoire ne nous ait pas transmis le 
nom du grand artiste à qui nous devons ce ravissant volume, dont il y a 
sans doute peu de similaires. Les images de sainte Geneviève et de sainte 
Avoie, particulièrement honorées à Paris, où chacune d’elles avait une 
église placée sous son invocation; la présence de ccs images, disons-nous, 
au milieu des noms des grands saints ou saintes communs à toute la chrétienté, 
de môme que l’inscription au calendrier des noms de la patronne de Paris, et 
de s, Denis, et cela en lettres d’or, témoignent de l’origine parisienne de ce 
manuscrit, bien que l’influence du grand art flamand y paraisse incon¬ 
testable. 

Il porte aussi la date exacte de son exécution. La dernière peinture 
(f. 84) est suivie d’une oraison latine, commençant par ces mots : O Maria 
glorie celorum secretaria... et à laquelle s’applique ce commentaire, écrit 
en rouge à la fin de l’office (f.86) : « Pur les mots mis et contenus en Voroi- 
son cy devant escripte, c*est assavoir : O Marial faitte en Vonneur de nostre 
dame, on peut congnoistre d'an en an, en ensuivant mot après autre, le droit 
jour de Pasques, par telle manière q^jie les mots où m est en la fin monstre 
Pasques en la fin de Mars, en tel nombr^i comme la première lettre d'icelluy mot 
est en KD C, et les autres mots monstrent Pasques estre en Avril, en tel nombre 
comme la première lettre est en A B C en ensuivant. L'an de grdee mis à ce 
mot fraudes qui sera l\m 14.55. » Ainsi, le moi fraudes n’étant pas terminé 
par une m, désigne le mois d’avril dont le quantième est indiqué par sa 
lettre initiale f qui est là sixième de l’alphabet, et en effet, en 1455, 
Pâques tombait le 6 avril. Pour le mois de mars, le calcul du quantième 
doit être fait à rebours. Nous avons reconnu exactes les indications four¬ 
nies par cette oraison et qui s’étendent à une période de quatre-vingt-dix 
ans, depuis l’année 1387, désigné par le mot glorie, le troisième de la 
pièce (les mots O Maria n’étant pas comptés), jusqu’en 1496, auquel se rap- 
portele mot consoma,dernier de l’oraison. Il estévident que l’année 1455, 
précédée du mot sera, et inscrite aussi en rouge dans le texte, au-dessus 
du moi fraudes, est Tannée qui a suivi celle de l’exécution du volume. 

Il offre aussi des marques de sa destination première, mais qu’il est 
difficile de préciser. Dans plusieurs bordures, on voit les initiales T R liées 
par un nœud de cordon, et la devise : Vie lï mon désir. Cette dernière se 
lit encore sur une banderole au premier feuillet qui est d’une autre fac¬ 
ture que le manuscrit entier, tandis qu’une seconde banderole porte : 
Plus que Jajnais, Ce premier feuillet, servant de frontispice, offre au recto 
un treillis de baguettes dorées autour desquelles s’enlacent des branches 
fleuries. Les banderoles, dont nous venons de parler, sont attachées aux 
extrémités d’une couronne ducale qui surmonte aujourd’hui ces armoi¬ 
ries : de gueules (ou de pourpre) à trois heaumes d'argent de profil, La mai¬ 
son de Vaubecourt, de Lorraine, porte des armoiries semblables, qui nous 
paraissent avoir été mises ici après coup, à la place des anciennes. Au 
revers de ce feuillet, on voit le buste de la Vierge avec VEnfant Jésus, 
peint avec une rare finesse, et enchâssé dans un cadre aux angles duquel 
on a répété les armoiries ci-dessus, dont on voit aussi Técusson dans le 
calendrier, à la miniature des Gémeaux. 

L’excellente reliure de ce volume porte les armes et le chiffre (P P) 
couronné de PHILIPPE DE BÉTHUNE, comte de Selles, marquis de Cha- 


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26 


MANUSCRITS. 


bris, frère puîné du duc de Sully. Ce diplomate habile fut en même temps 
un des plus grands bibliophiles de l’époque. Il refusa de vendre à la reine 
Christine de Suède sa riche collection, composée de près de deux mille 
volumes manuscrits, sans compter les tableaux, statues, bronzes, etc., 
mais il l’offrit, en 1662, à Louis XIV (L. Delisle, Cabinet des manuscrits, 
1.1, pp. 266-269), moins quelques volumes qui étaient sans doute égarés 
à l’époque de cette donation, et parmi lesquels se trouvait celui-ci. A 
l’époque de la Révolution on a gratté les couronnes frappées sur les plats 
de la reliure. 

13. GHETIDE. (Livre de prières en hollandais.) — In-8 carré, 
de 238 ff. ; miniatures, bordures et lettres ornées ; ais de 
bois recouverts de veau brun à estampages historiés (/W. du 
XP siècle). 

Beau manuscrit sur vélin, exécuté vers le milieu du xv® siècle, et 
orné de sept miniatures. H. : 

Il est écrit en dialecte de Westphalie qui se conserve encore dans 
le patois de ce pays. Le calendrier occupe les douze premiers feuillets, et 
est suivi de deux feuillets blancs. Les miniatures sont peintes aux revers 
des feuillets, avec les rectos en blanc. En voici les sujets : I® rAnnoncirt- 
tion à la Vierge (f. 15) ; — 2® la Sainte Tinnité (f. 52) ; — 3® Jésus en croix, 
au pied duquel se tiennent la Vierge et s. Jean (f. 75); — 4® la Descente 
du Saint-Esprit (f. 100) : — 5® Jésus-Christ debout, tenant le monde dans la 
main (f. 125); — 6® le Jugement dernier; Dieu est assis sur un arc-en-ciel, 
les pieds appuyés sur le globe du monde, et ayant deux épées nues tou¬ 
chant à son cou et à sa poitrine; au bas, la Vierge et un saint en prières; 
un ressuscité sort de sa tombe (f. 149); — 7° Jésus-Christ ressuscitant le 
fils de la veuve, porté sur un brancard et dissimulé sous une couverture; 
deux femmes se tiennent debout derrière le Christ ; miniature fort inté¬ 
ressante pour les costumes (f. 202). 

L’art de ces peintures est naïf, plein de sentiment, mais empreint 
encore de gothicisme; le coloris est passablement crû et les nuances les 
plus vives se heurtent partout. On ne s» douterait point qu’on se trouve 
au temps et dans le voisinage des grands coloristes de l’école de Bruges. 
C’est môme un fait assez curieux que cette infériorité de l’art hollandais 
à l’époque de la pleine floraison de l’art flamand, et encore avons-nous 
sous les yeux un spécimen des plus remarquables. 

Le style décoratif de ce volume est entièrement emprunté à l’art ita¬ 
lien, ce qu’on remarque habituellement dans les manuscrits hollandais 
de celte date. Les miniatures, de forme rectangulaire, sont enchâssées 
dans de petits cadres, enluminés sobrement; ensuite, sur les trois marges 
extérieures s’étalent de larges bordures d’un caractère particulier. Ce 
sont des touffes de graminées, dont les tiges, de la finesse d’un fil, 
unies à leur base par un bouton d’or, et terminées aux extrémités par 
des feuillages dorés, s’épanouissent en éventail dans tous les sens : on 
dirait de brillantes fusées. 

Les pages qui se trouvent en regard des miniatures sont également 
ornées de larges bordures sur trois côtés, mais d’un caractère différent. 


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THÉOLOGIE. 


27 


C’est la grande initiale enluminée par laquelle commence le texte qui 
sert de point de départ à la décoration. Elle donne naissance à un listel 
étroit qui descend le long de la page en guise d’appendice et se termine 
par un large feuillage dentelé, multicolore, courbé en volutes. Le côté 
opposé de la page est bordé d’un listel parallèle, ferminé aux extrémités 
par des feuillages semblables qui s’épanouissent en deux sens pour for¬ 
mer bordure; au centre de cette marge extérieure, on a mis une figure, 
issante d’habitude du calice d’une fleur : c’est tantôt le roi David, tantôt 
un ange, etc. Tous les intervalles et les vides entre les feuillages ont été 
comblés au moyen de touffes de graminées, pareilles à celles des pages 
que nous venons de décrire. L’exécution de ces bordures est soignée, 
mais le coloris est criard. 

Le texte est orné d’un grand nombre de charmantes initiales, peintes 
en azur ou en carmin sur des fonds diaprés à appendices filiformes, tout 
à fait dans le goût italien de cette époque. 

Le volume est très frais; La reliure originale porte sur un des plats 
l’image estampée de la Vierge avec l’Enfant Jésus, et sur l’autre l’Agneau 
symbolique, accompagné de médaillons renfermant les emblèmes des 
évangélistes. 

14. HORÆ. —In-12 carré, de 208 ff.; miniatures, bordures et 
lettres ornées; velours violet. 

Beau manuscrit de la seconde moitié du xv® siècle, sur vélin, orné de 
DOUZE PETITES et de SEIZE GRANDES MINIATURES, et qui parait avoir été fait 
pour le roi LOUIS XL 

Les petites miniatures décorent le calendrier latin qui occupe les 
douze premiers feuillets. Elles ont la forme rectangulaire (H. : 0,023; 
L. : 0,030) et représentent des scènes empruntées aux occupations cham¬ 
pêtres propres à chaque mois. Finement exécutées, elles sont particu¬ 
lièrement intéressantes pour les costumes. 

La première des grandes (f. 13) offre l’image en pied du roi SAINT 
LOUIS, vêtu d’un manteau fleurdelisé, le sceptre dans une main et un 
livre dans l’autre, chaussé de souliers à la poulaine. Un ange descendant 
des cieux pose une couronne sur sa tête nimbée. Son visage n’est point 
de fantaisie : grave et triste, modelé avec soin, il est conforme à certaines 
effigies du saint que le passé nous a léguées, principalement sous forme 
de vitraux. Évidemment l’artiste a copié ici un modèle. Cette peinture 
est accompagnée de plusieurs antiennes et oraisons spéciales, dont la pre¬ 
mière est une prose latine écrite à longues lignes : 

Frnncot'um rex magnificus 
Ludovicus vir celitus 
Summo opéré studuit 
Soli Deo placere, 

A quo tantam meruit 
Gvatiam obtinere.,..^ 

Les autres miniatures représentent : 2® les Quatre Évangélistes (f. lo) ; 
— 3® VAnnonciation à la Vierge (f. 24); — 4® la Visitation de sainte Élisa- 


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28 


MANUSCRITS. 


heth (f. 40), en présence de deux anges; — 5° Ja Nativité (f. 50); au fond 
de la crèche on voit agenouillée une femme, vêtue de rouge et coiffée 
d’une sorte de guimpe ovale; — 6® VAnnonciation aux bergers (f. 54); — 
7° l’Adoration des mages (f. 58 r®) ; — 8 ® la Présentation de VEnfant Jésus 
au Temple (f. 62); — 9® la Fuite en Égypte (f. 66 ); — 10® le Couronnement 
de la Vierge (f. 72); — H® la Descente du Saint-Esprit (f. 90); — 12® la 
Vierge en prière (f. 94); — 13® Jésus mort reposant sur les genoux de sa 
mère (f. 102 ); — 14® la Sainte Trinité (f. 130); — 15® le roi David en 
prière (f. 159); — 16® un Enterrement (f. 178). 

L’indication au calendrier de la double fête de S. Martin, et cela en 
lettres d’or (4 juillet : Translacio S. Martini; — 11 nov. : S. Martini Turon.) ; 
celle de la fête de s. Hilaire de Poitiers, avec la désignation de son siège 
épiscopal, ce qui n’a lieu que dans les deux cas précités ; la mention de la 
double fête de s, Ursin, archevêque et patron de Bourges, d’autres indices 
enfin, témoignent que ce manuscrit a été exécuté dans le centre de la 
France. Le style des compositions, malgré leur date, manque d originalité 
et n’est pas encore complètement affranchi de gothicisme, ce qui ne les 
rend point séduisantes, mais elles ne laissent pas d’intéresser par leur 
simplicité, par une certaine grâce naïve, par une foule de détails curieux 
et par les paysages; ces derniers offrent plus d’une fois à notre admi¬ 
ration de beaux monuments d’architecture. Presque toutes les pages de 
ce volume sont décorées de bordure^ sur trois côtés; celles qui accom¬ 
pagnent les miniatures forment des cadres complets et se distinguent 
des autres par une ornementation plus riche et plus variée. Aux rin¬ 
ceaux et aux motifs empruntés à la flore, se joignent la faune et l’élé¬ 
ment grotesque ou fantastique. Quelquefois l’artiste y a associé des figures 
humaines, telles qu’un chasseur tirant de l’arc sur un oiseau ou un paysan 
taillant la vigne. Les nombreuses initiales enluminées sur fond d’or ont 
tout le caractère de l’art décoratif propre au début du xv® siècle. 

Le volume entier est en latin, sauf les onze dernières pages contenant 
une longue pièce, en français, consacrée à honnorer touz les membres de 
la sainte Vierge (Le parfais bien expers en vie contemplative afferment que 
pour trover saveur et dévocion ou service de la glorieuse vierge Marie, on la 
doibt honnorer, etc.) ; le dernier feuillet de cette pièce manque. On y 
remarque aussi (f. 158) une antienne à sainte Avoie {Avia). 

Nous avons dit que ce manuscrit nous paraît avoir été fait pour le roi 
Louis XL En effet, au fronton du portique de la miniature représentant la 
Salutation angélique (f. 24), on voit, en camaïeu or, Vécu de France sur¬ 
monté de la couronne royale et soutenu par deux anges, ce qui ne saurait 
s’expliquer autrement que comme la marque de la destination royale du 
volume. Cet indice, rapproché de la représentation de l’image de saint 
Louis, en tête même du volume, conduit tout naturellement à penser que 
notre manuscrit a été fait pour un roi de France, du nom de Louis, qui 
ne saurait être que Louis XI. Il est, dès lors, très possible que le beau ch⬠
teau, garni de nombreuses tourelles, qui occupe tout le fond de la scène 
de l’Annonciation aux bergers, soit le fameux château de Plessis-lez-Tours. 
En raison de son art, l’exécution de ce manuscrit remonterait au début 
du règne de Louis XL 

Il est à remarquer que, dans la bordure de la page oü figure l’écusson 




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THÉOLOGIE. 


!29 


aux armes de France, est représentée la Mélüsine se regardant dans un 
miroir. 

15. HORÆ. — Pet. iii-8 carré, de 122 ff. ; miniatures, bordures, 
lettres ornées; mar. olive, couvert de fleurs de lis, tr. dor. 
[rel, du XVP siècle). 

Très beau manuscrit sur vélin, exécuté en France dans la seconde 
moitié du xv® siècle, et orné de treize miniatures. 

Il est précédé d’un calendrier (le mois de février manque), écrit en 
français, en or, carmin et azur. Les miniatures (H. : 0,085 ; L. : 0,055) 
représentent : 1® les quatre Évangélistes (f, 13 r®); — 2® VAnno7iciaiion à 
la Vierge (f. 25 r®) ; dans la bordure latérale est enchâssée une petite 
miniature représentant Adam et Ève recevant le fruit défendu;— 3® la 
Visitation de sainte Élisabeth (f. 33 v®); — 4® la Nativité (f. 57 r®); deux 
personnages agenouillés, un homme et une femme, assistent à la scène *, 
les têtes des trois bergers apparaissent derrière une clôture ; — 5® l’An- 
nonciation aux bergers (f® 61 v®); au milieu des brebis, on remarque une 
biche couchée; — 6® VAdoration des rois mages (f. 64 v®); — 7® la Pré¬ 
sentation de VEnfant Jésus au Temple (f. 67 r®) ; — 8® la Fuite en Égypte 
(f. 69 V®); — 9® le Couronnement de la Vierge (f. 74 v®); — 10° le roi 
David en prière (f. 79 r®) ; par une ouveilure latérale, on voit la scène 
rétrospective de la victoire de David sur Goliath; — 11® Jésus en croix 
(f. 94 r®) ; — 12® la Descente du Saint-Esprit (f. 97 r®); — 13® la Résurrec¬ 
tion du fils de la veuve de Naim (f. 100 r®). 

L’exécution de ces miniatures ne manque pas de finesse, mais le 
coloris est d’une tonalité un peu sourde, malgré l’emploi, souvent abusif, 
de For dans l’architecture et pour relever les clairs des draperies. Pour 
mieux faire ressortir l’éclat des carnations féminines, l’artiste a foncé les 
figures des hommes au point de les rendre bistres. 

En revanche, les encadrements des pages ornées de miniatures sont 
souvent d’une rare beauté. Nous sommes loin ici de la banalité ordinaire 
de cette époque oü l’art, devenant plus mercantile, se ravale dans de 
nombreux manuscrits, dits de fabrique, à l’emploi des poncifs d’une 
monotonie désespérante. Les côtés extérieurs de ces cadres sont fré¬ 
quemment divisés en compartiments losangés, bandés, émanchés, giron- 
nés, etc., dont le fond est alternativement en or mat ou blanc; ailleurs 
le fond, tout uni, est entièrement doré. C’est dans les pages de cette der¬ 
nière catégorie que se développe la décoration la plus riche. De gracieux 
rinceaux en grisaille, symétriquement disposés et partant des bords du 
cadre, s’y alternent avec des branches de fleurs et de fruits, copiées sur 
nature avec une délicatesse extrême. Des oiseaux au plumage éclatant se 
reposent ou voltigent au milieu des charmants fouillis. Pour rompre l’uni¬ 
formité qui résulterait d’un agencement semblable, l’artiste y a introduit 
l’élément fantastique et l’élément humain. On y voit, tantôt (f. 25) un 
jeune damoiseau attaquant un monstre, tantôt des piquiers en armure et 
un épisode du massacre des Innocents, pour accompagner la peinture de 
la Fuite en Égypte; tantôt un personnage issant à mi-corps du calice 
d’une fleur et jouant de la harpe, par allusion à la miniature représentant 


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30 


MANUSCRITS. 


le roi David. Dans le cadre de la dernière, placée en tête de l’Office des 
trépassés, on voit la Mort, enveloppée d’un linceul et armée d’un javelot, 
se disposant à frapper un jeune seigneur. Dans les autres encadrements, 
d’un caractère éclectique, les grotesques et les êtres chimériques pré¬ 
dominent, et il 5 en a d’une fantaisie spirituelle, tel qu’un coq à tête de 
renard. 

Toutes les autres pages du volume ont une bordure latérale, de style 
ordinaire et un peu archaïque, le fond de la décoration consistant en 
légers branchages de houx dorés. 

Le texte est entièrement en latin, mais les rubriques sont générale¬ 
ment en français. 

Le calendrier est assez sobre en indications liturgiques : tel mois 
n’en offre que cinq ou neuf. 11 y a là des noms de saints qu’on rencontre 
difficilement ailleurs, tels que .* s. Hue (9 avril), s. Victricc (7 août), 
s. Enod (8 oct.). Au propre des saints, on trouve des antiennes en 
l’honneur de : s. Mellon, s. Eloy, s. Lô, s. Rwnphaire, s. Erblanc, etc. 
La mention exceptionnelle au calendrier de la Translation de s. Ouen, 
évêque de Rouen (5 mai), celle de la Dédicace [de Téglise] de Rouen, et 
la présence au calendrier et au propre des saints du nom de s. Mellon, 
premier évêque de Rouen, démontrent amplement l’origine rouennaise 
du manuscrit. L’inÜoence flamande est visible dans les encadrements des 
miniatures. 

Au seizième siècle, au renouvellement de la reliure, on a ajouté en 
tête un feuillet de titre, orné d‘un beau cadre de style Renaissance, au 
bas duquel on lit : De don fait par Madame de la Rue fille, bourgeoise de 
Paris, 1637. La reliure fleurdelisée semblerait indiquer une provenance 
royale ; de la date probable de son exécution et de ce fait que sur le titre 
ajouté on lit, quoique gratté, le nom de Henry, Tauteur d’une note 
inscrite sur le feuillet de garde tire la conclusion que ce manuscrit a dû 
appartenir au roi Henri II. Nous ne l’enregistrons que sous toutes réserves. 

La conservation du volume est exceptionnelle. 

16. HORÆ. — In-8, de 124 ff. ; miniatures, bordures et lettres 
ornées; mar. olive, compart. à fil., tr. dor. (re/. du xw"" siècle). 

Superbe et précieux manuscrit sur vélin, exécuté en France vers 1470, 
pour MARGUERITE DE ROHAN, COMTESSE D’ANGOULÊME, grand’mère 
du roi François I®L 

Il est orné de quinze miniatures, couvrant les deux tiers de la page 
(H. : 0,175; L. : 0,120), et de quelques lettres historiées. Les miniatures 
représentent : 1° Dieu sur le trône porté par des chérubins et entouré 
des symboles des quatre évangélistes (f. 15 r°) ; —2® VAnnonciation à la 
Vierge, petit tableau d’une grande finesse (f. 21 r®);—3® la Nativité (f. 30 
v°j ; — 5° VAfrestation de Jésus; bel effet de nuit (f. 40 r® ) ; — 5® le Juge¬ 
ment des âmes réprouvées; Dieu est assis sur son trône, ayant à sa droite deux 
saints et une sainte, et à sa gauche l’archange Michel, en guerrier, tenant 
une croix ; au bas, l’ouverture du gouü’re infernal, et des damnés au milieu 
des flammes (f. 41 v®); — G® Jésus devant Caiphe; belle composition ; on 
y remarque l’admirable exécution de la cotte de mailles de l’un des per- 


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THÉOLOGIE. 


31 


sonnages (f. 43 r®) ; — 7® Jésus frappé et insulté dans le prétoire (f. 48 v®) ; 

— 8® le Forlement de croix (f. 52 v®) ; — 9® la Mise en croix; scène très 
mouvementée ; le dessin du corps nu du Christ est fort remarquable 
(f. 56 r®); — 10® Prqiaratifs pour la descente de la croix {f, 60 r®); — 11® la 
Résurrection (f. 66» r®) ; — 12® Jésus chassant les vendeurs du temple (f. 72 r®) ; 

— 13® le Jugement d*une âme : Dieu est assis sur son trône, sur le degré 
duquel sont agenouillés la s. Vierge, s. Marie-Madeleine et s. Jean-Bap¬ 
tiste; dans le bas, le corps d’une femme, enveloppé en partie dans un 
linceul, est étendu sur une dalle ; au-dessus, sur un nuage, on voit un 
ange tenant par la main l’âme de la défunte, qu’un diable, sortant de 
terre, eberebe à attirer avec un crochet, tout en tendant vers Dieu un 
rouleau accusateur avec la liste de ses péchés ; saint Michel, couvert d’une 
armure, écarte le démon en le touchant de son bâton crucifère; on trou¬ 
vera au catalogue illustré une reproduction en chromolithographie de 
cette intéressante composition; — 14® Portrait de MAHGüElilTE DE 
KOHAN, en habit de veuve, agenouillée devant un prie-Dieu; les tentures 
de la pièce sont aux armes d'Orléans-Angouléme et de Rohan (f. 113 v®) ; — 
15® en regard, la Sainte Face; la figure de Dieu, à mi-corps, tenant le 
monde, est reproduite sur une riche étoffe, tenue par deux chérubins. 

L’origine première de ce manuscrit est encore attestée en trois autres 
endroits. Dans l’encadrement de la première peinture figure un écusson 
en losange : parti, au !«' de France, brisé d*un lambel d'argent à trois 
pendantSy qui est Orléans; chaque pendant chargé dun croissant de gueulesj 
brisure de la branche d’ANCouLÉME; au 2®, dor à neuf maries de gueules, 
qui est Rohan, sauf transposition des émaux, erreur fréquente chez les 
miniaturistes. Cette transposition a encore lieu dans l’avant-dernière pein¬ 
ture, représentant la comtesse d’Angoulême, mais les écussons qu'on 
voit à ia deuxième et à la douzième miniatures sont blasonnés réguliè¬ 
rement. 

Marguerite de Rohan, fille d’Alain IX, vicomte de Rohan, et de Marie 
de Bretagne, épousa en 1449 Jean d’Orléans, dit le Bon, premier comte 
d’Angoulôme, né en 140i, troisième fils de Valentine de Milan et de Louis, 
duc d’Orléans, assassiné à Paris en 1407, à l’instigation du duc de Bour¬ 
gogne. Jean d'Orléans était un bibliophile passionné et c'est à lui qu’on 
doit la fondation de la bibliothèque des comtes d’Angouléme, Il mourut 
le 30 avril 1467; sa femme lui survécut jusqu’en 1496. La comtesse 
d'Angouléme étant représentée en habit de veuve sur son portrait, dont 
on trouvera une reproduction au catalogue illustré, la date de l’exécution 
du manuscrit se trouve circonscrite entre les années 1467 et 1496, mais 
comme elle ne parait avoir qu’une cinquantaine d’années au plus, et 
qu’elle était née vers 1420, le volume fut sans doute achevé vers 1470. 

Les miniatures sont très remarquables sous le r.ipport de la grandeur 
du style et de la pureté du dessin, non moins qu’à cause de l’éclat du 
coloris. M. Ph. Burty, en rendant compte de la vente de la collection 
Sauvageot, dont ce volume faisait partie depuis 1838 (il avait été procuré 
à l’éminent amateur par son ami André Pottier, conservateur de la biblio¬ 
thèque de Rouen), exprimait l’opinion que scs peintures pourraient bien 
être du célèbre Jehan Foucquet {Gazette des beaux-artSj t. IX (1861), p. 56). 
M. P. Mantz (ibid., t. X.X (1866), p. 7) les attribue seulement à un « adhérent m 


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32 


MANUSCRITS. 


de Foucquet. S’il s’y trouve des réminiscences de la manière de ce 
maître, les traits caractéristiques de l’art tourangeau font défaut, et 
l’examen du calendrier où, entre autres, le nom de sainte Geneviève est 
en lettres d’or, semble attester que ce manuscrit serait plutôt d’origine 
parisienne. Qui sait si on ne le doit pas au pinceau de Colinet de Jderties 
ou Marties, enlumineur de Paris, que l’époux de Marguerite de Rohan 
avait chargé en 1454 de peindre un livre d’heures (L. Delisle, Cabinet des 
manuscrits^ 1.1, p. t48) ? Quoi qu’il en soit, la beauté de ces peintures, la 
richesse des encadrements et des nombreuses initiales, l'illustre origine 
du volume et son admirable conservation, le classe parmi les plus pré¬ 
cieux de cette époque. 

17. HORÆ. — In-12 carré, de 334 ff. ; miniatures et lettres or¬ 
nées; mar. rouge, riches compart. à petits fers, dos orné, tr. 
dor., fermoirs {Le Gascon?). 

Admirable manuscrit sur vélin, exécuté dans la seconde moitié du 
XV® siècle, pour la régente ANNE DE BEAUJEU. 

Sa richesse est exceptionnelle, car il ne contient pas moins de cent 

TRENTE ET UNE MINIATURES. 

Vingt-quatre d’entre elles ornent le calendrier qui occupe les six pre¬ 
miers feuillets. De forme presque carrée (H. : 0,042; L. : 0,049), elles 
sont placées deux par deux, dans le bas des pages. L’une représente les 
travaux ou les plaisirs de la campagne propres à chaque mois; l’autre, en 
camaïeu bleu, relevé d’or, a pour sujet un des signes du zodiaque. 

Toutes les autres sont presque de la grandeur des pages (H. : 0,094 ; 
L. ; 0,131)* La diversité des scènes représentées est véritablement extraor¬ 
dinaire. C’est non seulement toute une iconographie sacrée, et d’autant 
plus intéressante qu’un bon nombre de sujets sont d’une conception abso¬ 
lument originale et n’avaient peut-être pas encore été abordés par l’art, 
mais on y trouve aussi des épisodes empruntés à la vie civile et religieuse 
de l’époque. Ces peintures ne se succèdent pas dans un ordre méthodique; 
les sujets de l’Ancien Testament y sont enchevêtrés avec ceux du Nou¬ 
veau, et la signification de quelques-uns est difficile à préciser. En voici 
l’indication : 

1® La Vierge en prière au Temple; elle est assise et un ange est age¬ 
nouillé devant elle; tout autour du sanctuaire une grande foule; cette 
peinture est encadrée dans une couronne de fleurs (f. 7 v®) ; — 2® VLntrée 
de Jèsus-Christ à Jérusalem (f. M v®) ; — 3° le Couronnement d'épines (f. \o 
V®); — 4® Jésus crucifié (f. 19 r®); — 5® Jésus dans les limbes (f. 22 v®); — 
G® s. Jean l'évangéliste dam Vile de Patmos (f. 27 v®) ; — 7° s. Luc peignant 
le portrait de la Vierge qui pose devant lui (f. 29 v®) ; — 8® s. Mathieu (f. 
32 V®); — 9® s. Marc (f. 35 v®) ; — 10® Jésus-Christ ensanglanté, à mi-corps, 
(f. 37 V®); — 11® la Sainte Vierge le contemplant (en regard, faisant pon¬ 
dant); — 12® et 13®, en regard : VAnnonciation à la Vierge; derrière le 
messager céleste est agenouillée une jeune princesse, richement vêtue 
(f. 42 V® et 43 r®); — 14® Dieu bénissant Adam et Êve dans le paradis ter¬ 
restre (f. 46 V®); — 15® Êve présentant la pomme à Adam (f. 48 v®); — 
16® Dieu le Fils assis au milieu du firmament (f. 51 r®); — 17® un Enfant, 


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THÉOLOGIE. 


33 


agenouillé dans une ile, et s'adressant, les mains jointes, à Dieu, qui appa¬ 
raît dans les deux (f. 54 r«) ; — \ 8® un Roi (? Pharaon) causant avec un 
personnage (? Moïse), dans une salle de marbre, au fond de laquelle un 
tableau en grisaille représente l’Assomption de la Vierge (f. 57 r®) ; — 
19® Coré, Datkan et Abiron, révoltés contre Moïse, sont engloutis par la terre 
(f. 61 r®) ; — 20® la Transfiguration (f. 63 v®);— 21® le Transport de Varche 
sainte sur un char traîné par des bœufs en présence de David (f. 65 v®) ;— 
22® Oza frappé de mort pour avoir touché à Varche (f. 68 v®) ; — 23® VArche 
sainte est portée triomphalement au tabernacle de Sion à Jérusalem-, le 
roi David, vêtu d’un éphod de lin et jouant du luth, la précède (f. 71 v®) ; 
— 24® Actions de grâce de f Univers; au premier plan figure le roi saint 
Louis (f. 77 Y®); — 25® la Visitation de sainte Élisabeth (f. 81 v®) ; — 
26®? le roi David et le prophète Nathan au tabernacle (f. 82v®) ; — 27®? Dieu 
appelle Samuel endormi dans le tabernacle (f. 84 v®) ; — 28® un Roi écoutant 
un vieillard; la scène se passe en pleine campagne : au fond un magni¬ 
fique château-fort bâti au milieu d’un fleuve sillonné par de légères 
embarcations (f. 86 r®); — 29® Nabuchodonosor et les trois jeunes Hébreux 
protégés par un ange au milieu des flammes (f. 89 v®) ; — 30® Actions de 
grâce de tout un peuple à Dieu (f. 93 r®) ; — 31® la Vio-ge tenant VEnfant 
Jésus (f. 98 r®) ; — 32® s. Jean-Baptiste dans le désen't (f. 99 v®) ; — 33® la 
Nativité (f. 104 r®); — 34® la Sainte Vierge en prière, dans une magnifique 
galerie dont les niches sont garnies de statues; au fond s. Joseph (f. 105 
r®) ; — 35® ? Dieu demandant à Abraham de sacrifier son fils (f. 106 r®) ; — 
36® VÉchelle de Jacob et soji combat avec Vange (f. 108 r®); — 37® les Rois 
et les peuples en prière (f. 110 v®) ; — 38® VAnnonciation aux bergers (f. 114 
r®) ; — 39® Esaù, habillé en chasseur, présente un plat de gibier à son père 
Isaac (f. 115 v®) ; — 40® Rébecca remet à Jacob un plat de ragoût pour quHl 
surprenne par la ruse la bénédiction de son père (f. 117 v®); — 41® une Ba¬ 
taille (f. 119 r®) ; — 42® l’Adoration des mages (f. 123 v®); — 43® ? David 
offre son âme au Seigneur (f. 125 r®) ; — 44® un Berger abreuvant ses mou¬ 
tons (f. 126 V®); — 45® FEUX DE JOIE ET BANQUETS DANS UNE RUE 
(f. 128 V®); —46® la Présentation de VEnfant Jésus au Temple (f. 132 v®); — 
47® une Foule en route, portant des marchandises (f. 134 r®); — 48® un 
Prophète sermonnant un roi juif (f. 135 v®) ;— 49® DANSES SUR UNE 
PLACE PUBLIQUE (f. 137 r®); — 50® la Fuite en Égypte (f. 141 r®) ; — 51® 
Jésus-Christ assis à la droite de Dieu le Père (f. 142 r®); — 52® le Roi David 
sortant de son palais et s'adressant à des enfants (Laudate pueri Dominum î) 
(f. 144 r®); — 53® une PROCESSION arrivant devant le portail d’une su¬ 
perbe église en gothique flamboyant (f. ) 46 r®) ; — 54® la Construction du 
Temple de Salomon (f. 148 r®) ; — 55® le Roi David et les petits enfants chan¬ 
tant des cantiques (f. 149 v®); — 56® la Vierge datis la gloire céleste (f. 152 
r®) ; — 57® la Afort de la Vierge; Dieu apparaît dans sa gloire, tenant entre 
ses bras l ame de la Vierge, sous la figure d’une petite fille (f. 157 v®); — 
58® la Vierge recevant une palme des mains d'un ange (f. 158 v®) ; — 59® 
VEnsevelissement de la Vierge (f. 160 v®); — 60® l’Assomption (f. 162 v®);— 
61® la Vierge sur le trône à côté de Dieu (f. 165 r®); — 62® Jésus en prière 
au Jardin des Oliviers (f. 186 r®); — 63® Jésus devant Pilate (f. 188 r®); — 
64® Jésus frappé et insulté au prétoire (f. 190 r®) ; — 65® le Portement de croix 
(f. 192 r®); — 66® Jésus en croix {f. 194 r®), composition différente de celle 

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34 


MANUSCRITS. 


du f. i 9 ; — 67® la Descente de croix (f. \ 96 r®) ; — 68® Jésus oint de parfums 
avant sa mise au tombeau (f. 198 r®) ; — 69® la Résurrection (f. 200 v®) ; — 70® 
l’Ascension (f.202 v®) ; — 71® la Descente du Saint-Esprit (f. 204 r®) ; —72® les 
Adieux des Apôtres et des Saintes Femmes (f. 205 v®) ; — 73® s. Pierre baptisant 
les cinq mille convertis (f. 207 r®) ; —74® Ananias et sa femme Saphira devant 
s. Pierre (f. 208 r®) ; — 75® Mort d*Ananias (f. 209 v®) ; — 76® Bethsable au 
bain (f. 211 r®); — 77® Ahasvérus recevant Esther (f. 213 t®); — 78® Urie, 
le mari de Bethsabée, recevant un message du roi David (f. 216 v®); — 79® 
Départ d'ürie et de scs guerriers (f. 221 r®); — 80° Mort d* Urie devant Rabba 
(f. 226 r®) ; 81® David se repent de son crime sous le coup des reproches du 

prophète Nathan (f. 231 t®) ; — 82° David à genoux au milieu des montagnes 
écoute Vange qui apparait dans les deux armé d'un glaive (f. 233 v®); — 
83® la Vierge et Jésus, assis sur le trône, adorés par les saints (f. 237 r®) ; — 
84® la Mort, armée d’une flèche et sortanl du tombeau (f. 246 r°) ; — 
85° le Roi Saül à la recherche de David caché dans une caverne (f. 248 r®) ; 

— 86® Y Échelle de Jacob (f. 250 r®) ; — 87° les Supplices de V enfer et le 
purgatoire {L2^{ v°); - 88® le CORTÈGE D’UNE PRINCESSE SE REN¬ 
DANT A L’ÉGLISE (f. 253 v®); — 89° Cérémonie des funérailles : l’ar¬ 
rivée à l’église (f. 256 r®) ; — 90® un Mourant assisté de trois moines (f. 
258 r°) ; — 91® Office des morts dans le chœur d’une église (f. 262 v°); — 
92® David pénétrant avec ses guariers dans le camp du roi Saùl, endormi 
sous sa lente (f. 265 r°) ; — 93® le Roi David priant Dieu qui se montre dans 
le ciel (f. 268 r®) ; — 94® David, couvert d*une aimure, prie à genoux dans 
une campagne; son bouclier portant des initiales peu lisibles repose par 
terre ; un lion est assis en face de lui (f. 270 v°) ; — 95® le Mauvais Riche 
et Lazare (f. 278 r®) ; — 96° Mort du mauvais riche et de Lazare (f. 280 r®) ; 

— 97® le Sacre d'un roi juif{L 284 r®); — 98® la Parabole du Bon Sama¬ 
ritain : un homme est dépouillé de ses vêtements et mis en sang par 
quatre voleurs, représentés ici en armures de guerriers (f. 291 v®); 

— 99° Pi'édication d'un prophète sur une place publique (f. 296 r°) ; — 
100® Suite de la parabole du Bon Samaritain, qui ramène le blessé sur un 
âne à l’auberge (f. 299 r®); — 101° le Roi David en prière; il est couvert 
d’une armure dorée ; sur le devant, on voit le gouffre de l’enfer et le sup¬ 
plice des damnés, par allusion au texte placé en regard : Libéra me 
Domine de viis infemiî (f. 308 r°) ; — 102° Élisèe assistant à l'enlèvement 
d'Élie dans un char de feu; ils sont habillés en môines (f. 312 r°); — 103® 
un Roi et un prophète (f. 315 r°); — 104° un Saint couché par tetre et un 
ange lui apportant un calice et deux plats fermés (?) (f. 318 v°); — 105° le 
Chœur d’une église, où une châsse est posée sur l’autel (f. 322 r°) ; — 
106® la Décollation de s. Jean-Baptiste et le Festin d'Hirodiade (f. 327 r°) ; 

— 107° les Peines de Venfer et le purgatoire. 

Il est plus facile d’admirer cette merveilleuse galerie de petits ta¬ 
bleaux que d’en faire ressortir les beautés multiples. Plusieurs artistes, 
appartenant tous à une même école, ont concouru à leur exécution, et 
parmi eux il y avait certainement un maître. Deux peintures offrent un 
caractère particulier ; la dixième et la onzième. Exécutées sur une 
grande échelle, elles ont permis à l’artiste d’y montrer sa science du des¬ 
sin, du nu surtout; l’expression est d’une justesse parfaite, mais le peu de 
modelé des figures et une certaine raideur dans les attitudes accusent 


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THÉOLOGIE. 


35 


une main encore docile à l’influence des modèles hiératiques. Toutes les 
miniatures frappent, comme nous l’avons dit, par une grande originalité 
de composition. Dans ces scènes, souvent très mouvementées, les figures 
ont de l’aisance, du naturel, et dans le jeu des physionomies on surprend 
un grand sentiment de vérité. 

Au point de vue de la composition, il y a lieu de citer plus particuliè¬ 
rement la Mort de la Vierge (f. t57), l’Ascension (f. 202) et surtout ri7ni- 
vers rendant grâces à Dieu (f. 77), adorable petit tableau où un nombre 
considérable de personnages, d’une rare finesse d’exécution, sont groupés 
avec une habileté consommée. Les figures d'Adam et d'Ève dans le paradis 
terrestre (ff. 46 et 77) sont d’une naïveté charmante, et on ne saurait 
mieux exprimer l’hésitation d’Adam à accepter la pomme fatale. 

Ce qui séduit encore l’œil, c’est la vigueur éclatante et harmonieuse du 
coloris, c’est la richesse des détails. L’or est prodigué partout, mais d’une 
manière savante, et jamais une nuance criarde ne vient gâter l’aspect lu¬ 
mineux et doux de l’ensemble. L’architecture est traitée avec un luxe 
inouï : les intérieurs sont souvent décorés à profusion de sculptures et 
de peintures en camaïeu (ff. 29, 35, 42, 43, 57, 84, 98, i05, i25, 132, 188, 

204, 213, 231, 284, 327); les monuments représentés extérieurement ne 
sont pas moins riches; tantôt nous voyons des châteaux-forts ou des en¬ 
ceintes fortifiées imposants parleurs masses (ff. 11, 81, 149), tantôt de 
beaux palais surmontés de tourelles et flanqués de donjons (ff. 126, 144, 

211), ou bien des façades d’églises avec des niches garnies de statues et des 
ornements fouillés à jour (ff. 110, 253, 256). On remarquera surtout les 
deux côtés du tabernacle de Sion, en camaïeu rehaussé d’or, ornés de • 
hauts-reliefs et de statues (f. 77), et le développement d’un splendide palais 
qui sert de fond à la peinture représentant Bethsabée au bain (f. 211). Ail¬ 
leurs, on voit des rues entières, avec de curieux spécimens de l’arcbitec- 
ture privée de l’époque. Cette prédilection pour l’art monumental se fait 
jour partout, jusque dans les lointains des paysages, dont de beaux ch⬠
teaux constituent généralement le décor obligé. Pour la plupart, ces sites 
et ces monuments d’architecture ne doivent pas être imaginaires, mais 
copiés sur nature, comme cela a été dûment constaté dans d’autres ma¬ 
nuscrits de cette époque. 

Les paysages sont traités avec un rare sentiment du pittoresque et une 
connaissance parfaite de la perspective. Ce sont tantôt des coteaux ou 
des mamelons verdoyants, couronnés de ruines, tantôt des roches escar¬ 
pées, tantôt de frais vallons, et les lointains sont traduits dans une 
nuance azurée pleine de charme, ou bien avec des tons violacés d’un effet 
crépusculaire. 

De tout ce qui précède, on devine que ces peintures sont l’œuvre des 
artistes de l’école de Touraine, et leur exécution date de la brillante 
période de l’art français illustrée par Jehan Foucquet. Bien mieux, tout 
concourt à la possibilité d’affirmer, comme on va le voir, qu’elles ont été 
faites par les élèves et sous la direction de Foucquet, peut-être même 
avec sa participation immédiate. Dans beaucoup de cas, en effet, on 
reconnaît son faire habituel : dans l’agencement des compositions, dans 
la richesse de l’arcbitecturc, dans l’emploi de l’or pour marquer les clairs 
des draperies, dans la prédilection‘pour la nuance bleue des vêtements, 


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MANUSCRITS. 


dans les armures dorées, etc. Les points de comparaison sont encore plus 
précis. Ainsi la colonnade du pourtour, dans la première miniature, est 
tout à fait dans le genre qu’affectionnait Foucquet; le tableau de la Mort 
de la Vierge offre, en petit, une affinité complète avec le même sujet des 
Heures d’Eslienne Chevalier, jusque dans la conception et le coloris de la 
figure de Dieu portant sur ses bras l’âme de la Vierge sous les traits d’une 
petite fille : la dernière de ces compositions a évidemment servi de modèle 
à la nôtre. Il en est de môme de plusieurs autres, comme par exemple de la 
Construction du Temple de Sa/omo/i.’Ce n'est pas tout. La peinture du f. 99, 
représentant la tenante En font Jésus y est d’un fini tellement précieux 

qu’elle ne saurait être que d’un artiste de premier ordre, comme on pourra 
en juger par la reproduction que nous en donnons au catalogue illustré, 
et son aspect général, de même que son exécution, offrent une parenté assez 
étroite avec le fameux tableau de la Madone, du pinceau de Foucquet, 
reproduisant les traits d’Agnès Sorel. A qui pourrait-on attribuer, avec 
plus de justesse qu’au chef de l’école tourangelle, ou au moins à l’un de ses 
meilleurs élèves, la délicieuse peinture de l’Univers rendant grâce à Dieu, 
sur laquelle nous avons déjà appelé l’attention? Au surplus, dans le 
tableau représentant s. Luc peignant la Viei^ge (f. 29) (dont on trouvera 
une reproduction au catalogue illustré), la figure du saint, modelée avec 
soin et empreinte d’un grand cachet de réalisme, semble être le portrait 
de l’artiste qui a concouru à l’exécution de notre manuscrit, et ce por¬ 
trait offre une ressemblance marquée, un air de famille, avec l’émail 
du Louvre qui nous a conservé les traits de Foucquet. On sait, d’un autre 
côté, que les deux fils du grand artiste, Louis et François, se distinguèrent 
dans la peinture, et il est dès lors fort possible que nous ayons ici sous les 
yeux le portrait et en partie l’œuvre de l’un d’eux. 

On a vu que ce volume, par le nombre et la beauté de ses peintures, 
était vraiment royal : or il porte, en effet, la marque d’une provenance 
royale. Dans la double composition ayant pour sujet la Salutation angé¬ 
lique (ff. 42 et 43), on voit agenouillée une jeune dame, vêtue d'une robe 
écarlate brodée d’or et garnie de fourrure, et coiffée d’un haut bonnet en 
pointe d’où retombe un voile. La portière qui se trouve derrière elle est 
bleue et semée de fleurs de lisd*or. Évidemment celle dame ne peut être que 
la destinataire du manuscrit, et la draperie fleurdelisée indique une ex¬ 
traction royale, ce qui est encore confirmé par ce fait que le D initial de 
l’hymne qui suit cette peinture renferme un écusson aux armes de France 
surmontées de la couronne royale. C’est cette môme personne, avec sa taille 
de guêpe, le corps penché en arrière, vêtue et coiffée de même, qui est 
repré.sentée plus loin (f. 253) se rendant à l’église suivie d’un nonibreux 
cortège de demoiselles, dont la première porte la traîne de sa robe. Les 
armes de France sans aucune brisure indiquent que cette dame apparte¬ 
nait à la branche royale, et, d’après l’âge de ce manuscrit, on ne voit 
qu’ANNE DE BEAUJEU, fille de Louis XI, avec qui l’on puisse l’identifier. 
C’est encore la même princesse qui est représentée dans d’autres pein¬ 
tures du volume, sous les traits de la Vierge, comme, par exemple, dans le 
ravissant tableau de la Madone, que nous avons signalé plus haut, ainsi 
que sous ceux de Bethsabée au bain. Il faut aussi noter que dans plusieurs 
paysages (f. 77, 108, 126, 144, 211) est représenté, sous différents aspects, 


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THÉOLOGIE. 


37 


l’ancien château de Loches, résidence favorite d’Anne de Beaujeu, ce qui 
démontre que ce volume a été fait pour elle et non pour sa sœur Jeanne. 
Mais Ce qui complète la démonstration, c*est ce fait que dans toutes nos 
peintures qui offrent le portrait de la destinataire du manuscrit, elle a le 
même front très haut el très proéminent qu’on remarque dans le portrait 
authentique d’Anne de Beaujeu du triptyque de Moulins, où elle est 
représentée avec sa fille Suzanne (voir la reproduction photographique 
de la maison Braun, dans la Galerie de portraits nationaux); l’identité des 
traits y est complète, malgré la différence d'âge entre ces peintures. 

Une fois ceci établi, la participation de Foucquet à l’exécution de 
nos miniatures ressort avec plus d’évidence encore après tous les 
indices que nous avons relevés ci-dessus. Foucquet était le peintre en titre 
de Louis XL Un document authentique nous fait connaître qu'en 1472 il a 
été chargé par le roi d’enluminer un livre d’heures pour Marie de Clèves, 
duchesse d’Orléans, mère de Louis XII; quoi de plus naturel alors que 
peu d’années après Louis XI se soit adressé au même artiste pour lui 
commander un somptueux livre de messe pour sa fille préférée? La prin¬ 
cesse à qui ce livre a été offert est représentée dans son portrait à l’âge 
de seize ans environ. Anne de Beaujeu, née en 1461 ou 1462, atteignit cet 
âge vers 1477. Foucquet avait alors près de soixante ans, et, n’étant plus 
en mesure de mener rapidement tout seul une œuvre de si longue haleine, 
il en aura réparti l’exécution entre plusieurs artistes de mérite inégal, d’où 
cette variété de mains qu’on constate dans les peintures de notre manuscrit. 
Parmi ces artistes, en première ligne se placent tout naturellement les 
deux fils de Foucquet : de là cette parenté d’art avec la manière du père. 

Une chose encore nous frappe dans le choix des sujets de nos pein¬ 
tures : c’est que, en dehors des évangélistes et de saint Jean-Baptiste, 
nous ne voyons que l’effigie d’un seul saint, représenté jusqu’à trois 
fois, qui est s. Pierre. Pourquoi ne serait-ce pas à cause de Pierre de 
Beaujeu, époux d’Anne de France depuis 1474? Il est aussi à remarquer 
que, chaque fois que le roi David est représenté en guerrier, couvert d’une 
armure dorée, la tête offre une même physionomie, celle d’un homme 
d’une quarantaine d’années, avec cheveux et barbe blonds, de sorte 
qu’on serait tenté d’y voir le portrait de Pierre de Beaujeu, qui vers 1477, 
date -probable de l’exécution de ce manuscrit, avait trente-huit ans 
environ. Aux pieds du roi David, dans la miniature du f. 270, se trouve par 
terre, comme nous l’avons déjà dit, un bouclier peint en rose avec des 
initiales dorées illisibles. 

Dans la peinture du f. 213, les tentures bleues de la chambre sont 
parsemées d’un monogramme doré que nous croyons composé des 
lettres A H V et placé là uniquement pour désigner que le sujet est le roi 
Ahasvérus recevant Esther, sans y voir aucune marque de provenance. 

En dehors de l’intérêt considérable que ce volume offre au point de 
vue de l’art, il fournit encore de précieux renseignements pour les costu¬ 
mes religieux, civils et militaires, pour le cérémonial sacré, pour les 
mœurs et usages, pour le mobilier et l’architecture en tous genres. On 
trouvera à cet égard, au catalogue illustré, une reproduction de la cu¬ 
rieuse miniature ayant pour sujet la Danse sur une •place publique (f. 137). 

Ce précieux monument est dans un parfait état de conservation. 


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38 


MANUSCRITS. 


18. HORÆ. — In-8 carré, de 120 ff. ; miniatures, bordures et 
lettres ornées; mar. rouge, dent., tr. dor. {rel. dtixmi! siècle). 

Superbe manuscrit de l’école de Bruges, sur vklin, exécuté vers la fin 
du XV® ou au commencement du xvi® siècle, et orné de trente-quatre 

MINIATURES. 

Ces peintures sont de dimensions variées. Deux d’entre elles couvrent 
la page entière (H. : 0,165; L. : 0,120); six occupent plus de la moitié de 
la page et ont la forme de rectangles légèrement cintrés par le haut; les 
autres ont de 3 à 143 millim. de hauteur, et de 2 1/2 à 10 millim. de lar- 
• geur et sont tantôt rectangulaires, tantôt cintrées dans le haut. 

Le volume s’ouvre par une belle page d’armoiries du destinataire du 
manuscrit (f. 1 v®) : Farti .*1° Écartelé : aux 1 et 4, de gueules à 3 trois che¬ 
vrons d*or ; aux 2 et 4, de gueules à une faste bretessée et contrebretessée d'ar¬ 
gent : sur le tout : d'or à un sautoir échiqueté de gueules et d'argent ; un lam- 
bel d'azur de six pendants bivche sur les deux quartiers supérieurs ; 2® coupé : 
au 1®**, de sable au lion d'or,pa}*ti d'unpaléde gueules et d'or ; au 2®, de simple 
à 3 modes d'argent, 2 et l. L’écu est attaché à un arceau de style gothique 
fleuri, peint en or, et le tout est enfermé dans un cadre doré, enchâssé 
lui-même dans une riche bordure à fond écarlate. 

D’après nos recherches, la seconde partie de l’écu offre les armoiries 
de la grande famille néerlandaise de Berghes-sür*le-Zoom, et le tout doit 
s’appliquer à Florent d’EGMONT, comte de Buren, époux de Margue¬ 
rite de Berghes, capitaine-général de Charles-Quint dans'les Pays-Bas, 
en 1537, et frère ainé du célèbre comte d’Egmont, décapité par ordre du 
duc d’Albe. 

Le calendrier, qui occupe les dix feuillets suivants, est en latin, et écrit 
en rouge et noir. 

La première miniature proprement dite, de la grandeur d’une demi- 
page, représente I’Arrestation de Jésus (f. 13 r®). C’est une composition 
extrêmement remarquable pour le dessin, le coloris et la mise en scène. 

Elle est suivie, dans le même office, de cinq miniatures de dimensions 
inégales et dont les sujets offrent la continuation du drame divin : 1® Jésioî 
devant Pilate (f. 14 r®); — 2® le Portement de croix (f. 15 r®); — 3® Jésus 
crucifié; la Vierge et s. Jean se tiennent au pied de la croix (f. 16 r®); — 
4® la Descente de croix (f. 17 r®) ; — 5® le Corps de Jésus sur ks genoux de sa 
mère, assistée de s. Jean et de Marie-Madeleine (f. 18 r®). 

Les heures de la Vierge débutent par une grande miniature représen¬ 
tant la Salutation angélique (f. 20 r®). La tête de la Vierge est d’une rare 
finesse. Les sept peintures qui dérivent de la précédente ont pour sujets : 
1° la Visitation de sainte Élisabeth (f. 26 r®); — 2° la Nativité (f. 33 r®); 
— 3® l'Annonciation aux bergers (f. 36 r®); — 4® l'Adoratim des mages 
(f. 38 v°) ; — 5® la Présentation de l'Enfant Jésus au Temple (f. 41 r®) ; — 
6® le Massacre des Innocents (f. 43 v®); — 7® la Fuite en Égypte (f. 48 r®). 

Les psaumes portent en tête une grande peinture représentant le roi 
David en prière, au milieu d’une campagne; un homme, placé derrière 
lui (le prophète Nathan?) pose la main sur l’épaule du roi et lui parle à 
l’oreille (f. 53 r®). On en trouvera une reproduction au catalogue illustré.. 

L’office des morts commence par deux miniatures se faisant face. 


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THÉOLOGIE. 


39 


L’une, qui couvre la page, a pour sujet le Jugement dernier (f. 66 v®); dans 
l’autre, de la grandeur d’une demi-page,on voit la scène de la Résurrection 
de Lazare (f. 67 r°), qui décèle de précieuses qualités artistiques. Un beau 
château remplit le fond. 

Une suite d’oraisons à Jésus-Christ, qui viennent après, débutent par 
une charmante peinture à mi-page ayant pour sujet la Messe miraculeuse 
DE SAINT Grégoire (f. 85 r®). Les trois autres peintures du môme chapitre 
représentent : i® Jésus-Christ tenant le monde, à mi-corps (la sainte Face) 
(f. 86 V®), très remarquable; — 2® VEnfant Jésus tenant sa croix (f. 88 v®); 
— 3® les Sept douleurs de la Vierge (f. 94 r®) ; l’extrémité de chacun des 
sept glaives aboutit à un tout petit médaillon où figure, peint en grisaille, 
un*des principaux épisodes de la vie et de la passion de Jésus. 

L’office de la Vierge est orné, en tête, d’une délicieuse Vierge avec 
l’Enfant Jésus, à mi-page (f. 93 r®). Dans la bordure en camaïeu or, de 
style gothique flamboyant, est représenté le pape Sixte IV, auteur de 
l’oraison par laquelle commence cet office. On trouvera au catalogue 
illustré une reproduction de cette belle page. 

Dix petites miniatures ornent le propre des saints : 4® l’Ange gardien, 
tenant un petit enfant sur son bras (407 v®); — 2® s. André (f. 408 r®); — 
3® s. Étienne (f. 408 v®); — 4® s. Christophe (f. 409 r®); — 5® s. Martin 
(f. 4 40 V®) ; — 6® s^^ Anne et la Vierge avec VEnfant (f. 440 v®) ; — 7® s^c Ma¬ 
rie-Madeleine (f. 4 44 r®); — 8® Catherine (f. 4 44 v®); — 9® s^^ Barbe 
(f. 4 42 V®) ;— 40® s^^ Marguerite (f. 4 43 v®). 

La dernière miniature représente deux Anges tenant le saint ostensoir 
(f. 4 47 r®). 

La majeure partie de ces peintures sont incontestablement l’œuvre d’un 
des meilleurs miniaturistes flamands, on pourrait presque affirmer d’un 
des élèves de Memling. Elles accusent la main d’un dessinateur consommé 
et d’un grand coloriste. Les compositions sont coordonnées avec art, les 
tètes admirablement modelées et expressives, les extrémités très fines, et 
il n’y a guère à y reprendre parfois que les proportions trop courtes 
des figures, trait caractéristique de l’école flamande. Le sentiment de la 
nature y est profond, la connaissance des lois de la perspective est par¬ 
faite, la mise en scène extrêmement pittoresque. Tout cela est plein de 
vie, d’air et de lumière, et on peut dire qu’on a devant les yeux de ravis¬ 
sants petits tableaux. 

Toutes les pages ornées de miniatures sont entourées de beaux enca¬ 
drements d’une très grande variété. Le plus souvent ils sont dans le stylo 
habituel à l’art flamand de cette époque et formés de bordures à fond or 
mat parsemé de fleurs détachées, de fruits, d’oiseaux, de papillons, etc., 
peints au naturel; d’autres fois, sur des fonds couleur gris perle, brun, 
pourpre, etc., s’épanouissent des rinceaux en camaïeu or ou en gris, d’où 
sortent des tiges fleuries; quelquefois aussi ces deux genres de décoration 
sont combinés ensemble et alternent au milieu des compartiments de forme 
variée. Dans d’autres encadrements encore, tantôt aux rinceaux dorés sont 
associés des motifs d’orfèvrerie, ou bien les bijoux seuls couvrent des fonds 
de pourpre tout unis ou losangés; tantôt, enfin, la décoration des bor¬ 
dures ne consiste qu’en inscriptions. 

Des centaines de jolies initiales et de bouts de ligne enluminés gar- 


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40 


MANUSCRITS. 


nissent le texte, écrit en lettre gothique moulée, très droite et bien régu¬ 
lière. 

Beaucoup de lignes restent en blanc dans le calendrier où on lit les 
noms d’un grand nombre de saints dont le culte est plus spécial aux con¬ 
trées flamandes, tels que : Aldegonde, s. Amand, évêque de Maestricbl, 

8, Lambertj évêque de Liège (nom écrit exceptionnellement en rouge), 
s. Bavony s. Hubert, s. Willibrod, évêque d’Utrecbt, etc., s. Odulphe^ cha¬ 
noine d’Utrecht, s. Lebvin (juin), missionnaire dans les Pays-Bas et pa¬ 
tron de De venter. Dans la litanie, on lit, entre autres le nom de 

Ode, honorée dans le pays de Liège, et celui de Kunére, honorée à 
Rhénen, près d’Utrecht. Tout cela porterait à croire que le volume a été 
% au moins écrit dans le diocèse d’Utrecht. 

La conservation de ce beau volume est irréprochable. 

19. HORÆ, — Gr. in-8, de 142 ff.; miniatures, lettres ornées; 
ais de bois recouverts de velours vert, coins et milieu en mé¬ 
tal doré et repoussé, tr. dor. et cis. {rel. moderne). 

Fort beau manuscrit sur vélin , ayant appartenu au roi LOUIS XII, et 
conséquemment exécuté entre 1498 et 1515. 

Il est orné de quinze tableaux occupant toute la page et divisés (sauf 
la dernière) en trois (et une fois en quatre) compartiments, ce qui donne 
QUARANTE-QUATRE sujets différents, et de quinze autres miniatures de petites 
dimensions. 

Le calendrier, écrit en rouge et noir, occupe les douze premiers feuil¬ 
lets. Le livre entier est en latin, à l’exception des trois pages (f. 125 v®- 
126 V®), contenant : Les Dix Commandemens de la loy, en quatrains. 

Les grandes miniatures sont entourées d’un cadre architectural de 
» style gothique, en camaïeu or. Les compartiments sont disposés en gé¬ 
néral de telle sorte que le sujet principal occupe les deux tiers de la page 
en hauteur et largeur, du côté gauche, et que les sujets secondaires for¬ 
ment deux miniatures latérales, l’une tout en hauteur, l’autre tout en 
largeur. En voici la liste (IL : 0,177; L. : 0,113) ; 

Première (f. 15) : Annonciation à la Vierge, Sur le côté : Naissance de 
la Vierge, Au bas : Immaculée Conception, 

Deuxième (f. 23) : Nativité, Sur le côté : Adoration des Mages. Au bas : 
Présentation au Temple. 

Troisième (f. 32) : Baptême de Jésus-Christ. Sur le côté : Tentation sur 
la montagne. Au bas : Madeleine aux pieds de Jésus chez Simon. 

Quatrième (f. 34) : Jésus chassant les vendeurs du Temple. Sur le côté : 
Entrée à Jérusalem, Au bas : Résurrection de Lazare, 

Cinquième (f. 36) : Lavement des pieds. Sur le côté : Jésus priant au 
jardin des Oliviers. Au bas : La Cène. 

Sixième (f. 41) : Judas recevant lepi'ix de sa trahison. Sur le côté : Ar¬ 
restation de Jésus. Au bas : Plusieurs soldats envoyés pour arrétei* Jésus gi¬ 
sent par terre, renversés par une force surnaturelle. 

Septième (f. 45) : Jésus insulté au prétoire. Sur le côté : Couronne¬ 
ment d'épines. Au bas : Flagellation. 


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THÉOLOGIE. 


41 


Huitième (f. 49) : Fortement de croix. Sur le côté : Filate livrant Jésus 
pour être crucifié. Au bas : Jésus mis en croix. 

Neuvième (f. 53) : Jésus a^ucifié. Sur le côté : Descente de croix. Au bas : 
Mise au tombeau. 

Dixième (f. 56) : Jésus aux limbes. Sur le côté : Réswrection. Au bas : 
Saintes Femmes au tombeau du Christ. 

Onzième (f. 61) : Descente du Saint-Esprit.^ Sur le côté : Sainte Marie 
VÈgyptienne. Au bas : Jésus en jardinier et la Madeleine, 

Douzième (f. 74) : Jugement dernier. Dieu est assis sur un arc-en-ciel ; 
à ses côtés, la sakite Vierge et saint Jean-Baptiste, agenouillés. — Sur le 
côté : Entrée du ciel. L’archange Michel, couvert d’une armure, remet les 
âmes des justes entre les mains de saint Pierre. Dans le haut, l’ange du 
jugement sonne de la trompette. — Au bas ; Enfer. 

Treizième (f. 111) : La Messe de Saint-Grégoire. — Sur le côté : Saint 
François recevant les stigmates. — Dans le bas, deux compartiments : 1 ® saint 
Hubert; 2® un saint dont l’identité est difficile à établir : il est à mi-jambes 
au milieu d’un cours d’eau, et s’arrête épouvanté à la vue de deux 
cadavres d’enfants dévorés par des bétes fauves, un sur chaque rive. On 
trouvera au catalogue illustré une reproduction de cette belle page. 

Quatorzième (f. 114) : le Corps de Jésus crucifié reposant sur les genoux 
de sa mère. — Sur le côté : une sainte vêtue d’une robe noire, avec capu¬ 
chon, et tenant une rose à la main. — Au bas : Suzanne au bain^ la tête 
nimbée. 

Quinzième (f. 131)) : Vierge glorieuse. C’est un tableau remarquable.- 
Parmi les saints qui l’entourent figure saint Louis, roi de France. 

Les petites miniatures, de dimensions variées, représentent : 1® Jean 
VÉvangéliste dans Vile de Patmos (f. 13 r°); — 2® s. Jean-Baptiste (f. 95 v®); 

— 3® s. Jacques VApôtre (f. 96 r®); — 4® s. Laurent (f. 96 v®); — 5® s. Sé¬ 
bastien (f. 97 r®); — 6® s. Julien le martyr (f. 97 v®); — 7* s. Christophe 
(f. 98 r®); — 8® s. Julien le Confesseur (f. 99 r®) ; — 9® s. Nicolas (f. 99 v®); 

— 10® s^^ Anne (f. 100 r®); — 11® s^^ Marie-Madeleine y avec son vase de par¬ 
fums (f. 100 V®); — 12® s'® Catherine (f. 101 r®); — 13® Marguerite 
(f. 101 V®); — 14® Apollonie{î. 102 r®); — 15° Barbe (f. 102 v®). 

Ces peintures sont au moins de deux artistes, d'un talent inégal. 
Quelques-unes des grandes (les 3«, 4«, 5®, 6®, 7® et 8®) accusent, à côté d’une 
science du dessin réelle, surtout dans le nu, une certaine rudesse dans 
l’exécution. Presque toutes les autres sont incontestablement de la même 
main que les peintures de nos superbes heures d’Anne de Bretagne (n® 28 
du catal. de 1879), et cette identité est surtout frappante dans les trois 
dernières grandes miniatures et dans toutes les petites. C’est le même 
dessin, la môme douceur d’expression, la môme manière d’agencer les 
draperies, dont les clairs sont relevés d’or, la même architecture, les 
mêmes lointains bleus, le même coloris harmonieux, tout un ensemble 
qui décèle le pinceau d’un des plus grands artistes du temps. 

Dans l’encadrement du onzième tableau (f. 61), entre deux arceaux, se 
trouve enchâssé un petit écusson aux armes de France, portant au milieu 
deux L contournées et accompagnées du chiffre XII, ce qui constate que 
ce beau volume a appartenu au roi Louis XH. 

Le texte du livre au moins, sinon le tout, a été exécuté dans la région 


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42 


MANUSCRITS. 


centrale de la France, et non ailleurs. En effet, dans le calendrier, on ne 
trouve presque aucun des noms des saints ou saintes plus spécialement 
vénérés à Paris et dans la contrée voisine, tandis qu’on y lit ceux de 
s. Julien, évéque du Mans, s. Licin, s, Maurilley s. Loup et s, René, tous 
quatre évêques d’Angers, s. Martin et s. Gatien, archevêques de Tours, 
chacun de ces noms étant suivis de la mention du siège épiscopal respec¬ 
tif, ce qui n’a pas lieu dans d’autres cas semblables, et au surplus ils sont 
presque toujours écrits en rouge, ce qui constitue une autre exception. 
Ces particularités sont significatives. 

La conservation du volume est parfaite. 

20. HORÆ. — In-12, de 128 ff.; bordures et lettres ornées ; mar. 
noir, riches ornem. dorés, tr. cis. et dor., fermoirs, coins et 
boutons de milieu en argent ciselé {rel. itaL du XVP siècle). 

Très joli manuscrit sur vélin, exécuté en Italie au xvi® siècle. 
H. : 0,137.; L. 0,090. 

D’une remarquable écriture en lettres rondes, avec titres en or, il offre 
un charmant spécimen de l’art décoratif de la Renaissance. 

Le volume s’ouvre par les Sept Psaumes de la pénitence, et la pre¬ 
mière page est entourée d’un cadre délicieux, d’une rare finesse de pin¬ 
ceau, avec quatre médaillons, dont trois en clair-obscur à deux teintes, 
bleu et blanc, offrent de petits sujets parmi lesquels : Bethsabée au bain; 
celui du bas renferme un écusson ne portant qué les lettres : G. R. E. 

Les deux autres encadrements (ff. 72 et 116), non moins beaux, sont 
sur fond d’or. Dans l’un, les motifs d’ornement consistent en aiguières et 
vases d’où sortent des tiges fleuries, en mascarons, en rinceaux, en 
figures d’anges, etc.; l’autre est formé par la combinaison de la flore 
avec la faune. 

Cent vingt-six belles initiales, dont quatre grandes, enchâssées dans 
de petits carrés à fond d’or, et ornées de fleurs et de perles, com¬ 
plètent la décoration de ce charmant petit volume, revêtu de sa première 
reliure, très originale et parfaitement conservée. 

Dans la litanie on remarque les noms de s. Yconus et de Profonia 
que nous ne trouvons pas cités dans les bagiographes. 

21. HORÆ. — Pet. in-8,de 158 ff.; miniatures et lettres ornées; 
mar. La Vallière, riche compart. à la Grolier, dorés et en 
mosaïque, tr. dor. (Duru). 

Superbe manuscrit du commencement du .xvi® siècle, sur vélin, 
exécuté en France. 

Les NEUF miniatures qui le décorent représentent : 1° VAnnonciation à 
la Vierge (f. 25 r®) ; — 2® la Visitation de sainte Élisabeth (f. 41 r®) ; — 
3® la Descente du Saint-Esprit (f. 51 r®) ; — 4° la Nativité (f. 52 v®) ; — 
O® VAnnonciatio7i aux bergers (f. 58 v®) ; — 6® la Présentation de tEnfant 
Jésus au Temple (f. 65 v®) ; — 7® la Fuite en Égypte (f. 70 r®); — 8® le roi 
David (f. 89 r®); — 9® les Trois Morts et les Trois Vifs (f. 105 r®). 


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THÉOLOGIE. 


43 


• Les deux dernières sont particulièrement intéressantes pour Ticonogra- 
phle. Le roi David est représenté debout, à mi-corps, couvert d’une riche 
armure dorée, la couronne sur la tête et nimbé. De la main droite il s’ap¬ 
puie sur une harpe, la gauche est légèrement levée. Ses yeux se dirigent 
vers Dieu dont la présence n’est marquée que par des rayons lumineux. 
Sa belle tête inspirée a tous les caractères d’un portrait. 

La dernière peinture offre une représentation toute particulière de la 
fameuse légende des Trois Morts et des Trois Vifs. La rencontre a lieu 
auprès d’un calvaire. Les trois jeunes seigneurs sont debout; du second 
on ne voit que la tête, et du troisième rien qu’un bout de sa coiffure. Le 
premier, vu jusqu’aux genoux, coiffé d’une calotte écarlate et portant le 
haut-de-chausse de la même couleur, avec un pourpoint gris à manches 
de brocart, a les bras croisés sur la poitrine et se regarde tristement dans 
le miroir que lui présente le premier mort. ' 

Toutes ces miniatures sont entourées d’encadrements de style archi¬ 
tectural qui révèlent l’époque de la Renaissance. Ces cadres, en camaïeu 
or, ont quelquefois la forme d’un simple rectangle, peu orné, mais le 
plus souvent ce sont des portiques d’un goût sévère. Les peintures avec 
leurs cadres couvrent presque entièrement les pages du livre, dont les 
bords excédant sont peints en brun ou en noir. Le commencement du 
texte de l’office correspondant est écrit, en quatre à six lignes au plus, 
sur des cartouches formés par le blanc même du véHn et soutenus habi¬ 
tuellement par deux anges. 

Les peintures sont l’œuvre d’un artiste de beaucoup de talent. Il y a là 
des têtes d’un modelé admirable, comme par exemple celle de saint Joseph 
dans la scène de la Fuite en Égypte. L’or joue un grand rôle dans les dra¬ 
peries, mais le coloris des carnations est trop rembruni, ce qui paraît être 
le trait caractéristique d’une école de miniaturistes exerçant à cette 
époque à Paris, à Rouen et dans la contrée. Le texte du calendrier, écrit 
en français, assignerait à ce manuscrit une origine plutôt parisienne que 
normande. Parmi les noms peu communs qu’on y lit, nous signalerons 
d’autre part : s, Viron (9 mars), s, Rogat (28 mars), s. Ayoul (19 juillet). 

Le volume est parsemé d’une foule d’initiales et de bouts de lignes 
enluminés. Quelques-unes des initiales renferment des têtes de Christ, 
de Vierge, etc., habilement peintes en camaïeu. 

Conservation absolument irréprochable. 

22. HORÆ. — In-12, de 134 ff.; miniatures et lettres ornées; 
mar. rouge, fil., tr. dor. [anc. reL), 

Très joli manuscrit, exécuté en France vers le milieu du xvi® siècle, 
sur du VÉLIN d’une grande finesse, et orné de dix-sept miniatures, de di¬ 
mensions variables. 

Elles occupent d’habitude toute la largeur du texte (85 milL), quelque¬ 
fois seulement un peu plus de la moitié, et les pages où elles se trouvent 
sont entourées d’un cadre architectural, de style Renaissance, en camaïeu 
or, agrémenté parfois de colonnes en marbre de couleurs variées. 

La première miniature (f. I v®) couvre toute la page (H. : 0,153; 
L. : 0,095) et représente celui pour qui le manuscrit fut exécuté, en cos- 


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44 


MANUSCRITS. 


tume Archevêque, agenouillé devant un prie-Dieu et tenant sa nfitre iies 
deux mains. La Trinité apparaît dans un nuage. Au prie-Dieu est attaché 
un cartouche aux armoiries du prélat : d'azur à trois palmes d'or. 

Les autres miniatures, placées tantôt au haut, tantôt vers le milieu, 
tantôt au bas des pages, représentent : 2® s, Jean à Vile de Pathmos 
(f. i0.v°); — 3® Jésus en prière au Jardin des Oliviers (f. 14 r®) ; — 4® VAn¬ 
nonciation à la Vierge^ à mi-page (f. 20 r®) ; — 5® Visitation de Éli¬ 
sabeth (f. 31 r®) ; — 6® la Nativité, presque à mi-page (f. 38 v.®) ; — 7® VAn¬ 
nonciation aux bergers (f. 41 v°); — 8° VAdoration des rois mages (f. 43 r®) ; 
— 9® lu Présentation de VEnfant Jésus au Temple (f. 45 v®) ; — 10® Fuite 
en Égypte J à mi-page (f. 49 v®); — 11® to Vierge à genoux devant Dieu le 
Père; un ange joue de la mandoline ; à mi-page (f. 54r®) ; — 12® Jésus en 
croix; à gauche, la Vierge et s. Jean; à droite, une escorte à cheval 
(f. 58 r®); — 13® la Descente du Saint-Espnt (f. 61 r®) ; — 14® le Roi David 
en prière (f. 67 v**) ; — 15® Job sur son fumier^ causant avec deux de ses 
amis (f. 79 r®); — 16® la Trinité, toute petite peinture (f. 115 v®). 

La dernière peinture, occupant presque la page entière (f. 134 r®), 
offre un cartouche, surmonté d’un heaume avec ses lambrequins, et 
chargé, en guise d’armoiries, de la représentation des Instruments de la 
Passion, parmi lesquels se voit la tète de Judas, avec une bourse d’argent 
attachée au cou. Le heaume est couvert de la couronne d’épines et a pour 
cimier une colonne surmontée d’un coq et accompagnée des instruments 
de la flagellation. 

L’exécution de ce volume date du règne de François I". Le dessin des 
figures, plein d’archaïsmes, les draperies à plis tourmentés, les cadres 
môme rappellent étonnamment l’illustration de certains livres publiés à 
Paris par Denis Janot vers 1540. La présence des titres courants prouve, 
d’ailleurs, que nous sommes à une date assez avancée dans lexvi® siècle, et 
l’insertion d’une oraison à sainte Geneviève, dans le nombre total de six, 
et la seule qui soit consacrée à une sainte locale, témoigne que le volume 
est sorti des mains d’un enlumineur parisien. Le coloris est très éclatant, 
surtout grâce à l’abondance de For, et ce luxe de décoration s’étend au 
livre entier par une foule d’initiales et de bouts de ligne enluminés qui 
rehaussent le texte fort bien écrit en lettres rondes. Conservation parfaite. 

23. CIVART. Sur la Mort de Jésus-Christ. — In-8 carré, de 
22 ff., dont le dernier blanc, réglé, avec deux gravures; vélin 
blanc, doré en plein, tr. dor. [rel, du XVsiècle). 

Manuscrit sur papier, dédié à la reine AISNE D’AUTRICHE et revêtue 
d’une reliure à ses armes. 

Le titre porte : Sur la Mort || de Jésus Christ || Par 1] Le Sieur Ciuart 
secrétaire || ordinaire de la Reyne, A la fin se trouve une oraison composée 
spécialement pour la souveraine et intitulée : La Reyne au pied de la croix 
de JésuslCh)Hst, 

Le volume est orné de deux gravures en taille-douce, par Firens, dont 
l’une représente Jésus en croix, et l’autre, Marie-Madeleine dans le désert, 

La reliure, en dehors des armoiries, porte un semis de fleurs de lis 
s’alternant avec le chiffre couronné de la reine. 


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THÉOLOGIE. 


45 . 


24. PRIÈRES DE LA MESSE. — Pet. in-12, de 1 f., 99 pp. 
chifî. et 1 f.; cartouches et initiales enluminées; mar. blanc, 
riches ornements en mosaïque, tr. dor. (reL du XVJIP siècle). 

Joli petit manuscrit sur vélin, exécuté vers 1725. Son origine est con¬ 
signée dans cette note fînale : Ce livre a été donné à sa bien-aimée sœur 
Honorée de Castellane, Dame de Majastrey par César de Ferrier, Sacris¬ 
tain de rEglise de Riez en Provence, et Prieur de Cotignac, le 6 mars 1726. 
C’est bien pour ce César de Ferrier que ce manuscrit a été fait, car ses 
armes, accompagnées des insignes de prieur, y ont été peintes dès l’ori¬ 
gine, au bas de la page 66. Il est indubitable qu’il l’a reçu en cadeau d’un 
monsieur et d’une dame dont les armoiries accolées et surmontées d’une 
couronne de comte figurent au frontispice du volume. L’un des écussons 
polie : d'argent à la fasce de gueules chargée d'une pomme d'argent (?) ; 
l’autre : d'argent à une fasce de gueules; à un lambel de trois pendants 
d'or (?). Les écussons sont enfermés dans un cartouche soutenu par des 
anges et environnés de nuages, et le tout est entouré d’un joli cadre. Ce 
frontispice est très finement peint en camaïeu carmin et rehaussé d’or. 
L’écriture du volume est remarquablement belle, et il est orné d’un bon 
nombre d’initiales enluminées, la plupart à fond de paysage. Les titres 
des différentes parties sont enfermés dans d’élégants cartouches; le pre¬ 
mier porte : L'Ordinaire de la messe. Au bas de la dernière page se trouve 
encore un écusson avec ces armes : d'argent à un chevron de gueules, ac¬ 
compagné en chef de deux merlettes de sable, et en pointe d'un trèfle de 
sinople, qui sont celles de la famille du Chambge. 

Ce qui rehausse la valeur de ce volume, c’est sa reliure, qui est fort 
originale. Sur un fond de maroquin blanc s’épanouit d’un côté une 
branche fleurie de grenadier, de l’autre une tige semblable, mais sur¬ 
montée d’une grenade, le tout eu mosaïque, avec des incrustations en 
mica de différentes couleurs. La bordure des plats est également en 
mosaïque avec des incrustations. On trouvera au catalogue illustré une 
reproduction en couleurs de cette curieuse reliure. Le volume est enfermé 
dans un étui à maroquin rouge richement doré et exécuté à la même 
époque. 

25. PRIÈRES DE LA MESSE. — In-8, de 48 ff.; miniatures, 
en-têtes, culs-de-lampe et lettres ornées; mar. vert foncé, 
large dent, à petits fers, tr. dor., gardes en soie rose {rel. du 
XVIW siècle). 

Charmant manuscrit sur papier, du commencement du xviii® siècle. 

C’est l’œuvre de Jean-Pierre ROUSSELET, on de nos plus habiles calli- 
graphes après Jarry. Il est écrit en gros caractères droits, avec les grands 
titres en or, et les titres courants ainsi que les indications liturgiques en 
rouge. Les pages sont encadrées d’un filet d’or bordé de noir. H. : 0,172; 
L. : 0,112. 

Il est orné de deüx miniatures à pleine page, hors texte, et de neuf 
MINIATURES Servant d’en-têtes, et de onze culs-de-lampe. 


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• -it) 


MANUSCRITS. 


La première des grandes miniatures, placée à la suite du tili>e, a pour 
sujet I’Adoration des mages; la seconde représente la Vierge et saint 
Jean au pied de la croix, et est placée au Canon de la messe. Elles sont 
enchâssées dans de charmants cadres en or guilloché, avec des moulures 
saillantes ornées de dessins filigranés blanc sur bleu ou rose. Des guir¬ 
landes de roses y sont accrochées dans le bas. 

Lesen-tétes, en forme de cartouches encadrés d’une manière analogue, 
de même qwe tes titres, décorent les neuf parties de la messe, et repré¬ 
sentent ; i° VAgneau couché nar Je livre de la vie, muni de sept sceaux; il 
est environné de sept têtes de chérubins; — 2® Jésus traduit devant 
Pilate; — 3® Jésus flagellé; — 4® Jésus allant au Calvaire et la Véronique; 
— 5® la Mise en croix; — 6® Jésus en prière au jardin des Oliviers; — 
7® le Portement de croix; — 8® les Préparatifs de la mise au tombeau; tes 
disciples du Christ couvrent de fleurs le linceul qui doit l’envelopper; — 
9® la Résurrection, 

Toutes ces peintures à la gouache, traitées en esquisse, et d’un coloris 
très chaud, sont composées dans le goût théâtral de l’époque. On les 
attribue au pinceau de Restout. 

Les grandes initiales qui flgurent au début de chacune des neuf par¬ 
ties de la messe sont en bleu avec des ornements blancs, et placées au 
centre des carrés à fond d’or guilloché, du même dessin que les cadres 
des miniatures. Les autres initiales disséminées dans le texte sont eu bleu 
sur fond d’or uni. 

Les culs-de-lampe consistent en cartouches de formes et de dimen¬ 
sions variables, à fond d’or uni, encadrés, selon la grandeur, de simples 
listels de couleurs ou de bordures plus larges, et souvent décorés de 
guirlandes de fleurs. 

Les prières sont de la composition du célèbre Pellisson, le défenseur de 
Foucquet, qui, depuis sa conversion en 1670, devint un des plus fougueux 
champions du catholicisme. Ces prières commencent ainsi : Je m'appro¬ 
cherai de votre autel, ô mon Dieu, pour y renouveler la force et la, vigueur 
de mon âme.,,,, et finissent par cette phrase : Dieu fait chair, ayezpitiéde 
ma chair fragile et mortelle, et qu'elle puisse voir un jour ce qu'elle adore, 
votre chair pleine de gloire et de vénté ! 

Ce volume, d’une fraîcheur exquise, est un diminutif d’un très beau 
manuscrit de Rousselet appartenant à M. Giélen, de Belgique, et qu’on 
a pu admirer à l’une des expositions rétrospectives de Paris. Il provient 
de la bibliothèque d’Armand Bertin. 

26. PRIÈRES DE LA MESSE. — Gr. in-8, de 21 ff.; ornements; 
mar. rouge, large dentelle à petits fers, armoiries sur les 
plats, tr. dor., doublé de moire bleue [Derome). 

Très beau manuscrit sur papier, exécuté en 1747, et offert à Jean 
DE BOULLONGNE, fameux contrôleur des finances et associé de l’Aca¬ 
démie royale de peinture et sculpture de Paris. 

Il est écrit en grosse bâtarde, d’une grande beauté, par un excellent 
calligraphe nommé Doré, dont une lettre de dédicace, adressée A Mon¬ 
sieur de Boullongne, Conseiller d'État ordinaire. Intendant des finances et 


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THÉOLOGIE. 


47 


des Ordres du Roy y Conseiller honoraire au Parlement de Metz, est jointe au 
volume. Cette dédicace est exprimée en douze vers qui témoignent que 
Doré était aussi mauvais poète qu'habile calligraphe. 

Le titre : Les Pnèresde la Messe. 1747., est enfermé dans un cartouche, 
à la plume, à l’encre de Chine, sur le dessus duquel est couchée une 
femme personnifiant l’Église, environnée de nuages et tenant de la main 
gauche une croix et un livre ouvert. Au bas du cartouche on lit : Com¬ 
posées par M. Pelisson. Le texte de ces prières est le même que celui du 
n® 25 ci-dessus. Il est encadré dans un double filet noir. 

Le volume est encore orné d’un en-tête, d’une initiale et d’un cul-de- 
lampe, également à la plume, et ious ces dessins sont attribués à C.-Ni¬ 
colas CocHiN, le père. 

La reliure, eux armes de Jean de Boullongne, est un chef-d’œuvre d’or¬ 
nementation et de dorure, et a l’avantage de porter le nom de son auteur, 
sous forme d’une petite étiquette gravée, collée en bas du feuillet blanc 
qui suit le texte, étiquette libellée ainsi : Relié par J. A. de Roue, i*mc 
S. Jaque. 

Conservation parfaite. De la collection Van der Helle. 

27. LIVRE D’HEURES. — Pet. in-8 carré, de 10 ff. prél. et 
88 pp.; miniatures, bordures et lettres ornées; velours cra¬ 
moisi, gardes en drap d’or, tr. dor.; dans une boîte couverte 
en chagrin rouge et doublée de satin blanc. 

Manuscrit d’une beauté hors de pair, sur vélin, achevé en 1844. 

Il a été exécuté, en totalité ou en partie, par H. Delacroix pour 
M. Curmer qui se proposait de le faire reproduire par la chromolitho¬ 
graphie et le destinait spécialement à la famille d’Orléans comme livre 
de mariage. 

C’est assurément ce que notre art contemporain a produit de plus par¬ 
fait en ce genre, et il serait peut-être difficile de surpasser ce chef- 
d’œuvre en originalité et en finesse. 

Les cinq premiers feuillets ne sont peints que d’un côté, mais ils ont 
des cadres en filets aux versos. Le titre, précédé d’un faux-titre, porte : 
Lwre d'Heures. Paris, mdcccxliv. Tout au bas du cadre, à gauche, on lit : 
H. Delacroix p. Au centre de la décoration de la page recto du feuillet 
suivant, un médaillon a été réservé pour l’inscription d’un nom ou d’un 
chiffre. Viennent ensuite le titre de la partie préliminaire du volume : 
Souvenirs de familley un frontispice orné d’un médaillon représentant un 
Jeune homme et une Jeune fille en prière, et cinq feuillets en blanc, enca¬ 
drés, réservés pour l’inscription des souvenirs. Dix petites miniatures en 
médaillon, placées dans les bordures du haut de ces pages, offrent de 
petites scènes de la vie de famille, ainsi que la fenaison et la moisson. 

Le livre de prières lui-même est orné de huit miniatures à mi-page, 
représentant : 1® Anne instruisant la Vierge (p. 1); — 2® Vinstitution 
de la sainte Eucharistie (p. 9); — 3® la Vierge glorieuse (p. 15); — 4® le 
Mariage de la Vierge (p. 19);— 5® la Vierge avec VEnfant Jésus entourés de 
saints et de saintes (p. 31); — 6® la Sainte Trinité dans la gloire céleste 


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48 


MANUSCRITS. 


(p. 81); — 7® le Couronnement de la Vierge; au bas, six saints en adora¬ 
tion (p. 85); — 8® s. Luc peignant la Vierge avec VEnfant Jésus (p. 87). 

Toutes ces miniatures sont d’une finesse extraordinaire et d'une grâce 
exquise. Mais ce qui est vraiment merveilleux ce sont les encadrements des 
pages. Il faut renoncer à donner une idée quelconque de ces cent deux 
cadreSy dont aucun ne se répète. L’inspiration en a évidemment été puisée 
dans les beaux modèles des siècles passés, de la Renaissance surtout, 
mais leur conception constitue une œuvre bien originale, qui témoigne 
de l’imagination féconde de l’artiste, de la pureté de son goût et d’une 
entente parfaite du jeu et de l’harmonie des couleurs. Toutes les séduc¬ 
tions de la palette ont été mises en œuvre, et la combinaison des 
nuances est si savante, l’opposition des tons si heureusement trouvée, 
qu’il en résulte un ensemble éclatant et doux en même temps. La sûreté 
de main de l’ornemaniste est à peine concevable : le dessin, en' elfet, 
est d’une régularité et d’une symétrie quasi mathématiques, et les orne¬ 
ments filigranés qui abondent sont d’une finesse de pinceau prodigieuse. 
On est vraiment stupéfié par l’immensité de la tâche menée à si bonne fin. 

Pour permettre à ceux qui n’auront pas l’occasion de voir ce volume 
délicieux, de se rendre compte au moins du mérite du dessin, et aussi 
afin d’en perpétuer le souvenir, nous donnons au catalogue illustré la 
reproduction béliograpbique de la page avec la miniature représentant 
VÈducation de la Vierge (p. i). 

Dans six encadrements, l’artiste a enchâssé des figures en pied de 
Moïse, du Christ, des saints ou saintes et des anges; dans une autre (p. 43), 
deux petits paysages figurant le jour et la nuit. 

Le chapitre consacré aux Cérémonies du mariage a des places réser¬ 
vées en blanc pour l’inscription des noms des époux et la date des publi¬ 
cations des bans, de sorte que ce volume, d’une fraîcheur admirable, est 
tout prêt à recevoir une destination déterminée. 


THÉOLOGIE DOGMATIQUE, MORALE, ETC. 


28. LACTANTIüS (Firmunus), Opéra. — In-fol., de 187 ff. à 
2 col. (le 8* blanc); encadrement et lettres ornées; mar. brun, 
compart. à froid, tr. dor. et cis. {rel. ital. duXV^ siècle). 

Très beau manuscrit sur vélin, exécuté en Italie et daté de 1449. 

Les sept premiers feuillets contiennent un préambule (commençant 
par : De fus Hbvis dicipot aliquid.,,), quatre éloges de Lactance tirés de 
s. Augustin et de s. Jérôme, et la table des chapitres du premier ouvrage : 
Divinarum Institutioniim adversus gentes libri VIL Les deux autres traités 
compris dans ce volume sont : De Ira Dei (f. 159); — De Opificio Dei 
(f. 173 V®); — ils sont considérés comme livres Vlll et IX du premier. La 
souscription finale (f. 187 r®) est ainsi libellée : Explicit liber nonus. fir~ 
midi II lactantij, de opifitio dei uel || de formatione hominis. deo. H gratias. 
Et in sûma toV || eius liber de mstitutiôib*. Ira || dei et eius opificio. Scriptus 


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THÉOLOGIE. 


49 


Il per me baptistam de lanfredücijs || de pisis, Ano. d. 1449. die 22 || no- 
uemWis. 

Le volume est d’une fort belle écriture semi*gothique, et orné d’ini¬ 
tiales enluminées. La première page du texte est entourée d’un joli enca¬ 
drement à rinceaux, or et couleurs; deux anges soutiennent dans le bas 
une couronne de laurier dont le milieu, réservé pour un écusson d’ar¬ 
moiries, est resté en blanc. 

Nous ne mentionnons qu’avec réserve que M. Gancia, dans la vente 
duquel a figuré ce manuscrit, a déclaré qu’il a été u muré dans la maison 
Donati de Florence, avec d’autres manuscrits, à l’époque des troubles de 
cette ville entre les nobles et le peuple, dont Machiavelli nous donne une 
si exacte description ». 

Conservation parfaite. 

29. AUGUSTINUS (S.). Epistolæ. — In-fol., de 128 ff. à 2 col.; 
miniature et lettres ornées ; basane. 

Manuscrit du x® au xi® siècle, sur vélin. 

Il commence à la seconde page par une table d’un choix de cent qua¬ 
rante-six lettres de s. Augustin, précédée de ce titre en capitales : Ind- 
pivnt II capitula || lihri ep"la\\rv)m soi Av||ÿvs<im epi, A la suite de la ta¬ 
ble se trouve une curieuse peinture à la plume, légèrement teintée, 
représentant saint Augustin assis sous un portique, sur un siège de style 
byzantin à têtes d’aigles. Il est vêtu d’une robe largement drapée; sa* 
tête est tonsurée et entourée d’un nimbe. 

La première lettre est adressée à Volusien. Il s’y trouve aussi deux 
pièces de vers envoyées à saint Augustin. Le volume s’arrête au milieu 
de la cinquante-septième lettre, adressée à Maximinus, et finit par ces 
mots : ne ppV honores nfos de qua sat'cina periculosa ratio reddit* misère 
plebes... 

Ce fragment est d‘une parfaite conservation. 

30. AUGUSTINUS (S.). Soliloquia. — Contemplatio de spe 
habenda in Cbristo. — De Cognitione sui ipsius. — In-8, de 
102 ff.; lettres ornées; mar. brun, riches compart. à fil. dor. 
et à froid, tr. dor. {rel. ital. du XV” siècle). 

Très beau manuscrit sur vélin, exécuté en Italie au xv* siècle. 

Il commence par cette rubrique : Incipivnt. capitvla, Soliloqviorum. 
Avfifvsll^mi. animae ad Deum, Le texte lui-même du premier traité dé¬ 
bute par ce tHre (f. 2 r®) : Indpit. Liber, Soliloqviorvm. Beati. AvH^^vs^mL 
animae, ad. Devm. de ineffabili. || dulcedine, omnipotentis, Dei, Cap'l^. 1. 
11 se termine au f. 51 v®, et est suivi de la table des chapitres du second 
traité, dont le texte est précédé de cette rubrique (f. 53 r®) : Indpit. 
Liber. Contemplationis. beati. Av\\gvstini. de, spe, habejida, in. Xpo. Cap. 
I, et qui finit au f. 66 r®. Les deux pages qui suivent offrent le sommaire 
des chapitres du dernier traité, dont le texte ne commence qu’au f. 68 r® : 
Indpit. Libellvs. Avgvstini. de. Cognitione, || svi. ipsivs. PrologvSf et qui 

4 


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50 


MANUSCRITS. 


finit au f. 100 v®. Viennent ensuite deux petites pièces : Confessio beati 
Augustini ad Deum et De Bona Voluntate, et le volume est terminé par 
cette rubrique : Deo, &ratias. Amen, 

L’écriture de ce volume est très soignée, et chacun des traités est 
orné au début d’une fort belle initiale en couleurs sur fond d’or guilloché. 

Au bas de la dernière page on a effacé plusieurs lignes d’écriture, 
dont on lit encore quelques mots, faisant connaître que ce livre a été 
offert par un père à sa fille. 

La reliure est de style vénitien ; le dos a été refait. 

31. NICOLAUS DE BIART. Sermones historiales et domini¬ 
cales. — In-foL, de 203 ff. à 2 col.; lettre ornée ; mar. La Val- 
lière, fil. à fr., tr. dor. {Lortic). 

Manuscrit de la .fin du xin® ou du commencement du xiv° siècle, sur 
VÉLIN, exécuté en France. 

Il commence par cette rubrique : Hic sût S'mones dnicales fns nicho\\ 
lay de hiart, t p® ni;®' hystoriales || primus est de libre regum. L’ini¬ 
tiale P de ce premier sermon renferme une miniature très fine représen¬ 
tant Nicolas de Biart, en habit de frère mineur, prêchant devant un audi¬ 
toire assez nombreux. De cette initiale partent deux longs appendices ; 
celui du bas s’étend jusque sur la marge inférieure, et porte un chien 
poursuivant un lièvre. 

Les trois autres sermons historiaux sont : de libre Sapientie, de libre 
Job, de libre Machabeorum. Après les sermons pour les dimanches viennent 
ceux pour les fêtes, et le volume finit ainsi : Expliciunt 'S’moncs byardi 
de H festis. 

Au bas de la première page, une ligne faisant connaître le proprié¬ 
taire du manuscrit a été grattée en partie {Iste liber est,,,,), 

Daunou, dans VHistoire littérale de la France (t. XVIII, p. 530-531), dit 
qu’on connaît si peu ce prédicateur que son nom même a été diverse¬ 
ment écrit par ses biographes (Byart, Biart, Biard, Viart, Bayard, etc.). 
Tout ce qu’on sait de lui c’est qu’il était contemporain de saint Louis. 
Daunou ne pai*aît avoir rencontré aucun manuscrit de ses œuvres, et il 
n’en parle que d’après les biographes. 

• La conservation de notre volume est parfaite. 

32. GRATIANUS (Frater). Summa de Casibus conscientiæ. — 
Pet. in-fol., de 288 If. à 2 col.; miniature et lettres ornées; 
veau brun estampé, fermoirs, tr. dor. (re/. du xv* siècle). 

Précieux manuscrit sur vélin, écrit et terminé par Vauteur lui-même 
dans le couvent de Sainte-Marie-des-Grâces, près Mantoue, le 12 juillet 
1460, et présenté par lui au cardinal BESSARION. 

En tête est une miniature assez belle qui représente l’auteur en habit 
de frère mineur, remettant à genoux son livre au cardinal. Suit une épi* 
tre dédicatoire dont nous copions l’adresse sans tenir compte des abré¬ 
viations : Reverendissimo in Christo patri et domine Bessavioni, miseratiene 


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THÉOLOGIE. 


51 


divina episcopo tusculafw et sancte ecdesie romane cardinali niceno vulgari- 
ter nuncupdto, necnon iw partibus Alemanie et Germanie locisque omnibus in 
eysdem sacroromanoimperio.,. apostolice sedis de lateie legatOy necnon iotius 
m'dinis Minorum ac congregationis monachoimm s. Justine pnditan. orclinis 
s, Benedicti gubernatori^ protectori et correctori ab eadem sede apostolica de- 
■ pidatOy epistola destinata octobns 146i, indktione 9. pontificatiis s. Do- 
mini nostri Piy divina pvovidentia pape vero anno quarto y féliciter incipit, 
L auteur s’y qualifie dindignus servulus fraier Gratianus, ordinis minorum 
pauperum. Celte épltre est terminée par cette rubrique : Explicit epistola 
prohemialis domino Cardinali ut supra Venetiis in conventu monachorum 
sancti Georgij majoris millesimo et die ut supra presentata. 

Vient ensuite un prologue où l’auteur dit avoir composé ce livre à 
Taide des écrits et des dires des docteurs anciens et modernes. 

Le volume est adniirablement écrit en caractères très fins, mais avec 
une telle quantité d’abréviations que le nombre des lettres dont les mots se 
composent est réduit des deux cinquièmes, ce qui le rend très curieux 
au point de vue paléograpbique. Ce vaste répertoire de toute la science 
ecclésiastique, où les matières sont rangées dans l’ordre alphabétique, est 
partout rubriqué soigneusement et orné d’un grand nombre d’initiales 
enluminées. 

A la fin du texte, avant les tables, on lit: Ego /rafer Gratianus decivitate 
Al STRIE, ordinis minotmm minimus et indignus, hujus operis onus suscepi et 
. compilan cepi ad mei instructionem et in ipso legerevolentium consolationem, 
suffragantibus quam plurimorum m'ationibus aDeo gratiam implorantibus ut 
me in tanto opéré illustrari et auxiliari dignaretur; quibus exauditis predic- 
tum opus gratiapiissimi Dci PatriSy domini nostri JesuChristi favente, ad fi- 
nem conduxi ac mediantibus meritis gloriose Virginis Marie matris Dei, et 
seraphici patris nostri Francisci qui in celis régnât cum eodem Domino nos- 
tro Christo Jesu. Amen, Expletum est hoc opus in loco sancte Marie Gra- 
TiARUM EXTRA Mantuam die {2 JuHj 1460, in qua est festurn sancti Hermacore 
primi patriarche aquilejensis et discipidi sancti Marci evangelisle Domini 
Christi Jesu. 

Viennent ensuite : 1® une table des chapitres de l’ouvrage ; 2® une liste 
des abréviations; 3® VAureum decretum; 4® les tables des chapitres des Dé¬ 
crétales du pape Grégoire IX, du pape Sixte, des Clémentines, du Droit ci- 
vil, des DigesteSy dos InstituteSy etc. 

Le volume est terminé par un Breve quoddam domini Eugenij pape 
quarti declarans tempus communioniSy daté du 8 juillet 1446. 

Les feuillets de garde sont couverts de notes consacrées à l’éloge de 
celte œuvre et constatant aussi les destinées successives de ce volume. 
La Civitas Austriæ, dont le frère Gratien était originaire, est le bourg de 
Cunedo, dans la province de Manloue. 

33. RECUEIL DE TRAITÉS DE DÉVOTION, en prose et en 
vers. — In-4, de 208 ff. (le dernier blanc) ; miniatures et lettres 
ornées; basane, tr. rouge {rel. du XVIIh siècle). 

Précieux manuscrit sur vélin, exécuté en France dans la seconde 
moitié du xiv® siècle, et orné de vingt-sept miniatures. 


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52 


MANUSCRITS. 


Pendant qu’il était encore la propriété de M. Toutain (de Saint-Lô), il 
fut conimuniqué à M. L. Delisie, de Tlnstitut, qui a reconnu que ce 
respectable volume avait appartenu aux rois CHARLES V et CHARLES VI, 
et qu’il figure dans les inventaires de la librairie du Louvre de 1373, 1380, 
14H, 1413 et 14*24. M. Delisie en a donné, dans la Bibliothèque de l'École 
des Chartes (18G9), une longue description, accompagnée de citations,* ce 
qui nous permettra d’être plus bref. 

Le volume compte deux feuillets non chiffrés et deux cent six feuillets 
cotés en chiffres romains de i à ccriij, erreur résultant de l’omission des 
cotes Ixxv et cxix. (H. : 0,223; L. : 0,155). Les morceaux dont il se com¬ 
pose sont au nombre de dix-neuf, dont six en vers; ils sont énumérés 
dans une table qui occupe les trois premières pages. En voici la liste. 

I. — Le Lcgilogue, « ainsi apelé, dit la table, pour ce que il parle de la 
loy de nature qui a .ij. commandemens, et de la loy de la sainte escripture 
qui a X commandemens.... » Les préceptes moraux y sont accompagnés 
d'historiettes, en guise d’exemples à suivre; tout un chapitre est consacré 
à l’éloge du caractère d’Alexandre le Grand. 

Ce traité est orné de deux miniatures. Celle servant de frontispice, à 
mi-page, représente le Père éternel jmraissant dans un nuage pour révéler 
ses volontés au peuple juif. Elle est peinte sur un fond d’azur couvert de 
beaux rinceaux dorés. Le groupe d’auditeurs se compose de douze per¬ 
sonnes. L’initiale A du texte représente au centre une Dame couronnant de 
laurier un jeune personnage agenouillé devant elle, sans doute l’auteur de 
ce traité. Les deux extrémités de cette initiale se prolongent en appen¬ 
dices fleuronnés qui entourent la page entière et lui servent de cadre. Sur 
la tige du bas est un groupe de cinq hommes, dont deux jouent au 
disque. La seconde miniature (f. vi r°) représente Dieu remettant à Moïse 
les tables de la loi. 

IL — Le Dialogue : « c’est dou père qui son filz enseigne, et dou filz 
qui au père demande ce qu’il ne sèt. » Il est consacré plus spécialement 
aux sept sacrements, et contient aussi un « Trectié de Antecrist », « De 
Enohe et Délie qui venrront encontre Antecrist^ » les Quinze Signes du ju¬ 
gement dernier J des Aumônes, des Membres de sainte Eglise, etc. 

Cette partie est ornée de huit miniatures : I® un Père enseignant son 
fils (f. xlii V®) ; — 2® le Baptême (f. xliii r®) ; — 3® la Confirmation 
(f. Ixxvii r®); — 4® VOrdinaiion (f. Ixxivr®) ; — 5° VF.uchanstic (f. Ixxvi r®); 
— 6® la Confession (f. Ixxviii v®) ; — 7® le Mariage (f. Ixxxii r®) ; — 
8® VExtrême-Onction (f. Ixxxiii v®). Ces miniatures sont d’un grand inté¬ 
rêt pour le cérémonial religieux, et surtout pour les costumes civils. 
Parmi les coiffures des femmes, on remarque une sorte de capuchon 
pointu, recourbé en avant, en guise de bonnet phrygien, et descendant 
sur le dos. 

III. — Les Six Degrés de charité. C’est le même traité mystique que 
celui compris dans le Psautier de Bonne de Luxembourg, décrit plus haut. 

La miniature qui le décore représente Salomon sur son trône 
(f. ciii V®). 

IV. — Traité des a nouvelletez dou monde ». Le préambule explique 
ainsi le sujet de ce traité : « L’en dit communément selonc le monde : 
De nouvel tout bel, et pour ce le monde, qui cèle par dedanz sa corruption 


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THÉOLOGIE. 


53 


et sa raauvestié, et montre par dehors ce que il a de hèle aparence, pour 
ce que il soit convoitiA et amé, a moüstré puis pou de temps trois nou- 
VELLETEz, c’cst à savoir : chançons hoquetées [c’est-à-dire celles dont 
rémission « empeeche l’entendement des paroles »], robes boutonnées et 
chances coulourées. Et ces trois choses entendues espiriluement sunt : 
empeechement de vie espirituele et de vie et de pardurable sauvement. » 
Dans ce traité se trouve intercalé le récit de la fondation de l’ordre des 
Chartreux (f. cix r® à ex v®) ; « en Bourgoigne, en un leu désert plain de 
montagnes. >> L’auteur déclare avoir consigné cette légende « selonc ce 
que il fu raconté devant madame la contesse de Saint Pol à [sic, pour : 
par] un des greigneurs hommes et des plus anciens de cèle ordre de 
Cha[r]treuse ». Celte comtesse de Saint-Paul était sans doute Mahaut de 
Chàtillon, femme de Gui de Luxembourg, morte en 1378. 

La miniature, couvrant toute la page, qui décore ce traité (f. evii v®) 
représente un Groupe de cinq chanteurs^ par allusion à l’innovation 
récente des chançons hoquetées. Les girouettes des tourelles surmontant le 
portique sous lequel ils sont réunis, portent l’une : une ai{jle de sable sur 
fond d*or, l’autre : des sautoirs de gueules sur or. 

V. — Les Enseignements de saint Louis à son fils. « Ce texte, dit M. L. 
Delisle, est, sauf de légères variantes, semblable à celui que notre con¬ 
frère, M. Paul Viollet, désigne par la lettre A et qui, jadis conservé à la 
Chambre des Comptes, est connu par les éditions de Theveneau et de 
Moreau ». 

La miniature afférente (f. exiii v®) a pour sujet : Saint Louis donnant 
ces enseignements à son fils. 

VL — Lettre adressée par un religieux à un jeune noble^ pour lui ap¬ 
prendre à se confesser. Efle analyse les sept péchés capitaux. 

La miniature placée en tête (f. exx v®) nous fait voir ce Religieux, assis 
à la porte du couvent, remettant sa lettre à un messager. 

VIL — Sept Pétitioîis dévotes, « pour requerre l’aide et le conseil et la 
grâce Nostre Seigneur », extraites des évangiles. 

Ce traité est orné de deux miniatures représentant : 1® Dieu sur le 
trône environné des emblèmes-des quatre évangélistes (f. cxxxi v®); — 
2® Jésus en croix entre la Vierge et s. Jean (f. cxxxii v®). 

VIII. — Les Quinze Joies Nôtre Dame. A la fin, on lit un petit épilogue 
ainsi conçu : « Ci achèverons nostre petit livret en rendant grâces à Dieu 
et à sa benoîte mère et à tous sains et à toutes saintes, et en suppliant 
à cous et à celles qui cest livret auront [sic, pour : orront] et liront que 
il se teignent à paiez de nostre petite information, que charité et devo- 
cion nous a ainssifait ordener, pour lessier après nous aucune chose en quoi 
se puissent espiriluement occuper nos enfanz que nous avons en garde, que 
Nostre Sires par sa très douce pitié vuelle de tout mal garder et en tout 
bien norrir et enformer et nos seigneurs et nos dames et nos bonnes 
amies, aus quiex et ausquèles nous nous recommandons très humble¬ 
ment et à vie et à mort especiaument. » « Il serait bien possible, dit M. L. 
Delisle, que ces paroles eussent été écrites par Mahaut de Châtillon, com¬ 
tesse de Saint-Paul, qui perdit son mari. Gui de Luxembourg, en 1371, 
et qui eut alors sous sa tutelle plusieurs enfants mineurs. » Celte dame 
serait par conséquent, conformément au texte précité, l’auteur de ces 


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MANUSCRITS. 


r»i 


Quinze Joies Nôtre Dame qu’on rencontre dans tant de livres de piété. 

C'est elle aussi évidemment qui est représentée agenouillée devant la 
Sainte Vierge tenant VEnfant Jésus, dans la miniature qui précède ce 
petit traité (f. cxxxiiiir®). 

IX. — Conte des trois chevaliers et des trois livres, élucubration dévote 
assez insipide. Trois jeunes chevaliers, revenant d’un tournoi « à granz 
boubens et à grant compaignie », traversent un bois en silence, absorbés 
dans des rêveries mélancoliques. Une fois dehors, ils se communiquent 
leurs pensées et constatent que tous les trois songeaient qu’il vaudrait 
mieux pour eux quitter les séductions de la vie mondaine et se consa¬ 
crer au service de Dieu. Y voyant l’inspiration divine, ils tombent d’accord 
de prendre l’habit religieux, et incontinent se réfugient dans une abbaye 
voisine pour mettre leur projet à exécution. Quarante jours après, les 
deux plus jeunes, succombant aux suggestions du mauvais esprit, com¬ 
mencent à regretter leur détermination et songent à abandonner le cou¬ 
vent. Le plus âgé, mis au courant de leurs velléités profanes, les sermonne 
doucement, et les fait revenir à des idées plus saintes, en leur expliquant 
ce qu’il avait appris, depuis sou entrée en religion, dans trois livres : le 
livre de conscience, le livre de science et le livre de sapience. 

Ce qui vaut assurément mieux que le style de ce conte, c’est son 
illustration, consistant en cinq miniatures qui représentent : 1® les Trois 
Chevaliers revenant du tournoi (f. cxxxvij) r®; — 2® les mêmes traversant le 
bois (f. cxxxvij v®); — 3® les mêmes se communiquant leurs pensées (f. 
cxxxviij r®) ; — les mêmes revêtant Vhabit religieux à Ventrée d*une 

abbaye (f. cxxxix r®) ; — le plus âgé sermonnant les deux autres (f. cxl 
r®). Ce qu’elles olfrent de particulièrement curieux, c’est un détail du 
costume chevaleresque du temps. On y voit, fixées verticalement aux 
cottes d’armes, à l’endroit des épaules, des ailettes ou plaques de métal, 
destinées à garantir les guerriers des résultats funestes des coups de 
masses d’armes. Feu M. Viollet-le-Duc fut frappé de ce détail qu’il n’avait 
rencontré dans aucun monument de la seconde moité du xiv® siècle. 
Cet usage, qui remonte à Philippe le Bel, avait cessé, selon l’opinion de 
l’éminent archéologue, bien avant l’époque de Charles V, et il en con¬ 
cluait, ainsi que de certains indices fournis par la scène du baptême (citée 
plus haut), que ce manuscrit a été exécuté près d’un tiers de siècle avant 
le règne de Charles V, ce qui n’est guère admissible, comme on l’a vu, en 
raison de ce qui a trait à la comtesse de Saint-Paul, dont le veuvage ne 
date que de 1371. 11 n’en est pas moins vrai que ce point de l’archéologie 
du costume mérite de fixer l’attention. Les cottes d’armes des trois che¬ 
valiers sont armoriées et cela uniformément dans les trois peintures. Ces 
armoiries sont : 1® d'argent à la croix de sable; — 2® d'or aux marteaux de 
gueules ; — 3® de gueules aux aiglettes (?) d'argent, 

X. — Livre de vie et aiguillon d'amour et de dévotion, La miniature qui 
s’y rapporte représente une Dame agenouillée devant une bannière sur 
laquelle est peint^ésus ct'ucifié (f. cxliii v®). Dans ce traité se trouvent 
intercalés trois contes : Des Trois Lois, des Trois Pierres, des Quatre Vins, 

XL — Traité du Saint-Esprit, « qui est fait à la similitude dou fleuue 
qui ist dou leu de délit assiz ou jardin de paradis, qui par quatre parties 
court en cestbas pais, pour la cité de Vame netoier et ennoblir, clorre et 


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THÉOLOGIE. 


5S 

enforder ». On y a intercalé de nouveau le texte du récit de la fondation 
de l’ordre des Chartreux (f. clxxv v® à clxxvij r®) qui était déjà inséré dans 
le quatrième traité. 

La miniature placée en tôle de cette partie représente la Cité de Vâme 
envii'onnée de fleuves et à l’entrée de laquelle se tient une jeune fille 
vêtue de bleu, personnifiant l’ûme. 

XII. — Poème mystique du rossignoletj t exposé espirituement selon le 
mistère de la crois et de la passion au benoit Jhesu Crist. » Ce petit 
poème, en vers octosyllabiques, fait par un saint homme : 

Pour esmover sa bonne afnie 
A Tamour dou douz filz Marie 

est empreint de beaucoup de grâce et de sentiment. Il compte soixante- 
dix-neuf huitains, dont chacun commence par le dernier mot du huitain 
précédent. 

Le point de contact entre la passion du Sauveur et le rossignol sc 
trouve dans la légende aux termes de laquelle cet oiseau assista au drame 
du Calvaire et annonça partout la mort du Christ, en criant : Occi! Occil 
Aussi, dans la miniature qui précède ce poème (f. clxxviii r®), on voit 
Jésus en croix et, à côté, un rossignol perché dans un arbre. Une dame, en 
robe rose, prie à genoux au pied de la croix, tandis que du côté opposé 
un clerc écrit sur un rouleau. 

XIII. — Oraison de la Passion, rimée, composée de treize vers. 

XIV. — Oraison à Notre-Dame, pièce de quarante-huit vers. 

XV. — Petit traité d^amour, en rime, pièce de cent douze vers. 

XVI. — Petit traité de Notre-Dame, quarante-huit vers. Après l’intitulé 
de cette pièce, le scribe a ajouté : « Que m’aprjst Monseig.neür de Saint- 
PoL, que Diex absoille! » Il s’agirait ici de Gui de Luxembourg, mort en 
1371, dont il a déjà été question. 

XVII. — Le Salut que P ange Gabriel apporta à la sainte Vierge, « en 
romanz », pièce de cinq vers monorimes. 

XVIII. — Les Enseignements « que une grant dame et sainte dame 
envoia par unes lettres à une seue bonne amie en Nostre Seigneur. » 

La miniature placée en tête (f. clxxxvii r®) représente la Dame en 
question, vêtue d’une robe rose, assise sur un banc et remettant une lettre 
à un serviteur agenouillé devant elle. Les compartiments losangés qui 
décorent le fond de cette belle peinture sont chargés alternativement de 
lions de gueules et d\dgles d*argent, La dame doit représenter Mahaut de 
Châtillon, auteur probable de cette pièce. 

XIX. — La Dédication ou Sanctification de Vdme, long traité en prose. 

Dans la miniature qui le précède (f. cxcii v®) on voit une Jeune fille 
vêtue de blanc, personnifiant Vdme, à genoux devant une sorte d'autel, ayant 
près d'elle un ange debout. 

Le volume est terminé par un post-scriptum dont les termes sont 
presque identiques avec ceux de l’épilogue des Quinze Joies de Notre- 
Dame, que nous avons rapporté plus haut, avec cette différence que 
Mahaut de Châtillon n’y parle plus de ses enfants, mais déclare que ce 
traité a été fait « pour lessier après nous aucune chose en quoi se puissent 


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56 


MANUSCRITS. 


espirituement occuper nos bons amis et nos bonnes amies, et nos sei¬ 
gneurs et nos dames ». 

De tout ce qui précède il résulterait que ce volume a été fait sous les 
auspices et avec la participation de Mahaut de Châtillon, peu après la 
mort de son mari, Gui de Luxembourg, survenue en 1371, et qu’il fut 
ensuite offert au roi Charles V, avant 1373, puisque à cette date il figure 
déjà sur l’inventaire de la librairie du Louvre. 


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JURISPRUDENCE, SCIENCES, 

ARTS ET BEAUX-ARTS 


34. — BONIFACIUS VIII. Liber Sextus decretalium. Cum appa- 
ratu Johannis Andreæ. — Gr. in-fol., de 90 ff. à 2 col. ; mi¬ 
niatures et lettres ornées; mar. La Vallière, riches compart. à 
froid, tr. dur. (Z) 2 /n^). 

Précieux manuscrit sur vélin, exécuté en Italie vers le milieu du 
XIV® siècle, pour un prince de la maison d’ANJOü-SlCILE, sans qu’il nous 
soit possible de l’identifier avec certitude. 

, Les deux premiers feuillets sont consacrés à l’arbre de parenté dressé 
par le commentateur {Circa Iccturam arboris.,.), terminé ainsi : Explicit 
apatus dhi, Jo, andree super || Arbore cÔsanguinitaiis z affinitutis. 

Le texte des décrétales commence à la page suivante par cette rubrique : 
Incipit lib\ vj\ decHaliû, d, boifaV. ppe. viij. Au dessus se trouve une mi¬ 
niature ayant pour sujet la Présentation du commentaire par Jean d'André. 
Le célèbre canoniste, la tète tonsurée, offre, à genoux, son livre à un per¬ 
sonnage assis, à barbe grisonnante, vêtu d’une robe bleue et d’une cbla- 
myde écarlate, et coiffé d’une sorte de mitre pointue, également écarlate, 
avec un large galon doré et une bandelette retombant dans le dos. Der¬ 
rière Jean d’André, plusieurs ecclésiastiques, dont le premier est coilfé 
d’une mitre blanche et porte une étole de même couleur sur une cape 
écarlate. Ce dernier est peut-être l’archidiacre Gui de Abaysio, le maître 
et le protecteur de Jean d’André ; celui à qui le livre est présenté nous 
semble être le recteur de l’université de Bologne où notre canoniste 
professa pendant longtemps. Le même personnage est encore représenté 
dans l’initiale B du texte, à mi-corps, vêtu de même et tenant des 
deux mains le livre qui lui a été offert. C'est aussi, en effet, aux docteurs 
de cette université célèbre que le pape Boniface VIII avait adressé, en 
1298, sous forme de bulle, ses décrétales rédigées par Guillaume, arche¬ 
vêque d’Embrun, Bérenger, évêque de Bourges et Richard de Sertis y vice- 
chancelier du saint-siège. 

En regard de la miniature se trouve un grand écusson d’armoiries : 
Parti : au I, semé de France, à un lambel deguxuleSy qui est d’ANJOu-Si- 
ciLE ; au 2, de pourpre au lion d'or. 

Le commentaire de Jean d’André, écrit en caractères plus petits, en¬ 
toure le texte, de même que cela a lieu plus tard dans les éditions impri- 


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58 


MANUSCRITS. 


mées de ce livre. Au surplus, les marges et les intervalles des deux textes 
sont couverts de notes d’une écriture courante du même temps. 

L’ouvrage finit à la seconde colonne de l’avant-dernière page par 
cette souscription : Explicit apparatus dni Johis andree super sex\\to libre 
décrétalium. Deo gratins, 

A la suite le scribe a copié une bulle d’un pape Benoit, datée d’Avi¬ 
gnon le 4 des calendes de février, la deuxième année de. son pontificat. 
Cette bulle, qui ne figure pas dans les éditions imprimées, ne peut 
émaner que de Befioil XII, Français d’origine, élu le 13 décembre 
1334. L’exécution de notre manuscrit semble peu postérieure à cette date, 
et il a peut-être été fait du vivant même de Jean d’André, qui mourut le 
7 juillet 1348. 

La première édition de ce livre a été donnée à Mayence par Jean Fust 
et Pierre Schœffer en 1465. 


35. PLATON. Phédon, Criton, Alcibiade I et II, Euthyphron, 
Charmides (en grec). — In-8, de 168 fî. ; demi-rel., veau 
fauve. 

Fort beau manuscrit sur vélin, exécuté au xv® siècle, probablement en 
Italie. 

Il débute par ce titre en lettres d’or : ^ 7«pl Les cinq au¬ 

tres traités renfermés dans ce volume commencent aux feuillets 69 v®, 
82 v°, H 4 V®, 128 r® et 143 v® ; le dernier est terminé par cette souscription, 
également en lettres d’or, comme toutes les autres et comme tous les titres : 

La fine écriture du volume est un cbef-d’œuvre de calligraphie grecque 
du XV® siècle; le vélin est d’une qualité supérieure. 

Les premières pages du texte de ïAlcibiade II sont accompagnées en 
marges d’une traduction latine. 

Ce beau volume porte à plusieurs endroits l’estampille de la famille 
lucquoise Minutoli-Tegrimi. 

36. — CICERO (M. T.). De Officiis. — In-4, de 70 ff.; bordures 
et lettres ornées; veau antiqué, ornem. à froid, tr. dor. 

Beau manuscrit sur vélin, exécuté en Italie dans la seconde moitié du 
XV® siècle. 

Il commence par ce titre en carmin : Marci T. C. de Officiis liber pri¬ 
mes incip., et finit par celui-ci (f. 65 r®) : Finis Hbri tertii et vltimi Cice- 
ronis H de officiis. Deo gratias. Féliciter finit. 

Chacun des trois livres est orné en tête d’une grande initiale enlumi¬ 
née en or et couleurs, dont les appendices s’étendent sur les marges, 
formant bordure. Au bas de la première page, une couronne de laurier 
renferme un écusson armorié : d'argent à trois fasces d'argent. 

L’écriture, ronde et fine, est fort belle. Le texte est accompagné de 
nombreuses notes interlinéaires et marginales. 


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JURISPRUDENCE, SCIENCES, BEAUX-ARTS. 


59 


A Jft suite de Cicéron, on a copié une harangue latine d’Antoine de 
Geminiano, adressée en public à son concitoyen, le chevalier François 
Useppe, à son retour de la Hongrie, et à qui la ville de Bologne venait 
de confier le commandement de sa milice communale (Anionij Geminia- 
nensis Oratio ad splendidum equitem Franciscum, concivem, coram populo 
et in foro habita féliciter). L’orateur dit avoir été invité à la prononcer 
par les principaux capitaines du parti guelfe.. 

37. CICERO (M. T.). Tusculanarum Dispulationumlibri V.— De 
Finibus bonorum et malorum. — In-fol., de 150 ff. ; bordures 
et lettres ornées ; mar. brun, orneih. à froid, tr. dor. [reL ital. 
du^v^ siècle). 

Très beau manuscrit sur vélin, exécuté en Italie et daté de 1431. 

Il commence par cette rubrique : M. TvUii. Ciceronis. Tvscvlanm'vm. 
Dis \\pvtationvm. liber .primvs.incipit.féliciter. La page est entourée d’un 
beau cadre, peint en or et en couleurs, composé d’entrelacs, de figures d’an¬ 
ges et d’animaux. Le montant droit est terminé en haut par un médaillon 
avec le portrait d’uii personnage en costume du temps; du côté opposé, 
est un semblable médaillon avec un pupitre dç travail. Dans la bordure 
inférieure, deux anges supportent une couronne de laurier, au milieu de 
laquelle se trouvent ces armes : de gueules à une fasce(?) d'argent, timbrées 
d’un casque, avec un faucon pour cimier, armoiries qu’on croit être celles 
de la famille Falcone. 

Le premier traité finit au f. 77 v«; le feuillet suivant n’a qu’une ligne 
de texte, répétant Vexplicit. Le second traité commence au f. 79, sans au¬ 
cune rubrique, et finit ainsi au bas de la dernière page: Finis. ^ Die 
XXIIW mensis may. M'^.CCCC^XXXl^. manu mei Pollini. 

38. CICERO (M. T.). Paradoxa. — De Senectute. — De Amici- 
tia. — In-8 carré, de 122 ff.; lettres ornées; cuir de Russie 
fauve. 

Important manuscrit sur vélin, exécuté en Italie au xiv® siècle. 

Aucun de ces trois traités n’est pourvu de titre. Les Paradoxes finissent 
au f. 24 V®, au bas duquel on lit, d’une écriture très fine : mcccciiij^ xdict. 
diexxj^ Thss. Junij expleV e hora £cæ*. Suivent deux lï. blancs. 

Le traité sur la Vieillesse occupe les fl*. 27 à 73. A la fin se trouve celle 
souscription : Marci Tullij Ciceronis || ad Acticum (sic) de Senectute || liber 
explicit. Amen. |1 Deo Gratins ; et plus bas : Mcccciiij^ die xx fnsis Aprilis 
hora xviij felicit* a me Fràcischo expleV ê liber iste. 

Le traité de VAmitié commence au f. 75, et finit par le mot Amen. 

Chacun de ces traités est orné en tête d’une belle initiale en azur et 
carmin. Le texte de Cicéron est accompagné de notes marginales et 
interlinéaires, de la même écriture que celle des souscriptions rapportées 
ci-dessus, et datées de 140t, d’où il résulte que le nommé Franciscus 
n’est pas le copiste du manuscrit, mais le commentateur. 

Ce volume, parfaitement conservé, provient de la bibliothèque du 
comte D. Boutourlin. 


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60 


MANUSCRITS. 


39. LE LIVRE DES MEURS DU GOUVERNEMENT DES SEI¬ 
GNEURS, appellé les SECRETZDES SECRETZ ARISTOTE. 
(Texte latin et traduction française.) — Pet. in-8 carré, de 
107 ff. ; cuir de Russie, ornem. à froid, tr. dor. 

Manuscrit du xv® siècle, sur vélin, en ancienne bâtarde. 

Le premier chapitre de la traduction française nous donne la genèse 
de ce livre : « Ieiian, filz Patrice, saige de tous langaiges, trouva en Grèce 
U repost ou Temple du Soleil que Esculapides avait fait faire, le livre des 
« Secretz Aristote^ et le translata de grec en calde. Et de calde depuis, à 
« la requeste du roy d’Arabie, le translata en arabic. Et après grant temps 
« ung grant clerc, appellé Phelippes, le translata d’arabic en latin, et 
« l’envoya à Révérend Père en Dieu,-tressaige, noble et honneste per- 
« sonne, Guy de Valence, cvesque de Triple [Tripoli]. » Le môme préam¬ 
bule dit ensuite que lorsque Aristote ne pouvait plus, pour cause de vieil¬ 
lesse, accompagner partout Alexandre le Grand, il composa ce livre pour 
lui rappeler « comment il se devoit maintenir et gouverner ». «Et depuis 
« a esté translaté ledit livre de latin en rommant, non mie tout, fors ce 
« qui est plus prouffilable à l’estât et gouvernement des princes. « Voici 
maintenant l’explication du titre de ce traité : « Et disoit Aristote que 
« ces choses ne sont mie à monstrer à chascun, ainçois les doit-on moult 
« secrètement gfwdei\ et faire lire devant les grans seigneurs qui y doivent 
« prendre rairoucr et forme de vivre, parquoy ilz se saichent gouverner 
« si comme il affiert au prouffit et honneur d’eulx et de leurs subgetz. » 

On sait que l’attribution de cette œuvre à Aristote est fausse; mais, à 
part cela, tous les autres détails qu’on vient de lire paraissent exacts, at¬ 
tendu qu’on en possède plusieurs leçons arabes. 

La version latine, qui occupe les quarante premiers feuillets de notre 
manuscrit, commence par un Prologus in libro AristoUlis ad Alexàdrü 
regem de regimine principum, prologue qui est tout simplement une épître 
dédicatoire adressée par le traducteur Philippe à l’évêque Gui de Valence ; 
« Domino suo excellentissimo, in cultu religionis cristiane strenuissimo Gui- 
doni de Valencia, civitatis Tripolis glonoso pontifici, Phüippus suonim mi- 
nimus clericorum ». Il y déclare avoir trouvé le texte arabe de « cette perle 
de philosophie », à Antioche où il avait accompagné l’évêque Gui de Va¬ 
lence. Notre version finit par ces mots : Observa in omnibus pseueranciam 
et noix sequi fugientem, et par cette rubrique : Explicit moralisaeio corn- 
pendiosq || super librum Aristotilis de regimine Wprincipumy suivie d’un long 
passage du livre de Salomon, à Tadresse des rois et des princes, écrit 
également en rouge. 

La version française, qui offre un texte rajeuni d’une traduction exé¬ 
cutée au xiii® siècle, commence par le litre que nous avons transcrit en 
tête de cet article, et par une table des matières de cet ouvrage divisé 
en quarante-deux chapitres. 

Ce livre ayant été destiné à apprendre aux princes non seulement à 
se gouverner et à gouverner les autres, mais aussi « à se maintenir », une 
bonne partie en est consacrée à des préceptes d’hygiène. Les chapitres 
suivants : Des quatre temps de Van; — de la congnoissance des viandes que 
Von doit user selon la complexion; — des eaux et de leur nature ; — des vins 


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JURISPRUDENCE, SCIENCES, BEAUX-ARTS. 


61 


et de leur nature; — des manières des baings et des estuves, etc., sont fort 
curieux au point de vue de Thistoire de Ja science. 

Le volume finit ainsi (f. 107 r°):... Et ne sauroies met\\tre fin ne mesure 
a la paine qui || ten pourrait venir, || Cy fine le liure appelle le secret || des 
secretz aristote qu'il enuoya au || roy alexandre. 

Il a été exécuté pour un membre de la maison de France, car au mi¬ 
lieu de l’initiale D de la première page se troave un écusson presque en¬ 
tièrement effacé, mais où l’on distingue encore trois fieurs de lis et un 
lambel de trois pendants. 

Le texte latin et la version française de cet ouvrage ont été imprimés 
plusieurs fois au xv® siècle. 

40. CHRISTINE DE PISAN. Le Livre des trois vertus pour ren¬ 
seignement des dames. — In-fol., de 98 ff. à 2 col. ; miniature, 
lettres ornées; mar. rouge, fil., tr. dor. 

Précieux et beau manuscrit sur vélin, exécuté dans le premier quart 
du XV® siècle. 

La table des chapitres, qui occupe les trois premières pages, nous fait 
connaître dès le début le plan de cet ouvrage, divisé en trois parties : 
Ci cômence la table des|| rubnehes du liure des || .iij. vertus a lenseignement || 
des dames, le quel dit liure \\ est parti en troys parties, la \\première sadrece 
aux prin\\cepces et haultes dames. la\\seconde aux dames et damoi\\selles et 
premièrement a cel\\les qui demeurent a court de\\princepses ouhaulte dame. 
Et\\la tierce aux fêmes destats aux bourgeoises t femmes de\\cômun peuple. 

Dans le préambule de la première partie, l’auteur explique ainsi les 
prémisses et le titre de ce travail : « Apres ce que j’oz edifftée, à l’ayde et 
« par le commandement des trois Dames de Vertus, c’est assavoir Rayson, 
« Droitture et Justice, la Cité des Darnes^ par la fourme et manière que 
« ou contenu de la ditte cité est declairie; je, comme personne traveillie 
« de si grant labour avoir accompli et mis sus, mes membres et mon 
« corps lassez pour cause du long et continuel exercite, estant en oyseuse 
« et quérant repos, s’apparurent à moy de rechief, gaires ne tardèrent, 
« les sus dittes troys glorieuses, en disant toutes trois parolles d’une 
« meisme substance en telle manière : « Comment, fille d'estudCy as tu jà 
« remis et fiebié en mue l’outil de ton entendement et délaissié en séche- 
« resse encre, plume et le labour de ta main dextre, ou quel tant te sou- 
'< loys délitter?... Or sus, sus, baille çà ta main, drèce toy, plus ne soies 
« accropie en la pouldrière de récréandise... «Lors moy, Christine, oyant 
« les séries voix de mes Iresvénérables maistresses, remplie de joye, en 
w tressaillant tost me dreçay, et agenoillée devant elles m’otfry ù 
« l’obéissance de leurs dignes vouloirs... » 

La belle miniature (H. ; 0,089; L. : 0,126) placée en tête de la pre¬ 
mière partie (f. 3 r°) représente précisément celte scène allégorique de 
l’inspiration, et en même temps aussi la scène corollaire de l’application 
de cette œuvre de Christine de Pisan. Dans la moitié gauche de la pein¬ 
ture, un édicule ouvert sur deux côtés nous laisse voir l’intérieur de la 
chambre à coucher de Christine. Vêtue d’une robe bleue à manches fen¬ 
dues et d’une cotte noire, la tête couverte d’un large atour en forme 


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MANUSCRITS. 


d’auvent, elle est couchée sur un lit confortable, surmonté d’un dais. Les 
Troùi dames de vertus, dont il a été parlé ci-dessus, les têtes ceintes de 
couronnes royales, se tiennent debout auprès du lit, et l’une d’elles relève 
Christine par le bras. Dans la moitié droite, dont le fond est à damier or 
et couleurs, la même dame, assise dans une chaire, lit le livre d’enseigne¬ 
ment à un auditoire féminin composé de quatre princesses couronnées 
et de sept femmes appartenant à la noblesse, à la bourgeoisie et au peu¬ 
ple. La plupart de ces dernières sont vues de dos. Cette peinture, si in¬ 
téressante pour le costume du beau sexe sous le règne de Charles VI, est 
d’une exécution remarquable et d’une grande fraîcheur; on eu trouvera 
une reproduction au catalogue illustré. 

On n’a pas encore remarqué que le dernier chapitre de la première 
partie est une simple reproduction d’une longue épître morale (vingt 
colonnes) tirée d’un livre inconnu intitulé : Du Duc des vmis amans, épitre 
« que Sebile de la Tour envoia à la duchesse». 

Comme on l’a vu par le sommaire des trois parties, cet ouvrage est 
un traité de haute morale publique et privée à l’usage des femmes de 
tout âge et de toutes les conditions sociales, un code des droits et des 
devoirs du sexe féminin, depuis la reine jusqu’à la femme du labou¬ 
reur. On n’en a pas exclu même les « femmes de foie vie », à la morali¬ 
sation desquelles Christine a consacré un chapitre spécial. 

C’est bien à tort aussi qu’on a dit qu’il n’y avait pas dans ce livre le 
moindre trait que l’on puisse appliquer à la science politique. Christine 
de Pisan, s’adressant dans la première partie de son ouvrage à des prin¬ 
cesses d’un pays de loi salique, qui n’exerçaient le pouvoir souverain que 
fort rarement, à titre de régentes, n’avait pas à faire à leur usage on 
traité de science politique, comme plus tard elle a fait un traité systé¬ 
matique de l’art militaire et du droit des gens à Tusage des hommes de 
guerre (voir plus loin, le n° 44), mais elle ne les a nullement ren¬ 
voyées à leurs quenouilles, et elle n’a point oublié de tracer les règles 
générales de conduite politique pour les femmes des princes, et quelque¬ 
fois même elle est descendue jusqu’aux minuties du rôle à observer par 
elles pour concourir au bien de l’État. Les chapitres suivants sont consa¬ 
crés à ces règles : ix. Comment la sage et bonne princesse sepènera démettre 
paix entre le prince et les barons s'il y a aucun descort; — xvii. Comment 
la saige princepee mettra peine comment elle soit en la grâce et bénivolence 
de tous les estai de ses subgiez; — xxii. Du gouvernement de la sage prin¬ 
cepee demourée veuve; — xxiii. De ce meismes et des jœnnes princepees 
veuves. 

Ayant été témoin des désastres multiples causés par les guerres étran¬ 
gères et civiles qui avaient désolé la France pendant tant d’années (son 
‘ ouvrage a été composé vers 1406), Christine attachait le plus grand prix 
à la paix, considération qui domine dans ses enseignements aux prin¬ 
cesses. Elle leur assigne dans l’État un rôle modérateur et conciliateur, 
en tant toutefois qu’il est compatible avec l’honneur du pays. « Si avisera, 
(( dit-elle, de toute sa poissanee se elle pourra tout faire, en gardant Ton- 
« neur de son seigneur, que ceste guerre puist estre eschivée, et en ce se 
« vouldra traveillier et labourer saigement. » 

K Se il avient, continue-t-elle plus loin, que aucuns des princes du 


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JURISPRUDENCE, SCIENCES, BEAUX-ARTS. 


63 


« royaume ou païs, ou des barons ou des chevaliers ou subgiez qu’ait 
« puissance se soit d’aucune chose méfiait meismement contre la majesté 
« de son seigneur, ou que il en soit encoulpez, et elle voit que de le 
U prendre et punir ou mouvoir contre lui guerre peust venir grand mal 
« en la terre, si comme en cas pareil en a veu maintes fois en France et 
« ailleurs, que par le contens [griefs] d’un bien petit baron ou chevalier 
« au regart du roy de France, qui est si grant prince, sont venus mains 
« grans maulx et domages ou royaume, si comme racontent les croni- 
« ques de France du conte de Corbeil, du seigneur de Montlehery, et de 
« plusieurs autres, et meismement avint n’a pas longtemps de messire 
« Robert d'Artois, lequel, par le content que le roy ot à lui, dommaig[e]a 
« moult le royaume de France à l’aide des Anglois [1343]; et pour ce 
a la bonne dame, qui aura regart à ces choses et pitié de la destruccion 
« du peuple, se vouldra traveiller d'y mettre paix... » 11 ne faut pas 
oublier, en effet, que Christine a dédié cet ouvrage à la dauphine Mar¬ 
guerite de Bourgogne, épouse de Louis, duc de Guyenne, « attendant la 
couronne», c’est-à-dire le dauphin, auquel elle dédia plus tard son remar¬ 
quable Livre de la paix^ qui fait pendant au Livre des trois vertus. En 
s’adressant à celle qui pouvait d’un moment à l’autre monter sur le trône 
de France, Christine ne pouvait pas se borner au simple rôle de profes¬ 
seur de morale, mais, sous l’impulsion de son ardent patriotisme, elle 
considérait comme un devoir impérieux de lui inculquer d’avance des 
principes de sagesse politique. Elle lui apprend donc encore qu’une prin¬ 
cesse doit user d’habileté envers toutes les classes de ses sujets, et prati¬ 
quer dans certains cas une discrète dissimulation et « une juste hypocrisie, 
nécessaire à princes et princesses qui ont à dominer aultruy ». Voilà 
certes ce qui relève de la politique et non de la morale pure ! 

Nous avons cru devoir donner une idée assez complète de cet ouvrage 
parce qu’il passe pour refléter le mieux le génie de Christine de Pisan, 
parce qu’il est l’un de ses plus renommés, et parce que les moyens d’in¬ 
formation sur ce livre ne sont pas à portée de tout le monde, en raison de 
l’oubli immérité qui entoure les productions littéraires de cette femme 
courageuse, l’une des plus illustres de son siècle. Christine elle-même 
semble avoir attaché à cette œuvre un prix particulier. Elle, si modeste 
d’ordinaire, elle ne dissimule pas la satisfaction et l’orgueil que lui a pro¬ 
curés l’accomplissement de sa tâche, et rêve pour ce livre une réputation 
universelle et durable, u Et je, Christine, dit-elle dans la conclusion, 
« demouray... très resjoye regardant la tresbelle œuvre de leurs [trois 
« dames de vertus] dignes leçons, lesquelles demoy récapitulées, veues et 
« reveues m’apparoient de mfeulx en mieulx estretresprouffi tables au bien 
« et augmentacion de meurs vertueux en accroissement d’onneur aux 
(‘ dammes et à toute l’université des femmes présens et à venir, là où se 
« pourroit ceste ditte œuvre estendre et estre veue. Et pour ce, jnoy leur 
« servante... me pensayque cette noble œuvre multiplieroye par le monde 
en plusieurs copies quel qu’en fut le coust, [et] seroit présentée en 
« divers lieux à roynes, à princepces et haultes dames... et que par elles 
« peust estre semée entre les autres femmes, laquelle ditte pensée et 
« désir mis à effect, si que ja est entrepris, sera ventillée, espandue et 
« publiée en tous pais, tout soit elle en langue françoise, mais parce que 


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MANUSCRITS. 


« la ditte langue plus est commune par l^univers monde que quelcon- 
« ques autre ; ne demourra pas pour tant vague et non utile nostre ditte 
« œuvre qui durera au siècle sans déchéement par diverses copies, si la 
« verront et orront maintes vaillans dames et femmes d’auttorité ou temps 
« présent et en cil avenir, qui prieront Dieu pour leur servante Christine, 
« désirant que de leurs temps fust sa vie au siècle ou que veoir la peus- 
« sent.,,, » 

On a quelquefois confondu ce livre avec celui de laCité des darnes^ qui 
lui sert d’introduction et qui est consacré à la réhabilitation du sexe fémi¬ 
nin (attaqué dans le Roman de la Rose), à l’aide des exemples tirés de 
l’histoire. La Cité des Dames est demeurée inédite, quoiqu’on ait dit le 
contraire, et le Livre des trois vertus a eu les honneurs de l’impression 
dès 1497, sous le titre* trompeur de Trésor de la cité des dames (Paris, 
Vérard). Il a été réimprimé à Paris en 1503 et en 1536. Une seule traduc¬ 
tion en a été publiée, et cela en portugais, sous le titre de Miroir de 
Christine {Espelho de Chrisiina; Lisbonne, 1518). Les exemplaires des trois 
éditions françaises sont peut-être plus rares encore que les manuscrits, de 
sorte qu’au point de vue de la publicité, ce livre doit être considéré comme 
inédit, d’autant plus que ces éditions, comme nous avons pu le constater, 
s’écartent notablement et sous bien des rapports du texte original. 

Notre volume finit ainsi (f. 98 r®) : Explicit le Hure des, iij. || vertus 
alenseignement des || dames. Deo gràs. 11 est soigneusement écrit, « en 
lettres de court », et orné d’initiales enluminées. 

A la dernière page, on lit cette mention de propriété d'une écriture 
de la fin du xv® siècle : « Ce Hure contient xxiiii vingt feulies etuneystoyre. 
Et appertient à monseigneur de Sainct Vallier ; qui le trouuera le luy rende 
et payera la payne dHcelluy qui le trouuera. » Il s’agit très probablement de 
Jean de Poitiers, comte de Saint-Vallier, père de Diane de Poitiers. 
D’autres traces de provenances ont été grattées. 

Ce précieux volume, d’une conservation irréprochable, a été acquis à 
la vente de la bibliothèque Yemeniz au prix de 9,500 francs. 

41. AVERROES. Liber de medicina, qui dicitur Colliget. — 
In-fol., de 84 ff., à 2 col.; miniatures et lettres ornées; veau 
noir, armoiries {anc. rel.). 

Fort beau manuscrit sur vélin, exécuté en France dans la première 
moitié du xiii® siècle, et orné de cinq miniatures sous forme de lettres his¬ 
toriées. 

Il commence par cette rubrique : Hic incipit liber mehe\\met auenrost 
qui colliget nominat^- || Rubrica. 

Divisé en sept livres, cet ouvrage est la traduction latine d’un traité 
de médecine du célèbre médecin et philosophe arabe du xii® siècle, traité 
dont le titre original : Kitab-el-Kulliyyat (le LivreduTout) a été corrompu 
dans l’Occident en Colliget. Il a été publié en latin dès 1482, à Venise, 
mais nous ignorons si c’est la même traduction que celle-ci. 

Il finit ainsi à la dernière page : Explicit liber mehemet aucrost qui col- 
H\\get nominatur. 


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JURISPRUDENCE, SCIENCES, BEAUX-ARTS. 


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II était suivi du traité de Sénèque : De Quatuor virtulibus cardinalibus, 
dont nous n’avons ici qu’une demi-colonne. 

Sur sept livres du Colliget cinq commencent par une belle initiale his¬ 
toriée, finement peinte. Elles représentent : 1® un Professeur de médecine 
faisant son cours (f. i r®) ; — 2® un Médecin donnant une consultation à un 
homme et à une femme (f. 7 r®) ; — 3® un Médecin auprès du lit d'un malade 
(f. 16 V®); — 4® un Banquet (f. 65 r®); — 5® un Médecin remettant à une 
femme une fiole remplie d'un liquide vert (f. 70 v®). Toutes ces initiales sont 
pourvues de longs appendices enluminés. 

Le plat de dessus de la reliure porte ces armoiries ; Semé de fleurs de lis, 
avec un écu bandé en abime; l’écusson est surmonté d’une mitre d’abbé et 
d’une crosse, et entouré de cette inscription : Bibliothèque de Cistcaux. 


42. VEGETIUS (Flavius). Epitome institutorum rei militaris. — 
In-fol., de 70 ff. ; miniatures et lettres historiées; veau rouge, 
riches compart. à froid, tr. rouge, fermoirs [rel. italienne du 
xv° siècle ). 

Superbe manuscrit sur vélin, exécuté en Italie au xiv® siècle, et orné 

de DEUX GRANDES MINIATURES et de CENT TRENTE-TROIS PETITES SOUS forme de 

lettres historiées. 

Il commence par cette rubrique, qui précède le sommaire de l’ouvrage 
et la table des chapitres du livre premier : Eutropij Flauij Veyecij renatium 
illust's II comitis constiantinopolitana (sic) Valcntino || augusto consuli epitoma 
institutorum rei militaris de comëtarijs TreüC (sic) z adria' || r Forlini augüsti 
Incipit liber. Le texte finit ainsi (f. 68 r®) : Flauij Vegecij renati viri illustris 
Li\\ber quartus explicit t ullimus. Les deux derniers feuillets sont occupés 
par des figures du zodiaque et de la rose des vents, accompagnées d’un 
petit texte. 

L’illustration du volume n’a pas été entièrement terminée, car en tête 
du second livre deux espaces encadrés d’or ont été laissés en blanc pour 
recevoir de grandes miniatures. 

Celle placée en tête du troisième livre représente un Camp. Au milieu, 
sous une tente, on voit à table trois personnages servis par deux domes¬ 
tiques. Le seigneur assis au milieu est coilfé d’un chaperon rouge et re¬ 
vêtu d’un riche pourpoint armorié : bandé d'or et de gueules ; un écusson 
avec ces armes figure au sommet de la tente. C’est évidemment le person¬ 
nage pour lequel ce manuscrit a été exécuté. A droite et à gauche de la 
tente, sont représentées différentes scènes de la vie des camps : des sol¬ 
dats j.ouent aux dés, d’autres ferrent un cheval, ou font leur cuisine; 
enfin un chirurgien pratique une saignée au bras d’un malade, en pré¬ 
sence d’un médecin. La composition entière est placée sous un hangar 
découvert, au toit tapissé de feuillage; le fond général est à rinceaux 
dorés. 

La seconde grande miniature , placée en tête du quatrième livre 
(f. 52 V®), représente les Travaux de fortification d’une place. Plusieurs 


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MANUSCRITS. 


ouvriers travaillent à une porte de forteresse ; d’autres déchargent du ma¬ 
tériel amené par bateau. 

Les lettres historiées offrent toute une série de sujets empruntés à la 
vie militaire et à l’art de la guerre. On y voit des exercices de toutes sor¬ 
tes, des guerriers à pied et achevai, à l’attaque et à la défense, des scè¬ 
nes de discipline, divers aspects des places fortes et des travaux de génie 
militaire, le matériel militaire, etc., etc., en un mot toute une petite ga¬ 
lerie fort curieuse, et rare dans les manuscrits. La majeure partie de ces 
initiales sont enchâssées dans de petits carrés à fond d’or bruni, en relief; 
toutes se développent en appendices à larges feuillages qui s’étendent 
sur la marge. 

La reliure de ce volume, admirablement conservée, est d’un beau 
style. Au centre des plats se trouve un compartiment losangé inscrit dans 
un compartiment rectangulaire, formés l’un et l’autre de bandes à rin¬ 
ceaux. La bordure des plats consiste en un ruban auquel sont attachées 
des armes et des armures. 

43. CHRISTINE DE PISAN. Livre des faits d’armes et de che¬ 
valerie. — In-fol., de 138 ff. à 2 col.; miniatures, bordures 
et lettres ornées; veau antiqué noir, compart. à larges rin¬ 
ceaux dorés, Ir. dor. {Hagué), 

Précieux manuscrit sur vélin, du premier quart du xv® siècle, orné de 

QUATRE MINIATURES. 

Les trois premières pages sont occupées par la table des matières. 
(Cy commence la ta\\ble des ruhriches ||.) 

L’ouvrage est divisé en quatre parties. La première est précédée par 
cette rubrique : Cy commance le Hure de fait datâmes et de cheua\\leinc. Le 
p*mier chapitre est le prologe auquel xpi\\ne [Christine] se excuse de auoir 
ose emprendre a parler de si |1 haulte matière qui est contenue ou dit Hure. 
Christine de Pisan y réclame l’indulgence du u tresbault office de noble 
estât de chevalerie » pour avoir osé aborder un sujet aussi grave, « chose 
non acoustumée et hors usage à femme que communément ne se sceust 
entremetre ne mais de quenoilles et fliaces et choses de mesnage ». Ce 
prologue se termine par une invocation à Minerve, « déesse d’armes et 
<c de chevalerie », afln de lui demander aussi pardon de parler « de si 
« magnifle office », elle « simple femmelette ». Elle sollicite ainsi son 
« appui : « Et en tant te plaise me estre favorable que je puisse estre 
(c aucunement consonante à la nacion dont tu fus née, qui comme adont 
M feust nommée la Grant Grèce, le païs d’oultre les Alpes qui ores est dit 
« Pôuille et Calabre en Ytalie où tu nasquis, et je suis comme toy femme 
« ytalienne. » Nous avons insisté sur ce prologue, où Christine de Pisan se 
fait si bien connaître, d’abord parce qu’il manque dans la plupart des 
manuscrits, et aussi parce que, un peu à cause de cette lacune, cet ou¬ 
vrage a communément été attribué à un autre auteur, comme on le 
verra plus loin. Cette première partie « devise la manière que doivent 
tenir roys et princes ou fait de leurs guerres et batailles selon l’ordre des 
livres, dits et exemples des preux conquéreurs du monde », et c’est l’ou- 


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JURISPRUDENCE, SCIENCES, BEAUX-ARÏS. 67 

vrage de Végèce sur l’art de la guerre qui y a été principalèment mis à 
contribution. 

La seconde partie « parle, selon Frontin, des cautelles d’armes que il 
appelle stratagèmes, de l’ordre et manière de combatre et deffendre 
chastiaulx et villes, selon Végèce et autres aucteurSj et de donner bataille 
en fleuves et en mer ». A partir du vingtième chapitre, Christine nous 
donne la théorie très minutieuse des conditions et des moyens néces¬ 
saires pour assiéger heureusement une puissante place de guerre. L’énu¬ 
mération qu’elle fait des machines de guerre et des différentes espèces 
de pièces d’artillerie, canons, bombardes, couillards, etc., etc., est des 
plus curieuses et des plus intéressantes. Dans cette partie, Chrisline a été 
aidée « du conseil des saiges chevaliers, expers esdites choses d’armes », 
et il ce ne plaist à leur humilité y estre alléguez ne nommez ». Elle y a 
surtout inséré un traité composé de son temps par un homme de guerre 
habile dont elle tait aussi le nom. 

La troisième partie « parle des drèis d’armes selon les loys et droit 
escript ». Afin de faire connaître au lecteur les sources où elle a puisé la 
matière de ce livre et du suivant, livres d’actualité pour lesquels les 
auteurs de l’antiquité ne pouvaient lui être d’aucun secours, Christine de 
Pisan, qui s’y nomme encore, déclare, selon la mode du temps, qu’un 
« très solennel homme » lui apparut en songe et lui ofl&it son concours 
comme maître à disciple. Le nom de cet inspirateur est facile à deviner. 
« Il est bon, dit-il à Christine, que tu cueilles sur VArbre de bataille qui 
EST EN MON JARDIN aucuns fruis et que d’iceulx tu uses, si t’en croisti’a 
vigueur et force à mieulx povoir parachever la pesanteur de ton dit 
œuvre; et pour bastir édifice pertinant ausdietz de Végèce et des auteurs 
dont jusques ycy t’es aydée, te convient retrencher des branches d’icellui 
arbre et prendre le meilleur, et sur cellui merrien fonder partie de ton 
dit ediflîce. » Dans certains manuscrits, ce préambule, qu’on n’a pas 
encore cité, est complètement dénaturé ; le maître qu’on fait intervenir 
n’y est pas désigné, ni le disciple non plus, que le scribe lui fait appeler 
son cher amy, tandis que dans le volume que nous décrivons il le nomme 
chiêre amie Christitie! Ce maître n’est autre qu’Honoré Bonnet, prieur de 
Salon, en Provence, auteur de l’Arôre des batailles^ ouvrage bien connu 
et souvent réimprimé. Il avait été dédié au roi Charles VI et composé de 
1384 à 1300, tandis que celui de Christine, qui le développe et le com¬ 
plète, est postérieur à 1408. Toute cette portion de l’ouvrage jusqu’à la 
fin est rédigée en forme de dialogues entre l’auteur de l’Arére des 6a- 
tailles et Christine de Pisan. Parmi les chapitres du troisième livre on 
remarque les suivants : Se Vempereur puet par droit mouvoir guerre au 
pape (la solution est négative) ; — Se le pape puet mouvoir guerre à l'empe¬ 
reur (la solution est affirmative), — et plusieurs chapitres touchant à des 
questions de droit des gens en temps de guerre par rapport aux étudiants, 
seigneurs^ bourgeois et gens d’église anglais séjournant ou se trouvant 
de passage sur la terre de France. 

La quatrième et dernière partie «c parle de droit d’armes en fait de 
saufeonduit, de trêves, de marques et puis de champ de bataille ». Les 
trois derniers chapitres sont consacrés à l’héraldique : aux armoiries, 
devises, pennonceaux et couleurs. • 


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MANUSCRITS. 


Coimiie on vient de le voir, cet ouvrage est non-seulement un traité 
d’éducation chevaleresque et de stratégie (et il est rempli de curieux 
détails historiques relatifs aux règnes de Charles V et de Charles VI), mais 
aussi un code du droit des gens. Les deux dernières^ parties sont d’un 
grand intérêt pour l’étude de la jurisprudence militaire durant les grandes 
guerres du, xiv® et du xv® siècle. 

- On l’a longtemps cru inédit, parce que Vérard, qui l’a publié en 1488, 
lui a imposé ce titre erroné : VArt de chevalerie selon Vé<jéc€, et qu’il y a 
fait disparaître partout le nom de Christine. Aussi, trompés par ce titre 
et n’ayant sans doute pas parcouru le livre, tous les bibliographes, y com¬ 
pris Van Praet darts le catalogue de La Vallière, ont ils attribué le texte 
imprimé à Jean de Meuug qui, en effet, avait traduit Végèce pour Phi¬ 
lippe le Bel en 1284. C’est M. Paulin Paris qui a rétabli la vérité {Manus¬ 
crits français, t. Y (1842), pp. 94 et suiv., et 133 à 133), et, malgré cela, 
M. Brunet, dans la dernière édition de son Manuel, tout en rapportant 
• l’opinion de l'éminent académicien, hésite encore à la partager et enre¬ 
gistre ce livre au mot Végèce. Et cependant le vieil imprimeur Caxton, qui 
le traduisit en anglais et l’imprima par ordre du roi Henri VU, en 1489, 
sous son ti^e réel, consigna dans le colophon le nom du véritable au¬ 
teur de cet ouvrage. 

L’édition de Vérard, la seule qui existe en français, est très-tronquée, 
très-fautive; le texte original y est souvent complètement dénaturé, le 
langage est modernisé, et les exemplaires en sont au moins aussi rares 
que les manuscrits. 11 en résulte que cet important ouvrage peut en réa¬ 
lité être considéré comme inédit; du reste, sa publication est réclamée 
depuis longtemps. 

Notre manuscrit est d’une écriture soignée et les miniatures en sont 
fort belles. 

La première (f. 3 r®) représente Christine de Pisan agenouillée devant 
LA SAGE DAME MiNERVE, sceptre en main, assise sur une chaise de forme 
assez remarquable. Dans l’encadrement de celle page, un écusson a été 
laissé en blanc. (11. : 0,104 ; L. : 0,117.) 

La seconde miniature (f. 46 r®) nous fait voir Minerve enseignant les 

STRATAGÈMES DE GUERRE A DES HOMMES d'aRMES. Elle est aSsisC SUT UOC cliaise 

semblable à celle de la précédente peinture, dans un verger enclos de 
• murs. Elle est vêtue d’une houppelande bleue à manches fendues et 
coiffée d’un morceau d’étoffe blanche disposée en forme d’auvent, sous 
laquelle apparaissent les truffeaux ou gros sachets. Derrière son siège, 
Christine de Pisan se tient debout. Le groupe d’hommes compte trois 
personnes : un sergent tenant une hallebarde, suivi de deux hommes 
d’armes. Le sergent porte une courte cotte à larges mancherons par-des¬ 
sus sa cotte de mailles ; le yêlement de dessus des deux autres est une 
huque déchiquetée en barbe d*escrevissc, comme on disait alors. Ils sont 
coiffés de chaperons et portent des chausses d’une seule pièee. Nous 
donnons au catalogue illustré une reproduction de cette miniature si 
curieuse pour le costume. (H.,: 0,108; L. : 0,124.) 

La troisième peinture (f. 84 v°) représente un Combat judiciaire 
dans un cliamp clos. On voit qu’au xv® siècle ces combats se faisaient 
à pied plutôt qu’à cheval. Sur un échafaud couvert en forme de galerie 


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JURISPRUDENCE, SCIENCES, BEAUX-ARTS. 69 

sont les témoins du combat, au nombre de sept. (H. : 0,109 ; L. : 0,121.) 

La dernière miniature (f. 114 r®) a pour sujet I’Exahen dé la. valeur 
d’un sauf-conduit. Honoré Bonnet, « le maître », vêtu d’une ample et 
riche houppelande, est assis, ayant un sergent d’armes à ses côtés. 
Christine de Pisan, debout, vêtue d*une robe écarlate, lui présente 
uu homme d’armes muni d'un sauf-conduit et paraît l’interroger sur la 
valeur de cette lettre. On trouvera également au catalogue illustré 
une reproduction de cette belle peinture. (H. : 0,110; L. : 0,122.) 

Toutes ces pages sont richement encadrées et ornées de grandes ini¬ 
tiales enluminées sur fond d’or. Les autres initiales disséminées dans le 
texte sont peintes en azur ou en carmin sur des fonds diaprés. 


44. VINCI (Leonardo da). Trattato délia pittura. — Trattato 
délia prospettiva. — In-4, de 162 ff.; dessins; mar. rouge, ri¬ 
ches compart. à petits fers, armes sur les plats, ir. dôr. [Le 
Gascon ?) 

Précieux manuscrit sur papier, écrit en grande partie par l’illustre 
Nicolas POUSSIN et orné de trente-neuf pages de DESSINS de sa main. 
Il contient un Traité INÉDIT de Léonard de Vinci sur la Perspective, et 
a appartenu au célèbre chancelier Mathieu MOLÉ. 

C’est Ant.-Aug. Renouard, l’un des derniers possesseurs de ce vo¬ 
lume, qui a eu l’honneur d’en reconnaître l’authenticité et la haute va¬ 
leur, et, pour en donner l’historique, nous n’avons qu’à reproduire tex¬ 
tuellement la notice que ce bibliophile éminent lui a consacrée dans son 
catalogue (1819, t. I®% pp. 320-323) : 

« En 1815, parmi les livres de James Edwards, ancien libraire, fut 
vendu à Londres, pour le prix de 102 liv. sterl. et 18 sheliings, un ma* 
nuscrit in-folio contenant le Traité de Léonard de Vinci sur la Peinture, 
en italien, avec vingt-neuf dessins, annoncés comme étant de la main de 
Nie. Poussin ; et ce volume parolt être la copie manuscrite qui lui fut 
demandée par M. de Chanteloup, sur laquelle on sait qu’a été faite à 
Paris, en 1651, in-folio, la première édition de cet ouvrage. Possesseur 
d’un autre manuscrit de ce même traité, pareillement du milieu du 
xvii® siècle, et accompagné de dessins que leur supériorité me faisoit 
juger devoir appartenir à un artiste du premier rang, j’aî dû chercher 
de qui pouvoient être et ces dessins et même aussi l’écriture du volume. 
De l’existence du manuscrit Chanteloup, il semble que l’on pourroit con¬ 
clure qu’un second manuscrit doit être tout à fait étranger au Poussin, 
et qu’un artiste de ce mérite no se sera pas assujetti à copier ou faire 
copier deux fois le texte d’un même livre, et encore moins à en faire 
deux fois les mêmes dessins; mais j’ai cru devoir tirer une conséquence 
toute contraire. IL existe deux manuscrits : l’un, destiné pour un ami, 
un protecteur, a été exécuté en grand format in-folio, et probablement 
on l’a fait écrire par quelque copiste habile ; l’autre, d’une éefiture cou- 


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70 


MANUSCRITS. 


rue, tant soit peu négligée, de deux mains, sur de petits cahiers in-4^, 
est Texeinplaire que Tartiste se sera réservé ; ou plutôt c’est celui qu’il 
s’étoit empressé de faire aussitôt qu’il avoit eu communication du ma¬ 
nuscrit de Léonard de Vinci; et celte première copie qui étoit dans ses 
mains, k son usage, aura fait venir à M. de Clianteloup le désir d’en 
avoir aussi un exemplaire, et de faire connoitre cet important ouvrage aux 
artistes de la France. Ces deux volumes ont entre eux un air de famille 
qui rend très-peu probable qu’ils puissent venir de deux artistes différents. 
Les dessins se ressemblent assez pour rendre certain qu’ils sont d’une 
même main; ils ont donc une même origine, et, s’ils sont de Nie. Poussin, 
les deux écritures de mon manuscrit, l’une française et l’autre italienne, 
pas assez bonnes pour être l’ouvrage de copistes payés, sont sans doute 
du Poussin lui-même et de son beau-frère Gaspar Duguest (Guaspre 
Poussin), que l’on sait lui avoir copié plusieurs autres ouvrages sur les 
arts, pareillement inédits, et souvent avoir tenu la plume pour sa cor¬ 
respondance épistolaire. Et ce manuscrit, d’une riche et ancienne reliure 
du temps de Louis XIV, se composant de feuillets un peu tachés et fati¬ 
gués, tous coupés et encadrés sur d’autres feuillets avec un soin que l’on 
n’eût jamais pris pour un livre de peu d’importance, est à coup sûr un 
cahier long-temps feuilleté, long-temps resté sans reliure dans l’atelier 
du peintre. Après la mort du Poussin il aura été envoyé en France, à ses 
héritiers, avec ses principaux effets, et ensuite recueilli avec une sorte 
d’idolâtrie par quelque opulent amateur qui parolt avoir pris grand plaisir 
à le faire restaurer et décorer d’une somptueuse reliure. 

« Les dessins examinés avec attention, sévérité même, par MM. Prud’- 
hon, Gounod, feu Moreau le jeune et plusieurs autres artistes distin¬ 
gués, ont été par eux reconnus pour originaux et d’un faire trop franc, 
trop assuré pour pouvoir être des copies, même celles qu’un artiste 
très-habile auroit faites d’après son propre ouvrage. Voilà donc les dessins 
déclarés originaux, de la main d’un grand maître; et, autant qu’une 
preuve peut résulter des plus fortes inductions, le texte est écrit par 
Nie. Poussin et par Duguest son beau-frère. Or, si Poussin a pris la peine 
d’écrire le texte de cet ouvrage, certainement il n’aura pas emprunté la 
main d’un autre pour en tracer les dessins. Faire une transcription de 
plus de soixante feuillets avoit dû être pour lui une corvée de laquelle il 
se sera dédommagé en dessinant les figures. 

« J’en étois là de mes conjectures; j’étois persuadé, mais il me man- 
quoit ce qui vaut mieux que tons les raisonnements, des preuves posi¬ 
tives : je les ai trouvées d’abord dans le manuscrit Chanleloup, qu’un 
voyage fait à Londres, en 1816, m’a donné l’occasion d’examiner, et en¬ 
suite dans un recueil de lettres de la main du Poussin. J’en avois inutile¬ 
ment cherché à la Bibliothèque du Roi, au Musée, chez divers amateurs; 
j’appris enfin que M. Dufoumi, architecte, connu par son amour éclairé 
pour les arts, étoit possesseur de plusieurs lettres originales de ce grand 
peintre, et ces lettres qu’il voulut bien me laisser examiner me prouvè¬ 
rent qu’en tout j’avois deviné juste. Mon manuscrit est en entier des 
deux mêmes écritures que toutes ces missives, c’est-à-dire de Nie. 
Poussin et de Duguest son secrétaire. Autorisé à lever un calque dans ce 
recueil, j’ai donné la préférence à une lettre commencée et finie en ita- 


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JURISPRUDENCE, SCIENCES, BEAUX-ARTS. 


71 


lien par Duguest, ayant au milieu plusieurs lignes en langue françoise, 
écrites par Nie. Poussin, et au bas, sa signature. Ce double calque que 
j’ai annexé aa manuscrit établit incontestablement son authenticité; 
et si Ton me dit que cette preuve suffisante auroit dû être ici le seul 
objet d’une note de quatre lignes, et qu’il n’étoit nul besoin de toutes 
les précédentes explications, je répondrai que j’ai voulu démontrer non- 
seulement que le manuscrit (est du Poussin, mais même qu’il est l’ori¬ 
ginal, antérieur à celui qui est maintenant en Angleterre, ce que j’achève 
de prouver par ce manuscrit lui-même, que m’a très-obligeamment 
communiqué M. Esdaile, négociant anglais, son propriétaire actuel. 

U L’écriture de ce volume, plus soignée que celles de mon manuscrit, 
ne leur ressemble point, et paraît être l’ouvrage d’un bon copiste. Quant 
aux dessins, ce que l’on n’avoit pas encore remarqué, c’est qu’ils sont 
faits sur papier huilé, preuve évidente qu’ils ont été calqués sur d’autres; 
ces autres auxquels ils sont conformes sont les miens, d’après lesquels 
Poussin les a fait copier pour satisfaire à la demande de M. de Ghante- 
loup; et si ces dessins ou les miens ne*sont pas rigoureusement reproduits 
dans les gravures de l’édition première de 4651, in-fol., la cause en est 
dans ces paysages et autres surcharges, ces goffe dont Poussin se plaint 
quelque part, et que s’étoit permises le peintre Errard, chargé de cette 
entreprise. 

<( Des cent soixante-deux feuillets qui composent mon volume, les qua¬ 
rante premiers et le cent unième jusqu*à la fin sont de la main de Nie, Poussin: 
les feuillets quarante-un à cent sont écrits par son beau-frère. Les feuil¬ 
lets cent trente-quatre à cent soixante-deux sont occupés par les dessins 
du traité de peinture, et sur les fol. cent seize à cent vingt-cinq sont 
d’autres dessins de perspective, beaucoup plus en lignes qu’en objets 
dessinés ; ils sont pour un morceau inédit de Léonard de Vinci sur la 
perspective, qui occupe les feuillets cent deux à cent quinze, et qui ajoute 
un grand intérêt à ce manuscrit. Les huit feuillets cent vingt-six à cent 
trente-trois contiennent une autre pièce inédite du P. Mazzenta, barna- 
bite, sur la vie et les ouvrages de Léonard de Vinci. Ce mémoire parolt 
avoir été connu de l’éditeur de 4716, et c’est peut-être ce même manus¬ 
crit qui lui aura été communiqué. 

« Ce que dit Apostolo Zeno, tome II, page 409, n’est pas exact. Il dénature 
même le nom de M. de Chanteloup, qu’il nomme Ciantelou. Selon lui, 
l'ouvrage fut magiormente nobilitato daW Errardo, valentissimo designaiore 
e pittore; on sait, au contraire, que Poussin n’a pas été de cet avis. » 

11 ne nous reste qu’à compléter la description matérielle du 
volume. 

Un premier feuillet, contenant probablement le titre, a été enlevé. 
Le volume commence par le premier chapitre du traité de la peinture : 
Capitolo pnmo. Quello che debbe imparare imprima il giovane, 11 compte 
trois cent soixante-dix chapitres, dont le dernier finit par ces mots : 
... insieme misto col colore delValtre cose che sono doppo te. Suit un feuil¬ 
let (101) avec la répétition du chapitre 367. 

Le Traité de la perspective qui vient après est dépourvu du titre géné¬ 
ral et commence par ce titre de chapitre* : Belle cose eguali la più remota 
par maggiore. Voici le début du texte : « La prattica délia prospettiva 


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72 


MANUSCRITS. 


si divide in due •partie delle quali la prima figura lutte le cose redute dal 
occhio in qualunque distantia e questa in se mostra lutte esse cose corne 
Vocchio le vede diminuite,...», » 

Ce traité est terminé par ce curieox épilogue relatif à l’exécution de 
ce travail ; « Belle figure ricercate che non si mandano alcune sono parte- 
nute al Trattato dell'anatomia delle cose naturali, et allre al Trattato 
de’ colori, qüali Trattati suono («ic) nelle mani del re d’Inghilterra ; e 
percià li capiioli in tal materia non si suon confrontati, talon tutti son con- 
frontati; e quanto alla verità del senzo (sic), e quanto aile frase del dhe se 
non quanto alVortograffia, quella neW originale è un poco corotta per la 
scrittura roverscia (sic), e per essertie alcuni scritti col lapis smairito ; nel 
resto se vi se [ 5 ’^] trovata cosa che paia non faccia senso 0 pur qualche parola 
manca, si é lasciata a cosi per esser conforme e (sic) Voriginale (sic), pero da 
coiregersi da miglior giudicio. 

U Oltre alla gionta, che se [s'c’] cavata dal modo di formar paesi, et altri 
capitoli con sue figure^ che si mandano^ si spera di cavar anco il trattato del 
ombre e lumi, se bene con unpoeo di tempo. » Le dernier alinéa a trait aux 
signes dont les planches sont marquées pour établir la concordance entre 
elles et le texte. 

Les dix pages de dessins qui suivent sont à l’encre, sauf deux pages 
restées au crayon. 

La pièce inédite du P. Mazzenta est intitulée : Alcune memorie de' fatti 
da Leonardo da Vinci a Milano e de' suoi libri del P. D. Gio. Amb^ Maz¬ 
zenta, Milanese, Chienco Reg^^ minore di S. Paolo altrim^'^ detti Bamabiti. 
Ce mémoire est extrêmement curieux pour la vie et les travaux du grand 
artiste. On y apprend que le P. Mazzenta a eu entre les mains treize des 
volumes d’écrits composés par Léonard à la villa Vavero, près Milan, où 
il séjourna plusieurs années en qualité de professeur de beaux-arts du 
noble Francesco Melzi, durant la captivité du duc Ludovic le More. En 
partant pour la France, Léonard laissa tous ses papiers à ses héritiers 
c< dont les études et les occupations différaient des siennes », dit le bio¬ 
graphe, et qui cédèrent sans difficulté treize de ces volumes à un Lelio 
Guardi, qui se proposait d’abord de les porter au grand-duc de Toscane, 
mais qui les restitua ensuite à la famille Melzi, sur les conseils du P. Maz¬ 
zenta, alors camarade d’études de Guardi à l’université de Pise. Le 
P. Orazio Melzi à qui ces treize volumes furent remis en fît cadeau au 
jeune Mazzenta, dans la famille duquel ils restèrent quelques temps. Le 
P. Mazzenta raconte leur sort ultérieur. 

Le reste du volume est occupé par les dessins à la plume, ombrés de 
bistre. Parmi eux se trouvent vingt et une académies et un cheval, le 
tout remarquable par la hardiesse de la touche. L’importance de ces 
dessins originaux de Poussin est d’autant plus grande qu’il y en a pro¬ 
bablement qui sont des copies de ceux de Léonard de Vinci. 

La reliure de ce volume est un chef-d’œuvre de dessin et de dorure 
au pointillé; au centre des plats sont les armes de Molé écartelées de 
celles de Mesgrigny, et surmontées de la toque. Elle a été exécutée 
avant 1656, date de la mort du chancelier Molé, et il faut en conclure 
que cet homme d’État avait reçu ce volume en cadeau de Poussin lui- 
même, mort seulement en 1665. 


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JURISPRUDENCE, SCIENCES, BEAUX-ARTS. 


73 


On trouvera au catalogue illustré une reproduction de celte superbe 
reliure, dont Texécution ne saurait être attribuée qu’à Le Gascon. 

45. GODONNESCHE (N.). Idée du Cabinet du Roy pour les mé¬ 
dailles. — In-12, de 40 pp. chiffrées et 2 n. ch.; miniatures; 
mar. olive, fil., doublé de mar. rouge, dent., tr. dor. {rel. du 
xviii* siècle). 

Charmant manuscrit sur vélin, exécuté en 1720 pour le roi LOUIS XV, 
et orné d’un frontispice, du portrait du roi, de la reproduction de douze 
médailles et de douze pierres antiques, enfin de litres illustrés, d’en-tétes, 
culs-de-lampe, etc. 

Le frontispice allégorique, peint au lavis, avec les carnations légère¬ 
ment colorées, représente une femme éclairant, à l’aide d’une torcbe, un 
amas d’objets d’antiquité, parmi lesquels une plaque de marbre porte 
l’inscription Cabinet des antiques, plaque qu’un Saturne, enveloppé en 
partie d’un nuage, indique du doigt. 

En regard se trouve le titre rapporté plus haut, suivi de cette ligne : 
Inv, N, Godonnesche, 11 est entouré d’une charmante couronne de Heurs. 

Un avertissement de huit pages, donnant un aperçu du cabinet des 
médailles, est*suivi d’un Estât des médailles du Cabinet du Roy, une sim¬ 
ple statistique, de laquelle il résulte qu’en 1720 il comptait 23,600 pièces, 
qui se décomposaient ainsi : 14,853 médaillons et médailles antiques, 
dont 1,558 en or, 4,259 en argent et 9,038 en bronze ; et 8,745 pièces mo¬ 
dernes, médailles, monnaies, jetons, dont 1,812 en or, 0,215 en argent et 
718 en bronze. 

Un titre encadré : Testes des douze Césars et Pierres gravées du Cabinet 
précède les reproductions des plus belles pièces de cette collection. Les 
médailles des douze Césars sont peintes au lavis et enfermées dans des 
cadres ornés; les deux premières sont accompagnées d’un texte explica¬ 
tif. Cette série est terminée par le portrait en médaillon de Louis XV en¬ 
fant, la tète ceinte d’une couronne de laurier ; le cul-de-lampe placé au- 
dessous consiste en une console supportant un coussin avec les insignes de 
la royauté. 

Les reproductions des principales pierres gravées sont précédées d'une 
petite introduction où on lit ce qui suit : « On travaille à un volume in-12 
« manuscrit, qui renfermera, en cent feuillets tout au plus, six volumes 
« in-folio des registres du Cabinet du Roi ; ce sera une espèce de Manuel 
« très curieux des médailles qui y ont été rassemblées depuis son origine 
w jusqu’à l’avènement de M. l’abbé Bignon à la Sur-Intendance de ce Ca- 
« binet. » 

Les pierres gravées reproduites en couleurs et en grisaille sont : Juno, 
Miltiade, Solon, Vénus, un Sacrifice, Apollon, Hercule, Phidias, VApothéose 
de Germanicua (agathe-onyx), Hercule liant le Cerbère, le Taureau de Bac- 
chus, Cléopâtre, Les huit premières sont disposées à quatre par page; cha¬ 
cune des quatre autres occupe le recto d’un feuillet, avec le verso blanc, 
et est enfermée dans un joli cadre eu camaïeu or. 

Le volume est terminé par une table au bas de laquelle une délicieuse 


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74 


MANUSCRITS. 


couronne de roses et de lis renferme cette inscription : Scripsit, pinxit, 
invenitN. GODONNESCHE.Ann. 4720. 

L’écriture du volume, qui dans certaines pages peut rivaliser avec celle 
de Jarry; sa décoration et surtout les reproductions des médailles et 
pierres gravées, d’une finesse de pinceau remarquable, font le plus grand 
honneur à l’artiste. 


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IMPRIMÉS 


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IMPRIMÉS 


INTRODUCTION 


IMPRESSION XYLOGRAPUIQUË. 


46. OPERA NOUA CONTEMPLATIUA pll ogni fidel chrisliano 
laqualc lra||lta de le figure del lestamenlo II vecchio : le quale 
ligure sonne veri||ficate nel lestamenlo || nuouo : con le || sue 
expositioni : Eicon el dette || de li propheli sopra esse figure : Il 
Sicome legendo trouerete : Et || nota che ciaschuna figura del 
les-||lamento nuouo trouareti dua dil le-||stamenlo vecchio: 
le quale sonno || affiguratte a quella dil nuouo. El || sempre 
quella dil nuouo sara posta || nel meggio di quelle dua dil ve-1| 
chio : Cüsa belissima da ît6dere U achi se dilectano de la sacra || 
scrittura : Nouamente || stampata. (Au v® du 62® f. :) Opéra di 
Giotiâniandrea || Vanassore diiio Uadagnipio : Stampata noua- 
mete || nella inclita citta di lt Uinegia. || Laus Deo, S. d. Pet. in-8, 
de 64 ff., dont le dernier blanc; mar. vert foncé, ornem. sur les 
plats dans le style italien, Ir, dor. [Lortic). 

Imitation de la Bible des Pauvres, et le seul livre xi/lographique italien 
que Ton connaisse. Le titre et la souscription ci-dessus sont inexacte¬ 
ment rapportés par Brunet, qui n'a pas reconnu que c'était un xylograplie. 
Une jolie bordure d'entrelacs blancs sur fond noir décore la première 
page. Les planches sont au nombre de cent vingt, plus une image de la 
Madone, assise sur un trône et couronnée par deux anges (au verso de 
l'avant-dernier feuillet). La gravure de ces planches est de Giovanni An¬ 
drea Vavassorc, dit Vadagnino, dont le nom figure dans la souscription 
finale : c'est sans doute l’artiste plus connu sous le nom de Zoaii Andrea. 


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78 


IMPRESSION XYLOGRAPHIQUE. 


Leur exécoUon ne peut pas être antérieure à 1510 ou 1512, attendu que 
la planche représentant Jéstu chassant les vendeurs du Temple est une 
copie fidèle du même sujet de la PeHte Passion de Jésus-Christ d’Albert 
Durer, publiée en 1509. Cicognara, qui le premier a décrit ce volume fort 
rare {Catalogo, t. 1, n® 1992), nous dit que certaines planches semblent 
avoir été gravées d’après les dessins de Bellini, de Carpaccio, de Squar- 
cione et de Montagna; celle de la Madone est très remarquable. 

Libri, dans le catalogue de la partie réservée de sa collection (1862), 
a constaté l’existence de trois tirages différents de ce curieux volume. 
Dans le premier (dont il possédait un exemplaire [n» 570], réputé unique), 
le texte est entièrement xylograpbique et en caractères gothiques; dans 
le second, la petite planche de rapport qui se trouve au bas du 5® f. r® du 
cahier H, et qui offre les bustes des deux prophètes, a été gravée à nou¬ 
veau, et le texte qui l’accompagne est en caractères ronds (Libri a donné 
une reproduction des deux tirages de cette page, dans ses Monuments iné¬ 
dits, pl. LUI) ; dans le troisième, il en est de même pour la partie ana¬ 
logue du 5® f. r® du cahier E. A ces remarques, on peut en ajouter 
d’autres qui porteraient le nombre de tirages à plus de trois. Ainsi, il y 
a trois sortes d’exemplaires du second tirage : dans le premier (auquel 
appartenait notre exemplaire décrit sous le n® 46 du catalogue de 1879), 
la planche de la Madone n’est entourée que d’un simple filet noir, lequel 
se trouvant ensuite brisé, on a ajouté, dans le tirage suivant (auquel 
appartient le présent exemplaire), deux petites bordures placées vertica¬ 
lement sur les cùtés de la planche ; dans les exemplaires de la troisième 
catégorie de ce même tirage, ces bordures sont d’un dessin différent et 
le filet qui borde la planche en tête est presque complètement usé. 

Libri a nié l’existence du feuillet blanc final ; il est cependant indis¬ 
pensable pour que le dernier cahier soit bien complet, et il se trouve, 
parfaitement authentique, dans notre exemplaire, qui est dans un bel 
état de conservation. 


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THÉOLOGIE 


I. ÉCRITURE SAINTE 


47. (Bibiia. Antverpiæ, Chr, Plantimis^ 1878.) In-8, de 389, 207 
et 121 pp., plus 3 ff. ; mar. vert, compart., tr. dor. {anc. reL). 

Livre extrêmement rare et.mal décrit. 11 se compose de l*Âncien Tes¬ 
tament en hébreu, imprimé sans points-voyelles, du Nouveau Testament 
en grec, accompagné de la version syriaque imprimée en caractères hé¬ 
braïques. Les dernières pages contiennent les Variæ Lectioncs de la version 
syriaque recueillies par Fr. Raphelengius dans le manuscrit de Cologne. 

Très bel exemplaire, réglé. 

48. Divinæ scripturæ, ueleris nouéq; omnia (en grec). Argen- 
torati, apiid Vuolphum Cephal[æum\. An. M.D.XXVl (1826). 
3 vol. in-8 ; veau fauve, fil., et mar. brun, compart. genre 
Grolier, tr. dor. et cis. {rcl. du xvi* 5.). 

Charmante impression strasbourgeoise. Cette publication, due aux 
soins de J. Leonicer, a été mise à Tindex, surtout à cause de sa préface ; 
aussi a-t-elle été enlevée du présent exemplaire. Ces trois volumes con¬ 
tiennent tout l’Ancien Testament; le Nouveau, annoncé sur le titre, avait 
été publié en 1524. Les litres sont entourés de jolies bordures gi’avées sur 
bois, et ou y trouve des copies de l’alphabet de la mort de Holbein. 

Les deux premiers volumes sont reliés en veau; le troisième est 
orné d’une très belle reliure, bien conservée. 

49. Bibiia cum summariorum || apparatu pleno quadrupliciq^ 
repertorio insignita... (A la fin :) .... Impressa || Parisius 
per lohannem preuel Anno doWmini Milleswio qumgentesimo 
deciWmonono (1819), qiiarta augusti. In-8, goth., à 2 col., de 
80 ff. lim. et 480 ff. ch. ; mar. La Vallière, compart. à froid et 
orn. dor. sur les plats, tr. cis. et dor. [Hardy.) 

Impression parisienne extrêmement rare et non citée au Manuel, en 
caractères gothiques presque microscopiques, ornée de jolies initiales à 
fond criblé, et de quelques gravures au trait. A la suite de la table alpha- 
bétique est une grande gravure hors texte, à six compartiments, repré¬ 
sentant les six jours de la création. Marque de Jehan Petit au titre. 

C’est l’une des premières bibles imprimées à Paris. 


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80 


THKOLOGIE. 


50. Biblia. Lvtctiæy ex officina Roberti Stephaniy M.D,XLV 
(1545). 2 t. en 5 vol. gr. ia-8; mar. rouge, fil. et Ir. dor. 
{anc. rel.). 

Édition remarquable pat la difficulté d'exécution vaincue pour J agen¬ 
cement du commentaire autour du texte. Elle est imprimée en caractères 
très fins. L’interprétation est tirée de l’édition de Zurich, de 1543, et les 

• notes sont de Rob. Estienne lui-même. 

C’est l’édition célèbre censurée par la Sorbonne et longuement stigma¬ 
tisée dans un Index expurgaloire. 

51. Biblia Sacra vulgatæ edîtioiiis Sixli V Pont. M. jussu reco- 
gnita, etClemeutis VIII auctoritatc édita. Coloniæ Agj'ippinæ, 
sinnpt. Hær. Bemardi Gnalteri et socionim. sA:). lo cxxxviii 
(1638). Pet. in-8, frontisp. grav. ; mar. rouge, compart. à fil., 
dos orn., tr. dor. [Dti Seuil?). 

Très belle reliure aux armes et au chiffre de ral)bé de Richelieu. 

52. La Bible, qui est toute la sainctc cscriturc du vieil et nouueau 
Testament, autrement rAncienno et la nouuelle Alliance, le 
tout reveu et conféré sur les textes hebrieux et grecs par les 
Pasteurs et Docteurs de TEglise de Geneve. A la Rochelle, 
de l'imprimerie de H. Uaultin, par Corneille JHertman, 1616. 
Gr. in-8, à 2 col.; mar. rouge, compart., tr. dor. {anc. reL). 

Bible à l’usage des réformés de l.a Rochelle, imprimée en très petits 
caractères, et la première bible française protestante qui ait été publiée 
en France. Fort rare, et non citée au Manuel. 

53. Liber psalmorvm Davidis. Annotationes in eosdé ex Hebræo- 
rum commentariis. — Cantica. Lvtetiæ, ex off. Rob. Stephani. 
M.D.XLVI (1546). In-8; mar. La Vallière, tr. dor. [Lortic). 

Édition censurée. Très bel exemplaire. 

54. Davidis regis ac prophelæ psalmorvm liber. Ad excmplar 
Compliitense (texte grec et latin). Antverpiæ, ex offic. Chris- 
iophori Plantini, M.D.LXXXIUl (1584). In-16; mar. rouge, 
fil., tr. dor. {anc. rel.). 

Texte établi sur l’édition de la Bible d’Alcala. Très bel exemplaire, 
réglé. 

55. Les Pseaiilmes de Daiiid. Tant en Latin, qu’en Fràçois : les 
deux translations traduictes de ITlebrieii, respondantes Tviie 


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ÉCRITURE SAINTE. 


81 


a l’autre, verset a verset, notez par nombres. {Genève) De {im¬ 
primerie de Robert Estiemie 9 M.D.LII (1852)» (A la fin :) Im¬ 
prime par Robert Estienne, Lan M. D. LU. Le VII Apiiril. — 
Les Proverbes de Salomon, l’Ecclesiaste, le Cantique des 
cantiques, le Hure de la Sapience, l’Ecclesiastique. De {imprim. 
de Rob. Estienne, 1552. En 1 vol. in-16; mar. vert, fil., milieu, 
tr. dor. [Lortic). 

Livres très rares. La préface de Rob. Kstienne aux lecteurs est fort 
intéressante. Très bel exemplaire. 

56. Le Pseaultier de David, contenant cent cinquante Pseaumes, 
avec les cantiques : ausquels les accens requis et necessaires 
pour bien prononcer chacun mot, sont diligemment observez. 
A Paris, chez Jamet Mettayer Imprimeur du Roy deuant le 
College de Laon. M.D.LXXXVI (1586). In-4, gros caract., en 
rouge et noir; mar. olive, fil., tr. dor. {rel. du temps). 

Au titre une vignette, et au verso du 6° f. prélim. une grande figure 
sur cuivre. Cette édition, sous la date de 1586, est plus rare que celle 
de 1587. 

Exemplaire réglé, à la reliure de HENRI III, avec ses emblèmes, ses 
armes et sa devise au dos. 

57. (Nouveau Testament [titre et texte en grec]. Paris, Simon 
de Colines, 1534.) In-8, de 2 ff. et 414 pp.; mar. brun, compart. 
à froid, anc tr. cis. et dor. 

Première édition parisienne du texte grec du Nouveau Testament. 
« Belle et correcte, dit Brunet; texte formé en partie sur celui d’Alcala, 
en partie sur celui de la quatrième édition d’Érasme, et corrigé d’après 
l’autorité de plusieurs bons manuscrits. » , 

Exemplaire avec nombreuses notes manuscrites. 

58. Nouum Testamentum. Ex bibliotheca regia (en grec). Lvtettæ, 
ex offic. Rob. Stephani, M.D.XLIX (1849). 2 part, en 1 vol. 
in-16^ mar. fauve, compart. en mosaïque, tr. dor. {anc. rel.). 

Jolie édition donnée par Robert Estienne, premier du nom, et célèbre 
par la faute unique qui s’y trouve : puJres au lieu de plures (première page 
de la préface, avant-dernière ligne). 

Superbe exemplaire, avec témoins. 

59. Nouum lesv Christi D. N. Testamentum. Cum duplici inter- 
pretatione D. Erasmi, et Veteris interpretis : Harmonia item 
Euangelica, & copioso Indice. Ex officina Roberti Stephani, 

6 


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82 


THÉOLOGIE. 


MDXLI {sic pour 1851). Pet. in-8, de 463 ff. à 3 col.; mar. 
rouge, fil., tr. dor. et cis. {anc. reL), 

Excellente édition, avec texte grec et deux traductions latines : la ver¬ 
sion de la Vulgate et celle d’Érasme. Elle a été imprimée à Genève, et 
c’est l’une des premières productions du nouvel établissement d’Estienne. 
C’est la première édition où le texte grec du Nouveau Testament soit di¬ 
visé en versets, distingués par chiffres, et c’est le plus rare de tous les 
Nouveaux Testaments grecs imprimés par Rob. Estienne. 

Très bel exemplaire, de premier tirage, avec la date fausse et le X 
gratté. 11 est réglé et aux premières armes de de Thoü. 

60. Novum Tcstamentum. Ex bibliotheca regia (en grec). Lutetiæ, 
ex officina Roberti Stephani. M.D .LXVIII (1368). î2 part, en 
1 vol. pet. in-12; mar. noir, compart. à fiL, ornem. sur les 
plats, tr. dor. et cis. [anc. rel.). 

Édition donnée par le second Robert Estienne, et terminée en 1569. 
On y trouve à la fin les Diversæ lectiones. 

Magnifîque exemplaire, revêtu d’une fort jolie reliure du temps. 

61. Nouum Tcstamentum. Ex bibliotheca regia. Liitetiæ, ex offi- 
cina Rob. Stephani, 1869. 2 part, en 1 vol. in-12 ; mar. olive, 
fil., ornem. sur les plats, doublé de même, tr. dor. 

C’est la môme édition que la précédente, avec le titre renouvelé. 

62. Nouum lesu Christi D. N. Testamentum (en grec). Antmrpiæ^ 
ex officina Chr. Plantini, 1874. Pet. in-16; mar. vert, fil., dos 
à petits fers, tr. dor. {anc. rek). 

Fort rare. Très belle reliure aux armes du comte d’Hoym. 

63. Evangelium, secundum Matthæum, sec. Marcum, sec. Lucam, 
sec. Johannem. Acta Apostolorvm. Breues variarum tralationû 
annotationes, adiecta veterum Latinorû exemplarium manu 
scriptorum diuersa \QQ.i\oxiG.Parisiis,exofficinaRob.Stephani, 
üf Z) AL/(1841). — Pauli apostoli epistolæ,—Epistolæ catho- 
licæ,—Apocalypsis B. Johannis. Ibid. 2 t. en 1 vol. in-8 ; mar. 
brun, fil., compart., ornem. sur les plats, tr. dor. {anc. rel.). 

Première édition latine du Nouveau Testament donnée par Rob. 
Estienne, et poursuivie par l’autorité. Elle est fort rare. En tête du 
volume se trouve un avertissement de 4 ff., en plus gros caractères : on 
ne l’a pas signalé dans d’autres exemplaires. 

Jolie reliure lyonnaise du xvic siècle. 


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LITURGIE. 


83 


64. Novum Icsu Christi Testamentum Vulgata? Editioiiis Sixti V 
Pont. Max. iussu recognitum atque editum. Parisiis, e tijpo- 
graphia regia, 1649. 2 vol. in-12; mar. rouge, fil., tr. dor. 
{Deromé). 

Joli exemplaire, grand de marges, de cette édition recherchée. 


IL LITURGIE. 


1. Missels, 


65. Missale s'm osueludinS Curie romane. (A la fin :) Impressum 
venetijs arte t impensis Johànis emerici de Spira, Anno dhi 
M, ccccxciij (1493) qrto Kl* maj. In-8, goth., à 2 col.; mar. 
rouge, milieu, tr. dor. {Lortic), 

Impression en rouge et noir, avec le plain-chant noté. Une seule gra¬ 
vure sur bois, représentant le Christ en croix. 

Magnifique exemplaire, très pur. 

66. Pontificale romanvm, etc., etc... Veneiiisy apud Iiintas, 
M D LXXXII (1582). In-foL, impr. en rouge et noir, avec 
plain-chant; mar. rouge, compart., fermoirs {anc. reL), 

Édition ornée de 261 figures sur bois, dont une (Jésus en croix) de la 
grandeur de la page, et quatre moyennes. 

67. Missale insignis ecclesie Tornacesis : optimis caracteribus 1| 
(vt patet exaratü) hoc vno cetera excellil : q' officia que in 
cete=||ris sola annonatione (atqj oh hoc no sine magno plerûqj 
in ex=||quirêdo labore) designata sunt ; in eo ad plénum des- 
cribùtur. || adiunctis ipsius ecclesie cOstitutionibus atq/ cosue- 
tudinibus : || singulisqj festiuitatib’ cum suis prosis (etsi aberât) 
adiectis/ ac || suû ad locû appositis : Z titulis/ numeris/ t men- 
sibus côciliatis/ || vt semp ad cosimiles numéros/ numerus 
cosimilis respôdeat : || vt facile celebrare volêtibus singula 
occurrant. De emêdalio||ne vero ac impressione / aliis iudi- 
candû derelinquo : id vnû ta=||men rogo / ne ipsum opus 
danent : nisi prius singula diligâter || inspiciât/ antea q iudi- 
cent : Cù nil tam resonù cui nô obmur=|| muret eger. Semper 
in alterius felici liuor honore. (Au-dessous de ce titre, qui est 


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84 


THÉOLOGIE. 


en rouge, une gravure : Messe de S. Grégoire, et un distique; 
au bas de la 2* col. du dern. f., en rouge :) Absolutü in Parhi- 
seo*]f AcaWdemia diligentia Johànis HigWmani. Impësis vero 
honesti viri || vuilhelmi houtmart. Anno dni H M,cccc.xcviij 
(4498) die vero vicesima || Octobris, In-fol., goth., à 2 col., 
de 8 ff. prél. n. ch. et clv ff. ch.; cxxvii ff. ch. et 8 ff. n. ch.; 
fig. s. bois; ais de bois recouverts de peau de truie estampée 
[reL du temps). 

Précieux Missel de Téglise de TOURNAY, d’une belle impression en 
rouge et noir. Le Manuel ne signale aucun missel à l’usage de cette église. 
Le môme imprimeur avait exécuté l’année précédente un beau missel à 
l’usage d’Utrecbt, aux frais de Wolfgang Hopyl, et la réclame qu’il se fait 
au titre de celui-ci est assez singulière dans un livre sacré. 

Cet exemplaire a dû appartenir à l’une des églises du diocèse de 
Tournay, car il a encore tous ses sinets, etc., en parchemin et en cuir. 
Au bas du 9° f., on a peint ces armoiries ; d'argent au chevron d*azur. Le 
volume est couvert de beaucoup d’annotations njanuscrites. Les feuillets 
cxxxviii à CLV de la première partie, comprenant le Canon de la Messe, 
ont été remplacés par des feuillets manuscrits sur vélin, ce qui a lien 
d'habitude dans les missels sur papier. Le verso du f. cxlviii est occupé 
par une grande miniature représentant Jésus en croix, entourée, de môme 
que la page en regard, d’une bordure de fleurs. Le plain-chant noté se 
trouve dans cette portion manuscrite. 

L’exemplaire est à toutes marges, et fort bien conservé, sauf quelques 
déchirures. 

68. Missale pdicatorû nup ïpressuj || ac emëdatum cuj multismis-H 
sis o“onib': pulcherrimis-l|(| hgurisl capite missa||rù festiui- 
tatû soleûilluj de nouo supad||ditis : vt inspici||enti patebit. 
(A la lin : ) ... arte t impensis Luce antonij de giiinta floi'êtini 
diligentissime impressumfelicitei\ explicit.Anno salutis.M.D.i 2 (?) 
xvj.calendas aprilis. In-4, à 2 col., impr. en rouge et en noir, 
fig. sur bois ; peau de truie estampée, coins et fermoirs en 
cuivre [anc. reL). 

Publié par Lucas Junte après les Pastilla,ce beau et très rare missel, à 
l’usage des Frères Prêcheurs, contient plusieurs des petites figures de ce 
livre. Plusieurs des pages doubles imprimées en rouge et noir et enca¬ 
drées de petites figures sont d’un bel aspect, mais la gravure en est rude. 
II est probable que la date de cette édition est bien l’cmnée 1512, quoique 
l’impression ne permette pas de lire sûrement les chiffres. (Didot, Cat. 
rais., n® 376.) 

Très bel exemplaire, d’une grande netteté de tirage, revêtu d’une 
curieuse reliure du temps. Un certain nombre de feuillets a été fortifié 
dans le bas au moyen de bandes de papier. 


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LITURGIE. 


85 


69. Missale Cartusiani ordinis, ex ordinatione Capituli generalis, 
anno Domini M.DC.XXII celebrati, sub R. P. D. Brunone 
d’Haffringues, Priore Cartusiæ, ac tolius eiusdem Ordinis 
Generali. Lugdxiniy siimpt. loannis Pillehotte, sub signo nominis 
lesu. M.DC.XXVII[IGil). (A la fin :) Lugduni, Ex Typogra- 
phia Claudii Gagne. In-fol., fig. s. bois; mar. rouge, fil., 
riches ornem. sur les plats et un écusson de la sainte Vierge, 
tr. dor. [anc. reL). 

Missel rare, à Tusage des Chartreux. Au titre, l'image de s. Bruno^ 
gravée par C. Audrap. Bel exemplaire. Au f. 225, un fort raccomm. très 
habilement fait, mais sans rétablissement de texte enlevé. 


2. Heures et Offices. 

A. — France. 

Paris. 

PH. PIGOUCHET, seul. 

70. Heures à l’usage de Rome. (Marque et nom de Philippe 
Pigouchet. Almanach de 1488 à 1808.) Pet. in-8, goth,, do 
100 ff. n. ch.; mar. rouge, fil., tr. dor. 

C*est l’une des plus rares et des plus anciennes éditions données par 
Pigouchet. La souscription finale a malheureusement été grattée dans cet 
exemplaire, mais on est autorisé à croire que ces heures ont été publiées en 
t487, ou au commencement de 1488. Elles sont ornées de dix-huit grands 
sujets, dont les 44® et 45® représentent les Trois Morts ci les Trois Vifs, les 
mômes que ceux de l’édition en gros caractères, décrite par Brunet sous 
le n® 4 de sa notice, et qui a figuré sous le n® 80 dans notre catalogue de 
4879. Le caractère et les encadrements sont ceux de l'édition sans date, 
mais avec le môme almanach, et l’adresse de la rue de la Harpe (n® 2 de 
la notice de Brunet). 

« Le calendrier a, de même, un quatrain pour chaque mois. La pagi¬ 
nation est la même, ainsi que le caractère, mais chaque page cependant 
diffère soit par l’emploi des sujets qui forment l’encadrement, soit par 
quelque différence dans la justification des lignes résultant ou de l’abré¬ 
viation de quelque lettre, ou d’un espacement plus ou moinsserré. »(Didot, 
Cat. rais.f n® 766.) 

Magnifique exemplaire sur vi^lin, non colorié, haut de 472 mill. 


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86 


THÉOLOGIE. 


PIGOUCHET, pour SIMON YOSTRE. 

71. Ces présentes heures a lusaige de Rome furent acheluez 
le . xxi . tour de Nouëbre Lan miL (le reste de la date effacé) || 
pour Simon vostre Libraire : demourant a Pa^rü a la me neuuc 
nostre dame a lenseigné Saint lehan le || uangeliste, (Sur le titre 
la marque et le nom de Philippe Pigouchet; almanach de 
1488 à 1508.) Pet. in-8, goth., de 90 ff. non ch. ; mar. rouge, 
tr. dor. 

Celle édition rarissime contient les quatorze grandes planches qui 
figurent dans les plus anciennes éditions de Simon Voslre, et une tü" 
nouvelle représentant la Trinité. Les bordures, à fond criblé, présentent, 
outre de jolies arabesques, les Vertus théologales et cardinales, la Vie et 
la passion de Jésus, la Vie de la Vierge, THistoire de Susanne, celle de 
TEnfant prodigue, les lo signes et le Jugement dernier, et enfin la Danse 
des morts, en 78 sujets. (Didot, Cat, rais., n® 708.) 

Très bel exemplaire sur vélin, avec gravures en partie coloriées, le 
SEUL CONNU jusqu’à présent. 

72. Ces psentes heures a lusage d« Rome furet || acheuees le 
XX. iour de aoust. Là MiLCCCC || guatre vingt^ Z xvi. (1496) 
pour Simon vostre libraire. .. (Au-dessus la marque et le nom 
de Ph. Pigouchet.) In-4, goth., de 92 ff. ; mar. noir, tr. dor. 

« Ces Heures sont ornées de dix-huit grandes figures et de plusieurs 
petites. Une gravure et certains entourages primitifs de Pigouchet y repa¬ 
raissent. Les bordures représentent les sujets ordinaires, mais avec cette 
particularité que la Danse de la Mort ne se compose plus que de 72 sujets. 
A la fin 8 ff.- des Sepf Psaumes trajislatés du latin. » (Didot, CataL rais., 
n° 769.) 

Exemplaire sur vélin, non colorié, avec initiales et alinéas peints en 
couleur et en or. Haut. : t88 mill. 

73. Ces presStes heures a lusaige de RESENSON furët ache\\uees 
Lan MiL cinq cens Z quatre (1504) , le.v. iour de Aoust. pour || 
Symon vostre : libraire demourût a Paris a la rue neuue || Nostre 
dame a lenseigne sainct lehan leuangelhte. (Marque de Pigou¬ 
chet.) In-8, goth., de 95 ff. ; bas. brune. 

Ces Heures sont fort rares et non décrites. Seize grands sujets, dont 
Tarbre de Jessé. 

Exemplaire sur vélin, non colorié, le SEUL CONNU jusqu’à présent, 
mais incomplet du f. Mi. 


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LITURGIE. 


87 


NICOLAS HIGMAN, pOUr SIMON VOSTRE. 

74. Hore beate Marie îginis scdm vsuj Romanû cû || illi'miraculis : 
vnacû figuris apocalipsis post biblie || figuras insertis : omnino 
ad longum sine require. (Au v® du dern. f. :) Expliciüt hore... 
impsse parisî || opéra Nicolai higman. Impemis ho\\7iesti viri 
Symonis vostre. S. d. (almanach de 1 SI2 à 1530 ; sur le litre la 
marque et le nom de Vostre.) In-8, goth. ; vélin écaille, fil. et 
ornem. à froid, tr. cis. et dor. 

Ces Heures fort rares contiennent dix-huit grandes planches et des 
bordures semblables à celles qu’employait Vostre à la même époque. Les 
trois planches représentant S. Michel, Catherine et S‘® Barbe offrent 
un caractère particulier; la seconde porte un monogramme composé des 
lettres P D V (Pierre de Vingle?). 

Exemplaire sur papier. Hauteur : 186 mill. 

Marque seule de simon vostre. 

75. Ces psentes heures a lusaige de || ROUAN (Rouen) au long 
sans require. (Marque de Simon Vostre; almanach de 1502 
à 1520.) In-8, goth., de 120 ff.; mar. brun, ornem. à froid, 
avec plaques sur les plats, dor. sur l’un, arg. sur l’autre, tr. 
dor. {anc. rel.). 

« Ces Heures précieuses et bien imprimées par un imprimeur autre 
que Pigouchet et qui peut être Nicolas Higman, renferment quinze 
grandes figures la plupart nouvelles, moins archaïques d’exécution, et 
différentes de celles des autres heures (manque le dern. f. du cah. a, 
contenant la planche du miracle de S. Jean Porte Latine); les enca¬ 
drements sont à peu près les mômes que dans les éditions antérieures de 
Simon Vostre de quinze figures. » (Didot, Cat. rais., n® 785.) 

Très bel exemplaire sur vélin, non colorié. 

76. Ces présentes heures a lusaig (sic) de Tou : (TOUL) || au 
long sans requérir. (Marque de Simon Vostre.) S. d. (alma¬ 
nach do 1502 à 1520). In-8, goth., de 134 ff., sign. a-s. 21 
lignes à la page ; veau antiqué, compart. 

Édition non décrite, ornée de seize grandes planches et de plusieurs 
petites. Dans les encadrements on remarque VApocalypse, VHistoire de 
Joseph, celle de Suzanne et de VEnfant prodigue, avec les explications 
rimées en français, la Danse des Morts, etc. Dans le Propre des saints, on 
trouve une oraison à S. Gérard, patron de Toul (O Gerarde Tullensium 
bone dux...). 

Exemplaire sur vélin, non colorié, un peu taché. Hauteur : 163 mill. 


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88 


THÉOLOGIE. 


77. Psalterium intemerale dei genitricis fc gloriollsissime virginis 
Marie : facinorum aduocata.*. (Au-dessus la marque et le 
nom de S. Vostre; à la lin du vol., en rouge :) Finis psalterij 
virginis marie || a beato Bonanentura conditi. S. d. Pet. in-8, 
goth., de 44 IT., avec iig. et encadrements sur bois; vélin bl., 
tr. dor. 

Ce Psalterium de la Vierge Marie Facinomm advocata, inconnu aux 
l)ibliographes, était placé à la suite du livre d’Heures de l’abbaye de 
Fontevrault. Il contient plusieurs gravures très remarquables où l’on voit 
reparaître sur deux d’entre elles une marque formée de deux V entrela¬ 
cés, et sur trois autres un monogramme offrant soit la lettre G, soit les 
initiales G. F. (Voir Didot, Cat, rais., n® 796.) Exemplaire sur papier. 

ANTOINE VERARD. 

78. (Heures à l’usage de PARIS.) (Au v® du dern. f. :) Ces heures 
furet acheuees en IhOneur de noWstreseigneur iesuenst : Z de la 
glorieuse vierge ma\\rie. Le .xx, iotir daoust. Mil xccc, quatre 
vings Z H dix (1490). Pour Anthoineverard libraire demorût a |i 
paris , sur le pont nostre dame . a lymage . s, iehan H leuûge- 
liste . ou au palaiz au pmier pillier deuût || la chappelle ou len 
chante la messe de messeig^Wneurs le presidens. In-4, goth., de 
90 ff., à 29 lignes par pages pleines, sign. A de 4 ff., p, a, b, 
c par 8, rfde 2, d de 8, ^ de 4, rf, e par 8, /de 12, /et m par 
4; mar. La Vallière, riches compart. à froid, doublé de mar. 
rouge, dent., gardes en soie, tr. dor., étui [Lortic). 

Exemplaire sur vélin, d’une édition non décrite des Grandes Heures de 
Verard (Brunet en cite une avec la môme date, au n® i2o de sa notice, 
mais sans la décrire, et il lui attribue 106 ff.). A la première page, elle 

n’a point le titre (A la louenge de Dieu.) qui figure au môme endroit 

dans toutes les autres éditions décrites des Grandes Heures, mais 
seulement trois stances : l’une de cinq ters, commençant par : Jésus soit 
en ma teste,,.; une autre de quatre vers, commençant par : Qui du tout 
son aieur,.., et un sixain, précédé de ce titre : "Bon et brief régime. La page 
suivante est occupée par un Fetit Almanac pour vingt ans, ou plutôt pour 
vingt et un ans, de 1488 à 1508. Les trois feuillets suivants sont consacrés 
au calendrier, remarquable en ce que chaque jour y porte une indica¬ 
tion hagiologique, tandis que dans le calendrier des autres Grandes 
Heures de Verard beaucoup de lignes sont en blanc. C’est à tort qu’entre 
le premier et le second feuillet de ce cahier on a intercalé un feuillet, 
admirablement refait, et représentant d’un côté l’Homme anatomique et 
de Pautre le Saint-Graal; ce premier cahier est bien complet sans cette addi¬ 
tion arbitraire, et, si la présence de ce feuillet refait est nécessaire dans 
cette édition, ce qui reste encore à prouver, ce serait plutôt à la suite du 


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LITURGIE. 


89 


calendrier, en tête du second cahier, qui sans cela n’aurait que sept 
feuillets. Ce second cahier commence par les évangiles, et, particularité 
extraordinaire, le texte des huit premières pages est écrit à la main, à 
l’époque môme de la publication de ce livre, tandis que les encadrements 
sont imprimés. 

A la dernière page de ce cahier, on lit ce titre pour les Heures de la 
Vierge, qui suivent : Incipiunt hore intemera-\\ te virginis marie secundù 1| 
vsum Parisiensem, ce qui ajoute encore à la valeur de ce volume ; car, à notre 
connaissance, c’est la seule de toutes les éditions connues des Grandes 
Heures de Verard qui soit à l’usage de Paris. 

Le verso du dernier feuillet du cahier é est blanc. Au-dessus de la 
suscription finale que nous avons rapportée plus haut, se trouve la grande 
marque de Verard. 

Les grandes planches sont au nombre de quinze; nous n’y com¬ 
prenons ni la figure de THomme anatomique ni le Saint-Graal, dont 
la présence dans cette édition n’est pas démontrée. Douze de ces 
planches avaient déjà figuré dans les éditions antérieures de ces Grandes 
Heures; les deux autres sont nouvelles : la Rencontre de Joachim et d*Anne 
à la porte dorée (répétée ici une seconde fois à la place de l’ancienne 
planche de VImmaculée Conception, alors probablement détruite) et la 
Nativité, Les petites gravures sont au nombre de seize. Les bordures, 
très larges, à quatre compartiments superposés, sont composées de sujets 
avec des légendes tantôt en latin, tantôt en français. Ce sont les mêmes 
dans toutes les Grandes Heures. 

Toutes les gravures sont presque au trait, et de style très archaïque, 
ce qui constitue la seconde manière de Verard ; elles étaient destinées à 
servir d'esquisses aux miniaturistes. 

Notre volume, admirablement conservé, est très probablement unique 
de cette édition, et ce qui le rend encore plus précieux c’est qu’il est 
l'exemplaire présenté à la régente ANNE DE BEAUJEU. En effet, au- 
dessus du titre des Heures de la Vierge (voir ci-dessus), la gravure ayant 
pour sujet la Création d’Ève a été soit supprimée au tirage, soit recou¬ 
verte au pinceau, et à sa place nous voyons le Portrait de cette princesse, 
agenouillée devant un prie-Dieu, sous un riche dais. Elle est vêtue d’une 
robe de brocart et coiffée d’une cornette. Sainte Anne, sa patronne, se 
tient debout auprès d’elle et lui pose la main droite sur l’épaule. Un petit 
chien blanc est couché en avant du prie-Dieu, dont les côtés portent les 
armoiries de Pierre de Beaujeu, époux de la régente Anne : d'azur à trois 
fleurs de lis d'or; au bâton de gueules en bande. Les mêmes armoiries 
figurent dans un grand écusson enluminé, dans la partie inférieure de la 
bordure, à la place d’une gravure, et aussi à la page en regard, au bas 
de la bordure latérale, où elles remplissent un petit écusson tenu par un 
ange. 

En raison de cette destination illustre, cet exemplaire a été entouré 
d’un luxe exceptionnel. Ainsi, à la page décorée du portrait d’Anne de 
Beaujeu, sur l’emplacement des trois gravures de la bordure latérale, on 
a peint trois miniatures, représentant le Cortège féminin de la princesse 
dans Vattitude de la prière. Les gravures ayant pour sujet la Création du 
Monde (sign. p, f” f. r®) et VAnnonciation aux Bergers (sign. b, 8® f. v®) 


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90 


THÉOLOGIE. 


ont été remplacées par des miniatures d*ane composition tont à fait diffé 
rente ; à la place de VOffice des Morts (sign. e, 3® f. v®), on voit une belle 
miniature représentant Job sur son fumier causant avec ses amis. Toutes 
les autres grandes planches, de même que les sujets des encadrements 
des quatorze pages où se trouvent les grandes planches, sont enluminés 
avec un soin extrême ; dans certaines pages, les peintures sont Tœuvre 
d’un excellent enlumineur. 

Parmi les petites gravures, les cinq premières ont été remplacées par 
des miniatures originales; les autres sont simplement enluminées, is 
texte est orné d’une profusion d’initiales et de bouts de ligne en or et 
couleurs. 

En dehors des pages à grands sujets, toutes les autres bordures sont 
en noir, en général d’une grande vigueur et d’une remarquable pureté 
de tirage. On a ainsi, au point de vue de l’art, une œuvre éclectique : 
un véritable monument de la typographie, de la gravure sur bois et de 
l’enluminure réunies. Hauteur : 235 mill. 

79. A la louenge de Dieu. furent commencées ces présentes 

heuWrespour Anthoine verard libraire demourât || le pont 
nostre Dame a lymage saint lehan || leuangeliste.., S. d. (alma¬ 
nach de 1488 à 1508). Gr. in-8, goth., de 112 ff., sign. A-N et 
A par8 ff., à 33 lign. parpage; mar,brun, fil. à fr., tr. rouge. 

« Ces Heures de Verard diffèrent de celles qui ont le môme calendrier 
primitif de 4488 à 1508, et que M. Brunet a décrites sous les n®* 420, 424 
et 422 de sa Notice. On y compte seize grandes gravures (non compris 
l’Homme anatomique et le Saint-Graal), indépendamment de celles qui 
forment les bordures, et qui sont au nombre de 5 ou 6 par page. La marque 
de Verard est au verso du 8® f. du cah. n. Beaucoup de prières sont en 
français, quelques-unes sont en vers. » (Didot, Cat, rais.^ n® 800.) 

Exemplaire sur vélin, non colorié et bien conservé, sauf quelques 
taches. 

80. Heures à l’usage de Rome (sans titre). Pet. in-8, goth., de 
92 ff., 26 lignes à la page, sign. «-/ par 8, et m par 4 ; vélin 
vert. 

« Ces Heures contiennent quatorze grandes figures et vingt-neuf petites. 
Le recto du 4®' f. est resté blanc (sans doute pour y placer soit une mi¬ 
niature, soit une marque de libraire) ; au verso se trouve Almanach povr 
xxi ans (1488-4508); au bas, 4 lignes : Qui veult sçauoir les bradons, etc. 
Au recto du 2® f. VHomme anatomique de Verard, qui se voit dans ses pre¬ 
mières éditions et dont l’aspect est xylographique. Aux ff. 5, 6 et 8 du 
cah. D, on rencontre les gravures primitives de ses Heures, reconnaissables 
à leurs formes plus gothiques et aux inscriptions latines en lettres ini¬ 
tiales d’une forme archaïque. 11 en est de même aux ff. 2, 4 et 5 du cah. e 
et de la pl. Ad Completorium. Toute cette partie archaïque, qui ne reparaît 
plus dans les éditions postérieures de Verard, prouve que cette édition 


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LITURGIE. 


91 


les a précédées, et l’on y rencontre les encadrements dans le genre de 
Pigouchet, et quelques autres grandes gravures au commencement, qui 
indiquent l’époque de transition entre les deux styles. Déjà on voit, dans 
l’édition précédente (n® 801), paraître dans les encadrements quelques 
sujets plus complets dans celle-ci. Ils sont plus complets encore dans 
l’édition de 1503. » (Didot, Cat. rais.f n® 802.) 

Édition rarissime. Exemplaire sur vélin, non colorié, le seul cité au 
Manuel, 

81. Heures a lusaige de Rôme sans riës reqrir. || Imprimées a 
Paris le . xix . iour du mois de || Iiiing Mil cinq cens et trois, 
(1503). (Titre surmonté par la grande marque de Verard.) Pet. 
in-4, goth.; mar. La Vallière, fil. à froid et ornem. aux angles, 
tr. dor. [Cape), 

U Les grandes planches, au nombre de quinze (non compris celle du 
Saint-Graal, qui est au v® du 2® f.),ainsi que les petits sujets des bordures, 
sont évidemment imités des éditions de Vostre, et sont presque aussi bien 
exécutés. Celles de la Danse des morts commencent au recto du prem. f. 
du cah. hy et finissent au verso du 7® f. du cali. i. » (Didot, Cat. rais,, 
n® 805.) 

Magnifique exemplaire sur vélin (H. : 0,213), non colorié, avec les 
initiales enluminées. Sur un feuillet de garde, sont ces armes : d*argent 
à trois fasces de gueules; l’écu surmonté de la couronne de comte et envi¬ 
ronné du collier de la Toison d’or. 

D’après nos renseignements, les marges de ce volume étaient couvertes 
de mottos, sentences et signatures autographes des grandes familles de 
Villiers, de Granville, et autres, dont on voit encore la trace et que M. Capé 
a malencontreusement fait disparaître au moment de la reliure. Deux 
pages blanches à la fin du volume portent encore des vers français et ita¬ 
liens, et autres inscriptions. 

82. Ces présentes heures a lusage de ROUEN || sont au long 
sans Ries requérir auecqs les heu lires de la Côception Et plu¬ 
sieurs aultres suf||frages. Noiiuellemet Imprimées a Paris pour 
Il lehâ burges Pierres hutiin t Jacques cousin. (Au-dessus le S* 
Graal; au dernier f. la marque de Verard.) S. d. (alman. de 
1503 à 1520). In-8, goth., sign. a, b, c par 8; rfpar 4, e-q par 8 
(pas de cah. r) et s par 4; veau fauve, fil. et compart. à froid, 
tr. dor. 

U Dix-neuf grandes figures, sans compter THomme anatomique, et de 
nombreuses petites. Elles sont différentes des précédentes et imitées de la 
seconde manière de Simon Voslre. La Danse des morts figure deux fois 
dans les bordures des pages. Ce volume est remarquable en ce qu’on y voit 
apparaître, au verso du 5® f. du cah. g, une figure représentant le cha- 


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92 


THÉOLOGIE. 


pelet de Nostre Dame avec un cœur au milieu, entouré d*une couronne de 
roses. » (Didot, Cat, rais,, n® 806.) 

Édition de toute rareté, que Brunet n’a connue que par la citation du 
Bibliographe Normand, de M. Frère. Très bel exemplaire sur vélix, non 
colorié. 

83. Hore beate marie virginis scd; Il vsum Romanû sine require. 
(Au v° du 4® f. du cah. c des Suffragia :) Ces présentes heures 
a lusage de |1 Romme furent acheuees le . xiii . iour || Doctobre. 
Lati Mil cinq cens et || huyt (1508). Pour Anthoirie verard li¬ 
braire Il demourant a Paris, (Ensuite sous la sign. â: Sensuiuent 
les sept pseaulmes en françoys || translatez au plus près du latin; 
en 8 ff. dont le verso du dernier contient 27 lign. et le mot 
Finis.) Pet. in-4, goth.; veau rac. {anc, rel.), 

« Il s’y trouve dix-sept grandes planches, déjà produites dans le 
n® 806 (ci-dessus), mais point de bordures autour du texte. Les planches 
ont été coloriées avec soin, et toutes les initiales peintes en or et en 
couleurs. » (Didot, Cat, rais,, n® 808.) 

Exemplaire sur vklin, le seul cité par Brunet. 

ESTIENNE JEHANNOT. 

84. Incipiunt bore beate mallrie virginis. M. E. lehannot. (Au 
V® du dern. f. :) Ces pr^esentes heures a lusage de Rô\\me 
furent acheuees le, xxi, iour de aoust || Lan, M.CCCC, UH, xx, 
et xvii, (1497). In-8, goth., de 90 fî. ; veau brun gaufré, tr. 
dor. {anc, rel,). 

« Ce sont, selon M. Brunet, les mômes Heures que celles qu’il a dé¬ 
crites sous le n® 158 de sa notice, et qui sont imprimées par Jean Phi¬ 
lippe pour Thielman Kerver. Cependant, il y a ici confusion, car ces deux 
volumes ne présentent rien de conforme, si ce n’est le caractère du texte. 
Au recto du i®' feuillet se trouve la marque d’Estienne Janot; au recto 
du 2®, l’Homme anatomique. Les figures sont au nombre de trente-neuf, 
quinze grandes et vingt-quatre petites. On y voit reparaître, vers le com¬ 
mencement, plusieurs des planches de Verard, n® 804, et les entou¬ 
rages de ce même Verard n® 799. Les grandes planches ont été enlumi¬ 
nées avec soin. Les pages sont entourées de bordures à compartiments, 
assez.bien gravées, mais où les mêmes sujets, comme dans presque . 
toutes les anciennes Heures imprimées, sont souvent répétés. Les sujets 
des bordures encadrant les grandes figures ont été aussi enluminés. 
Cette curieuse édition nous révèle qu’Estienne Janot, ancêtre de Denys 
Janot, a dû être un des premier imprimeurs de Verard. » (Didot, Cat. 
rais., n® 813.) 

Exemplaire sur vélin, très bien conservé, mais dont le 8® f. du cah.-t 
et le premier du cah. l manquent. 


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LITURGIE. 


93 


ULRICH GERING et BERCHTOLD REMBOLT. 

85. Hore beate Marie virgillnis ad vsum Parisiësem to||taIiter ad 
iügû sine require (marque de B. Rembolt). (Au r® du dern. f., 
en rouge :) Finit officitim .... impressum PariWsim in Sole aureo 
vici Sorboni-\\ci Opéra Udalnci gering et magi\\stri Berchtoldi 
Rëbolt sociorum. \\Anno dhi Millesimo qinjêtesimo \\ secundo, dié 
vero vigesimo Maij (1302). In-8, goth., de 8 IT. prél. et 144 if., 
sign. «-6- par 8, en tout 132 fî., 20 et 21 lignes à la page; 
veau fauve, ornements sur les plats et médaillons, tr. dor. 
[anc, rel,), 

. Heures à l’usage de Paris d’uue insigne rareté et un des chefs-d'œuvre 
de la typographie parisienne. Elles sont imprimées avec les deux mômes 
caractères que les plus anciennes Heures de Gering, décrites sous le 
n® t07 dans notre catalogue de 1879. 

Exemplaire sur vélin, contenant treize planches, tirées d’abord en noir 
et ensuite peintes en miniature avec beaucoup de soin et par un artiste 
habile, au point que le dessin de la gravure disparaît pour ainsi dire sous 
la délicatesse du pinceau qui en adoucit les traits trop durs. On peut con¬ 
sidérer ces planches, avec toute justice, comme de véritables peintures 
d’une grande finesse et d’un coloris habilement nuancé. 

Presque toutes ces planches ont été empruntées aux Heures faites par 
Pigouchet pour Simon Vostre. Verard a donné, dans quelques-unes de 
ces éditions, des copies serviles, mais grossières, de ces gravures. 

Brunet ne signale de ce beau livre que l’exemplaire conservé à la bi¬ 
bliothèque de l’Institut. Celui-ci porte, sur un feuillet ajouté k la fin, un 
écusson en losange, entouré d’une cordelière, avec ces armoiries : Farti : 
l ® d*argent au chevron de sable charge de trois molettes d'argent et accom- 
pagné de deux trèfles de sinople en tête, et d'une rose au naturel en pointe; 
2® d'azur à une fleur de lis d'or fleuronnée, 

La reliure, exécutée au xvi® s,, est fort riche ; au centre des plats, une 
plaque représentant Jésus en croix. Au-dessus le nom de Jeuan de la Pe- 
LONXYE, recouvrant un autre nom elTacé. 

THIELMAN 1®' KERVER. 

86. Hore intemerate virgïs || marie secûdù vsumRo||manû tota- 
liler ad longû sine req‘re : cû plurib’ ora=||tionibus in gdlico 
et latino. (A la fin :) Ces présentes heures a lusaige de Romme 
fuirent acheuees le, xxviii, iour doctobre, Lan Mil, || CCCC- 
au, XX t xviii (1498). Par Tielmà Keruer Li\\ braire demourant 
a Paris sur le pot saint Michel || a letiseigne de la licorne, Gr. 
in-8, goth., de 92 ff., sign. a~l par 8, m de 4 ff. ; mar. vert, 
fil. à fr., tr. dor. {Kœhler), 

Édition fort rare et l’une des premières de Thielman 1®*’ Kerver, dont 


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94 


THÉOLOGIE. 


la belle marque figure au-dessus du titre. Elle est ornée de dix-sept 
grandes planches (dont l’une est répétée deux fois), et de quarante-huit 
petites, dont beaucoup se répètent. Ce qu’on ne paraît pas encore avoir 
remarqué, c’est qu’un morceau de bordure, toujours le môme, placé au- 
dessus des six grandes planches porte gravé, en grosses majuscules, le 
nom de G. WOLF, Or le nom de maislre George Wolf, sans doute le gra¬ 
veur des planches de ce livre, figure exceptionnellement à côté de celui 
de Kerver dans le colophon d’une édition rarissime d’Heures, datée do 
20 avril 1499. Les bordures historiées, assez finement exécutées dans le 
genre de Simon Vostre, représentent les histoires de l’Ancien et du Nou¬ 
veau Testament, les douze Sibylles, les quinze signes du Jugement der¬ 
nier, etc. 

Magnifique exemplaire sur vélin, non colorié, d’une rare pureté de ti¬ 
rage, avec les initiales et les bouts de lignes enluminés. Haut. : 208 
millim. 


THIELMAN KERVER^ pOUr GILLET REMACLE. 

87. Ilorc intemerate beate marie virginis : || secundum vsum Ro- 
manum. (Sur le titre la marque et le nom de Th. Kerver, et 
au V* du dern. f. :) Ces présentes heures a lusage de || Rome 
furent acheuees le, xx, tour de tl Octobre. Lan mil cinq cens et 
cinq (1505). || par Thielman keruer imprimeur et H libraire itire 
de luniuersite de Paris || demouràt a lenseigne du Gril en la |1 
rue sait laques, pour Gillet rema\\cle aussi libraire iure demjou- 
rant a || Paris sur le put saint Michel a lenWseigne de la Zi- 
come. Pet, in-8, goth., de 121 ff., sign. a-/ par 8, m par 7 (?), 
n-o par 8, p par 6, et q par 4; veau fauve racine, fil. et tr. 
dor. 

« Dans cette édition de 1505, la première figure, placée à l’évangile de 
saint Jean, représentant saint Jean Porte Latine, est tout à fait différente 
de celle qui se trouve à l’édit, de 1504. Il en est de môme de plusieurs autres 
planches qui ont été refaites avec plus d’art et de finesse. Il s’y trouve 
dix-huit grandes fig. et plusieurs petites dans le texte. Les encadrements 
présentent des sujets de l’Écriture sainte, des personnages religieux ou 
séculiers, des chasses et des arabes(iues dans le genre de celles des édi¬ 
tions de Vostre et de Verard, mais pas de danse des morts. » (Üidot, Cat. 
rais,f n® 823.) 

Exemplaire sur vélin, avec initiales enluminées, le seul cité par Brunet. 

YOLANDE BONHOMME, veuvo de Thielmau Kerver. 

88. Ces présentes heures a lusaillge de Paris.... (Au r® du dern. 
f. des Heures :) Cg finissent ces psentes heures a lusaige de 

Paris / nouuellemèt imprimées . par la veufue de feu Thiebnà 

Keruer . et furent acheuees Lan Mil, ccccc, xxij, (1522) le xvj. 


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LITURGIE. 


95 


iour de Feurier, (Au v° du dcru. f. du cah. contenant les 
cômendationes defunctorïi, on lit :) Les recOmandûces des très- 
passes nouuellemèt imprimées a Paris par la veufue de feu 
Thielma keruer.., M. cccccxxij (1522). Gr. in-8, ou in-4, goth., 
de 132 IT., gros caract.; veau brun, lil., tr. dor. (re/. du xvi® 
siècle). 

Toutes les gravures de Tédition de septembre 1522 se retrouvent dans 
celle-ci, moins les bordures. Elle contient cinquante-neuf figures, y com¬ 
pris celles du calendrier et les armes du Rédempteur. La 40® et la 41® 
représentent les Trois Morts et les Trois Vifs. 

Exemplaire sur vélin, d’une beauté exceptionnelle. Toutes les gravures, 
grandes et petites, ont été enluminées avec soin et rehaussées d’or. L’ar¬ 
tiste n’a souvent conservé que les principaux auteurs des scènes repré¬ 
sentées, et a supprimé les autres au profit de l’élément pittoresque. Il a 
aussi modifié beaucoup de détails, de sorte que ces cinquante-neuf pein¬ 
tures ne rappellent qu’assez vaguement les gravures originales, et con¬ 
stituent, avec leurs cadres, qui ont aussi subi de profondes modifications, 
de véritables miniatures. Toutes les pages du texte sont entourées de 
cadres en camaïeu or, formant dans le bas des dessins variés; toutes les 
initiales sont peintes à la main et les bouts de lignes sont garnis de tirets 
enluminés. Le volume ainsi embelli a plutôt l’apparence d’un manuscrit 
que d’un livre imprimé. Au titre et dans le bas d’un certain nombre de 
pages figure un écusson d'azur à un chevron d'or accompagné de trois quin- 
tefeuilles d'argent. A deux endroits on lit la devise : Spes mea Deus. 

Ce somptueux exemplaire (haut. : 218 milL) provient de l’ancien ch⬠
teau de Bercy, propriété de la famille de Nicolay. 

89. Ensuiuent les heures de nostre dame || a lusaige DANGERS 
/ toutes au long sans || riens requérir / nouuellement impri¬ 
mées Il a Paris / auec plusieurs belles histoilires.... t requestes 
/ tat en latin que en francoys. (Au-dessous, la marque et le nom 
de Kerver avec cette date : m. d. xxx (1530) ; au verso du dern. 
f. de la table :) Cj/ finissent ces présentés heures a lusaige Dan¬ 
gers . Et ont este imprimées a Paris par la veufue de Thiel- 

man kemer.... Pour sire lehan varice libraire de luniuersité Dd- 
gers / demourant a la chaussée sainct pierre. Et furèt acheuees 
le. X. iour de ianuier. lan. M. D. xxx (1530). In-8 allongé, 
goth., ff. ch. jusqu’à clxxvii, et 3 ff. pour la fin de la table; 
basane brune. 

Édition non décrite. Elle contient cinquante-huit figures moyennes 
dans un encadrement ovale et plusieurs petites, toutes d’un style médiocre. 
Les 45® et 46® représentent les Trois Morts et les Trois Vifs. Les figures 
du calendrier portent la croix de Lorraine. 

Exemplaire sur vélin, de la bibliothèque de J.-A. Zaluski. 


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96 


THÉOLOGIE. 


TUIELMAN II KERVER. 

90. Horæ in laudem beatissillme virginis Mariç ad usum || Roma- 
num. Il Parisiis, Apiid Thielmâmim Keruer in vico Sancti lacobi 
sub signo cratis. 1550. (A la fin :) Excudebat Parisijs Thielman- 
nii$ Keruer... Pet. in-8, de 172 ff., lettres rondes, impr. en 
rouge et noir; veau fauve, comp. en mosaïque, tr. dur. 

« Édition donnée par Thielman(ll), frère de Jacques Kei*ver. Elle contient 
des bordures d’oiseaux, de Heurs et d'insectes dans le genre des Heures 
de Tory de 15*27 à la 'moderne; mais ce ne sont pas les mêmes. Dix-neuf 
grav. très petites, au simple trait, sont dans la manière des orfèvres. 
Deux d’entre elles seulement avaient passé dans les Heures de Mallard. 
M. Bernard dit s'être assuré qu’après la mort d’Olivier Mailai*d, qui aurait 
succédé à la veuve de Tory, le matériel de l’imprimerie avait été acquis, 
vers 1542, par Jacques Kerver. Il doit y avoir erreur, Mallard existait 
encore en 1543. » (Didot, Cat. mis., n® 735.) 

Très bel exemplaire, sur papier, dans une fort jolie reliure moderne à 
la Grolier. 


JACQUES KERVER. 

91. Heures de nostre dame a || lusage de Rome. A Paris, par 
laques Keruer demourant en la grand! rue S. laques à F enseigne 
de la Licorne, 1569. In-8, goth., sign. a-z, ensuite la Paie- 
nostre, 8 ff.; Devotes oraisons, 8 ff.; Préparations pour recevoir 
te saint sacrement de F autel, sign. A-R; Commendationes 
defunctorum, sign. aa et bb, avec celte souscription : Les 
recommandàces des trespassez nouuellement imprimées a Paris 
par lean le Blanc Imprimeur pour lacques Keruer Libraire 
demeurant en la gràde rue sainct lacques / au dessus des Mathu- 
rins / a lenscigne de la Licorne. M.D.LXX. (1570). — Proposi¬ 
tions, dicts et sentences.extraicts de plusieurs saincts doc¬ 

teurs (suivis de plusieurs morceaux en prose et en vers; même 
adresse : m. d. lxx, sign. A-R, formant la seconde partie des 
Heures). En 1 vol. in-8 ; mar, La 'Vallière, doublé de tabis, fil. 
à froid, ornem., anc. tr. cis. et dor. [Brutjère). 

Cinquante-six grandes gravures sur bois, entré autres les Trois Morts et 
les Trois Vifs, et compris celles du calendrier. Dans la seconde partie, à 
partir de la signature M, on en trouve seize petites assez fines, marquées 
I. L. B. (Jean le Blanc) avec la croix de Lorraine. 

Exemplaire sur papier. 


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LITURGIE. 


97 


LES UARDOUIN. 

92. Heures à l’usage de Rome. (Au v® du dern. f. :). Ces pré¬ 

sentes heures a liisaige de Rome tout au long sans ries requérir 
Auec les figures de lapocalipse t plusieurs autres belles hystoires 
faictes a la mode dytalie. Ont este nouuellèment imprimées a 
Paris par Guillaume anabat Imprimeur demourant en la Rue 
sainct lehan de beauuais en lenseigne des Connis près les grandes 
escoles de decret, pour Gillet hardouyn^ libraire demourant au 
bout du pont au change a lenseigne de la Rose, Et pour Germain 
hardouyn Libraire demeurât deuant le Palais entre les deux 
portes a lymaige saincte marguerite, S. d. (almanach de 1500 
à 1520). ln-8, goth., de 100 ff. ; mar. brun, fil. ornem. avec 
écussons sur les plats, sur l’un desquels on lit : carbonaro, et 
sur l’autre : cola {anc, veL), 

Édition ornée de dix-sept grandes figures et de nombreuses petites. 

« Les planches et les entourages des Hardouyn, bien qu’assez finement 
exécutés, sont d’un dessin dénué de la grâce et de l’esprit qu’on re¬ 
marque dans ceux de Simon Vostre et justifient peu la qualification d'his¬ 
toires à la mode d'Italie, qu’on trouve dans la souscription. La marque 
qui est en tôle, représentant l’enlèvement de Déjanire, est la plus an¬ 
cienne marque des Hardouyn. » (Üidol, Cat, rais,, n® 834.) C’est l’une 
des plus anciennes éditions des Hardouin. 

Exemplaire sur vélin, le seul cité par Brunet. 

93. Heures a lusaige de ROme tout au || long sans riens reqrir. 
Auec les figuHres de la vie de Ihôme : t plusieurs aullitres . 
belles figures. (Au-dessus, la marque de Hardouin; au v® 
du dern. f. :) Cy finissent ces psentes heures a lu \\saige de 
Rome tout au long sans ries re || quérir. Imprimées nouuellement 

a Pa 11 m par Gillet hardouyn libraire démontrant au bout du 
pont Nostre dame de\\uant sainct Denis de la chartre a Len\\ 
seigne de la Rose dor, S. d. (alman. de 1516 à 1530). Gr. in-4, 
goth., de 64 ff.; mar. La Vallière, riches compart. à froid, tr. 
dor. [Hagué), 

Belle édition, ornée de dix-neuf grandes figures, et de plusieurs petites 
insérées dans le texte; autour des pages, de grands cadres présentant • 
des sujets variés, où la figure de la Mort est plusieurs fois répétée. 

Magnifique exemplaire sur vélin, haut de 250 mill. Toutes les grandes 
planches sont recouvertes par de belles miniatures, rehaussées d’or, qui 
sont peut-être l’œuvre de Germain Hardouyn lui-iuênie, in arte litterai'iæ 
picluræ peritissimus. Au litre, un écusson d’armoiries : d'argent à un paon 
au naturel; âla bordure d'azur denchee de pourpre bordé d'un filet d'argent, 

7 


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THÉOLOGIE. 


94. Horæ diu^ virginis mariç secunlldum ritum ac cosuetudi- 
nem || insigiiis ecclesiç Romanç || totaliter ad longum. (Au v® 
du dern. f. :) Finis, Hure,,, Impresse v'o Parisijs per Petrü 
vidone, Impensis honesti viri Germani, hardouin cômoràtë J)pe 
Palatium, M.D.XXV (1525). In-16, lettres rondes; vélin blanc, 

' riches ornem. sur les plats, tr. dor. [rel, du xvi* siècle). 

Édition ornée de quinze gravures moyennes, et de plusieurs petites, 
lesquelles dans le présent exemplaire, qui est sur vélin, sont recouvertes 
par des miniaturks originales, faites avec soin. Haut. : 110 mill. 

Cet exemplaire est le seul cité par Brunet. 

95. Ilore beate marie virginis secundù 1| vsum Romanum totaliter 
ad longum || sine require. Cum multis sufTragiis et || Orationi- 
bus de nouo additis Nouiter || impressis Parisius per Germa- 
num II Hardouyn : commorantem inter duas || portas Palatii ad 
intersignium Sanc||te Margarete. (Au v® du dern. f. :) Ces 
présentés heures sont a lusaûje 11 de Rome toutes au long sans 
requérir H ont este nouuellemêt Imprimes (sic) a Pa || ris : par 
Germain Hardouyn, Impri !| meur z Libraire : demoitrût audict 
lieu 11 entre les deux piortes du Palais : a len H seigne Saincte 
Marguerite, Et ce vendent audict lieu. S. d. (almanach 
de 1527 à 1541). In-8, goth., de 112 IT.; veau bruu, tr. dor. 

tt Seize grandes figures et plusieurs petites; grandes bordures histo¬ 
riées et à sujets différents de celles des Heures de Gillet Hardouyn, et 
dont quelques-unes se rapprochent de celles des Heures de Tory de 1527. 
C’est un charmant spécimen de l’art des Hardouyn. » (Didot, Cat. rais., 
11 ° 840 .) 

Exemplaire sur vélin, le seul cité par Brunet, avec toutes les figures 
recouvertes par des miniaturks originales. 

96. Horæ beatæ mariæ virginis. (A la fin :) Hore beate marie virgi- 
nis secû 11 dum vsum Romanum expliciunt 1| féliciter Parisius p 
Egi 11 dium hardouyn commorântem in 1| confïnio Pontis nostre 
domine an || te templum diui Dionysii de carce || re : ad intersi¬ 
gnium Rose deautere. S. d. (avant 1520). In-8 allongé, goth., 
de 62 ir., dont 1 blanc; vélin blanc, à compart. à froid, tr. 
dor. {rel. dusiècle). 

Édition rarissime, sans figures ni bordures, remarquable par son for¬ 
mat. Exemplaire sur vélin, le seul cité par Brunet, avec toutes les initiales 
enluminées. La reliure, très originale, couverte de rinceaux noirs sur fond 
blanc, poide la date dr MDXXXllIl (1534) et ces devises : Posi tenebras lux 
(c’est aussi la devise de la ville de Genève). Aderit post Nub. Phœbus. 


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LITURGIE. 


09 


97. Hore beate Marie . virgiuis || secundum vsum Romanum... 
Parisiis || ex officina G. Eardouyn j siib signo H diue Margarete j 
inter ianuas palatii. (A la fin :)... Parisijs impresstim : carac- 
teribus impensisqy viri G. Bardoiiyn / .... 5. d. (alman. de 
1539 h 1554). Pet. in-8, goth.; mar. rouge, fil. tr., dor. 

« Derrière le titre est la légende : 

Ung iuif mutilant jadis 
Lhostie du saint sacrement, etc. 

Quelques-unes des bordures, toutes remarquables, sont dans le goût 
de G. Tory, dont on sent ici l’inlluence. Les planches, qui sont au nombre 
de quatorze, sont finement gravées, et les fonds habilement composés. 
Elles sont toutes de style français renaissance. On ne trouve pas d’autres 
marques que les initiales G. 11. (Germain Hardouin) dans un cartouche de 
la bordure. Ce petit volume est très joli. » (Didot, Cat, rais., n® 847.) 

Exemplaire sur papier, le seul cité par Brunet. (Haut. : 140 mill.) 

98. Heures a lusailige de j Imprimées a Paris \\ pour ger^ 

main har\\doiim / demourât || entre les deux par || tes du palais 
a lêWseigne saleté mar \\ giierite. S. d. In-64, goth., sign. a-q 
par 8; mar. noir, ornem. à froid, tr. dor., fermoirs dorés. 

Édition rarissime, no.n citke au Manuel. Exemplaire sur vélin. 

« Ce livre, d’un format excessivement petit (46 mill. de haut.), con¬ 
tient quinze gravures qui ont été enluminées avec assez de soin. Ces 
gravures ont un petit cadre peint en or, ainsi que quelques pages qui sont 
en regard; point de bordures. » (Didot, Cat. rais., n® 849.) 

GUILLAUME EUSTACE. 

99. Ces présentes heures a lusaige de rôme || sont toutes au long 
sans riens reqrir auec-||ques les grans suffrages imprimées 
non 11 uellement pour Guillaume eustace librai || re du roy. Et 
se vendent a la rue neufue no || stre dame a Lagnus dei ou au 
palais au troisiesme pillier. (Au-dessus, la marque d’Eustace ; 
au v°, calendrier de 1512 à 1527.; au v° du dern. f. :)... impri¬ 
mées a Paris par lehan de la roche Lan mil cinq cês et quatorze 
(1514) pour guillaume eustace libraire du roy demourant en 
lad. ville... In-8,.goth., de 113 ff.; veau br. gaufré [anc. rel.). 

Cette édition rare contient dix-huit grandes gravures et quatorze pe¬ 
tites, imitées grossièrement de Vostre et autres. Pas de bordures. 

Très bel exemplaire sur vélin, non colorié. Ex-libris de Thomas Barrett 
of Lee, Esq. 


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Google 



100 


THÉOLOGIE. 


GUILLAUME GODABD. 

100. Ces présentés heures de nostre dame ll ont este nouuellement 
impri || mees a Paris pour Godard. (Au r® du dern. f. :) Ces 
prescrites heures ont este imprimées a Paris pour Guillaume 
godard libraire demourant sur le pont au change A lenseigne de 
Ihome sauuaige : deuûtlorloge du Palays. S. d. (almanach de 
1514 à 1430). In-8, goth., de 126 ff.; basane brune, fil. 

« Ces Heures contiennent dix-sept grandes figures, dont plusieurs ont 
été déjà employées par les Hardoiiyn; elles ont des bordures avec des 
sujets variés imitées de Simon Vostre; ceux de la Danse des morts y 
figurent deux fois. Au verso du dernier f. se trouve le rébus : Saluons 
Marie, » (Didot, Cat, rais., n® 853.) 

Exemplaire sur vélin, non colorié, le seul cité au Manuel. 

101. Hore beate Marie |1 virginis secundum vsum Roma || num / 
totaliter ad longum / si||ne require. Venimdan\\tur apud 
Cuiller 11 mum Godard. (Au v® du dern. f. :) Ces présentes 
heures... ont este imprimées nouuellemët a Paris / par lehan 
amazur j pour Guillaume godard... demourdt... deuûtlorloge 
du palais a lêseigne de IhOme sauluaige. S. d. (alman. de 1534 
à 1546). In-16, goth., de 128 ff.; mar. rouge, large bordure, 
tr. dor. 

« Les petites fig. et les bordures sont charmantes; elles sont dans le 
genre de celles des petites éditions de G. Hardouyn, dont elles se dis¬ 
tinguent par des images relatives à la mort, entre autres un homme et 
une femme sortant du tombeau, et ou lit au-dessus sur deux tablettes : 
aüiourd’hui vif — DEMAIN MORT. M (Didol, Cat. rais., N® 8oo.) 

Exemplaire sur papier, le seul cité au Manuel, 

FRANÇOIS REGNAULT. 

102. Die ghetijden van onser lie||uer vrouwë met vélo schoone 
lolluen ende oracien. (Ce titre est en rouge au-dessous de 
Téléphant, marque de François Régnault; au v®, alm. de 1518 
à 1530.) In-8, goth., de 120 ff.; veau brun. 

« Ces Heures sont en hollandais et non en allemand, comme le dil la 
Notice de M. Brunet. Quatorze grandes planches. Les grandes composi¬ 
tions aux ff. B®, B^ et N* sont allemandes et très curieuses; elles repré¬ 
sentent le Martyre de saint Jean et VAnnonciation et portent le mono¬ 
gramme composé des lettres P V. Quelques-uns des entourages sont 
imités de Simon Vostre. » (Didot, Cat. rais., N® 856.) 

Édition fort rare, dont le Manuel ne cite aucune adjudication. Exem¬ 
plaire sur papier. 


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LITURGIE. 


iOi 


103. (Horo beatissimc Virginis Marie ad usum SARUM.) (Au du 
dern. f. :) Hore beatissime virginis Marie j scciindum vsum || 

/ totaliterad longuml cum midtisptdchend-\\mis orationi- 
bus t indiilgentijs ia vltimo adiectis, || Inipressc Parrhisiis per 
Frdcisciim Régnault : vn^Wpensis Z sumptibus eiusdè : aime vni- 
vei'sitatis Par-^rldsieh, librarij iurati. Anno domini millesimo 
quinWgentesimo tricesimo sexto (1536). Die vero. xxv. Maij. 
(Au-dessous, la marque de Régnault, à TÉléphant.) In-4, 
goth., de 160 ff. ch. et 4 ff. n. ch., sign. A-X ; impression 
en rouge et noir; veau brun, fil. {anc. reL), 

Précieux livre d’Ileures à l’usage de SALISBURY, orné de quinze grandes 
et belles gravures sur bois, dont plusieurs se répètent. Quelques-unes 
sont de style germanique, et les trois premières, représentant le Martyre 
des. Jeun, Jésus en pnère au Jardin des Oliviers ei VAnnonciation, portent 
le monogramme composé des lettres P et V qu’on attribue à Philippe 
UlTenbach, peintre de Francfort. La seconde planche est celle mentionnée 
par Brulliot, Dictionnaire des monogrammes, N® 109G; les deux autres 
figurent dans le livre d’Heures hollandais décrit au N® précédent. En 
dehors des grandes planches, il y en a un bon nombre de moyennes cl 
de petites, et plusieurs d’entre elles portent aussi le monogramme ci-des- 
sus. Les pages ornées de grandes planches sont entourées d’encadre¬ 
ments variés, quelquefois aux armes d’Angleterre. Une grande partie du 
texte est en anglais. 

Exemplaire sur vélin, mais malheureusement incomplet du cahier 
préliminaire, dont Tabsence résulte des indications de la table des ma¬ 
tières, et aussi des flf. xcviij, ciij et ciiij. Le volume commence directe¬ 
ment par les Évangiles, cahier signé A. Brunet ne cite de cette édition 
que l’exemplaire de lord Spencer, également sur vélin. 

JEAN PyClIORE ET REMI DE LAISTRE. 

104. Heures à l’usage de Rome. (Au v° du dern. f. :) Ces présentes 
heures a lusage de Rome ont || este imprimées et acheuees A 
paris le ciquiesme H iour dapuril. Là mil. cinq ces Z trois (1503). 
Par lehû || pyehore : Z Remy de laistre : demourût au croissât || 
en la grût rue des carmes dess' la place maubert. In-4, goth., 
de 96 ff.; veau brun écaille. 

M Ces Heures, où l’on retrouve une partie des jolis encadrements em¬ 
ployés par Simon Vostre, portent, sur le recto du prem. f., la marque de 
Jehan Pyehore et Remy de Laistre; celte marque ne diffère de celle de 
G. Eustace que par ces deux noms, substitués à celui de ce dernier, et 
par le monogramme substitué dans l’écusson à celui du même libraire. 
Quatorze grandes figures, dont quelques-unes avaient déjà figuré dans 
les grandes heures de Simon Vostre. » (Didot, CM. rais., N® 861.) 

Ces deux associés ne sont connus que par la présente édition qui est 
fort rare. Exemplaire sur papier, grand de marges, avec qq. raccomm. 


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102 


THÉOLOGIE. 


NICOLAS VIVIAN. 

105. Ces présentes heures a lusallge De rome au long sans 
requérir ont este imprilimees pour Nicolas Viuian Libraire 
demourât a || Paris en la rue neufue nostre dame a la courône. 
(Au-dessus, le Saint-Graal; au du dern. f. :) Ces py'csentes 
heures ont este imprimées a Paris par lehan de la roche impri¬ 
meur pour Nicolas Viuid libraire demourant à Paris / en la rue 
neufue nostre Dame / a lenseigne de la couronne. Et furent 
acheuees le xxiii. iour de Feurier lan mil cinq cens et quatorze 
(1514). In-8, goth., sign. A-M et e par 8 et 7 par 4; mar. 
brun, riches orn. en mos., tr. dor. [rel, c/wxvi® siècle). 

Édition extrêmement rare et non citék an Manuel, Les dix-sept grandes 
gravures et les petites sont imitées lourdement de S, Voslre et Kerver. 

Très belexemplaire sur papier, revêtu d’une reliure genre Grolier. 


JCAN DC imiiî:. 

106. Heures nouuellement imprimées a lu||saige de Rôme au 
long auec plusieurs belles || hystoyres nouuellemêt imprimées 
a Paris || par Ichan bignon imprimeur pour lehâ de || brie 
libraire demourât en la rue sainct lacqs || près sainct yues a 
lenseigne delà Lymace. (Au-dessus, la marque et le nom de 
Jean de Brie; au v° du dern. f. :) Ces présentés heures a lusaiqe 
Il de Rome j au loq sans riens requérir || aiiec Voffice de la con- 
ceptio lire dame || c plusieurs aultres suffrages nouuel H lemêt 
adioustees ont este imprimées || par lehan bignon imprimeur : 
pour lehan de brie,,, S. d. (alm. de 1516 à 1527). Pet. in-4, 
goth., de 112 ff.; mar. fauve,, ornem. mos., tr. cis. et dor. 
[anc, re/.). 

a Quatorze grandes figures et entourages à chaque page, imitation 
grossoyée des Heures des Hardouyn. » (Didot, Cat, rais,, N® 866.) 

Exemplaire sur papier, le seul cité au Manuel, 

LOUIS ROYKR. 

107. Ces présentes heures a lusaigo de Rôme H toutes au long 
sans requérir : auec aucûs des || miracles de nostre dame / et 
de la création du || monde / et du soleil et de la lune / et plu¬ 
sieurs Il aultres belles hystoires / Nouuellemêt impri||mees a 
paris par Nicolas hygman / pour la 11 veufue leha de brie de¬ 
mourât en la rue saîct 11 lacqs près saîct yues a lêseigne de la 


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LITURGIE. 


108 


limaec {sic). (Sur lè titre la marque de Jean de Brie; au v° du 
dern. f. :) Ces presëtes /mires a lusaige de Rome ont |1 este non- 
nellemet iprimees a Paris p Nicolas hig || maii / pour Loys royer 
/ libraire demourant audit || lieu en la rue sainct lacqucs près 
sainct yues a H lenseigne de la Lymace. S. d. (au v° du titre : 
Tabula ad inveniendum mobilia (esta cccccxxiii à cccccxxxiii 
(1523-33). In-4, goth., sign. a, b par 8, c par 4, d4 par 8, Æ 
par 6, et î par 8, 0 par 6; mar. brun, ornem. et com- 
part. mosaïq., tr. dor. {anc. rel.). 

« Édition non dhcrite. Dix-huit grandes figures, inférieures à celles 
des Heures des Hardouyn, dont elles se rapprochent quelque peu, et bor¬ 
dures à chaque page, peu variées. » (Didot, Cat. rais,, 807.) 

Louis Royer, libraire inconnu à Lottin, est probablement le successeur 
de Jean de Brie, dont la veuve serait rentrée plus tard en possession de 
sa maison. 

Très bol exemplaire sur papier. Hauteur : 231 millim. La reliure, qui 
est du XVI® siècle, porte au centre des plats ce nom : Marie Bcchatz, 

108. Hore beate Marie ll ad vsiim Borna, hist. (Au-dessous la 
petite marque de Jean de Brie; au v° de Tav.-dern. f. :)... 
Parisijs impressa in vico sancit lacobiper Claudium Cheuallon j 
expensis honesti viri Ludouici Royer librarij Parisiensis in eodem 
vico commorîltis ad insigne vulgariter dictum / La Lymace : 
prope sanctum yuonem : vbi et venduntur. S. d. In-12, goth., 
de ccxxviij ff., plus 7 pp. pour la table et la souscription, et 
1 f. qui contient le rébus : Saluons Marie; mar. noir, gaufré, 
tr. dor. {anc. rel.). 

Édition extrêmement rare. « Sans aucun entourage. Toutes les 
figures, depuis les f®* x\x jusqu’à clii, portent les lettres L. R.; parmi 
elles quelques-unes portent en outre la lettre L, excepté cinq, qui n’ont 
aucune marque, et dont Tcxécution est inférieure. Parmi les ligures qui 
montrent les lettres L. R. il s’en trouve trois (f®* cxix, cxxi, exxv), qui 
portent la croix de Lorraine. L’exécution de ces quatre ligures semble 
un peu supérieure à celle des autres, mais toutes ne sont, en somme, 
qu'une imagerie sans aucun caractère. Ces initiales L. R. indiquent-elles 
le libraire Louis Royer, comme propriétaire des planches ou comme en 
étant le graveur? » (Didot, Cat. rais.y N® 808.) 

Exemplaire sur papier, 

GILLES DE GOURMOKT. 

109. Horæ in laudem Beatiss. Yirginis secundum consuctudinem 
Romanæ Curiæ. Scptcin psalmi pœnilentiales cum lilaniis et 
orationibus (en grec). (A la fin :) Luteciæ, in ædibus Aegidij 


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THÉOLOGIE. 


iOi 


Gormontij sub insigni triimi coronamniy 1528. In-16, do 107 
ff. ch. en chiff. romains; mar. bleu, compart. à fil., tr. dor. 
(Lortic), 

Édition de toute rareté, non citée au Manuel. C’est la réimpression de 
la célèbre édition aldine de 1497. Au verso du dernier feuillet se trouve 
la marque de Pierre Vidoue avec la souscription : Par sü foriuna labori. 

Magnifique exemplaire sur papier, avec témoins. 

JACQUES DU PUYS. 

HO. Iloræ in laudem beatissimæ virginis Mariæ, secundum con- 
suetudinem Romanæ curiæ. Addilis mortuorum Vigiliis, etc. 
(en grec et en latin). Parisiis^ aptid Jacobn du Puys, sub signo 
Samaritmiæ^ è regione Collegij Cameracen., 1549. In-16, de 
184 ff., plus 8 fl‘. non chiff., impression rouge et noire; mar. 
olive, fiL, tr. dor. [am. rel.). 

« Les huit derniers If. non chiffrés contiennent l’opuscule de Jean Da- 
mascène : de Hesurrectione. Cette édition précieuse, non décrite dans le 
Manuel^ est ornée de cinq magnifiques gravures sur bois exécutées au 
trait par JEAN COUSIN, pour l’iinprimeui^Jacques du Puy, qui, comme on 
sait, a mis au jour plusieurs belles compositions de ce maître, telles que 
la Samaritaine, etc. Le grand style de ces vignettes ne laisse aucun doute 
sur leur origine. » (Didot, Cat. rai$.<, N® 890**.) 

Très bel exemplaire sur papier. 

LÉON CAVELLAT. 

IH. Heures de Nostre Dame, a l’usage de Homme, en latin et en 
françois, nouuellement imprimées. A Paris, de Vimprimerie de 
Leon Cauellat à Venseigne du Griffon d*argent, rue S. lean de 
Latran, 1579. In-8, lettres rondes, de 52 ff. lim. non ch., 252 
ff. ch. (manquent les ff. 120 et 121). — Le Formulaire des 
prières, etc. Paris, pour la veufue GabrielBiion, 
de 60 ff. ch., suivi des Quinze Effusions, 8 ff., et la Vie de 
Madame saincte Marguerite, 12 ff. En 1 vol. ; veau fauve, dor. 
pleine, tr. dor. {rel. du xvi* siècle). 

« Ce beau volume, qui doit être bien rare puisque je ne l’ai vu figurer 
dans aucun catalogue, est une tentative d’application aux Heures de 
l’art profane de la Renaissance, tentative qui n’a pas dû être approuvée 
par les personnes d’une piété rigide. De riches entourages du style de 
Fontainebleau entourent toutes les pages, sauf celles de la seconde par¬ 
tie; mais ils reparaissent aux Quinze Effusions, qui, bien que placées à la 
fin, font suite à la première partie. Ces entourages sont mieux dessinés 
et mieux gravés que ceux des Heures de Roville. 


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LITURGIE. 


105 

« Leur exécution remonte, du moins pour la plupart, à une époque an¬ 
térieure à l’année 1579, car un d’entre eux porte la devise de l’Y lata via 
arcta, et un autre le monogramme composé des lettres N D G que nous 
savons appartenir tous deux à Nicolas Du Chemin, car ces monogrammes 
se voient dans son édition de la Missa cum quinqiie vocibus... anctore Clau¬ 
dio deSermisy (Paris, Nicolas Du Chemin, 1556, grand in-fol.), exemplaire 
très rare et peut-être unique que possède la bibliothèque Mazarine. (Voir 
l’Essai sur Jean Cousin.) Ce Nicolas Du Chemin à produit plusieurs ou¬ 
vrages renfermant des bois dessinés par Jean Cousin, et nous recon¬ 
naissons dans ceux de ces Heures tous les caractères de ce maître. Les 
entourages représentent des chimères, des faunes, des termes, des têtes 
macaroniques et des attributs de musique. Les figures sur bois placées en 
tête des chapitres ont moins d’intérêt. Toutefois les toutes petites planches 
des Effusions se rapprochent pour la composition de celles de Jean Cou¬ 
sin du même genre. (Didot, Cat. rais., N® 874.) 

GUILLAUME DE LA NOUE. 

H2. Heures de noHstre Dame a lusaige de Paris touilles au 
long sans rien requérir li Nouuellement imprimées. A Paris / 
pour Guillaume de la Noue / Libraire en la rue sanict (sic) 
Jacques au nom de Jésus. M. D. (le reste du millésime est 
gratté). In-16, goth.; mar. brun, fil., ornem. et tr. dor. [J^ortic). 

Édition non citée au Manuel. Ces Heures ont été faites par archaïsme à 
l’imitation des anciennes Heures. Elles sont en gros caractères. Le chiffre 
gratté sur le titre était sans doute lxxxiii et la date entière 1583, car 
l’almanach s’étend de 1584 à 1597. 

Vingt tîgures sur bois (tant moyennes que grandes) et plusieurs petites. 
La plupart des grandes ligures portent la marque G D (Guillaume Dela- 
noue), et les autres, ainsi que les petites, le monogramme, composé des 
lettres G. 1. N. Ces dernières sont très remarquables par leur finesse. 

Très bel exemplaire, réglé. 


H3. Exercice spirituel OÙ est enseigné au Chrestien la manière 
d’employer le jour au seruice de Diev, par V. C. P. Dédié à 
M“* la Chancelière [Seguier]. Nouvelle édit. Paris, P. Rocolet., 
1642. In-8, fig.; mar. rouge, riches compart. en mosaïque, 
tr. dor. [anc. rel.). 

Gravures de G. Huret, J. Couvay, H. Boulanger, etc. 

Splendide reliure au pointillé dans le genre de Le Gascon. 

114. Heures présentées à Madame la Dauphine par Théodore de 
Hansy^ libraire à Paris, sur le Pont au Change, à S. Nicolas. 


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106 


THÉOLOGIE. 


S. d. (1745 ou 1746). In-8, fig. sur cuivre, vignettes et ini¬ 
tiales; mar. rouge, larg. dent., tr. dor. [anc. rel.). 

Volume entièrement gravé et orné d’images de saints d’après Le 
Sueur, Ph. de Champagne, Coypel, Mignard, etc. Joli titre aux armes de 
la Dauphine Marie-Thérèse, infante d’Espagne, morte en 1746. 


# Besançon. 

U 5. Officium B. Mariæ Virginis ad usiim romanum, uoà ciim 
Vigilijs, Psalmis gradualibus & pœnitentiarijs atque multis 
alijs devütis precibus, cum calendario gregoriano. Vesontione 
(sic), apvd lanvm Exerterium, Pet. in-8, de 8 fl*, et 

400 pp., lettres rondes; veau fauve, écusson aux init. de 
Jésus-Christ : IHS. [anc, reL). 

Édition rarissime, et.NON citée au Manuel^ donnée par Jean Exertier. 
Elle contient vingt gravures insignifiantes, dans des entourages assez bien 
exécutés, mais qui se répètent. 

Très bel exemplaire sur papier. 

Lyon. 

116. Horæ B. Virginis Mariæ, ad vsum Romanû summa diligen- 
tia recognitæ, plurimisq; in locis reccnter restitutæ. Lvgdvni^ 
apvd hæredes lac, Iimtæ. 1858. (Au v® du dern. f. :) Lvgdvni, 
Excudebat Petrus Fradin^ M.D,LVIIL In-16, de 16 ff. n. ch. 
et 231 fF. cil.; veau brun, doré en plein, avec compart. en mo¬ 
saïque, tr. cis. et dor. (rc/. du temps). 

Charmante édition, non citée au Manuel, imprimée en caractères ita¬ 
liques, en rouge et noir. Elle est ornée de douze vignettes au calendrier, 
représentant des scènes de la vie de campagne, de vingt-deux grandes 
gravures sur bois, très fines et très jolies, entourées de cadres style Re¬ 
naissance, d’une gravure moyenne {la Trinité) non encadrée, et de qua¬ 
rante-huit petites gravures au Propre des saints. Un petit nombre de ces 
gravures seulement ont reparu dans les Heures en espagnol publiées par 
les mômes éditeurs deux ans plus tard. 

Très joli exemplaire, réglé, avec témoins, dans sa première reliure 
lyonnaise, fort remarquable sous tous les rapports, et admirablement 
conservée. Au centre des plats, les initiales I. B. B. Au f. 8, un morceau 
enlevé dans la partie blanche a été remplacé. 

Rouen. 

117. Hore II beatissime virginis Marie sccun=:||dum vsum Sa!^, 
totaliler ad longû 1| cum orationibus beate Brigitte/ac || multis 


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LITURGIE. 


107 


alijs douotis orationibus || Rothomagi per Nicolaft\\ 
le roux. Anno dominimillesimo quîWgentesimo tricesimo octano 
(1538). (Au-dessous, une petite gravure s. bois; au v° du 
dern. f. :) Expliciunt ho\\re beatissime virginis Marie.,, (suite 
comme ci-dessus et même vignette au-dessous). Pet. in-8, 
goth., do clvij ff. ch. (le dernier f. du calendrier manque) et 
de 3 ff. n. ch. (table); mar. orange, fil. tr. dor. [rel. an^ 
glaise ). 

Ces Heures à Tusage de SALISBÜRY, exécutées à Rouen la môme an¬ 
née et par le môme typographe que le P7*ymer of Salisbury^ sont extrôme- 
ment rares, et ont échappé aux recherches de M. Brunet et de M. Frère. Elles 
sont très bien imprimées en rouge et noir, et ornées d’un grand nombre, 
de gravures sur bois de peu d’importance. Beaucoup de prières sont en 
anglais. 

Exemplaire provenant de la collection George Offor, dont la vente 
commença à Londres le 27 juin 1863. Dans la nuit qui suivit la deuxième 
vacation, un incendie détruisit presque tous les livres de cette vente, et 
ce volume est un des rares qui aient échappé à la destruction. 

Sens. 

•H8. Heures a lusage de || Sens : au long sans ||rien requérir. 
1569. Imprime a Sens\\_p lean Satané, ponr\\Iean de la Mare. 
In-1!2 ail., goth. ; veau fauve, compart. à fil., tr. dor. 

Édition de toute rareté, non citke au Manuel. « Quelques gravures sur 
bois médiocres. Celle de Bcthsahé porte la croix de Lorraine. Pas d’en¬ 
tourages. On remarque au 8® feuillet du cah. M les cinq commandements 
de la sainte Église. On n’avait pas encore admis partout le 6® : « Ven¬ 
dredi chair ne mangeras, ni le samedi mômement. » (Didot, Cat. rais., 
N® 883.) Au. titre, marque parlante de l’éditeur (une mare aux canards). 
Très joli exemplaire. 


B. — Étranger. 

Annecy. 

119. Sequuntur Horæ gloriosissimæ Virginis, Dei gonitricis Ma- 
riæ, secundû ordinem diui monasterij Sanctorû Eugendi & 
Claudii. Ordinis sancti Bencdicti, ad Romand ecclesiam nullo 
medio perlinëtis, per venerabiles viros et duos dicti monas¬ 
terij nouiter correctæ, & emendatæ. Annesiaci^ per Francis- 
cum Pomardnm. d. (almanach de 1543 à 1555). In-16, let¬ 
tres rondes; mar. La Vallière, compart. à fr. 

Édition extrêmement rare, non citée au Manuel, a Dix grandes figures 


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108 


THÉOLOGIE. 


dont la 8® représente la Mort terrassant tes rois, et plusieurs petites. Ces 
compositions sont d’un goût italien, de même que les encadrements, por¬ 
tant souvent répétées les lettres F. P., initiales sans doute de François 
Pomard; elles se rapprochent cependant de ceux des petites Heures de 
Gilles Hardouyn. » (Didot, Cat. rais,, n° 884.) 

C’est un des plus anciens livres imprimés à Annecy, en Savoie. 

Exemplaire sur vélin, mais incomplet de la lin. 


Anvers. 

120. Horarium sScm vsum traiectcù 11 dyoccesis. (Au-dessous, 
rAnnonciation ; au r“, alm. de 1492 à 1503 ; au v® du dern. f. :) 

Ad lande dei . t...vgùns marie neenO scùnt scârüq$ omnifi 

preseiis hoc orariti îpressû est Aniwerpie per me Adrianü de 
liesvelt a® dhi. cccc'', Nônagesimo qinto, (1495) xiij ydus 
iimij. Pet. in-8, goth., de 142 ff. ; mar. La Vallière, compart. 
à fr., tr. dor. 

Ce livre d’heures à l’usaprc d’UTRECHT est encadré de bordures, et 
orné de 12 fig. sur bois, dont une (la Vierge et l’Enfant Jésus entourés 
d’une auréole de llainmes) est répétée deux fois. Il est extrêmement 
rare, et n’est pas cité au Manuel. 

Exemplaire sur papier, non colorié, avec initiales peintes à la main. 

Nuremberg. 

121. Hortulus anime zu Tewtscli, selen wurtzgerlleiii genat mit 
vil schônen gebelen uû figuren. (A la lin :) Gedrückt zu 
Nürnberg durch Friderich Peypitsz fur den Ersamen Johann 
Koberger burger dasebst im lar nach der geburdt Christi 
M. ccccc xvîii. (1518). In-8; cari, en vél. et dans un étui 
rouge. 

« Cet Hortulus, exécuté à Nuremberg, contient de plus jolies gravures 
que celui que ce même Koburger avait fait exécuter à Lyon, deux ans 
auparavant, par l’imprimeur Clein, et où se trouvent seulement trois des 
gravures portant la marque de Springklee et non pas 50, comme le dit 
par erreur Passavant. Quant aux 20 compositions d’Erhard Schôn, qu’il 
dit se trouver dans l’édition de Lyon, j’ignore où il a pris ce renseigne¬ 
ment. Les entourages portent la date de 1517. On sent dans cet Hortulus 
de Nuremberg l’influence déjà très marquée de l’école créée par Albert 
Üürer. Les figures, au nombre de 60, sont d’une très belle exécution, et 
presque toutes portent la marque de Hans Springklee. A la page cxlhii, 
au-dessous de la marque de Springklee, est un monogramme composé 
des lettres R. et W. » (Didot, Catal. rais., n° 139.) 

Très bel exemplaire sur papier, non colorié. 


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LITURGIE. 


109 


Strasbourg. 

122. Hortulus anime. (A la fin:) Getruckt iind geendet zü Strass- 
burg durch lohannë Knoblouch am donrstag nach sant Seba- 
stiamz tag. nach gottes geburt fümtze hnndert und sybë iar 
(1507). Pet. in-8 carré, gotli.; mar. bleu, fil., tr. dor. {Si- 
mier ). 

Livre rare, orné de soixante-treize gravures sur bois, dont quelques- 
unes sont dans le genre de Granach le Vieux. 

Bel exemplaire, de la bibliothèque Yemeniz. 

Londres. 

123. A Booke of Christian Praiers, collccted oui of the ancien! 
Writers, and best learned in our time... At London, Printed 
for the Company of Stationers. 1608. Pet. in-4, de 8 ff. non 
chiffrés, 138 ff. ch. et 2 ff. pour la table; mar. bleu, fil., tr. dor. 
(F. Bedford). 

Livre rare et fort curieux pour Thistoire de la gravure sur bois. Le 
litre est entouré d’un large cadre représentant l’Arbre de Jessé. Au verso, 
le portrait de la reine Élisabeth en prière. 11 n*j a point d’autres grandes 
gravures, mais toutes les pages sonU encadrées de bordures à comparti¬ 
ments, tantôt d’ornementation pure dans le style Renaissance, tantôt 
bistoriées. Les sujets représentés sont très variés : on y trouve la Vie de 
la Vierge, la Vie de Jésus , les Vertus chrétiennes, les Sept Bénédictions, 
les Cinq Sens, les Signes du Jugement dernier, les Saci'ements, une Danse 
DES MORTS composée de quarante-six sujets de danse des hommes et de 
vingt-six de danse des femmes, enfin le Triomphe de la Mort et le Juge¬ 
ment dernier. Toutes ces bordures sont répétées plusieurs fois. Un grand 
nombre portent les initiales G l avec le couteau de graveur, marque 
attribuée par Brulliot à Christophe Jeghei', habile graveur allemand, né 
en 1578 et établi à Anvers. Les bordures intérieures otfrent souvent les 
Herses et les Roses, emblèmes du roi Henri VIII d’Angleterre, et doivent 
provenir d’un ouvrage publié sous son règne. L’impression est entière¬ 
ment en noir, en caractères gothiques et romains. Race, au titre et au 
dernier feuillet. 

Venise. 

124. Officium béate Marie s’m vsum Romaiiù || nouiter impres- 
sum : in quo multa vtilia ^ de=l|uolione digna que in alijs- 
antea impressis H non habentur : inuenies..... (titre en rouge). 
Ve?ieti{s, per Bernardnm Stagninum de Montisferati, 1511. 
In-8, goth. ; veau brun, riches compart., tr., dor., ferai, {rel. 
ital. du temps). 

« Livre d’heures de toute rareté, richement décoré par Zoan Andrea 


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ilO 


THEOLOGIE. 


(voir Cicognara, Premier Siècle déjà chalcographie, p. 149, où ce livre est 
cité avec un petit changement). II contient douze grandes gravures et de 
riches entourages à chaque page. » (Didot, CataL rais,, n® 889.) 

Exemplaire sur papier. 

125. Rosario délia gLiosa vgine Maria. (A la fin :) Questo sacro 
Rosario esta diligêtemêtc ordinato, correcto Z emëdato Z nclla 
Inclita cita di Uenetia studiosissimamente impresso per Mar- 
chio Sessa Z Piero da la Serena compagni nel Anno del signore 
M. ccccc, xxiiij (1524) adi xv. Decêbrio. In-8, do 252 IT. ch. et 
4 ff. non ch.; mar. rouge, jans., Ir. dor. [Thompson). 

« Deuxième édition du Rosario de Sessa : la première est de lo22. 
Elle contient une suite de gravures au nombre de 188 avec des entou¬ 
rages à chaque page. Quelques-unes des vignettes, quoique toutes gros- 
soyées, sont d’un assez bon style. Plusieurs sont répétées. Cette édition 
est mieux imprimée que h;s suivantes. » (Didot, Cntal. rais., n® 382.) 

126. Officivm Beatell Marie Virginis. (Au r“ du dern. f. :) Vene- 
tiis in of-\\ficina Fran-\\cisci Mar-\\colini. || MDXLV (1545). 
In-8, de 24 IT. n. ch. et 184 fi*, ch.; mar. La Vallière, riches 
ornem. dorés et en mosaïque dans le style vénitien, tr. dor. 
[Hagiié ). 

Livre d’heures fait avec grand luxe, non cité au Manuel et dont les 
exemplaires sont extrêmement rares. Il est imprimé en rouge et noir et 
chaque page est entourée d’un beau cadre historié, à compartiments. 
Les grandes figures, au nombre de vingt-deux, dont plusieurs se ré¬ 
pètent, sont d’un beau style. Au-dessus du titre, se trouve une grande 
marque, représentant un cerf, avec la devise Olim, qui est souvent répétée 
dans les bordures, où l’on voit aussi les initiales A. F. G., qui sont pro¬ 
bablement celles du graveur. La dernière page est occupée par la belle 
marque de Marcolini, avec la devise : Ventas filia temporis. 

Très bel exemplaire sur papier (sauf quelques race.), revêtu d’une re¬ 
liure fort originale, avec des médaillons et compartiments en creux, mo¬ 
saïqués ou en or ciselé. 

127. Hore délia gloriosa vergine Maria regina de’ cieli. Tradolte 
semplicemente in versi sciolti, dal R. P. Francesco da Tre- 
vigi Carnielitano. bi Vmegia, appresso Gabriel Giolito de 
Ferrari, 1570. In-12; mar. vert, large dentelle à l’oiseau, tr. 
dor. [Padeloup). 

Toutes les pages de ce joli livre d’heures sont entourées d’un enca¬ 
drement de bon goût. Vingt et une grandes vignettes, dont plusieurs se 
répètent. Lettres initiales à sujets. Sur le titre, la signature de Joanms 
Ballcsdens. Armoiries sur les plats de la reliure. Exempl. Yemeniz. 


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SAINTS-PERES. 


111 


II. SAINTS PÈRES. 


128. GREGORIUS NAZIANZENUS. Gregorii Nazanzeni theo- 
logi orationcs leclissimæ XVI (en grec). (A la lin :) Venetiis, 
in ædibvs Aldi et Andreæ soceri mense ApriliM.D.XVl (1516). 
Inî8; mar. rouge, fil., tr. dor. [Hnrdtj). 

Première édition, publiée par les soins de Marc Musurus, qui déclare 
dans sa préface que depuis io03 il exerçait, par ordre du sénat de Ve¬ 
nise, en quelque sorte les fonctions de censeur des livres grecs, pour 
qu’il ne s y trouvât rien de contraire à la religion. 

Bel exemplaire, à toutes marges. Piq. de vers race. 

129. GREGORIUS NAZIANZENUS. Gregorii Nazanzoni theo- 
logi orationes novemclcganlissimæ. Gregouu Nysskm liber de 
homine, quæ omnia nunc primum, emeiidalissima, in lucem 
prodeunt (en grec). (A la fin :) Venetiis^ in ædibvs Hæredvm 
Aldi^ et Andreæ Asvlani soceri, M,D,XXXV1 (1336). 2 part, 
en! vol. in-8; mar. bleu, compart., doublé de mar. orange, 
avec compart., tr. dor. [Bozérian jeune). 

Exemplaire très pur et à toutes marges. 

130. LACTANTIUS FIRMIANUS. (Opéra, cum præfatione 
J. Andreæ, episcopi Aleriensis.) (A la fin :) 


Côradus Suueynhetjm : Arnoldus pànartzq''y viagistri 
Rome impresserunt talia multa simuL 
Petrus CH fratre Francisco Maæimiis ambo 
Unie operi aptatam contribiicrc domum. 

M. CCCC.LXX (1470). 

In-fol.;mar. bleu foncé, compart., doublé de labis, tr. dor. 
[Bozériati jeune). 

Troisième édition des œuvres de Lac tance et la seconde donnée* par 
les mômes imprimeurs. Bel exemplaire, à toutes marges, avec des ini¬ 
tiales historiées peintes à la main. Piq. de vers race. 

131. CYPRIANUS (S.) (Epistolæ et opuscula, ex recensione 
Joan. Andreæ, episc. Aleriensis. Romæ, Conrad. Sweynheyrn 
et Arnold. Pannartz, 1471) (colophon en vers comme au 


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112 


THÉOLOGIE. 


n° précédent). In-fol.; mar. rouge, fil. à compart. tr. dor. 
[anc. rel.). 

Première édilion. Exemplaire orné d’un beau cadre à entrelacs à la 
première page du texte. Piq. de vers. 

132. JÉROME (S.). La Reigle de deuolion des cpistres do mô- 
scigneur |1 sainct icrosmc a ses scurs fraternelles en religi||on : 
en latin et en francoys. || Et sont a vendre au pellican deuant 
sainct yuez H a paris : et a bourges en la grant rue a ladicte 
en II seigne du pellican. (A la lin :) Cy finist la réglé q enuoya 
monseigneur saint hierosme ad eustochium : nouuellemet trans^ 
latee || de latin en francois par scientifique homme dam || Guy 
iuuenal prof es en la réglé sait benoist. Im II prime a paris pour 
Geoffroy de marnef libraire. S. d. Pet. in-4, goth., fig. s. b.; 
mar. olive, tr. cis. et dor. [anc. rel.). 

Édition de toute rareté. Très bel exemplaire aux troisièmes armes de 
DE Tnoü. 

133. AüGUSTINUS (S.). Aurelii Augustini do ciuitate dci... 
(libriXXII). [Venetiis, per Joannem et Vindelinum de Spira.) 
M.CCCC.LXX. (1470). Gr. in-fol.; mar. bleu, compart. à fil., 
tr. dor. 

Troisième ou quatrième édition et la première qui ait été donnée à 
Venise. 

Superbe exemplaire, à toutes marges (quelques piq. de vers), avec 
riches bordures et initiales peintes en or et en couleurs. Aux armes du 
duc DE Roxburgue. 

134. AUGUSTINUS (S.). (S. Aurelii Augustini de ciuitate dei...). 
(A la fin, en rouge :) Diui Anrelij Augusthn hipponensiuz || 
psulis pclarissimü opus de ciuitate dei vna 1| cü omento thome 
Valois t nicolai triuech || eximioi^ sacre pagine pfesso'^ cxplelü 
ê lni \\ pressa î aima vniuersitate louanifisi q brabüWtiam haud 

P ceteris omald reddit : in || genio ac îdustria Joûnis 
Wcstfalensis. An\\no domini M.cccc.lxxxviij. (1488). xiiij ka- 
lendasWoctobris. Gr. in-fol., goth., à 2 col., sign. a-P du sec. 
alplî.; mar. rouge, riche dent, en or et à fr., tr. dor. 

Belle et fort rare édilion, imprimée à Louvain, et omise au Manuel. 
Superbe exemplaire. 

135. AUGUSTINUS (S.). Canon p reconmendacoe huius ffimosi 


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SAINTS-PÈRES. 


113 


operis siue || libelli sequétis. de arte predicandi sancti augus- 
lini, S. L n. d. {Strasbourg, Mentelin, vers 1466). Pet. in-fol., 
goth., de 22 fi*, (le dernier blanc), à 39 lign. à la page; mar. 
La Vallière, compart. à fil., ornem., tr. dor. {Lortic). 

Incunable fort rare et précieux pour l’histoire de la typographie. Le 
même opuscule avait été imprimé avant 1466 à Mayence par J. Fust 
(voir le n® 162 de notre catalogue de 4879), et à la page 2 de l’avertisse¬ 
ment on y lit : ... discreto viro Johanni Füst incofe magùtmensi mpressorie 
artis magisiro. Dans la présente édition, dn a substitué au nom de Fust 
celui de J. Mentelin (Johannis Mentelin incok argetenèsi,..). Les partisans 
du pro'totypographe strasbourgeois prétendent que cette édition est anté¬ 
rieure à celle de Fust. Mentelin en a donné deux éditions composées d'un 
même nombre de feuillets. Le présent exemplaire est de l’édition com¬ 
mençant au verso du premier feuillet. Il est superbe et avec témoins. 


136. AUGUSTINUS (S.). Canon pro recommendacione huius 
famosi operis siue || libelli sequentis. de arte predicandi sancti 
augustini. S, L n. rf. {Strasbourg, Mentelin, vers 1466). Pet. 
in-fol., goth., de 22 ff. (le dernier blanc), à 39 lign. à la page; 
mar. La Yallière, compart. à fil., ornem., tr. dor. {Lortic), 

Autre édition du même imprimeur, commençant à la première page, 
avec la quatrième blanche. Elle est imprimée avec les mêmes caractères 
que la précédente, mais c’est une nouvelle composition. On peut remar¬ 
quer que l’intitulé de l’avertissement est sans aucune abréviation, ce qui 
n’a pas lieu dans l’autre. 

Superbe exemplaire. 

137. AUGUSTINUS (S.). Régula beati Augustini cum constitu- 
tionibus de modo vivëdi servorum beatç Mariç Virginia de 
observantia. S. L n, d. {Florence, vers 1515). In4, de 38 fi*. ; 
mar. bleu, fil., tr. dor. 

Exemplaire sur vélin de ce livre fort rare. Au verso du titre, une 
figure sur bois de la grandeur de la page. 


138. GREGORIUS Magnus (S). Incipit liber régulé pastoral’ 
Grellgorij pape ad johànem Archiepi||scopiim Rauônensem 
Prologus. (Au r® dudern. f. :) Explicit liber régulé pastorat 
greWgorij pape : ad Johànen (sic) archi€pV\scopu Rauenemem. 
S. 1. n. d. In4, goth., de 152 fi*, non chifi*., à 24 lign. par 
page ; mar. bleu, fil. et tr. dor. 


Première édition, imprimée à Mayence par Fust et Schœffor,vers 1470. 
Extrêmement rare. Superbe exemplaire. 


8 


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THÉOLOGIE. 


139. AUGUSTINUS (S.). Incipit lib’ Régulé pastoral’ Gregorij 
Pape II ad Johânë Archiepm Rauênêsê Prolog’. (Au v® du 
dem. f. :) Explicit liber Régulé pastoraC Gregorij Pa\\pe ad 
Johànem Archiepm Rauènensem. S. 1. n. d. In-4, golh., de 106 
fî. non chiff. (le dernier blanc), à 27 lign. par page ; mar. bleu, 
fil. et tr. dor. 

Édition non moins rare que la précédente, exécutée à Cologne, par 
Ulric Zell, vers la môme date. Superbe exemplaire, avec témoins. 

140. HUGUES DE SAINT-VICTOR. Cy commence vng petit 
traicte intitule le lillure de Larre de Lespouse : compille par 
Il Maistre Hugues de sainct Victor [trad. par Jean de S. Vic¬ 
tor] : Il nouellement imprime a Paris : || pour Symû Vostre 
librai^re demourant en la me || neufue nostre dame || a len- 
seigne sainct |1 Jehan leuàWgeliste, (A la fin :) Cy fine le Hure de 
Maistre Hugues || de sainct Victor, Intitule le trai\\ctie de Larre 
de LespouWse / ou de Lame, S. d. Pet. in-8, goth., de 36 ff. — 
RONAVENTURE (S.). Traicte qui est dit larbre de la 11 croix : 
compose par sainct Ron||auenture docteur séraphique. S, /. 
n,d, (marque de S.Vostre). Pet. in-8, goth., de 60 ff. En 1 vol.; 
mar. rouge, fil. {anc, rel.). 

Exemplaire du duc de La Vallièhe, le seul cité au Manuel, 


IV. THÉOLOGIENS. 


1. Théologie scolastique, dogmatique et morale, 

141. LOTHARIUS. (A la fin :) Explicit liber lotharii de mlitate 
codiiionis hüane, Impressus parisi* anno dhi J/® Quadrigente- 
simo (sic) octuagesimo diesecunda Augusti, (1480). In-4, goth., 
sign. a-d; veau écaille, fil. 

Édition parisienne, fort rare, de ce livre célèbre, dont l’auteur est le 
futur pape Innocent III. 

Exemplaire du duc de La Vallièhe, avec initiales et bordure enlumi¬ 
nées. 

142. GREGORIUS DE ARIMINO. Tractatus Subtilissimi Docto- 
ris Gregorii de Arimino : De Imprestantiis Venetorum. Et de 
Usura. (A la fin :) Explicit Tractatus de Vsuris subtilissimi 


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THÉOLOGIENS. 


115 


sacTdd theologiæ magistri autèticiq^ docioris Gregorii de Arimino 
olim totius ordinis Eeremitaïf, S. Aug. Prions Geiiéu'alis. g. legit 
shias Parisiis circa annüdni .1344. Et Impësa .D. Ludouici de 
Mazalis Regieh. In Inclita Ciuitate Régit Aemiliæ Impressus. 
Anno Dni. M.D.VIII. Kalen, Februarii. (1S09 n. st.). Iii4, de 
19 ff.; vél. blanc. 

Ouvrage extrêmement rare, imprimé à Reggiü, dans le Modénat. 

Grégoire de Rimini, célèbre philosophe scolastique, surnommé le Doc- 
teur authentique, était pendant quelque temps professeur à la Sorbonne, 
ce que ses biographes passent sous silence. Non seulement la souscription 
ci-dessus constate qu’il fit à Paris en 1344 un cours sur les Sentences (de 
Pierre Lombard), qui fut imprimé en 1482 et en 1494, mais en tête du 
présent traité (f. 5 r®), on dit positivement : qui floruit Parisiis, ubi divinæ 
sapientiæ cathedram tenait circa annos D. 1344. En tête est une curieuse 
épitre de frère Antonius Melius, de Crémone, ancien élève de l’IIniversité 
de Paris, et éditeur de cet opuscule, adressée à frère Innocentius Astensis, 
son ancien condisciple, et professeur in Florenti Gymnasio ParisiensL 

Exemplaire sur vélin de ce livre insuffisamment décrit; c’est celui de 
Libri, le seul cité au Manuel, 

143. THOMAS DE AQUINO (S.). (Secunda Secundæ.) (A la 

fin :). qui est sttper omia deus benedictus in secula. Ameti, 

S. 1. n. d. {Strasbourgy J, Mentelin, vers 1472). In-fol., goth., 
de 244 ff., à 2 col., de 89 lign. ; mar. vert, comp., Ir. dor. 

Édition fort rare. Superbe exemplaire, à toutes marges. 

144. THOMAS DE AQUINO (S.). (Summa de articulis fidei...) 
(A la fin :) Explicit summa de articulis fidei et ec\\clesie sacra- 
mentis, édita a fratre tho\\ma de aqumo, ordinis fratrumprediW 
catorum, Deo, Gracias, S. 1. n. d. ln-4, semi-goth., de 13 ff., 
à 34 lign. par page, sans titre, ch., réel, ni sign. ; mar. vert, 
fil., tr. dor. {Duru). 

Précieux incunable, non cité au Manuel, mais enregistré par Hain et 
par M. Deschamps. Il est imprimé avec les mêmes caractères que les Trac- 
tatus de Mathaeus de Cracovia (voir ci-dessous, n® 148), que tous les biblio¬ 
graphes attribuent aux presses de Gutenberg. 

Magnifique exemplaire, très pur. 

145. THOMAS DE AQUINO (S.). Incipit liber primus de veritate 

catolice fidei 5 errores gentiliù : editus a.... Thoma de Aq^no... 
(A la fin :) Diuinum opus.... Divi Thome acquinatis.... Petrus 
Lantianus.... emendauit : castigauitqj. Impressum uero 
dédit . Nicolaus Jetison gallicus,,,, Anno,,,, Mcccclxxx 


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116 


THEOLOGIE. 


(1480). ydibm Junijs. Venetiis féliciter. In-fol.; mar. olive, 
fil., compart. à froid, ornem. et tr. dor. {Lortic). 

Belle et rare édition. 

On trouve en tête et à la fin de cet exemplaire, qui est superbe et 
avec témoins, un feuillet manuscrit, sur vélin, provenant de la reliure 
primitive. Sur le premier se trouve collée une belle estampe de nielle, 
de la première moitié du xv« siècle. 

146. PETRUS DE OSMA. Commentaria magistri Pétri de Oso- 
ma 11 in simbolû Quicunq^ vult saluus esse. (A la fin :) Com- 
mentaria... finiunt. Impressaq^ Parisius per Martmü chrantz^ 
Udalricü gering et Michaele friburger. S. d. (vers 1474). Pet. 
in-4, de 36 fF. n. ch., de 24 lign. à la page^ sans réel, ni 
sign.; mar. rouge, fil., tr. dor. [Bauzonnet). 

Commentaire d’un chanoine de Salamanque sur le symbole de S. Atba- 
nase. Cette édition, d’une rareté insigne et non citée au Manuel^ est bien 
décrite par M. Deschamps, d’après l’excellente monographie (Lettres d'un 
bibliographCy v® série) de M. Madden. C’est la sixième impression des trois 
fondateurs de la typographie parisienne, et exécutée en la rue S. Jacques, 
au Soleil d'or, avec un caractère dilférent de leurs premières productions, 
et plus gros que celui des Épitres de Gasparin. 

147. FISHER (J.). Reuerendi patris Joannis Fisscher Roffensis 
in Anglia Episcopi, neenon Cantibrigieii. academiç Cancel- 
larii dignissimi, de vnica Magdalena, libri très. Vemmdâtur 
in edibns lodoci Badii Ascësii eorüdem Impressorisy etc. (A la 
fin :) Finis in ædibus lodoci Badii Ascensiiy Ad octauü Calendas 
Martias. MDXIX (1519). In-4, de 54 fF. ch.; vélin, tr. dor. 

C’est la réponse de Fisher, évêque de Rochcsler, à la dissertation de 
Le Fèvre d’ÉtapIes (Faber Stapulensis) intitulée : De Maria Magdalena, etc. 

Exemplaire sur vélin de ce livre fort rare. 

148. MATTHÆUS DE CRACOVIA. (Tractatus racionis et con- 
sciencie de sumpeone pallbuli salutiferi corpis dfii nostri ihu 
xpi. Finis.) S. L n. d. In-4, de 22 ff., à 30 lign., car. semi-goth.; 
mar. vert, fil., tr. dor. [Dnrii). 

Précieux opuscule, imprimé avec les caractères du Catholicon, de 1400, 
et attribué aux presses de Gutenberg. Deux feuillets sont manuscrits dans 
cet exemplaire, mais d’une main du xv® siècle. 

149. Des bonnes || œuures sur les commandemens || de Dieu. 
Acheuez de lire : et 11 puis iuges. S. L n. d. In-12, goth., de 


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THÉOLOGIENS. 


117 


112 fF., non ch. (le dernier blanc), sign. A-0; mar. La Val- 
lière, compart. à fil., ornem., tr. dor. {Durii). 

Ouvrage anonyme, non décrit. Les commandements commentés sont 
au nombre de huit; sur les deux derniers, il n’y a qu’une page. Le vo¬ 
lume est terminé par le mot : Pin, 

Très bel exemplaire, avec témoins, provenant des doubles du Musée 
Britannique. 

150. ERASME. Enchiridion || (ou Manuel) du Cheualier Lhre|| 
stien : aorne de cômandem6s 1res||salutaires/Par Desydere 
Erasme || de Roterodame / Auec vng plogue || meraeilleuse- 
mentvtile, et de nou||ueau adiouste. S. /. (A la lin : 1501.) 
Pet. in-8, goth., de 466 If. ch. et de 2 fT. blancs; mar. La Val- 
Hère, riches ornem. sur les plats, tr. dor. (Cape). 

Première et rarissime édition de la traduction de Louis de Berquin, è 
peine citée au Manuel qui n’en enregistre aucune adjudication. La date 
placée à la fin semblerait prouver que cette traduction a été faite sur une 
copie manuscrite, l’original latin n’ayant paru qu’en 1509; on croit 
néanmoins que c'est une faute d’impression, pour 1521. Elle paraît 
n’avoir pas été étrangère aux évènements qui ont amené le supplice du 
malheureux traducteur, en 1529. 

Superbe exemplaire. 

151. ERASME (D.). Le Chevalier chrestien. Premieremeut com¬ 
posé en Latin par Erasme : & depuis Iraduict en Francoys. 
A Lyon, chés Estienne Dolety 1542. In-16; mar. rouge, fil., Ir. 
dor. [anc, rel,). 

Traduction de Louis de Berquin, retouchée par Dolet, qui dit que cet 
ouvrage a été regardé a par quelques-uns, comme scandaleux et illi¬ 
cite ». Édition extrêmement rare. 

152. DOLET (E.). Cato christianus. Stephano Dolelo Gallo Au- 
relio autore. Lngduni, apiid enndem Doletiimy 1538. In-8 ; veau 
fauve, fil., tr. dor. [Banzonnet-Pttrgold). 

Plaquette fort rare. Très bel exemplaire. 

153. NYDER (J.). Consolatorium timorate conscientie venerabilis 
fratris lohannis Nyder. (A la fin, avant la table :) Exaratnm 
quippe est hoc opmcnltc Parisins per Magistm Vlricfi Cogno- 
mento Gering. Anno millesimo, ccccJxxviii (1478). xvi. decem- 
bris. In-4, lettres rondes, sign. a-r; mar. noir. 

Un des rares livres imprimés par Gering seul. 

Exemplaire avec témoins. Piqûres de vers. 


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118 


THÉOLOGIE. 


154. MONTE ROCHERII (Guido de). Liber qui Manipulas cura- 
torum appellatur. (A la fin, avant la table :) Doctissimi viri 
domini guidonis de monte rocherii liber.,,, finit féliciter. Im- 

. pressns parisim in vico sancti iacobi sub signo follis viridis. 
Anno domini millesimo quadringentesimo septuagesimo sexto 
(1476) mensis maii die vero vicesimo quinto. In-4; veau fauve, 
fil., tr. rouge [anc. rel.). 

Édition rare et précieuse pour Thistoire de la typographie parisienne. 

Le Soufflet vert est l’adresse de Jean Stoll et Pierre de Kayserc (Cesa- 
ris), concurrents de Gering et seconds prototypographes de Paris. 

Très hel exemplaire, probablement en grand papier, à en juger par 
quelques feuillets de la fin qui sont un peu plus petits, quoiqu’ils soient à 
toutes marges, sans être rognés. 

156. GERSON (J.). Incipit Tractatulus venerabilis Magistri Jo- 
hânis Gersou cancellarij parisiens’ tractâs de pollucône iioc- 
turna. an impediat celebrantem vel non. — Incipit Tractatulus 
.... de Cognitione castitatis. et pollucionibus diurnis. —In- 
cipit formaabsolutionis sacramenlalis... S. l. n. d, 10-4, golh.; 
mar. vert, fil. à fr., tr. dor. {Duru). 

Première et rare édition, imprimée avec les caractères d’Ulric Zell, 
vers 1470. Magnifique exemplaire. 

• 

156. R. D. G. M. Ad peccator6 Sodomitam || vt cognoscat q; 
[quam] ceteris criminibus crimê sodomi||ticum sit detesta- 
bilius. S. l. n. d. In-4, goth., de 10 ff. dont 1 bl.; mar. bleu, 
jans., tr. dor. [Smeers). 

Curieuse dissertation d’un théologien catholique, et passablement sca¬ 
breuse. Elle est extrêmeçnent rare et Brunet ne la connue que par la des¬ 
cription qu’en fait Hain. 

157. PLATEA (Fr. de). Tractatus de vsuris... fratris Francisci 
de platea ordinis fratrù minorû bononiefi... (A la fin :)... Im- 
pressas Parisius In sole aureo. — Tractatus de excôicatiôibus... 
(A la fin :)... Impressus parisius In sole aureo jd Martinü. Udah 
ricum. et Michaelë. Anno. M.CCCC.lxxvi (1476) quarta die 
mensis lanuarij (1477 n. st.). — Tractatus restitütionum.... 
(A la fin :).... Impressus parisius in sole aureo. — En. 1 vol. 
in-4, car. semi-goth.; mar. La Vallière, fers à froid, orn. sur 
les plats, tr. dor. {Lortic). 

Ouvrage fort rare, composé de trois traités. Le dernier (avec les signa- 


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/ 


THÉOLOGIENS. 119 

tures manuscrites) a été imprimé avant les deux autres qui sont les pre¬ 
mières impressions auxquelles les trois prototypographes de Paris aient 
appliqué des signatures. 

Superbe exemplaire, presque à toutes marges, ayant appartenu à un 
cardinal vénitien dont les armes sont peintes deux fois au bas de la troi¬ 
sième page : Coupé : 1® Partie ou 1*', de gueules au lion de Saint-Marc 
d'argent; au 2® d'argent plein; 2® d'or plein. Les écussons sont surmontés 
du chapeau de cardinal. 

Bel exemplaire. Quelques additions marginales manuscrites. 

158. Traité des danses, auquel est amplement résolue la question, 
asauoir s’il est permis aux Chrestiens de danser (attribué à 
Lambert DANEAU). Nouvellement mis en lumière. {Ge?iève) 
Par Franc, Estienne^ M,D,LXXIX (1579). Pet. in-8; mar. 
rouge, fil. et tr. dor. {Lortic), 

Première édition. En tète est une épilre dédicatoire au roi de Navarre, 
remarquable par son énergie austère, adressée par N, JV., ministres du 
sainct Évangile és Églises Françoises reformées. On y trouve aussi trois son¬ 
nets. Très joli exemplaire de ce livre peu commun. 

159. BOSSUET. Maximes et réflexions sur la Comédie, par J. B. 
Bossuet, de Meaux. Paris^ J. Anisson^ 1694. In-12; veau gris, 
fil. à froid, tr. dor. {Petit, suce, de Simier). 

Édition originale. Bel exemplaire. 


2. Théologie catéchétique^ parénetique^ ascétique et polémique. 

160. BOSSUET. Catéchisme du diocèse de Meaux, parMessire 
Jacques Benigne Boussuet {sic). Meaux^ Fve Charles, . 
In-12; mar. vert, fil. à fr., tr. dor. {Lortic). 

Édition rare. Bel exemplaire. 

161. Sermo ad populum predicabilis. In festo psen||tatioais. Bea- 
tissime marie semper v’ginis nouillter cum magna diligeil. ad 
communem vsù mul||torû sacerdotum presertim curatoy col- 
lectus. Et II idcirco per Ipressiojiè multiplicatus. sub hoc cur^ 
rente Anno domini M.cccc.lxx. (1470). Pet. in-4, goth., de 
12 fi*., à 27 lignes par page; vél. bl. {Smeers). 

Au verso du titre, on trouve une préface dans laquelle le lieu d’impres¬ 
sion et le nom de l’imprimeur sont indiqués de la manière suivante : eûdi 
per artè ipssoriâ libroi^ü ad magna nume*ositatë mltiplicari in ciuitate qoIq- 


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120 


THÉOLOGIE. 


ièse fer discretû Amoldü tei'hoernè .Ce livre rare est le premier qui 

soit sorti des presses d’Arnold Therhoernen, à Cologne, et il est aussi le 
premier dont les feuillets soient chiffrés (sur le côté, en chiffres arabes). 
Une autre édition de cet opuscule, identique en apparence avec celle-ci, 
ne donne pas l’importante préface dont il vient d’étre question. 

162. GUILLELMUS CARTUSIENSIS. Sermones sup || oralio- 
nem dominicain singulas || dicliones in ea côtcntas abun- 
dalllissime déclarâtes. Compositi |1 per fratrS Guillermû reli- 
giosum Hilacësis cenobij. (A la fin :) Finis Sermontt fratris 
Guillelmi Cartusiensis orOnem dnicam exponentiiim || Im- 
pressoif parisi' O^a Vdalrici gering 11 etBerchtoldi Renbolt socio'^ 
in vico sor\\bonico comorantiuad intersignium solis H aiirei. Anno 
dfïi MXCCC. xdiU. (1494). Pet. in-8, goth.; mar. LaVallière, 
fil., milieu, tr. dor. [Loi'tic), 

Livre rare, non cité au Manuel, Au verso du titre, la marque de Rem- 
bolt. Une épître adressée à Guillaume, évôque de Lausanne, nous apprend 
que l’auteur de ce livre était d’abord cordelier et qu’il s’affilia ensuite j\ 
l’ordre de Saint-Benoît. 

Magnifique exemplaire, rempli de témoins. 

163. SAVONAROLA. Prediche del reverendo PadrefraGirolamp 

Sauonarola da Ferrara, sopra il Salmo Qvam bonvs Israël 
Deus, Predicale in Firenze, in Santa Maria del Fiore in uno 
aduento, nel .1493. dal medesimo poi in Latina lingua rac- 
coite. Et da Fra Girolamo Giannoti da Pistoia in lingua uolgare 
tradotte. Et da molti eccellentissimi huomini diligentemente 
reuiste et emendate, et in lingua Toscha impresse. (A la fin :) 
Stampata in Vinegia, per Bernardino de Bindoni Milanese, t 
Anno Domini M.D.XLIIII (1544). In-8, de 8 ff., 302 ff. et 2 ff. 
— Le Prediche dil reverendo padre frate Hieronimo Savona- 
rola da Ferrara, Sopra li Salmi, & moite altre notabilissime 
materie, a qualunque predicatore dil verbo diuino vtilissime, 
nuouamente riuiste & con ogni diligentia corelte. In Venetia al 
segno del Pozzo, itf.Z).XL///(1543). (Au v® du f. 130 :) Stam¬ 
pata in Venetia,^ per Bernardino de Viano de lesona Vercelese 
MDXXXXIII .In-8, de 7 ff. n. ch. et 133 ff. ch. Ensemble 

2 vol. in-8; mar. vert, large dent., tr. dor. {rel. du xviii' 
siècle). 

Sur le titre du premier volume, une charmante gravure sur bois re¬ 
présente Savonarole en chaire entouré d’auditeurs. Elle est du plus beau 
style et bien gravée. Portrait de Savonarole ajouté. 

La reliure est parsemée au dos de croix de Lorraine. 


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THÉOLOGIENS. 


121 


164. SAVONAROLA. Prediche del rev. P. F. Hieronymo Sauo- 
narola delT ordine de predicatori sopra alquanti salmi & sopra 
Aggeo Profeta faite del mese di Nouêbre & Dicembre l’anno 
1494 raccolte dalla sua uiua voce. Da fraie Slefano da Co di 
Ponte suo discepolo. Nuouamenle uenule in luce. (A la fin :) 
In Vineriia y per Bemardino de Bindoni Milanese Anno 
M.DXlin (1544). In-8, de 8 ff. lim., 185 ff. et 2 ff. à'err. — 
Triomphe délia croce di Christo, délia verita délia fide chris- 
liana, composte per il medesimo. Venetia, dl segno délia Spe- 
ranza, 1547. ln-8, de 103 ff. — Opéra del medesimo, délia 
simplicita délia uita christiana. Ib.y id.y 64 ff. — Sclatio del 
viaggio mio, 32 ff. — Del medesimo nella prima epislola di 
San Giouanni. /6., id,y 1547, de 103 ff. En 1 vol.; vél. 

Recueil curieux des sermons du célèbre révolutionnaire florentin. 

165. BOSSUET. Sermon presché à l’ouverture de l’Assemblée gé¬ 
nérale du clergé de France le 9 novembre 1681, à la Messe so- 
lemnelle du Saint-Esprit... par M'® Jaques Benigne Bossuet... 
Paris, Federic Leonard, 1682. In-4, de 74 pp.; mar. rouge, 
comp., orn., tr. dor. {rel. du temps). 

Édition originale. Précieux exemplaire avec plusieurs corrections auto¬ 
graphes de la main de BOSSUET, bien authentiques. 

166. Le liuret des conso 11 lacions contre toutes tribulacions. (A 
la fin :) ... Imprime par || Maistre Guy Marchant depiourût au 
Il Champgaillart a Paris. Lan de grâce || M.cccc.xcix. (1499). Le 
.xxviii. ioiir de may || Pour lehan Petit. Pet. in-8, goth., de 
72 ff. non ch., fig. s. bois; mar. rouge, fil., tr. dor. [Lortic). 

Première et fort rare édition. On y lit à la fin, avant le colophon, cette 
phrase curieuse, déjà relevée par l’abbé Mercier de Saint-Léger (voir Bru¬ 
net) : « Priez pour celluy qui a translaté ce présent traictié de latin en 
françois et Va fait mectre en molle (c’est-à-dire : qui l’a fait imprimer) pour 
le salut des âmes ». Très bel exemplaire. 

167. (LE ROY, Franç.) Le liure de la fSme forte et vertueu=||se 
déclaratif du càtique de Salomon et || prouerbes au chapitre 
qui se cômence || Mulierem forte guis îueniet. Laqlle 11 exposi- 
cion est extraicte de plusieurs ex||cellens docteurs vtile et pro¬ 
fitable a II personnes religieuses et aultres gens || de deuocion 
fait et côpose par vng reli||gieux de la reformacion de lordre 
de fôllleurault a la reqste de sa seur religieu||se refonnee dudit 


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THÉOLOGIE. 


122 


ordre. (Au-dessous, la marque de Jehan Frellon ; au v® du 
256® f.:) Ceste psente exposicion sur ce cantiq Mu\\liere forte a 
este imprimée a Paris par mai\\stre Pierre le dru f pour Jehà 
frellon libraye || demouràt en la rue des Mathurins deuant la || 
maison de Clugny. Et pour Romain loriot de\\mouràt en la rue 
saint Jaques deuàt Ihôme || sauuaige. S. d. Ia-8, goth., de 
260 ff. non ch. dont 1 blanc; mar. rouge, fil. à fr., tr. dor. 
[Dum), 

Édition fort rare et non citée. La souscription qui contient deux noms 
de libraires et le nom d’imprimeur nous fait connaître que cette édition 
a dû paraître entre les années 1508 à 1510. Le libraire Romain Loriot est 
inconnu à Lottin. Les quatre feuillets de la fin contiennent des Meditadas 
pour lespace d'une basse messe. 

Très bel exemplaire, avec nombreux témoins. 

168. Leliure intitule Internelle consolation || nouuellement cor¬ 
rige. Il Côsolationes tue letificauerût animâ meâ. || On les vêt 
à Paris y en la rue saict JaWques a lenseingne de la Licorne, 
(A la fin :) Cy fine le Hure de linternelle consolation || nouuel¬ 
lement imprime a Paris par loland |1 bonhbme demouràte à la 
me saict Jaqs a te\seigne de la licorne près des maturls. Et 
fust II acheue lan M,D,xxxix, le ,viij, de Feurier (1539). (Au v® 
du même f. la marque de Thielman Kerver et la date : 
M.D.xxxix (1539). Pet. in-8, goth., fig. sur bois; mar. brun, 
riches ornem. et tr. dor. 

Édition peu commune de ce livre célèbre qui a beaucoup d’afflnifé 
avec Vîmitation de Jésus-Christ, 

Plats d’une riche reliure du xvi« siècle enchâssés dans une reliure 
moderne. 

169. Le grant Ordinai||re des Xpiens : qui || enseigne a chacun 
Il bon chrestien et cre||stienne / la voye et le chemin pour || 
aller en Paradis. Et declaire la H ioye et félicité des saulues 
et pa II reniement la misérable peine et || tourment perpétuel 
des dampllnes. Imprime nouuellement. (A la fin :) Cy finüt 
lordinaire des || crestiës nouuellemet Imprime a Paris par || la 
veufue feu lehan trepperel et Ie\\han lehannot libraire lure en 
Il luniuersite de Paris de\\mourant en la rue || neufue nostre 
da\\me a lescu\\de Fràce, S. d. In-4, goth., à 2 col., de 4 et cxlix 
ff. ch. plus 1 f. non ch., fig. sur bois ; mar. La Vallière, com- 
part. à fil., ornem., tr. dor. {Lortic). 

Édition fort rare. La veuve Trepperel a été associée avec Jean Janot 
de i51i à 1520. MagniHque exemplaire, presque non rogné. 


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THÉOLOGIENS. 


123 


170. Ghantepleure deaue viue redundant || Cueur côpunct fait 

ioyeulx / en lermoiât. ||.Penitêtiale irriguü. Cum focario 

et scintillantibus Sulphuratis. 

Chàtepleure et fosil (si penitës vo* estes) 

Auec estincellans Sulpliurees Allumettes. 

(A la fin :). Impressum in inclyta Parrisioif academia anno 

dhi, 1537. ad idus Junii / in edibvs Desiderii maheu calcogra- 

phi /. Impensis aüt Johaiinis coignet sacei'dotis .Gr. in-8, 

goth.; mar. rouge, fil. et Ir. dor. {Det'ome?), 

Livre peu commun et peu connu, entièrement en latin. Il commence 
par le Focarium penitentiale : le fosil de pénitence^ suivi du Penitentiale 
irriguumy dont les trente-six premiers feuillets, imprimés en rouge et en 
noir, offrent une partie liturgique avec plain-chant noté. En tète de cette 
partie, est une très curieuse gravure sur bois symbolique, occupant une 
page entière. 

171. FÉNELON. Explication des Maximes des Saints sur la vie 
intérieure, par Mess. Fr. de Salignac Fénelon. Paris, Piene 
Auhonin^ 1697. In-12; veau brun {anc, reL). 

Édition originale, rare. Elle fut condamnée et causa la persécution 
dirigée contre Tauteur. 

Très bel exemplaire avec le feuillet à'errata, 

172. BOSSUET. Divers écrits ou Mémoires sur le livre intitulé : 
Explication des Maximes des saints, etc., par J. B. Bossuet. 
Paris, J, Anisson^ 1698. In-8; mar. rouge, fil., tr. dor. [Pade- 
loup?) 

Édition originale. Très bel exemplaire dans une reliure très fraîche. 

173. BOSSUET. Relation sur le quiétisme, par Messire Jacques 
Benigne Bossuet, etc. Paris, Jean Anisson^ 1698. Jn-8, de 2 fl*, 
et 148 pp. — Remarques sur la réponse de M. Tarchev. de 
(iumbray à la Relation sur le quiétisme, par Messire Jacques 
Benigne Bossuet, etc. Paris, J. Anisson, 1698. In-8, de 6 ff. et 
239 pp. En 1 vol. ; veau fauve, fil. {anc. reL), 

Éditions originales. Le premier ouvrage a été achevé d'imprimer le 
31 May 1698, et le second, le 18 octobre de la môme année. Ce dernier 
offre cette particularité qu’il y a des exemplaires, et celui-ci est du 
nombre, dont la p. 240 (la dernière) contient des errata, tandis que dans 
d’autres elle est blanche. 

Très bel exemplaire, aux armes et au chiffre de P. Prendre de Guer- 


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THÉOLOGIE. 


12» 


mante, receveur général des flnances à Lyon, puis président de la Chambre 
des comptes. 


174. BOSSUET. Instruction sur les estats d’oraison, où sont ex¬ 
posées les erreurs des faux mystiques de nos jours : avec les 
actes de leur condamnation, par Mess. J. B. Bossuet. Paris, 
J. Anisson, 1697. In-8; mar. rouge, fil. et tr. dor. [anc. rel.). 

Première édition. 

Magnifique et précieux exemplaire, revêtu d’une belle reliure aux 
armes de BOSSUET, et offrant un autographe de l’illustre prélat, sous forme 
de bande attachée au feuillet de garde. L’authenticité de cet autographe a 
été établie par feu M. A. Floquet, l’éminent historien de Bossuet, dans 
une curieuse note jointe au volume et accompagnée d une lettre adressée 
à M. A. Firmin-Didot. Nous reproduisons l’une et l’autre. 


Monsieur, 


« Rue de VArcade, 25. 


Cesi la petite note, relative à l'autographe de Bossuet inséré dans 
votre exemplaire de ^Instruction Pastorale du Prélat, sur les Etats d'Orai- 
8011 . 

Je demeure reconnaissant et pénétré. Monsieur, du très obligeant accueil 
dont vous m'avez honoré, hier, dans votre bibliothèque, trésor inestimable, 
que je me sens heureux de savoir en des mains si dignes, 

A vous. Monsieur, en toute gratitude et en tout respect, » 

Votre humble et bien dévoué serviteur. 


Paris, 9 avril 1866. 

M, Ambroise Firmin-Didot, Père, » 


A. Floquet. 


Voici maintenant la note : 

c< Bossuet, sans nul doute, traça les lignes qu’oflfre le feuillet attaché à 
cet exemplaire de son Instruction sur les États dViuison. C’est bien, ici, 
son écriture, mais celle de la première moitié de sa vie, et du temps où 
il prêchait à Metz, à Paris, à la Cour. On s’en assurera par la comparai¬ 
son de ces lignes avec tous les sermons autographes du grand homme, 
conservés tant à la Bibliothèque impériale que dans celle, du séminaire de 
Meaux. J’ai sous les yeux : 1® le manuscrit autographe de son Panégyrique 
de s. Joseph; 2° ['Allocution adressée par lui (le 2 juillet 1660), dans l’église 
de la Visitation de Chaillot, à la reine-mère d'Angleteire, peu de jours après 
le rétablissement de Charles II sur le trône. La conformité de ces deux 
autographes avec le manuscrit de M. Didot est frappante. L’écriture de 
Bossuet se modifie avec le temps; mais dans ce qu’il écrivit de 1680 à 
1704, époque de sa mort, on remarque encore plusieurs lettres, dont la 
forme, toute particulière, décèle sa main, et ne permet aucun doute; la 
lettre P, entre autres, offre encore, dans l’écriture du prélat, en ces der¬ 
niers temps, la forme singulière qu’elle avait à l’époque où (de 1652 à 
1670) il prit le soin d’écrire ses Sermons, » 


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THÉOLOGIENS. 


125 


175. Décor puellarum. Questa sie una opéra la quale si chiama 
décor puellarum : zoe honore de le donzelle : la quale da re- 
fçola forma c modo al stato de le honeste donzelle. (A la fin :) 
Anno a Christi incamatione MCCCCLXI (1461 ( 52 c, au lieu de 
1471), per magistrum Nicolaum Jenson hoc opiis,,., impressum 
est [n Venise], In-4, de 118 ff., lettres rondes; mar. rouge, 
comp., tr. dor. [anc,rel, itaL), 

Volume précieux et rare, dont la date a donné lieu à une polémique 
acharnée. On latlribue à D. Giovanni di Dio Cerlosino, ce qui veut dire 
Jean le Chartreux. 

Exemplaire bien complet, avec le 9* f. qui manque souvent; le pre¬ 
mier feuillet est refait avec une perfection surprenante. 11 est revêtu d’une 
riche reliure italienne, et provient de la bibliothèque Yemeniz. 

176. HÆDUS (Petrus). De II amoris generibvs. (A la fin:) Accv~ 
ratissime impressvm || Tarvisiiy per Gerardvm [de Lisa] \\de 
Flandria, Anno saloUis M,CCCC,XCII (1492) die XIII oc\\to- 
bris,,, In-4; mar. citr., fil., orn., tr. dor. [Loriic), 

Première et fort rare édition de cet ouvrage de théologie dirigé contre 
l’amour. Le caractère est d’une frappe singulière, à l’imitation de l’écri¬ 
ture des manuscrits du temps. 

Très bel exemplaire avec témoins. 

177. RICHELIEU (Le card. de). Instruction du Chrestien par 
M*' Téminentissime cardinal de Richelieu. Revue, corrigée, 
augmentée et remise en meilleur ordre par S. E. peu de temps 
auant sa mort. Derniere édition. Paris,, Séb. Huré et Fréd, 
Leonardy 1658. Pet. in-8; mar. rouge, fil., comp., tr. dor. (;W. 
du temps). 

Bel exemplaire, bien relié. 

178. RICHELIEU (Le card. de). Traitté de la perfection du Chres¬ 
tien, par Féminentissime cardinal duc de Richelieu; huictiesme 
édition. [Paris) De V imprimerie d Antoine Vitré,, 1662. In-8, de 
447 pp.; mar. rouge, fil., tr. dor. [anc, rel,). 

Le frontispice représente le cardinal de Richelieu à genoux devant la 
Vierge. 

Bel exemplaire, réglé. 

179. PASCAL. Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quel¬ 
ques autres sujets, qui ont esté trouvées après sa mort parmy 


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THÉOLOGIE. 


\^6 


ses papiers. Paris, Guillaume Desprez^ 1670. In-12, de 40 ff. 
prél. non chiff., 358 pp. (chiffrées par erreur jusqu’à 334 seu¬ 
lement) et 10 ff. pour la table ; mar. vert, fil. tr. dor. {Smeers), 

Édition originale, selon M. Brunet, M. Claudin et d’autres, mais con¬ 
testée par M. Potier, qui ne lui assigne que le second rang (voir à ce 
sujet une longue dissertation dans le Supplément au Manuel), 

• Très bel exemplaire. Haut. : 156 mill. 

180. BOSSUET. Traitez du libre-arbitre et de la concupisceucc, 
avec un mandement de M. Tévêque de Troyes, neveu de Bos¬ 
suet, pour recommander la lecture de ces traités ; ouvrages 
posthumes de Mess. J. B. Bossuet. Paris, Barihel. Alix, 1731. 
In-12 ; mar. rouge, fil. et tr. dor. {a7ic. l'eL), 

Première édition. Très bel exemplaire aux armes de Louis-Auguste de 
Bourbon, prince de DOMBES, colonel général des Suisses, (ils du due du 
Maine. 

181. GROTIUS (Hugo). La Vérité de la Religion chrestieiine. 
Ouvrage traduit du Latin de Monsieur Grottius, Ambassadeur 
de la Reine, etc.. Couronne de Suède, vers le Roy Très Chres- 
tien. A Paris, de timprimerie des nouueaux Caractères inuentez 
par Pierre Moreau ilf® Escriuain à Paris, Et se vend au Palais 
à la Salle Dauphine, par F, Rouuelin, à la Vérité, Auec privi¬ 
lège du Roy, In-8; mar. olive, fil. et tr. dor. [Lortic), 

Livre curieux pour sa typographie. Très bel exemplaire, sauf racconim. 
aux premiers tf. 


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JURISPRUDENCE 


182. JUSTINIANUS. Corpus juris civilis.... opéra et studio Si- 
monis van Leeuwen, JC. Lugd. Bat. Amstelodami, apiid 
J. Blaeu, Ludov. et Dan. Elzevirios.... 1663. 4 part, en 1 vol. 
in-fol.; mar. rouge, fil., dos orné, tr. dor. {Hardy). 

Édition la plus recherchée. « C’est peut-être, dit M. Willems, le plus 
beau livre qui soit sorti des presses elzéviriennes d’Amsterdam. » 

Superbe exemplaire, aux armes du prince d’Essling. 

183. JUSTINIANUS. lu noïe dûi.Incip liber pmus dûi iustifi. 

impatoris institucônù seu elementorum. (A la fin, en rouge :) 

Pris imtiiutionüpclarü opxis Alma in vrbe magûtina . è osum- 

matü P Petm schoyffer de Gems'hem. Anno domîce incarna- 
tionis Mlliesimo (sic), cccc.lxxij. (1472) xix, die mexisis octobris. 
In fo!., goth., à 2 col., texte entouré de la glose; ais de bois 
recouverts de veau brun estampé {anc. reL). 

Réimpression fidèle de la première édition donnée à Mayence pai* les 
mêmes imprimeurs en 1468, avec les mêmes caractères qui sont ceux de 
la Bible de 1462, pour le texte, et du Rationale de Durand, de 1459, 
pour la glose. A la dernière page, on y trouve aussi les célèbres douze 
distiques relatifs à l’invention. 

Magnifique exemplaire sur papier, très pur, avec de nombreux 
témoins; initiales peintes. Le dos de la reliure refait. 

184. JUSTINIANUS. (Inslitutiones, cum glossis.) (Au r° du der¬ 
nier f. :) Optimi ingenij vir Jacobus rubei natione gallicus huius 
operis IWstitutionum diligentissimus artifex extitit cui extrema} 
impressionis || manum uenetiis. iiij, non, quintiles, Inclyto duce 
Andrea ucndra\\mino felicissime imposait, MxcccJxxci, (1476). 
In-fol.', de 90 ff. (dont le premier blanc), à 2 col.; ais de bois 
recouverts de mar. rouge, riches compart. à froid {reliure du 
temps). 

L'une des plus belles impressions de Jacques Le Rouge, originaire de 
Chablis, qui a acquis comme typographe une célébrité justement méritée. 

Précieux exemplaire sur vélin (Brunet ne cite que celui de Pinelli). 
Au-dessus du texte de la première page est une belle miniature (L. : 


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JURISPRUDENCE. 




0"*,I47 ; H. : 0“,0()4) représentant un Empei'eur assis sur un trône, tenant 
!e globe symbolique dans une main et l’épée de justice dans l’aulre. 
L’Aigle du saint empire romain est peinte sur sa dalmatique. Deux ran¬ 
gées de personnages sont à genoux aux côtés du trône ; l’un d’eux, vêtu 
d’une robe écarlate, au col bordé d’hermine, tient un livre ouvert, et 
tous les assistants ont l’air de prêter serment. Derrière les personnages 
agenouillés, il y en a d’autres qui sont debout, tous en costumes véni¬ 
tiens. Au bas de la page, il y a trois miniatures en médaillons, représen¬ 
tant s. Jérôme dans le désert, la Tentation de s, Antoine et s. François rece¬ 
vant les stigmates; le premier médaillon est tenu par deux anges, le 
second par deux sauvages, le troisième par deux guerriers. Belles initiales 
peintes à la main. 

Ce volume ainsi embelli devait être un exemplaire de présentation à 
un haut personnage. Il provient de la bibliothèque du marquis d’Astorga 
dans le catalogue de la vente de laquelle (l'° partie, n® 22) il a été pré¬ 
senté comme ayant été dédié à Ferdinand IV, empereur d’Autriche! On 
aura voulu dire Frédéric III, empereur d’Allemagne, mort en 1493. 

185. Juris orientalis libri JII, ab Enimundo Bonefidio digesti ac 
uotis illustrati et nunc primûm in lucem editi. Cum latina in- 
terpretatione. Afmo M.D.LXXIH excudebat Henr. Ste- 
phanus. In-8; mar. vert, fil., tr. dor. [anc. reL), 

Bel exemplaire aux premières armes de J.-A. de Thou. 

186. Les Ordonnances royaux sur le faict et iuridiction de la 

prevoste des marchands et echeuinage de la ville de Paris. 

Reveües et augmentées de plusieurs edicts, etc. Parisy P. Recol¬ 
let, 1644. In-fol., fig. sur cuivre; mar. rouge, semé de fleurs 
de lis, tr. dor. (rel, du temps). 

Exemplaire de présentation au roi LOUIS XIV, dont la reliure porte 
les armes. A la suite du titre, une grande gravure représente la scène de 
présentation du livre au jeune roi, assisté d'Anne d’Autriche, par Macé 
le Boullanger, prévôt des marchands, et sept autres fonctionnaires de la 
municipalité de Paris, dont les armes sont gravées au bas. Parmi eux se 
trouve le célèbre imprimeur Sébastien Cramoisy, alors échevin. Cette in¬ 
téressante gravure nous olire des portraits authentiques. Au titre, une 
belle marque de P. Rocolet, aux armes de la ville de Paris, gravée par 
Briot. 

187. Ordonnances de Louis XIV, Roy de France et de Navarre, 
Concernant la Jurisdiction des Prévost [sic) des Marchands & 
Eschevins de la ville de Paris. Pam, Frédéric Leonard, 1676. 
In-12; mar. rouge, compart. à fil., tr. dor. [anc. rel.). 

Très bel exemplaire, bien relié. 


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JURISPRUDENCE. 


UiO 

188. Recueil contenant les edits et déclarations du Roy sur réta¬ 
blissement et confirmation de la jurisdiction des Consuls en la 
ville de Paris et autres : et les Ordonnances & Arrests donnés 
en faveur de cette justice. Divisé en deux parties. Paris, de 
Fimpr, de Denys Thierry, 1705. In-4 ; mar. rouge, semé de fleurs 
de lis, tr. dor. [rel, du temps). 

Très bel exemplaire aux armes de la ville de Paris. 

189. BONIFACIUS VIII. Incipit liber sextus decretalium dùi 
bonifacij pape. viij. (A la fin:) Presens huitis sexti decreialin 
preclarü opus, Alma in vrbe maguniina.. ^. per Petrum 
schoiffer de gemsshem, Anno domini M cccc lxx.[\tklQ), Die 
vero Qovij mensis aprilis, In-fol., goth., à 2 col.; mar. brun 
clair, riches compart. à froid, tr. dor., dans un étui {Lortic), 

Seconde édition, imprimée avec les mêmes caractères que la première. 
Exemplaire sur vélin, fort beau et revêtu d’une riche reliure. 

190. (Pragmatica Sanctio.) (Le volume commence ainsi :) Carolvs 

dei gracia francorum. S, l, n, d. Pet. in-4, de 38 ff. (dont 

le dernier blanc, et non pas 35 comme dit Brunet), caract. 
semi-goth. ; veau antiqué, fil., tr. dor. 

C’est la plus ancienne édition connue de la Pragmatique sanction, 
c'est-à-dire des décrets du Concile national de l’Église gallicane réuni à 
Bourges,sou8 le roi Charles VII, le 11 juillet 1438. Elle est extrêmement rare. 
Brunet la croit sortie des presses des premiers imprimeurs de Paris, 
U. Gering et ses associés, vers 1472, ce qui nous parait douteux. 

191. (LANIER DE L’EFFRETIER.) Traicté des libertez de 
l’Église gallicane. Laquelle composition monstre la pure et 
sincère intelligence de ces libertez. Pans, Gilles Robinot, 
1608. In-12, de 4 ff. n. ch. et 134 ff. chiff. ; bas. rouge, fil., 
tr. dor. 

Ouvrage extrêmement rare, non cité par Brunet. Le Père Le Long, qui 
en parle, ne l’a connu qu’en manuscrit. 


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SCIENCES ET ARTS 


1. SCIEiNOES PHILOSOPHIQDES ET POLITIQUES. 


192. PLATON. Platonis Cratylus, siue de recta nominum 
ratione (en grec). Lutetiæ, apudÆgidium Gormonthim, Meme 
Maio. Anno 1527. In-4, de 40 ff. ; mar. vert, om., tr. dor. 
(Lortic), 

Édition parisienne fort rare, imprimée avec de jolis petits caractères, 
et publiée par Jean Chéradame et dédiée à Jean Clarke, de Bath, évêque 
et orateur de l’Angleterre. Exemplaire presque non rogné. Titre restauré. 

193. PLATON. Le Sympose de Platon, ov de l’Amovr et de 

Beavté, traduit de grec en François.par Loys le Roy, 

dit Regius. Plvsievrs passages des meilleurs Poètes Grecs 
et Latins, citez aux Commentaires, mis en vers François par 
1. du Bellay. Paris, V, Sertenas, 1559. In-4; veau fauve, 
compart., tr. dor. (re/. du temps). 

Au premier livre est inséré le poème ; VAndrogyne de Mess. Ant. He- 
roètf Evesque de Digne, au Roy François. Belles initiales dans le style de 
Jean Cousin. 

Très bel exemplaire, réglé, rempli de témoins. 

194. AMMONIUS.Ammonii flermei commentaria in librvm 

péri Hermenias. Margentini archiepiscopi mitylenensis in eun- 
dem enarratio (en grec). (A fin du 1" traité :) Venetiis, apud 
Aldum, Meuse lunio, M.D.III (1503). In-fol. ; vélin bl. 

Ce volume contient d’autres traités non mentionnés sur le titre. 11 est 
imprimé avec les plus petits caractères grecs qu’Alde ait employés. Dans 
la préface adressée au prince Alberto Pio de Carpi, l’illustre imprimeur 
ajoute pour la première fois à son propre nom celui de Pio. 

Très bel exemplaire. 

195. PLUTARCHUS. Plvtarchi opvscvla LXXXXII. (En grec: 
à la fin :) Veuetiis m ædibus Aldi et Andreæ Asulani Soceri. 


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SCIENCES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES. 131 


Meme Martio. M.D.IX (1509). Gr. in-4; veau fauve, Ir. dor. 
{anc. rel.). 

Première édition des opuscules, connus sous le nom de Moraliaf faite 
par les soins de Démétrius Doucas de Crète, avec le concours d’Erasme et 
de J. Aleander. Curieuse préface, traduite par M. Didot dans son Aide 
Manuce, pp. 318 à 321. 

Très bel exemplaire, portant au titre cette note autographe du célèbre 
Beatus Rhenanus : SumBeati Rhenani. Nec muto dominû. Basileæ. M.D.XIll, 
et la signature d’Ant.-Aug. Renouard. Il a aussi appartenu à Brunck. 

196. lAMBLICHUS de mysteriis Ægyptiorum. Chaldæorum. 
Assyriorum. PfiOCLUS in Platonicum alcibiadem de anima, 
atqj dæmone. Proclus de sacrificio et magia.... (A la fin:) 
Venetiis mense septembri. M.III D (1497). ht ædibiis Aldi, 
In-fol. ; dos de mar. citron, plats de mar. rouge. 

Première édition de ce recueil, dédiée par Marcile Ficin au cardinal 
Jean de Médicis, depuis Léon X. 

Exemplaire grand de marges, mais avec des piqûres de vers. 

197. (CICEfiO. De natura Deorum lib. III; de divinatione lib. II; 
de fato; de legibus; academie, quæstionum lib. secundus; 
(Modestus) de disciplina militari, et M. T. Ciceronis vita ex 
dictis Plutarchi breviter excerpta. Venetiis^ per Vmdelinum de 
Spira, 1471.) Gr. in-4 ; mar. bleu, large dent., dos orné, dou¬ 
blé de tabis, dent., tr. dor. [Bozérian jeune.) 

Première édition, fort rare. Superbe exemplaire, réglé. Quelques 
marges restaurées. 

198. CicERo (M. T.). Cato major. Ad T. Pomponium Atticum. 
Lutetiæ, typis Josephi Barbou, 1788. In-32; mar. rouge, fil. et 
tr. dor. [anc. rel.). 

Jolie édition imprimée avec des caractères microscopiques gravés par 
Fournier, et ornée d’un buste de Cicéron, gravé par Ficquet d’après un 
dessin de Rubens. 

199. CICERO (M. T.). De Officiis ad Marcum filium. Lutetiæ, 
typis Jos. Barbou, 1773. In-32 ; mar. rouge, fil. et tr. dor. 
[anc. rel.). 

Charmante édition, ornée d’une figure d’après Moreau, gravée par Le 
Mire. 


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SCIENCES ET ARTS. 


13:2 

200. SENECA. (Opuscula.) Hune librum composuit Seneca... 
Incipit liber Senice {sic) de remedijs forluitoî}J ... S. l. n. d. 
In-4, goth., de 32 ff. n. ch. (dont .le premier blanc), sign. a-rf, 
de 28 lign. à la page ; mar. rouge, fil. à froid, milieu, tr. dor. 
{Lortic), 

Édition de toute rareté, que Brunet n’a décrite que d’après Ébert, et 
qu’il considère comme une réimpression de celle d’Ulrich Zell. Elle est 
d’un typographe inconnu et remonte à 1472 environ. A la dernière page, 
on lit dix-huit vers d’Architrenius à la Louange de la ville de Paris. 

Superbe exemplaire. 

201. SENECA. L. Annei Senecæ nalvralivmqvæstionvm libri VII. 
(A la fin :) Ve?ietiis, in ædibvs Aldi et Andreæ Asvlani soceri, 
rnense Febreario, M.D.XXII (1822). In-4 ; vél. blanc. 

Très bel exemplaire d’un des Aide les plus rares. 

202. ALEXANDRIAphrodisiei in topica Aristotelis, commentarii 
(en grec). (A la fin :) Venetiis in ædibvs Aldi, et Andreæ soceri. 
mense septembri Af.Z>.A///(1513). In-fol.; mar. bleu, dent., 
tr. dor. {Lefebvre.) 

Première et rare édition, publiée par les soins de Marc Musurus. Su¬ 
perbe exemplaire, réglé. 

203. FICUS MIRANDOLÆ. loannis Francisci Pici liber de ima- 
ginatione. (A la fin :) Venetiis apud Aldum Romanum mense 
Aprili M.D I (1501). In-4 ; mar. vert, jans., tr. dor. {Durii). 

Un des volumes les plus rares et les plus beaux des Aides, et la seule 
édition de ce traité qui ait de la valeur. 

Superbe exemplaire, d’une grande pureté. 

204. Les Morales d’ÉPICTÉTE, de SOCRATE, de PLUTARQUE 
et de SÉNÈQUE (extr. et trad. en franç. par J. Desmarets de 
Saint-Sorlin). Au Chasteau de Richelieu, de Vimpr. d'Estiewie 
Migon (1653). Pet. in-8; mar. rouge, fil. et ornem., tr. dor. 
{anc. rel.). 

Un des livres sortis de l’imprimerie particulière du cardinal de Riche¬ 
lieu, et qui peuvent, pour la beauté du tirage et surtout pour la netteté 
des caractères, presque microscopiques, rivaliser avec les plus belles édi¬ 
tions des Elsevier. Quelques auteurs ont prétendu que la fonte en était en 
argent. On croit communément qu’ils provenaient de la célèbre fonderie de 
Jean Jannon, de Sedan. 


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SCIENCES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES. 133 


205. EPICTETUS. Arriani Epictetus (et Epicteti Enchiridion, 
en grec). (A la fin :) Venetiis in ædibns Bartholomæi Zanetti 
Casterzagensis, ære nero, et diligentia loannis Francisci Trin- 
catœli, Anno a partu virginis, M.D.XXXV. Mense Septembri 
(1535). Pet. in-8 ; mar. rouge, tr. dor. {Hardy). 

Première édition des dissertations d’Arrien. Exemplaire très pur. 

206. CEBES. La Table de lan H cié philosophe || Cebes. natif de 
Il Thebes. et Aullditeur Daristote... nagueres translate de latin 
en vulgaire frâcois par maistre Geofroy tory de Bourges 
Libraire demeurant a Paris. (A la fin du privilège :) Acheue 
dimprimerle Cinqiesme ioxir Doctobre Lan comme dessus (1529). 
2 tom. en 1 vol. in-8; mar. bleu, fil., tr. dor. {Duni). 

Jolie édition en lettres rondes, avec des bordures autour des pages. Au 
titre, la marque de Petit à la place de celle de Tory. 

Très bel exemplaire, aux armes du marquis de Coislin. 

207. PLUTARCHI Chæronæi : de virtute et vitio. Eiusdem de 
Fortuna. Eiusdem què admodum oporteat Adulescentem poe- 
mata audire (en grec). (A la fin :) Lxitetiæ Parisiomm in ædi^ 
bus Egidi Gourmonti^ M.D.IX. pridie calen. Mai] (1509). In-4, 
de 50 ff.; veau antiqué, orn. à fr., tr. dor. {Hagué). 

Un des premiers ouvrages imprimés en grec à Paris. Les accents sont 
imprimés en une ligne à part. Préface du savant Aléander, futur recteur 
de l’Université de Paris. 

Exemplaire très grand de marges. 

208. PLUTARQUE. La touche naifve povr esprovver lamy, & 
le flateur, inuêtee par Plutarque, taillee par Erasme, & mise 
a lusage François, par noble home frere Antoine du Saix, 
commandeur de Bourg. Auec lart, de soy ayder, & par bon 
moyen faire son proffict de ses ennemys, 1537. Quoy quil 
aduienne. On les vend a Paris chez Simon de Colines, au Soleil 
dor^ rue S. lehan de Beauluais. Gr. in-8, de 66 ff. cli.; mar. 
brun, fil., orn., tr. dor. (flhipot). 

Première édition, fort rare. 

M Cet ouvrage parait être sorti des presses de Colines. Le litre porte 
un des entourages de ses grandes Heures. Trois des entourages de Geofroy 
Tory y figurent (ff. 2, 8 et 54), avec sa devise Non plus et la croix de Lor¬ 
raine. Faut-il en conclure que Simon de Colines était en 1537 en posses¬ 
sion des entourages de Tory? » (Didot, Cat. rais. y n® 755.) 

Magnifique exemplaire, réglé. 


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IZi 


SCIENCES ET ARTS. 


209. MAGNÜS (J.). (Sophologium.) (A la fin ;) Anno domini 
Mille.cccc.lxxv, (1478) die prima merisis lunii. Impressum fuit 
htud Sophologium Parisius per Martinum crantz, Vdalricum 
gering. Et Michaelem friburger. In-foL; mar. olive, riches 
compart. à la Grolier, tr. dor. {Lortic). 

L’une des plus anciennes impressions parisiennes. 

Très bel exemplaire de cette édition rare, revêtu d’une riche reliure. 

210. MONTAIGNE (M. de). Les Essais de Michel de Montaigne. 
Nouuelle édition, enrichie et augmentée aux marges du nom 
des autheurs qui y sont citez. Auec les versions des passages, 
grecs, latins et italiens. Paris, Christophe Joumel, 1659. 3 vol. 
in-12, frontisp. grav.; mar. vert, fil. à froid, tr. dor. (Duru). 

Jolie édition, plus correcte que celle de Foppens. Charmant exem¬ 
plaire. 

(LA ROCHEFOUCAULD.) Nouvelles Réflexions ou Sen¬ 
tences et Maximes morales. Seconde partie. Paris, Claude 
Barbin, 1678. In-12; veau fauve, fil. et tr. dor. 

Première et seule édition séparée de 107 nouvelles réflexions, qui 
complète les éditions antérieures à la cinquième. Bel exemplaire. 
H. : 0,143. 

212. (LA ROCHEFOUCAULD.) Les Pensées, maximes et 
réflexions morales de M. le Duc *** (de La Rochefoucauld). 
Onzième édition. Augmentée de remarques critiques, morales 
et historiques, sur chacune des réflexions. Paris, d'Etie 7 i?ie 
Ganeau, 1741. In-12; mar. rouge du Levant, fil., tr. dor. 
(Cape). 

Superbe exemplaire de M. Luzarclies, avec sa devise. 

213. (LA BRUYÈRE.) Les Caractères de Théophraste... Neu¬ 
vième édition, revûë et corrigée. Paris, E. Micbal/et, i696, 
In-12; mar. rouge, fil., tr. dor. (Hardy-Mennit), 

Cette édition passe pour être la meilleure et la plus complète du 
texte de La Bruyère, qui mourut pendant qu’elle était sous presse. Tou¬ 
tefois elle ne contient pas quatre des Caractères publiés antérieurement. 
Les Caractères de Théophraste sont imprimés en plus petit caractère et 
portent une pagination particulière. Le volume est précédé d’une préface 
et terminé par le Discours prononcé ù l'Académie. 

Très bel exemplaire. 


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SCIENCES PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES, 1.35 


214. (LA BRUYÈRE.) Les Caractères de Théophraste, traduits 
du grec; avec les Caractères ou les mœurs de ce siècle. 
Dixième édition. Paris, Estienne Michallet, 1699. In-12; ’mar, 
rouge, fil. à comp., tr. dor. (Lortic). 

Cette édition n’est que la réimpression de la 9*. Très bel exemplaire. 

^15. ARISTOTELES. Contenta : Politicorum libri Octo. Com- 
mentarij. Economicorum Duo. Commentarij. Hecatonomiarum 
Soptë. Economiarû publ. Vnus. Explanationis Leonardi [Are- 
tini] in œconomica Duo. Apud Parisios secundaria siiperiorft 
operum editio typis absoluta prodijt ex officina Henrici Ste- 
phani e regione Schole decretorum. Anno..,. M.D.XI (1511). 
Nonis Aprilis. (A la fin :) Economici Xenophontis finis. Pari- 
siis. Pridie nonas Septembris. M.D.XII (1512). Ex officina 
Henrici Slephani .In-4 ; mar. noir, estampé, tr. dor. 

En tête, une préface de J. Le Fèvre d’Étaples à Guillaume Briçonnet, 
alors évêque de Lodève. 

Précieux exemplaire revêtu d’une reliure aux armes et à l’emblème 
de FRANÇOIS I®**, imprimés en argent sur les deux plats. 

216. ...THOME AQUINATIS... libri quattuor de regimine prin- 
cipum ad regem Cypri. Item epistola eiusdem : de regimine 
Judæorum : vëditiôe officiorum (q’ videlicet nô est expédiés) de 
exactiôibus in subditos nô faciëdis. Et institutis restituëdis. ad 
diïcissamBrabantiæ. (A la fin :) Ex ædibiis Ascensianis impen- 
sis loànis Parui ad Idiis Decebris. M.DJX. (1809). In-8; mar. 
La Vallière, comp. à fil., tr. dor. [Lortic), 

Exemplaire sur vélin, avec les lettres capitales enluminées. 

217. CASTIGLIONE (B.). Il libro del Cortegiano del Conte Bal- 
desar Castiglione. (A la fin : ) In Venetia nelle case dAida 
Romano, ^ d Andrea dAsola suo Suocero^ neWanno M,D,xxviii, 
del mese dAprile (1828). In-foL; mar. brun, riches compart., 
tr. dor. 

Première édition, rarç et très recherchée, de ce livre justement célèbre 
en raison de sa valeur littéraire. On le classe toujours dans la section de 
morale, et peut-être à tort. Ce n’est point un traité dogmatique ni comme 
fond ni comme forme. L’auteur a bien pour but d’enseigner l’art de de¬ 
venir un courtisan accompli, mais il le fait d’une manière indirecte, en 
racontant la vie de cour, sous forme de dialogues parsemés d’anecdotes 
piquantes sur les hommes de son temps, sans épargner môme le clergé, 
ce qui fit mettre le livre à l’index. 


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136 


SCIENCES ET ARTS. 


Exemplaire à la reliure de GROLIER (dont on trouvera une repro¬ 
duction au catalogue illustré), reliure d’un dessin remarquable (légère¬ 
ment restaurée), avec le titre et la devise du célèbre bibliophile. Les mots 
Grolierii et amicorum ont jadis été effacés sur le plat de dessin, et rem¬ 
placés par cette autre devise : Tanquam ventus est vita mea. Les têtes de 
chapitres sont en majuscules et en or; Tancre aldine est peinte en bleu 
et or. L’exemplaire est grand de marges, mais le coin inférieur est res¬ 
tauré dans tout le volume. 

Ce volume a sa petite légende. Acheté par M. Yemeniz, à la vente 
Libri en 1847, il fut mis sous séquestre lors de l’instruction judiciaire di¬ 
rigée contre le fameux bibliophile. Le Moniteur univei^sel du 16 août 1850 
a mis le public au courant du fait suivant : « Dans le cours d’une procé¬ 
dure criminelle, un volume précieux et rare. Il Libro del Cortegiano, à la 
reliure de Grolier, a disparu du parquet de Lyon. Toutes les recherches 
pour le découvrir sont jusqu’à ce jour demeurées infructueuses. » Il a été 
cependant retrouvé et restitué à M. Yemeniz. 

Un second exemplaire de ce livre à la reliure de Grolier a fait partie 
de la bibliothèque des ducs de Marlborough. 

218. Discours contenant le sevl et vray moyen, par lequel ung 
Seruiteur fauorisé, & constitué au seruice d’ung Prince, peult 
conseruer sa. félicité eternelle & temporelle : & euiter les 
choses, qui luy pourroyenl l’une, ou l’aultre faire perdre. 
A Lyon, chés Estienne Dolet, 1542. In-8 ; mar. vert, fil.,tr.dor. 
[nnc. rel.). 

Opuscule fort rare, avec une préface de Dolet. Race, au titre. 


11. SCIENCES NATURELLES ET MÉDICALES 

219. PLINIUS. (Naturalis historia, ex recensione J. Andreæ, 
episcopi Aleriensis.) (A la fin :).... impressum Rome in domo 
Pétri ^ Francisci de Maximis iuxta campù flore presidètibns 
Magistris Corado Sutieynheym et Amoldo Panaratz (sic). Anno 
dominici natalis. Af.CC'C'Ç.LXX (1470)... Gr. in fol.; mar. La 
Vallière, jans., large dent, intér.. tr. dor. {Niedrée.) 

Seconde édition, plus rare que la première, celle de Venise, 1469. 

Superbe exemplaire, avec de belles initiales peintes en or et en cou¬ 
leurs. 

220. PLINIUS. C. Plinii Secundi naturalis historia. Venetiis, in 
ædibm hæredüm Aldi et Andreæ Asulanisoceri, 1535-38. 4 vol. 
in-8; mar. violet, fil., tr. dor. 

Édition rare, dont il est difficile de trouver des exemplaires avec la 
date de 1535 aux trois premiers volumes et avec l’index. 


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SCIENCES NATURELLES ET MÉDICALES. 


137 


221. BELON (P.), du Mans. Pétri Bellonii Genomani De aqua- 
tilibus, Libri duo cum eiconibus ad viuam ipsorum efiigiem^ 
quoad eius fieri potuit, expressis. Parisiis, apud Carolum Ste- 
phanum, M.D.LIII (1553). In-8, obi., veau br. 

Cette édition originale, ornée de cent quatre-vingt-six lîgures^sur bois, 
contient un certain nombre de représentations de poissons complètement 
fantastiques; elles ont disparu dans les éditions suivantes. 

Exemplaire avec gravures coloriées. 

221 bis, BELON (P.), du Mans. L’histoire de la natvre des 
oyseaux, avec levrs descriptions, et naïfs portraicts retirez dv 
natvrel : escrite en sept livres. Paris, Gilles Corrozet, 1555. 
In-fol.; vélin. 

« Les portraits des oiseaux sont bien dessinés et largement gravés sur 
bois. Belles initiales dessinées très probablement par Jean Cousin. » 
(Didot, Cat. rais,, n® 669.) 

222. Rei rusticæ scriptores. (Au r® du dem. f. :) Palladii Rvtilii 
Tavri Aemiliani viri illustris, de re rvstica libri impressi Regii 
opéra et impensis Bartholomei Brvschi aP Botoni regmisis. 
M,CCCCLXXXII nonis Ivnii. (1482). In-fol.; veau fauve, com- 
part., tr. dor. {Coiirteval). 

Belle édition imprimée à Reggio, et la seconde de cet ouvrage. 

Exemplaire de Huzard, de l’Inslitut, presque à toutes marges. Quelques 
race, et premiers feuillets remargés dans le bas. 

223. COLUMELLA. Le tiers et quatriesme liures de Lucius 
Moderatus Columella, touchant le labour, traduietz de langue 
latine en francoyse par Loys Megret. Auec priuilege. On les 
7)end à Paris en la rue neufue nosire dame à Venseigne sainct 
lehan Baptiste, par Denis lanot. S. d. In-8, de 124 fî. n. chiff.; 
mar. rouge, compart., tr. dor. (Bauzonnet-Trautz), 

Édition rare, non citée au Manuel. Le privilège pour trois ans est du 
22 septembre 1540. 

Magnifique exemplaire, à toutes marges, provenant de la collection 
Yemeniz. 

224. COLUMELLA. Les dovze livres de Lvcivs lunius Modera¬ 
tus Columella des choses rustiques, traduicts de Latin en 
François, par feu maistre Claude Cotereau, Chanoine de 


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138 


SCIENCES ET ARTS. 


Paris... A Paris, par laques Ko'uer... 1856. In-4; mar. rouge, 
fil., ornem., tr. dor, {anc. rel.). 

Première traduction complète. Joli encadrement au titre dans le style 
de J. Cousin. 

pa reliure porte au centre des plats les lettres A 0 V S et la date 
de 1693. 

225. STEPHÀNUS (Car.). De re horteusi libellas, vulgaria her- 
barum, florum ac fruticum, qui in hortis conseri soient nomina, 
Latinis vocibus efferre docens ex probatis authoribus... Pari- 
siis, ex offic. Rob. Stephani, 1539. In-8, de 140 pp.; mar. 
bleu, fil. à fr., milieu, tr. dor. {Lortic). 

Troisième édition de l’ouvrage de Charles Estienne. 

Exemplaire grand de marges et très pur. 

226. ESTIENNE (Henri). Dictionarivm medicum, vel, Exposi- 
tiones vocum medicinaliû, ad verbum excerptæ ex Hippocrate, 

Aretæo, Galeno.cum latina interpretatione... An. 

M.D.LXIIII (1864). Excudehat Henricus Stephanus . In-8; 

mar, rouge, fil. ettr. dor. (anc, rel.). 

Très bel exemplaire. 

227. HIPPOCRATES. Aphorismi Hippocratis ex recognitione 
Adolfi Vorstii (texte grec et latin). Accédant huic editioni Loca 
parallela ex ipso Hippocrate, ut & Celso, petita. Lugd. Batav., 
apud Gaesbekios. S. d. ln-32, front, gravé; mar. rouge, fil., 
tr. dor. {anc. rel.). 

Édition microscopique. Exemplaire Yemeniz. 

228. HIPPOCRATE. La composition dv corps hvmain, et des¬ 
cription de toutes ses parties : le rapport qu’il a auec le monde ; 
l’instruction pour la Santé, et la Sphère de Medecine. Tradvict 
dv grec d’Hippocrates, & augmenté d’vn commentaire, par J. 
de la Fargue. A Lyon, par lean Bvyvetan, 1589. ln-12; veau 
vert foncé. 

Volume rare, dédié à Marguerite de Navarre et non cité au Manuel. 
A la fln, quatre feuillets ajoutés, contenant deux pièces de vers : A ses 
amis invitez à soupper et Contre une vieille. Exemplaire traversé par une 
piqûre de vers. 

229. ALEXANDRI Tralliani medici lib. XII. (en grec). Rhazæ de 


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SCIENCES NATURELLES ET MÉDICALES, 


139 


pestilentialibellvs ex Syrorum lingua in Græcam translatus. la- 
cobi Goupyli in eosdem casligationes. Lvtetiæ, ex offic. Rob. 
Stephani, M.D.XLVIH (1848). In-fol.; ais de bois, veau brun, 
fil., ornem., tr. dor. {anc. rel.). 

Première et belle édition de ces deux ouvrages. 

230. SALICETO (Guill. de). Tractatus de salute corporis. — 
TURRECREMATA (Joh. de). Tractatus de salute animæ. — 
Plus II. Tractatus de amore ; — Pro Laude Homeri præfatio. 
— HOMERI nias e græco in latinum versa. S. L n. d, [Pays- 
Bas, XV° s,). In-fol., goth., de 24 ff., à longues lignes; mar. 
olive foncé, riches compart. à froid, tr. dor. [Lortic). 

Très précieux incunable, d’une rareté extrême, et d’une haute impor¬ 
tance pour les origines de l’imprimerie. 11 est imprimé avec des carac¬ 
tères semblables ^ ceux du Spéculum hiimane salvationis^ qu’on a attribué 
4 Coster, et il sort certainement des presses*du premier typographe des 
Pays-Bas, encore inconnu, qui est antérieur à Kettelaer, et par conséquent 
à 1473. M. Campbell, dans ses excellentes Annales (p. Vlll), exprime l’opi¬ 
nion que cette officine prototypographique néerlandaise aura fonctionné 
4 Utrecht vers 1460. 

Le volume se compose de deux parties qui n'ont entre elles aucun 
lien logique. Nous le plaçons ici tout simplement à cause du premier 
traité. Le titre que nous avons mis en tête pour en faire connaître le 
contenu est factice. Le premier f. est blanc. Au recto du f. suivant on lit 
cet intitulé : In pnti codicc côtinêtur duo singulares et putiles tra^itatus H 
quoTf pfh's est de salute corporis. Hune edidit excellètissim' ac pbatissM 
medifie doctor dns guiWs de saliceto, Alteni vo qui est de salute ale miro 
quodû Z diuino magis humano artiflcio côposiiit Reuerèdissim' pr dhs 
Cardinalis de turrecremata ordinis pdicatolf sacre pagine dottor eximius. 
Le premier traité occupe 7 ff., le second 7 pages. Au v® du f. 12, com¬ 
mence un petit opuscule : Pij scdl pôtificis maxl côtra luxuriosos t lasciuos 
ad Karolü || cypriaeü Tractatus de Amore Incipit feVr, Prologus ||. Il finit 
au recto du f. 14 dont le verso est blanc. 

La seconde partie débute au f. lor®, par cette préface : Pij secundipô- 
ti/icis maximi pro laude homeri || prefacio in homerum poetarum maximum, 
et l’ouvrage lui-même commence ainsi au f. 16 r® : Meonij homeri greci 
poetarum maximi opus || insigne eui yliada titulus ijiscribitur e greco in |) 
latinû versa. Incipit féliciter, qui n’est pas, comme dit Brunet, sur la foi 
du titre, un fragment de l’Iliade traduit en latin, mais une version de 
YEpitome Iliados de Pindare. Il finit au f. 22 r®, et est suivi des Pro laude 
Homeri preclara illustrium virorum testimonia et de plusieurs épitaphes. 
Le volume finit ainsi, au f. 24 r® : Jd tibi victuro proroget vltefius. T.a 
dernière page est blanche. 

Superbe exemplaire, grand de marges. 

231. VESALE. Andreæ Vesalii Brvxellonsis, invietissimi Caroli 


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140 


SCIENCES ET ARTS. 


V Imperatoris medici de Humani corporis fabrica Libri Sep- 
tem.(Ala fin :) Basileæ^ ex officina loannis Oporinij AimoSa^ 
huis per Christvmpartæ m.d.lv (1855). Mense Augiisto. In-fol.; 
fig*. sur bois ; vélin blanc estampé. 

Seconde édition de cet ouvrage célèbre, avec des augmentations dans 
le texte, mais avec les mômes figures que celles de la première. Sur les 
cent soixante et onze gravures sur bois dont elle est ornée, vingt-sept, 
de la grandeur des pages, ont été exécutées à Venise, d’après les dessins 
de Jean de Calcar, élève du Titien. Le portrait de Vésale est regarde 
comme un des chefs-d’œuvre de la gravure sur bois. 

232. COLUMBUS (R.). Realdi Colvmbi Cremonensis, in almo 
Gymnasio Romano Anatomici celeberrimi, De Re Anatomica 
libri XV. Venetiis^ extyp. Nie. Beinlacqiiæ, 1889. In-fol.; mar. 
rouge, fil., tr. dor. [Smeers). 

Première édition. Sur le titre une belle grande gravure sur bois repré¬ 
sentant une dissection. 

233. DU MOULIN (A.). Physionomie naturelle extraite de plu¬ 
sieurs philosophes anciens. Et mise en François par M. An¬ 
toine du Moulin Masconnois. A Lyon^ par lean de Tournes, 
1850. In-8. — TEXTOR (B.). De Cancri natura et curatione, 
per Benedictum ïextorem medicum. Lugduni, apud /. Tor- 
næsium, 1550. In-8. En 1 vol.; mar. LaVallière, comp. à 
fil., milieu mosaïque, tr. dor. (Lortic). 

Deux ouvrages rares. La premier n’est pas cité au Manuel. Très joli 
exemplaire. 

234. (VILLANOVA, Arn. de) Regimen Sani||tatis en fran||coys. 

Souuerain remede contre lepidimie. |1 Traictie pour con- 
gnoistre les vrines. || Remede tresutile pour la grosse verole. 
(A la fin :) Cy fiîiist regimen Sanitatk en fràcois . Im¬ 

prime a lyon par Claude nourry le .xxvij. iour doctobre. Lan 
mil cinq cens t trois (1503). Pet. in-4, goth., fig. sur bois; mar. 
rouge, compart. à fil., tr. dor. {Thompson). 

Traité d’hygiène de l'école de Salerne, commenté par Arnauld de Vil¬ 
leneuve. Édition fort rare. Exemplaire non lavé, avec de forts raccomm. 
au premier et aux derniers ff. 

235. BUCOLDIANUS (G.). De Puella, quæ sine cibo et polu vi- 
tam transigit, breuis narratio, teste et authore Gerardo Bucol- 


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SCENGES NATURELLES ET MÉDICALES. 


141 


diano Physico Regio. Parisiis, Ex offic, Roh, Stéphanie 
M.D.XLII (1542). In-S, de 8 fî.; mar. brun, orn., tr. dor. 
{Lortic), 

Opuscule curieux et rare. Très bel exemplaire. 

236. (LEONICENUS, Nie.) Libellus de Epidemia quam uulgo 
morbum Gallicum uocant. (A la tin :) Venetiis, in domo Aldi 
Mamitii Menselunio M.üi D, (1497). In-4, de 28 IT.; demi-rel. 
mar. rouge. 

Opuscule fort rare et le premier traité qui ait été publié sur cette 
maladie aloi’s récemment introduite en Europe. (Pour la cuineuse préface 
de ce livre, voir Üidol, Aide Maniice, pp. 88-89.) 

237. ROYER. Dissertation sur une méthode nouvelle de traiter 
les maladies vénériennes par des lavemens..., par M. Royer... 
Paris^ A. Boudet^ 1767. In-8; mar. rouge, fil., tr. dor. {anc. 
rel,). 

Aux armes de M. de SARTINES, lieutenant général de la police sous 
Louis XV, dont le portrait est ajouté. 

238. Ortus sanitatis. (A la fin)... Jacobiis meydenbach ciuis Mogun- 
tmnsimpressit.,, in inclila cinitate Moguntina... in qua nobilis- 
sima cinitate t ars ac scientia hec siibtilissima cai^acterisandi.sen 
imprimendi fuit primü inuenta,,, Anno salutis Millesimo Qua- 
dringentesimo Nonagesimo primo (1491). Die vero Jouis vice- 
cima tercia metmsJunij. In-fol., goth.,fig. s. b.; peau de truie 
estampée (rel. du temps). 

Édition rare. Les figures n’indiquent pas que fart de graver ait fait 
de grands progrès à Mayence. C’est encore un livre dont la souscription 
est importante pour l’histoire des origines de l’imprimerie. 

Très bel exemplaire, avec figures coloriées. 

239. TAGLIACOZZI Gasparis Taliacotii Rononiensis de curto- 
rum chirurgia per insitionem libri duo. VenetUsy apud Gaspa- 
rem Bindonum., 1596. In-fol., fig. sur bois; demi-rel. vél. 
blanc. 

Première édition, fort rare. Cet ouvrage est célébré dans l’histoire de 
la chirurgie parce que c'est le premier oü l’on traite des procédés de la 
rhinoplastie et autres restaurations par voie de greffe. 

240. RUEFFUS (J.). De Conceptu, et generatione hominis: de 
matrice et eius partibus, nec non de coiiditione ibfantis in 


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SCIENCES ET ARTS. 




utero, et gravidarum cura et officio. opéra. lacobi 

Rueffi, chirurgi Tiguriui. (A la fin :) Francofurti ad Mœnum^ 
aptid Petrum Fabricium, impensis Sig. Feyerabendiiy 1887. 
In-4, de 92 ff., fîg. s. bois; veau fauve, fil. 

Ouvrage fort rare d’un médecin de Zurich, orné d’un grand nombre de 
figures anatomiques, ou relatives à Tembryogénie et aux opérations d’ac¬ 
couchements. On y a aussi représenté un grand nombre de créatures 
monstrueuses réelles ou imaginaires. 

« Cet ouvrage est une des bonnes productions de la gravure sur bois 
germanique. Les grandes planches sont très bien composées, et l’exécution 
typographique du livre est remarquable. On n’y trouve aucune marque 
d’artiste. » (Didot, Cat, rais., n® 86.) 

La première gravure, représentant Adam et Ève, a été reproduite par 
Dibdin, Biblioth, Spencerianay I, 220. 

241. PLANIS CAMPY (D. de). Traicté des playes faites par les 
mousquetades. Ensemble la vraye Méthode de les guérir. Avec’ 
la réfutation des erreurs, qui s’y commettent tant en leur 
Théorie, que practique. Par David de Planis Campy, Edelphe, 
Chirurgien Galenique etParacelsique. Dédié au Tres-Chrestien 
Roy de France et de Navarre, Louys le Juste. Paris, Nie. 
Bourdin, 1623. In-8, de 271 pp. et 1 f.; mar. olive, doré en 
plein ; tr. dor. 

Livre rare, non cité au Manuel. 

Exemplaire de présentation, à la reliure, aux armes et au chiffre cou¬ 
ronné de LOUIS XIII, dans un parfait état de conservation. Il porte l’es¬ 
tampille de la bibliothèque de Mottelet. 


m. SCIENCES MATHÉMATIQUES ET MILITAIRES. 

242. (Astronomici veteres.) (En grec et en latin ; & la fin :) Vene- 
tiis cura, & diligentia Aldi Ro. Mense octob. M.ID. (1499). 
2 part, en! vol. in-fol.; veau jaspé, dent., tr. dor. {Cottrieval). 

Première et rare édition contenant les traités de Julius Firmicus Ma- 
ternus, Manilius, Aratus, Théon et Proclus. Voir sur ce livre une longue 
notice de M. Didot, dans son Aide ManucCy pp. 124-131. 

Le fragment des Phénomènes d’Aratus est orné de gravures sur bois. 
Le traité de Proclus est accompagné d’une lettre de G. Grocinus, savant 
anglais, et d’une lettre de Th. Linacer à Arthur, prince de Galles. 
Magnifique exemplaire, très pur. 

243. BESSON (J.). Le Cosmolabe ou instrument universel con- 


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SCIENCES MATHÉMATIQUES ET MILITAIRES. 143 


cernant toutes Obseruations qui se peuuent faire par les 
Sciences Mathématiques, tant au Ciel, en la Terre comme en 
la Mer. De Tinuention de M. Jacques Besson... Paris, Ph. G. 
De Roville^ rue St, laques près S. Benoest à la Côcorde^ 1567. 
In-4; fig. sur bois; mar. rouge, comp., ornem., tr. dor. 
{Lortic), 

« Ce volume, sorti probablement des presses d’un frère du célèbre 
Rouillé ou Roville, imprimeur inconnu àLottin, est très bien imprimé. Le 
frontispicé est tout à fait dans le goût de Jean Cousin ; les gravures d’in¬ 
struments et les lettres ornées sont également remarquables. » (Didot, Cnt. 
rais, y n® 690.) 

Superbe exemplaire, rempli de témoins. 

244. DANFRIE (Ph.). Déclaration de l’usage du graphometre. 

inventé nouuellement et mis en lumière par Philippe Daiifrie, 
Tailleur general des Monnoies de France. A la fin de cette 
Déclaration est ajousté par ledict Danfrie un traicté de l’usage 

du Trigometre. A Paris, chez ledict Danfrie, 1597. In-4; 

mar. La Vallière, fil. à fr., tr. dor. 

On voit clairement exposés dans ce petit ouvrage rare, imprimé en 
caractères singuliers, inventés par l’auteur, et orné de figures sur bois, 
ainsi que de jolies vignettes entaille-douce, les principes de la triangula¬ 
tion, telle qu’on la pratique aujourd’hui. 

245. FINE (Oronce). Les canons et docvmens très amples, tou¬ 
chant Tusaige & practique des cômuns Almanachz que l’on 
nomme Ephemerides. Briefue & isagogique introdvetion, sur 
la iudiciaire astrologie : pour scauoir prognostiquer des cho¬ 
ses aduenir par le moyen desdictes Ephemerides. Le tout nou¬ 
uellement & tresclerement rédigé en langaige François. Ira- 
priméz à Paris par Simoîi de ColmeSy 1543. Pet. in-8, de 44 fl*, 
ch.; mar. rouge, fil., ornem., tr. dor. [Lortic), 

Première édition, très rare. Bel exemplaire. 

246. PAPIN (Denis). La Maniéré d’amolir les os, et de faire cuire 
toutes sortes de viandes en fort peu de temps, et à peu de frais. 
Avec une description de la Machine dont il se faut servir pour 
cet effet, ses proprietez & ses usages, confirmez par plusieurs 
Expériences. Nouvellement inventé, par M. Papin. Parisy E, 
Michallet, 1682. In-12, grav.; mar. vert, fil. et tr. dor. [Closs), 

Ce livre contient les rudiments de l’invention de la machine à vapeur : 
c'est la fameuse Marmite de Papiriy avec la soupape de sûreté. 


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14i 


SCIENCES ET ARTS. 


247. POLYÆNI Stratagematum libri octo. Is. Casaubonius græcë 
nunc primùm edidit emendauit et notis iiluslrauit. Apud 
loannem Tomæshim typ. reg, higdunensem^ 1589. In-IG; cou¬ 
vert en parch, dans un étui rouge. 

Première édition. Exemplaire avec cet envoi autographe sur le titre : 
Clarissimo viro et doctissimo Henrico Stephano socero suo d.d. Isaac Casau^ 
bonus, 

248. VÉGÉCE. Flaue Uegece Rene homme || noble et illustre / 
du fait de guerre : et fleur de cheualerie. || quatre liures. || 
Sexle Iule FRONTIN / homme consulaire / des Stratagèmes/ 
especes t subtilitez de guerre / quatre liures. H ÆLIAN de 
lordre et instruction des batailles, vng liure. || MODESTE 
des vocables du fait de guerre, vng liure. |1 Pareillement .cxx. 
histoires concernans le fait de guerre / ioinctes a Vegece. || 
Traduicts iidellement du latin en francois : t collationnez (par 
Il le polygraphe humble secrétaire t historien du || parc dhon- 
neur) aux liures anciens || tant a ceulx de Rude / que || Be- 

roalde / et || Bade. Imprime a Péris par Chrestian Wechel . 

1536. In-fol., goth.; mar. rouge, fil., tr. dor. {Lortic). 

Livre fort rare, orné de 124 gravures sur bois de la grandeur des 
pages. Elles sont de style allemand, d'une exécution large et un peu rude, 
mais bien appropriée à la représentation des engins de guerre de l’anti¬ 
quité et du moyen âge. C’est la plus ancienne traduction française im¬ 
primée des auteurs latins sur l’art militaire. Le traducteur, caché sous le 
pseudonyme de Polygraphe, est Nicolas Volcyre de Sérouville, écrivain 
lorrain assez fécond. 

249. VALTURIUS. Les douze livres de Robert Valturin touchant 
la discipline militaire, translatez de langue latine en francoyse 
par Loys Meigret Lyonnois. Paris, chez Charles Perier, demou- 
rant en la rue Sainct lean de Beauuais à Venseigne du Bellero- 
phoiiy 1555. In-fol., fig. s. b.; veau brun, ornem., Ir. dor. (rc/. 
du temps). 

Les figures sur bois de ce beau volume sont au trait et bien exécutées. 
Une d’elles porte la marque de Jollat. 

230. (PORCHIER, Estienne) Le rosier des guerres côHpilepar 
le feu Roy loys || unziesme de ce nom. (A la fin :) Cy fine le 
Rosier des guerres, Nouuellemet imprime || a Paris par la 
veufue feu Michel le Noir / demeurant a || Paris en la grant 


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SCIENCES MATHÉMATIQUES ET MILITAIRES. 145 


me sainct lacqs a leiiseigne de la Rose H blanche courOnee. Lan 
mil cinq cens ,xxi, (1521 ) le dix hiiitiesme || iotir du moy de May, 
Pet. in-4, goth., de 14 ff. non ch.,fig. s. bois; mar. vert, comp. 
à fil., tr. dor. [Lebrun], 

Première édition de cet ouvrage célèbre à cause du nom de son pré¬ 
tendu auteur. Louis XI n’en fut, en effet» que l’inspirateur et y ajouta 
quelques maximes; mais l’auteur réel est Étienne Porchier, comme l’avait 
déclaré Lacroix du Maine, probablement d’après une tradition conservée 
de son temps. C’est notre manuscrit d’un poème inédit du même auteur : 
le Livre des trois âges (voir notre catalogue de 1878, n® 39), qui a permis de 
confirmer l’opinion de Lacroix du Maine d’une manière irréfragable. On 
y lit, en effet, ce quatrain adressé au roi Louis XI par Porchier : 

Qui de ceste art ditte chevalerie 

Veult plus savoir pour conquérir grans terres, 

Quérir le fault ou Rosier dit des guerres 
Que ay fait piéça pour Vostre Seignorie. 

Très bel exemplaire, avec témoins. Chiffre P M couronné sur les plats 
de la reliure. 

251. DURER (A.). Alberli Durer! pictoris et architecti præstan- 
tissimi de urbibus, arcibus, castellisque condendis, ac munieu- 
dis rationes aliquot, præsenti bellorum necessilati accommo- 
datissimæ; nunc recens è lingiia germanica in latinam 
traductæ. Parisiisy Ex off, Chr, Wecheli^ M,D,XXXV (1535). 
In-fol.; fig. s. b.; mar. rouge, fil., Ir. dor. [Petit, success, de 
Simier), 

Magnifique exemplaire de ce livre peu commun, qui est la traduction 
d’un traité de Durer publié en 1527 [Etlichevndemcht,,,), et qui roule sur 
les arts de la construction, principalement sur le génie militaire. 

252. TARTAGLIA. Nova scientia inventa da Nicolo Tartalea B. 
ht Vinegia pei' Stephano da Sabio, Ad imtantia di Nicolo Tar¬ 
talea brisciano il quai habita a San Saluador, 1537. In-4, 
sign. A-L; cart. 

Première édition de cet ouvrage remarquable de Tartaglia. Cette 
science nouvelle est ce qu’on appelle la Balistique. Le volume commence 
par un curieux frontispice bien gravé sur bois, et il renferme quelques 
autres figures, la plupart au trait, ayant rapport à la science de l’artil¬ 
lerie. 

253. VALUE DI VENAFRO (G.-B. délia). Vallo libre continente 
appertinente à Capitanij, ritenere et fortificare una Città con 

to 


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146 


SCIENCES ET ARTS. 


baslioni. (A la fin :) . Vinegia, per gli heredi di Piero 

Rauano e compagniy 1850. Ia-8; mar. rouge, orn., Ir. dor. 
[Lortic], 

Ouvrage curieux. Joli frontispice signé Euslacliius. Charmant exem¬ 
plaire. 

284. DOLET (Estienne). Stepiiani Doleti de re navali liber ad 
Lazarvm Bayfivm. Lvgdvni, apvdSeb. Grgphivm, 1837. In-4; 
mar. citr., fil. à fr., tr. dor. {a?ic. rel.). 

Curieuse épître adressée à Baïf. Très bel exemplaire. 


IV. SCIENCES OCCULTES. 

288. ARTEMtDORI de somniorum interpretatione libri quinquc, 
de insomniis, quod Synesii cujusdam nomine circùfertur (en 
grec). (A la fin :) Venetiis m ædibus Aldi^etAndreæ socerimense 
Angtisto M.D.XVIII (IMS), In-8; veau fauve, fil. tr. dor. {anc. 
rel.). 

Première édition, très rare. Très bel exemplaire du comte Boulourlin 
et d’Yemeniz. 

286. ARISTOTELES. Probleumata {sic) Aristotelis, varias quæs- 
tiones cognosci admodum dignas.... disculientia. Solulis et 
motis probleumatibus de corpore humano, etc. Antuerpiæ^ Sy- 
mon Coquus^ 1834. — COCLÉS. Barptolomæi Coclitis bono- 
niensis, naturalis philosophiæ ac medicinæ doctoris, physîo- 
gnomiæ & chiromantiæ compendium. Argentorati, apud 
loannem Albertum, 1836. En 1 vol. pet. in-8, fig. sur bois; 
mar. rouge, fil. à fr., tr. dor. 

Édition non citée au Manuel de ce dernier ouvrage. Les types de phy¬ 
sionomie sont grossiers, mais expressifs. Les diverses indications figurées 
des signes de la main, d’après lesquels on peut tirer des pronostics, sont 
au nombre de lo9. 

287. ARCANDAM. Livre d’Arcandam docteur et scavant astro¬ 
logue, traitant des prédictions d’Astrologie : des Naissances ou 

fatales dispositions & du iour de la natiuité des enfans. 

Ensemble quelques signes de pliisionomie. A Rouen, chez Tho- 
mas Mallard, 1884. In-16; mar. vert, fil., tr. dor. 

Édition fort rare, non citée au Manuel, ni par M. Frère, dédiée à 


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SCIENCES OCCULTES. 


Ii7 


M“® de Moraiiiville de la Mésangère. Elle est ornée de gravures sur bois 
assez rudes. 

258. COUILLARD (Ant.). Les Contredicls du seigneur du Pavil¬ 
lon, lez Lorriz, en Gaslinois (Ant. Couillard), aux faulses et 
abbusifues prophéties de Nostradamus, et autres astrologues. 
Adiousté quelques œuures de Michel Marot. A Paris pour 
Charles rAngeliery 1560. In-8; mar. rouge du Levant, fil., 
coins, tr. dor. [Cape). 

Volume fort rare. A la suite de l’épltre dédicatoire se trouve une série 
de quatrains : sur la mort du bon Boy Henry II; — sur Vhomicide du prcsi‘ 
dent Minard; — vingt quatrains adressés aux différenis dignitaires du 
Parlement de Paris, etc. Les huit derniers feuillets contiennent plusieurs 
pièces de vers adressées à Tauleur par Clément et Michel Marot, et une 
ode de ce dernier à la reine de Navarre. 

Très bel exemplaire, de labihl. Desq. 

259. Le grand Kalenlldrier t Compost H des Bergers : conllpose 
par le Berger de la grand montaigne. Adiousté la maniéré 
cô||mc se doit gouverner le Berger / pour empeschcr que aucuns 
sorciers || ne face mourir leurs troupeaux / ensemble toutes 
choses pour se reiligler en leur art. A Paris, pour Nicolas 
Monfoiis, demeurant en la rue neuue fiostre Dame, à renseigne 
Saine t Nicolas. S. d. (vers 1575). In-4, golh., fig. s. h.; mar. 
vert, fil. à fr., tr. dor. 

Les figures sont des copies grossières de celles du beau Compost, de 
1493, publié par Guy Marchant. Très bel exemplaire. 

260. OFFUSIUS. lofranci OlTusii Germani Philomatis, de diviiia 

astrorum facultate in laruatam Astrologiam. Parisiis, ex tg- . 

pogrlohannis Itoyeni, 1570. Gr. in-4; vél. bl., orn., tr. dor. 
[rel. du temps). 

Jolie marque do Jean Le Royer au titre, et charmantes initiales et 
en-tétes, le tout attribué à Jean Cousin. 

Très bel exemplaire, réglé. 


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118 


SCIENCES ET ARTS. 


V. ARTS. 


1 . Calligraphie et Typographie, 

261. UGO DA CARPI. Thesavro de Scriltori. Opéra artificiosa 
laquale oon grandissima arte, si per pratica corne per geome- 
tria insegaa a scriuere diuerse sorte liltere... Intagliala per 
Vgo da Carpi. Ne lanno di noslra sahile, M.D.XXXV (1535). 
Pet. in-4, de 48 ff. n. ch. ; mar. olive, fil. à fr., milieu, tr. dor. 
[Lortic ). 

Édition fort rare. Au bas du f. il v®, on lit : Ludovicus Vicentimis 8 C 7 * i - 
bebat Romæ anno salutis MDXX111. Toutes les pages de modèles contenues 
dans ce livre sont taillées en bois; l’explication seule est en caractères 
mobiles. 

262. TAGLIENTE (Giov. Ant.). Lo présenté libro insegna la vera 
arte de lo excellente scriuere de diuerse varie sorti de litere 
lequali se fano p. geometrica Ragione... opéra del Tagliente 
nôuamente composta nel anno M D XXXXVI. (A la fin :) In 
Ve7iegia, per Giouanri Antonio e Pietro fratelli de Nicolini da 
Sabioy nel anno MDXLVI, (1546). Gr. in-8, de 28 fT. ; cuir 
de Russie, fil., tr. dor. 

Ouvrage célèbre, souvent réimpiimé. La plupart des belles planches 
de ce livre sont exécutées en gravure sur bois. 

263. TORY (Geofroy). Champ fleury. Au quel est contenu Lart 
& Science de la deue et vraye Proportiô des Lettres Atti- 
ques, quô dit autremët Lettres Antiques, & vulgairement 
Lettres Romaines proportionnées selon le Corps et Visage 
humain. (A la fin:) .... achene dimprimer Le mci'credy 
xxviij lotir du Mois DapuriL Lan Mil Cincq Cens XXIX (1529). 
Pour Maistre Geofroy Tory de Bourges,,. Très gr, in-8, fig. s. b. ; 
mar. olive, riches orn. sur les plats, tr. dor. [Lortic], 

Première édition, précieuse et rare. Bel exemplaire. 

264. YCIAR (J. de). Arte svbtilissima, por la quai se ensena a 
oscreuir perfectamente. Hecho y cxperimenlado por luan de 
Yciar Vizeayno. Impresso a Costa de Miguel (tÇapila mercader 
(tlibros vezino de Çaragoça, 1555. Pet. in-4; demi-rel. ch. 

Fragment d’une édition précieuse et rare : il n'otlre que 41 fT. « 11 est 


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ARTS. 


149 


fort important pour l’histoire de la gravure sur bois en Espagne. Yciar et 
Jean Vingles, qui l’a aidé dans la gravure sur bois de ses nombreuses 
planches, ont reproduit les plus beaux modèles de lettres et les entourages 
que leur ont fournis Venise et Bâle. >» (Didot, Cnt. rais.^ n® ioO.) 

Les sept dernières pages réunies portent au bas : Joâncs : H de Yciar || 
excudebat || césar augustæ H Anno [| domini || m.d.xLxiij 

265. PALATINO. Libre di M. Giovambattista Palatine, cittadine 
romane, nelqual s'insegna a seriner ogni sorte leltera, Antica, 
& Moderna, di qiialunque nalione, con le sue regole, & misure, 
& essempi : et con vn breve et vlil discorso de le cifre : riiie- 
duto nuouamente, & corretto dal proprio Antore. Con la givnta 
di qvindici tavole bellissime. (A la fin :) In Roma, in Campo 
di Fiore, per Antonio Blado Asolano, il mese di Agosto \ 

In-4, de 64 fî. ; veau racine, fil. [anc. veL). 

Planches de modèles de calligraphie fort curieuses, exécutées en xylo¬ 
graphie. Portrait de l’auteur. Exemplaire sur papier bleu. 

266. PALATINO. Libro di M. Giovam Batlista Palatino cittadino 
Romano nel quai s’insegna à scriuer ogni sorte leltera... 
(A la fin :) In Roma per Valerio Dorico alla chiauica de Santa 
Lucia, ad instantia de M. Giotian délia Gatta, 1561. Gr. in-8; 
mar. olive, fil., tr. dor. {anc, reL), 

Très bel exemplaire. 

267. TRITHÉME (J.). Polygraphie et Vniuerselle escriture Caba¬ 
listique de M. I. Tritbeme Abbé, Traduicte par Gabriel de 
Collange, natif de Tours en Auuergne. A Paris, pour laques 
Keruer.,. 1561. In-4, fig. ; mar. rouge, fil. et tr. dor. 
{Derome). 

Exemplaire parfaitement conservé d’un livre rare et singulier. 

268. FOURNIER. Manuel typographique, par Fournier le jeune. 
Paris, Barbon, 1764-66. 2 vol. pet. in-8, avec fig.; mar. 
rouge, fil. et tr. dor. {Padeloup), 

Reliure de la plus belle conservation. 


2. Escidme. Chasse. Travaux de brodeHe. Jeux, 

269. MERCURIALIS (Hieronymi) de arte gymnastica libri sex... 


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SCIENCES ET ARTS. 


ioO 


Secunda edilione aucli, & mullis figuris ornati. Venetiis, apvd 
Ivntas, M.D.LXXIII (1573). ln-4 ; peau de mouton brute. 

Édition ornée de 23 figures sur bois d’un beau dessin. Elles repré¬ 
sentent très fidèlement les exercices gymnastiques des anciens. 

Très bel exemplaire, de Huzard, de l’institut. 

270. (LEBKOMMER, H.) Der Altenn Fechter || an fengliche 
Kunst. Mit sampt verborgellnen heymlicheytteim/ Kampffens/ 
Ringens / Werlîens etc. || Figürlich fürgemalet / Riszhcr nie 
aü lag kommen. ( Eléments de Tart de vieux maîtres- 
d’aiTOes, etc.) Zu Franckfurt am Meyn, Chr, Egen. (A la fin :) 
Zii Franckfurt am Meyn / Bei Christian Egenolph. S. d. (1529- 
36). ln-4, de 46 ff. chiff. plus 1 f. pour la table, fig. sur 
bois; ais de bois rccouv. de veau gaufré, comp. à froid {anc. 
rel, restaurée). 

Livre extrêmement rare dont l’édition in-fol. a seule été décrite au 
Manuel. Les gravures sur bois, imprimées dans le texte, sont de Hans 
Brosamer, d'après les dessins d’Albert DÜRKR, qui se trouvent dans 
VOplodidascalia, manuscrit conservé dans la biblioth. de la Madeleine, à 
Breslau. Le texte est dû à la plume de Hans Lebkommer de Nuremberg. 

271. AUERSWALD (F. von). Ringer Kunst : fünff und achtzig 
stücke zu ehren Kurfürstlichen gnaden zu Sachssen, etc. 
Durch Fabian von Auerswald zugericht. (A la fin :) Gedruckt 
zu Wittemberg durch Hans Lufft. M,D.XXXIX (1539). Pet. 
in-fol. ; vél. blanc. 

« Représentation des poses de la lutte. Ce volume montre après le 
titre les armes du grand électeur de Saxe. Au f. suivant se trouve le 
portrait de fauteur signé de la marque du dragon de CRANACH. Les 
85 planches suivantes représentent le même Auerswald exécutant sur un 
gentilhomme tous les coups de l’art de la lutte. Au-dessus de chacune de 
ces planches est une courte légende. Elles sont bien dessinées, très 
claires, tout à fait dignes du maître auquel on les attribue, et la ressem¬ 
blance des deux personnages en action est très heureusement conservée 
dans toute la suite des figures. » (Didot, Cat. rais., N° 198 bis.) 

Très bel exemplaire de ce livre fort rare. 

272. PETTER (N.). Klare onderrichtinge der voortreffelijcke 
Worstel-Konst... Uytgevonden door den wijlberoemden eu 
vermaerden worstelaer Nicolaes Petter, en met 71 naeuw- 
keurige Verbeeldingcn der selver, in’t koopergcbracht door... 
Romeyn de Hooge. Amsterdam, Willem va)i Lamsvelt 

In-4 ; cuir de Russie, Ir. dor. 

Édition de l’Académie de la lutte qui contient les premières épreuves 


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ARTS. 


151 


des figures de Rombyn de Hooge. On a ajouté à la fin en manuscrit les 
explications des planches, en français. 

i73. FOUILLOUX (J. du). LaVenerie de laques du Foüilloux, 
Gentil-homme, Seigneur dudit lieu, pays de Gastine, en Poitou. 
Dediee au Roy Tres-chrestien Charles neufiesme de ce nom. 
Avec plusieurs Receptes ^ Remedes pour guérir les chiens de 
diuerses maladies. Plus l’Adolescence de l’Autheur. A Poitiers, 
par les Mamefz et Bovehetz freres. S. d. In-4, fig. s. bois; 
mar. La Vallière, compart. à fil. à froid, milieu en or, tr. dor. 
[Capé). 

Édition fort rare, identique avec la première, datée de i50l et publiée 
par les mêmes. Elle est ornée de 58 grav. sur bois, intéressantes et bien 
composées. VAdolescence de Vautheur^ en vers, est suivie de la Complainte 
du cerf, petit poème par Guillaume Bouchet. 

Très bel exemplaire, grand de marges (H. : 0“,223). 

274. SALNOVE (R. de). La Venerie royale divisée en IV parties 
qui contiennent les chasses du cerf, du lièvre, du chevreuil, 
du sanglier, du loup et du renard, dediee au Roy par messire 
Robert de Salnove. Paris^ Antoine de Sommaville, 1665. In-4, 
frontisp. ; veau fauve, fil. à comp., tr. dor. [Niedrée). 

Bel exemplaire, grand de marges, de la bibl. Yenieniz. 

275. LE VERRIER DE LA CONTERIE. L’École de la chasse 
aux chiens courans, par M. le Verrier de la Conterie, Ecuyer, 
Seigneur d’Amigny, les Aulnets, etc. Précédée d’une Riblio- 
thèque historique et critique des Théreuticographes (par Nie. et 
Richard Lallemant), Rouen, Nie, et Rich. Lallemant, 1763. 
2 part, in-8, 14 pp. de musique, fig. sur bois; mar. bleu, fil. 
à froid, tr. dor. {Dura), 

Seule édition de cet ouvrage recherché. 

Bel exemplaire relié sur brochure, aux armes et au chiffre du baron 
Pichon. On y a ajouté : Noies bibliographiques concernant les ouvrages du 
duc de Nardo (Bélisaire Aquaviva) sur la vénerie et la fauconnerie^ par 
J.-B. Huzard; Paris, 1835; in-8, de 16 pp.; — Notes bibliographiques sur 
Vouvrage d*Hortensia LanJo intitulé : Sermoni funebri de vari authori 
nella morte de diversi animali (par le môme); Paris, 1835; in-8, de 15 pp. 


276. LARRUYÉRE (L.). Les Ruses du braconage mises à décou¬ 
vert ; ou Mémoires et instructions sur la chasse et le Braconage ; 
avec quelques figures en taille de bois par L. Labruyerre, 
Garde de S. A. S. M*" le Comte de Clermont, Prince du sang. 


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SCIENCES ET ARTS. 


Paris^ Lottin Vainéy 1771. In-12; mar. bleu, fil. à froid, tr. dor. 

■ [Duru), 

Bel exemplaire relié sur brochure, aux armes et au chiffre du baron 
Pichon. On trouve dans l’avant-propos des détails sur la vie de l’auteur 
et la composition de cet ouvrage. 

277. GLEN (J. ’de). Du Debvoir des filles, Iraicté brief, et fort 
utile, divisé en deux parties : la première est, de la dignité de 
la femme, de ses bons deportements, et debuoirs ; des bonnes 
parties & qualités requises aux filles, qui tendent au mariage. 
L’autre traicte de la Virginité, de son excellence, des perfec¬ 
tions necessaires à celles, qui en font profession, des moyens 
de la conseruer... par frere lean-Baptiste de Glen, docteur en 
Théologie de la Faculté de Paris, et Prieur des Augiistins lez 
Liege. Item plusieurs patrons d’ouvrages, pour toutes sortes 
de Lingerie, de lean de Glen : le tout dédié à madame Anne de 
Croy, Marquise de Renty, etc. A Liege, chez lean de Glen, 1597. 
In-8 obi., de 6 IT. prélim., titre compris; un L (titre de la 
2® partie) ; texte (120 pp.), A-P par 4 ff., et 20 pl., Q-U par 
4 IT. ; mar. rouge, fil., tr. dor. [anc. reL). 

Dans la description de ce volume de toute rareté, Brunet indique 
pour la seconde partie 12 pp. de texte et 39 pl. Si cet exemplaire, prove¬ 
nant de la collection Yemeuiz, est incomplet de 19 pl. (ce qui n'est pas 
prouvé), il ne nous parait pas qu’il doive comporter 12 pp. de texte pour 
la seconde partie, attendu que les signatures continuent jusqu’à la fin 
sans interruption. Brunet, se conformant à l’énonciation du titre, attribue 
les planches des patrons de lingerie à Jean de Glen, tandis que nous 
avons constaté que, sur 20 pl. de cet exemplaire, treize ne sont que des 
copies, assez bien réussies d’ailleurs, des planches de la 3® partie de la 
Corona delle donne de Vecellio. Les sept autres*sont-elles des compositions 
originales de Glen, ou bien des imitations d’un autre volume? C’est ce 
que nous n’avons pu vérifier. Sur le titre se trouve la marque de l’impri¬ 
meur, et au verso les armes de la famille de Croy. 

278. COBARRUBIAS (P. de). Rimedio de’ givocatori composte 

per il R. P. M. Pietro di Cobarvbias.Nuouamente di 

lingua Spagnuola tradotto dal S. Alfoüso Vlloa. In Venetia, 
appresso Vincenzo Valgrisi, M.D.LXl (1561). — L’Hvmore 
dialogo di Bartholomeo TAEGIO. In Milano, appresso Gio, 
Antonio degli Antonii, M.D.LXIIII (1564). En 1 vol. in-8; 
mar. rouge, compart. à fil. {ReL ital. du temps). 

Le premier ouvrage est très curieux. Il traite de toutes sortes de 
divertissements, divisés en spirituels, humains et diaboliques. Le second, 
non cité, orné du portrait de l’auteur, roule sur le vin et la culture de la 
vigne. 


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ARTS. 


153 


279. SPIRITO (L.). Libre délia Uentura di Lorenzo Spirto {sic) 
cô somma diligenlia renisto : t corretlo t nouamenle ristam- 
pato.... MDXXXV. (A la fin :) Stampato in Roma per Antonio 
Blado De Asola, Nel, Mxcccc.xxxv, (1538). In-fol.; mar. 
rouge, fil., tr. dor. 

Édition fort rare, contenant 24 fF. de gravures sur bois, très curieuses, 
quoique d’une exécution rude. 

Très bel exemplaire, sauf race, au titre et à quelques ff. 

280. SPIRITO (L). Le Passetemps de la fortvne des dez. Ingé¬ 
nieusement compilé par maislre Laurens l’Esprit, pour res- 
ponses de vingt questiôs par plusieurs coustumeement faictes, 
& desirees scauoir. Les vingt questions sont spécifiées en la 
Roue de Fortune, au fueillet sequent. A Paris, par GidlLaume 
le Noir,.,, 1559. In-4, de 44 ff. ch., avec grav. sur bois; veau 
gris, fil., compart. et ornem. à froid. 

Édition non citée au Manuel, et très remarquable au point de vue de 
la gravure sur bois. L’encadrement du titre est remarquable et dans le 
style de Jean Cousin. Les encadrements des feuillets 15 à 24, contenant 
les signes du zodiaque, etc., sont du plus beau style Renaissance et 
d’une fantaisie charmante. Cette édition n’est pas celle décrite sous le 
môme titre et avec la môme date dans le catalogue de M. Bancel (n° 229). 
La préface qui y est indiquée, avec des portraits de Diane de Poitiers et 
de sa fille, n’appartient pas à notre édition, où le second f. offre au recto 
la Boue de fortune annoncée comme se trouvant au feuillet sequent, signé 
Aij, au verso duquel commencent les portraits des rois de France qui sc 
continuent aux quatre pages suivantes, en raison de quatre par page. 

Exemplaire avec témoins, mais avec des mouillures et de petites cas¬ 
sures à quelques If., et qu’une restauration peu importante rendra fort 
beau. 

281. SPIRITO (L.). Le livre de passe temps de la fortvne des Dez. 

Ingénieusement compilé par maistre Laurens l’Esprit. 

A Lyon, par Antoine Volant, 1560. In-4, sign. A-L; mar. 
rouge, fil. à fr., tr. dor. {Duru). 

Édition fort rare et non citée au Manuel. Bel encadrement au titre. 
Les vingt portraits de rois diffèrent complètement de ceux de l’édition 
ci-dessus, et dans ce nombre il n’y a que deux rois de France et le roi 
Artus. Beaucoup de figures sont copiées sur l’édition ci-dessus. 

Très bel exemplaire. 


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BEAUX-ARTS 


1. ART DU DESSIN. 


282. DURER (A.). Les qimtrc livres d’Albert Durer, Peindre 
& Geometricn très excellent, De la proportion des parties 
& pourtraicts des corps humains. Traduicts par Loys Mei- 
gret Lionnois, de langue Latine en Françoise. A Am/iém, 
Chez leanleaszy 1613. Pet. in-fol., de 2 flf. lim. et 124 ff. ch.; 
mar. 

« Les ligures, qui sont des copies de celles de l’édilioii originale, cou¬ 
vrent 141 pages. Trois d'entre elles se déploient. Elles sont au trait, mais 
d’une hardiesse et d’un dessin remarquables. Je ne trouve nulle part 
ailleurs la théorie ingénieuse du corrompeur, par laquelle, une image 
de proportions normales étant donnée, l’auteur la ramène au grêle ou 
à Vépais par un procédé gcométral. On trouve aussi dans ce livre les 
rudiments de la méthode des projections dont Jean Cousin devait, 43 ans 
plus lard, en 1571, tirer un si grand parti dans sa Portraicture. » (Didot, 
Cat, rais., n® 1*27 bis.) 

283. VITRÜVIUS. M. Vitruvii viri de Architectura libri decem... 
nunc primum in Germania qua potuit diligentia excu&i, atq; 
hinc inde schematibus non iniucundis exornati per Gualthe- 
rum H. RyfT, argentinuin, medicum. Adiecimus etiam... Sexti 
lulii FRONTINI de Aquæ ductibus urbis Romæ... Item... 
Nicolai CUSANI. Gard, de staticis experimentis fragmentum... 
.Argentoraii, in officina Knoblochiana per Georgium Machæro- 
piæum, expemis Christiani Egenolphi, 1513. Iu-4; veau brun, 
riches ornem., tr. dor. 

Ouvrage orné de gravures sur bois et revêtu d'une curieuse reliure 
à estampages, avec portraits (Lutlier, Erasme, etc.), datée de 1552. 

284. (SAGREDO, Diego de). Raison darchitecture antique ex- 
traicte de Viclruue et aultres anciens architecteurs, uouuel- 


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MUSIQUE ET DANSE. 


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lemët traduit Dcspaignol en Frâcoys a lutilite de ceux g se 
delectët eu édifices. Imprime par Simon de Câlines demoiirant 
à Pans en la qrand me sainct Marcel^ à Icnseigne des quatre 
etiangelistes, 1839. In-4, de 51 (T., fig. sur bois; vélin. 

Première et fort rare édition de ce traité en forme de dialogue. Très 
bel exemplaire. 

285. RUSCONI. Délia Architcltura di Gio. Anlonîo Rusconi con 
centosessanta figure dissegnate dal medesimo, secondo i pre- 
cetli di Vitriiuio e con chiarezza e breuilà dichiarate libri dieci. 
In Venetia, oppressa i Giolitti, 1590. In-fol. ; vél. bl. 

Première édition et la plus recherchée, ornée de 160 gravures sur bois 
d’un très bon style et d’une belle exécution. 

286. LA PAYE (de). Recherches sur la préparation que les 
Romains donnoient à la chaux dont ils se servoient pour 
leurs constructions et sur la composition et l’emploi de leurs 
mortiers, par M. de la Faye, trésorier général des gratifica¬ 
tions des troupes. A Pans, de rimpnmene royale, 1777. In-8; 
mar. rouge, large dent., tr. dor. [reL du temps). 

Exemplaire aux armes de la famille de .Mesny de Sainl-Firmin. 

287. RAPHAËL. Loggie di Rafaele nel Yaticano. (Rome,\ll^- 
1774.) Très gr. in-fol. ; cart. en toile. 

Reproduction des célèbres Loges du Vat can, chef-d’œuvre de déco¬ 
ration de Raphaël, gravée par Volpato et Ottaviani. 

Le présent exemplaire ne comprend que la première partie (les Ara^ 
besques), composée de dix-huit planches, et la troisième (les Stucs)^ com¬ 
posée de douze planches, mais c’est un des rarissimes exemplaires dont 
toutes les planches sont admirablement coloriées et qui donnent une 
image parfaite des originaux. 11 parait que la seconde partie de cette 
suite (les Voûtes) ii’a pas été coloriée. 


II. MUSIQUE ET DANSE. 


288. Antiqvæ mvsicæ avclores septem. Græcc et Latine Marevs 
Mcibomius restituit ac iiotis explicavit. Amstelodami, apud 
Liidoüicum Elzevi/ium, cl J. hc. LU 2 vol. in-4; veau 

brun {anc. rel.). 

Ouvrage rare et recherché. Exemplaire aux armes de Denis de Sallo, 
fondateur du Joitrmil des Savants. 


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156 


BEAUX-ARTS. 


289. GAFFORI (Fr.). Tlieorica mvsice Franchini Gafvri Lav- 
densis. (A la fm:) Ityipressum mediolaniper Magistnim Phi- 
lippum Mantegatiiim dictum Cassaniim opéra ^ impema Magis- 
tri Joannis Pétri de lomatio anno salutis Mxccc,Lxxxxii,[\kQ^) 
die XV Decembns, In-fol. ; front, gravé, fig. s. bois; demi-rel. 
veau noir. 

Seconde édition, fort belle et rare. Curieux frontispice et gravures 
représentant des instruments de musique. 

290. GAFFORI (Fr.). Musice utriusqj cantus practillca excel- 
lenlis Frachini Gallfori Laudensis libris || quatuor modu || 
latissima. (A la fin : ) Iiupressa Brixiæ opéra ^ impensa Angeli 
Britannici : anno salutis Millesimoguatringentesimononagesimo 
septimo : nono Kaleh : Octohris (1497). In-fol., de 114 ff. non 
ch. ; demi-rel. mar. La Vallière. 

Belle et rare édition, avec la musique notée. 

291. Motetti de la corona (par lo. Mouton, P. de Therache, Ant. 
de Fevin, Hylaire, Brumel, Eust. de Monteregali,etc.). Inipres- 
surn Forosernpronii per Octauianiim Petrutium cittem Forosern- 
proniensenxy 1514-1S19. Pet. in-4, obi.; mar. noir, compart. à 
fil. (/W. du XVI® siècle). 

Ottaviano Pétrucci de Fossombrone, éditeur de ce livre précieux, est 
l’inventeur des caractères de musique fondus. 

Ces Motets se composent de quatre livres, dont la réunion, sans 
aucune lacune, est introuvable. La riche bibliothèque musicale de Fétis 
n’en contenait même pas un fragment. Notre exemplaire ne donne que 
le Bossus. La première partie a les fl’, cotés en cliifl’res romains, de 49 à 
63. A la première page, il n‘v a que la grande initiale B et la signature 
X G. Le f. 51 manque. Le f. 04, non chifl’ré, est consacré au privilège du 
pape Léon X, du 22 octobre 1513, au bas duquel on lit : Impressum Foro- 
sempronii per Octauiannm || Petrutium ciuem Foroseinproniensem. Anno || 
Domini. MDXIIH (1514). Die xvii Augusfi . 

Le second livre porte ce titre : Motetti de la corona I.ibro secondo. Il 
compte bien les 18 ff. indiqués au Manuel, non cbilFrés, sign. G.-H. Au i*® 
duf. 17®,aubasdu privilège ponlilical, on lit: Impressum Fornsempronii per 
Octauianum \\ Petrutium ciuem Forosemproniensem. Anno \\Domini. MDXl\. 
(1519). Die xvii lunii. 

La troisième partie, intitulée : Motetti de la corona Libro tertio^ est 
aussi complète en 18 IL, non cbilFrés, signés -j^ G-H. Au r° du 17® f. même 
cülopbon qu’à la seconde partie, sauf la date du jour : Die vij septembris. 

La quatrième partie : Motetti de la corona Libro quarto., bien complète, 
compte 17 IF. (dont les deux derniers sont blancs), non cbilFrés, signés 


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MUSIQUE ET DANSE. 


157 


([ G-H. Le privilège et la souscription occupe le v° du f. 15. îiC coloplion 
est identique avec le précédent, sauf la date du jour : Die ultimo Octobns, 

Le Manuel ne cite aucune adjudication de ce livre, pas même à l’état 
de fragment. 

Notre exemplaire est très grand de marges et bien conservé, sauf des 
piq. de vei*s aux derniers feuillets. 

292. BEAULAIGUE (B.). Motlelz novvellcmenl || mis en mu- 
sicque à quatre, cinq, six, sept et huit parties, || en quatre 
Hures : par Barthélémy Beaulaigue, excellent Musicien. H Té¬ 
nor. Il A Lyon, || de Vlmprbnerie de Robert Granjon. || M, F', lix 
(1559). In-8 obi., de 44 pp. — Proverbes de Salomon, || mis 
en Cantiques, & rime Françoise, selon la vérité Hébraïque : 
nouuellement || composés en Musique à quatre parties, par 
M. Clement lANEQUIN, || imprimés en quatre volumes. || 
Ténor. || A Paris, || De timprimerie d!Adrian Le Roy, ^ Robert 
Balard, Imprimeurs du Roy, || rue s, lean de Beauuais, à l'en¬ 
seigne s, Gefieuieue. H 1558. In-8 obi., de 20 fT. — Chansons 
novvelles, || composées par Barthélemy BEAULEGUE, excel¬ 
lent Musicien. Il Et par luy mises en Musicque à quatre parties. 
Il et en quatre Liures. H Ténor. || A Lyon, |l de l'Imprimerie de 
Robert Granjon, || M. F". Iviij, (1558). ln-8 obi., de 24 fT. En 1 
vol.; vélin blanc, fil., fleur., Ir. dor. (;W. du temps). 

Précieuse' réunion de trois livrets rarissimes, non cités au Manuel, et 
qui manquaient à la collection Fétis. 

Les Chansons de Beaulaigue nous olfrent un des premiers volumes 
imprimés en caractères cursifs, dits de civil/lô, inventes et gravés par 
Granjon (on ne connaît pas de livres imprimés avec ces caractères avant 
1558, et sous cette date il y en a plusieurs, sans qu'on puisse leur assi¬ 
gner un ordre chronologique). Granjon est aussi le premier qui substitua 
pour les notes de musique la forme arrondie à la forme losangée. 

Très joli exemplaire, réglé. 


293. BURCK ^J. a). XX Odæ sacræ Ludovic! Helmboldi Mulhu- 
sini, siiavibus harmoniis ad iinitationcm Italicarum Villanps- 
carum, nusquam in Germanûi Linguæ Latinæ antea accom- 
modatarum, ornatæ studio Joachimi a Burck, civis Mulhusini. 
Ténor primi libri. Erphordiæ, typis et impensis Georgii 
Baumanni, 1572. Iu-12; veau fauve, fil. [Kœhler), 

Petit volume de toute rareté, avec musique imprimée. Joachim de 
Burck, de Mulhouse, organiste de talent, a un long article dans la Bio- 
graphie des Musiciens de Fétis. 


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158 


BEAUX-ARTS. 


294. GOUY (J. do). Airs à quatre parties sur la Paraphrase des 
Pseaumes de Messire Antoine Godeau, evesque de Grasse. 
Composez par lacques de Goüy, Chanoine en Teglise cathé¬ 
drale d’Embrun, et divisez en trois parties. Première partie. 
Dessus. A Paris, par Robert Ballard... 1650. In-8 obi., front., 
de 16 (î. n. ch., 50 ff. ch. et 6 ff. n. ch*; i»ar. rouge, compart. 
à fil., tr. dor. [rel. du temps). 

Édition non citée au Manuel, et la première où les ver» de (iodeau 
aient été mis en musique. Une préface fort curieuse donne rhîstoriqoe de 
celte publication. Joli frontispice gravé par A. Bosse. 

Charmant exemplaire, très bien relié. 

295. CAROSO (F.). Il Ballarino di M. Fabritio Caroso da Sermo- 
neta, diuiso in due trattati... oruato di moite figure et con 
rintauolatura di Liuto et il soprano délia musica nella sonata 
di ciascun Ballo... In Venetia, appresso Francesco Ziletti, 1581. 
In4, de 8 ff. non ch., 16 ff. ch., 184 ff. ch. et 4 ff. non ch.; 
demi-rel. vél. bl. 

Première édition, recherchée et fort rare, dédiée à la fameuse palri- 
cieiine de Venise, Bianca Capello, alors depuis trois ans duchesse de 
Toscane, à laquelle aussi sont adressés un grand nombre de sonnets et de 
madrigaux. 

La première partie est ornée du portrait de l’auteur, gravé par Gia- 
como Franco; elle est consacrée aux règles des pas de danse. La seconde, 
pourvue d’un titre spécial, à la môme date, enseigne les principes de 
toutes sortes de danses : Cascarde, Tordiglione, Passa et mezza, Pavoni- 
gliu, Camirio e Gagliarde, alVuso d*llalia, Francia e Spagna, Ces danses, 
au nombre de 70, inventées en partie par l’auteur en l’honneur des prin¬ 
cesses ou des grandes dames de l’époque, sont accompagnées de 22 
planches en taille-douce, qui se répètent souvent. Ces gravures, à pleine 
page, par le même Franco, montrent la principale attitude de chaque 
balletto, dont le texte explicatif est précédé d’une dédicace en vers et 
suivie de la musique imprimée pour le luth. 

296. CAROSO (F.). Raccolla di varij Balli fatti in occorrenze di 
nozze, e feslini da nobili cavulieri, e dame di diucrsi uationi. 
Nuouamenti rilrouali negli scritti del sig. Fabritio Caroso da 
Sermonela, cccellente maestro di ballare.... In Ro7na^ app, 
Gugliehno Facciotti, 1630. In-4, de 10 et 370 ff., plus 3 IT. 
d’index; demi-rel. bas. viol. 

Publication posthume, extrêmement rare, surtout bien complète, faite 
par les soins de Giovanni Dini. C’est le complément obligatoire de l’ou¬ 
vrage ci-dessus. La première partie enseigne les règles de maintien, etc. 


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MUSIQUE ET DANSE. 


159 


la seconde partie, dédiée à la reine Marie de Médicis, offre une nouvelle 
série de halleltiy avec accompagnement de musique. Le volume est orné 
du portrait de l’auteur et de 34 planches en taille-douce, les mêmes que 
celles du Ballarino ci-dessus, sauf une qui est nouvelle. 

297. RAMEAU (P.). Le Maître à danser... Enrichi de Figures en 
taille-douce, servant de démonstration pour tous les dilferens 

mouvemens qu’il convient faire dans cet exercice.par le 

sieur Rameau, Maître à danser des Pages de Sa Majesté Ca¬ 
tholique la Reine d’Espagne. Paris, Jean Villctte, 172S. In-8, 
fig. sur cuivre; mar. La Vallière, fil. et tr. dor. [Lortic). 

Livre peu commun, dont l’auteur n’est que l’homonyme du célèbre 
compositeur. Les planches sont presque toutes de la gravure de Rameau, 
même la grande planche pliée représentant le Grand Bal du Roy, qu'on 
trouve rarement. 


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LIVRES A FIGURES SUR ROIS 


I. OUVRAGES EN TOUT GENRE 

(Nous avons groupé ici^ selon l’ordre géographique et chronologique adopté par 
M. Didot dans son Catalogue raisonné (18G7), les ouvrages qu’on ne recherche 
en général que pour les figures sur bois dont ils sont ornés.) 

A. — Allemagne. 

Aufirsbourgr. 

298. Ein loblich büchlin von der || Gemahelschafft so sich 
zwischen Got vil 11 der sele macbt gar nütziich und frucht- 
péril lichen zelessen ist. (A la fin :) Das loblich viid nütz¬ 
iich büchlin hat getrnckt'W Hanns schônsperger zu Atigspurg 
vnd volendet H an sant Ambrosins tag Do man zalt nach Cristi 
Il geburt, Mxccc. vnd in dem, xcvij Àar (1497). In-4, goth.; 
cuir de Russie, fil., tr. dor. 

« Cet ouvrage, qui, dit l’auteur, au commencement, est traduit du 
latin, paraît du même genre que le Miroir de Vdmc, ou bien que le Specu- 
ium hurnanæ salvationis. Les iO't gravures sont plus anciennes que la date 
de Uédition et se rappiochenl de celles des x} lograplies allemands. Quoique 
rexécution en soit très grossière, elles ont une grande naïveté. On voit 
par ce volume quelle a été la rudesse des débuts artistiques de l’habile 
éditeur des livres à gravures de l’empereur Maximilien. » (Didot, Cat. 
rais., n® 14.) 

Livre rare, non cité au. Manuel. Titre restauré et piqûres de vers aux 
premiers feuillets. 

299. Das ist der Tculsch Kalllender mil den figuren. (A la fin :) 
Getruckt zu Augsjntrg in der Kagser\\lichen stat von Hannsen 
Froschauer. || Als man zalt nach Cristi grpurt. M, || ccccc. vnd 
xxij. Jar (1522). In-4, de 57 fi*, non ch.; mar. rouge du Le¬ 
vant, comp., fil., ornem., Ir. dor. [Lortic). 

Livre extrêmement rare, avec gravures au trait plus archaïques que 
leur date ne le comporte. Elles proviennent de calendriers primitifs. 

Exemplaire dans une condition irréprochable. 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


161 


300. PFINZING (Melchior). Die geuerliclieiten vnd eiiis teils der 
geschichten des lôblichê streitbareu und hochberümbten helds 
undRillers TEWRDANNCKHS. (Au v°du dern. f. :) Gedruckt 
in der Kayserlichen Stat Angspnrg durcit den Eltern Hamen 
Schômperger im lar Tausent fünffhunderi vnd im Seüntzehen- 
den (1519). Gr. in-fol.; mar. brun, fil., comparl. et ornem. ^ 
fr., tr. dor. 

Seconde édition de ce poème chevaleresque, composé à l'occasion du 
mariage de Maximilien 1®' avec Marie de Bourgogne. Elle est ornée de 
118 belles estampes, gravées sur bois d’après les dessins de Hans Schaiife- 
lein. Elle est inférieure à la première comme exécution ; le texte est moins 
ornementé et les gravures sont un peu fatiguées. 

301. CICERO (M. T.). Dor Teütscli Cicero.(A la fin :) Gedrugkt 

vnd vollendet in der Kayserlichen Statt Augspurg^ durch Hein- 
rich SteyneVy am IIIL tag Marti]y nach der geburt Christi lesu 
vnsers sâligmachers, M. D. XXXV (1535). In-fol.; mar. vert, 
fil. à froid, ornem. et tr. dor. [Hat'dy), 

« Les planches, au nombre de l‘28, proviennent de différentes sources; 
celle du fol. Il verso, qui se trouve au chapitre de la naissance de Cicéron, 
nous le représente sortant de dessous les jupons de sa mère qui accouche 
assistée de trois matrones. Les planches qui portent le monogramme de 
H. Schaufelein ne commencent qu’à la page 98; elles sont décrites par 
Barlsch, n°* 5o-94, moins celle du fol. HO verso. Plusieurs planches sont 
attribuées à Hans Burgmair. » (Üidot, Cnt, rais., n® 2o.) 

Le beau portrait du traducteur, Jean de Schwartzenberg, d’après A. 
Df JRER, se trouve à la fin. 

Superbe exemplaire, grand de marges. 

Francfort. 

302. GUALTHERUS. Argumentorum in S.Ribliaa. Rud.Gualth. 
Carmin, comprehensorum, in Nouum uidelicet Testamentum. 
Ander Theil der Summarien, über die gantz Ribel nemlich 
über das New Testament, mit schônen Figuren geziert und 
in Reimen verfaszt durch Bur(chkard Wald(is). (A la fin:) 
Gedruckt zu Franckfort am Mayn durch Wygand Han inn der 
Schnurgassen zumKrug. S. d. (dédicace de 1556). In-8; mar. 
LaVallière, orn., tr. dor. [Lortic). 

« Cet ouvrage de Hudolph Walther ou Gualterus, théologien luthérien, 
connu par un livre contre le pape, intitulé Antirhristus, est orné de 82 
compositions dans le style de l’école des graveurs des Feyerabcnd. Le 
frontispice porte la marque H B, qu’on doit attriluier, dans ce cas, à Hans 
Burgmair. » (Didot, Cat. rais., n® 43. Fort rare. Très bel exemplaire. 

11 


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LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


I6!2 


303. LOSSIUS (L.). Hisloria passionis, mortis, sepulturæ et 
ResurrecLionis Icsu Christi, Interrogalionibus & Obiectio- 
nibus explicata & Iconibus artificiose expressa. Luca Lossio 
Luneburgensi au tore. Francofxirti, optid Egmolphiirriy 1552. 
In-8, de 15 et 54 pp. — Euangelia quæ consueto more domi- 
nicis et aliis festis diebus in Ecclesia leguntur, heroico car- 
mine a Georgio ÆMILIO M. reddita, adiectis breuibus argu- 
mentis & Imaginibus artificiose sculptis, etc. Coloniæ, 1554. 
Pet. in-8. En 1 vol. ; mar. rouge, fil., tr. dor. {Cape). 

Le premier ouvrage, orné de 32 gravures sur bois, est en édition ori¬ 
ginale. Les 77 figures du second paraissent être de Hans Sebald Beham. 

304. Biblia veteris testament! et historiæ / artificiosis picturis effi- 
giata. Biblische historien / Künstlich Fürgemalet. Franc. Apud 
Hermannum Gulffencum,\fi ^^.— Novi Testament! lesu Christi 
historia effigiata. Vna cumalijs quibusdam Iconibus. Das New 
Testament vnd Histori Christi/fürgebildct. Franc. ApudHerm. 
Gulffericum. — Apocalypsis S. loaiinis. Die OlFenbarung 
S. loannis. Francofurti excndehatHermannus GulffericuSyVci^^. 
3 part, en 1 vol. pet. in-8; mar. La Vallière, jans., tr. dor. 
[Belz-Niedréé]. 

Bible de Hans Brosanier complète. La première partie (140 pi.) est une 
copie de la célèbre Bible de Holbein; la seconde (109 pl.) est une imitation 
d’Albert Dürer; la troisième est une imitation de Hans Beham. 

Très bel exemplaire, double de la bibl. de Stuttgart. 

305. Biblische Figuren dess Alton Testaments, gantz künstlich 
gerissen durch den weitberümpten Vergilium Solis Maler und 
Kunststecher zu Nürnberg. (A la fin : ) Gedr. zu Franckfurt am 
Mayn durch Dauid Zephelium, lohan. Raschen und Siymund 
Feyerabendy 1562 . In-4, obi. ; cari, en bas. rac. 

« L’Ancien Testament comprend 102 figures, et le Nouveau, 116, c’est- 
à-dire 71 de plus que la première édition. La presque-totalité des planches 
de l’Ancien Testament portent la marque de Virgile Solis, sujets et enca¬ 
drements; une seule a la marque du graveur, que Passavant dit être 
Christophe Schweitzer. La marque de Solis paraît moins souvent dans le 
Nouveau Testament. Les compositions sont claires, mais sans élévation. Le 
tirage est excellent. » (Didot, Cnt. rais., n® 56.) 

Très bel exemplaire. 

• 

306. Viellerley wûderbarlicher |l Thier des Erdtrichs/Mehrs vnd 
des II Luiïts / allen anfahenden Malern vnd Goldtschmieden 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


163 • 


nülz=|ilich / Sampt andern Künslnerii. || Getnickt zu Franck- 
fort am Mayn bei Cij^Wriaco Jacohi Ziim Bart. || Anna Domini 
1546. In-4, de 60 ff., sans texte; mar. brun, rich. compart. 
en or etàfr., tr. dor. [Eikjxic). 

« Ce livre présente beaucoup d’analof^ie avec le Thierbuch de Jost 
Amman qui parut pour la première fois 33 ans* plus tard. Dans celui-ci 
on remarque au commencement et à la lin des portràits d'hommes cl 
d’animaux fantastiques tirés des manuscrits du siècle précédent. » (Didot, 
Cat. ruis,, n® 44.) 

Superbe exemplaire de ce volume rarissime, non cité. 

307. ÆSOPI Phry^is Fabvlæ elegantissimis eiconibvs veras ani- 
malium species adviuum adumbrantes. His accesservnt loan- 
nis Posthii Germershomii in singulas Fabulas Epigrammata. 
(A la fin :) Francoforti ad Mœnviriy apvd Georgivm Corvinum^ 
Sigismundum Feyerahent ethæred. Wigandi Galli^ 1566. Pet. 
in-8; veau fauve, fil., tr. dor. (Simier), 

Édition rare et fort recherchée. « Cet ouvrage contient 200 ligures sur 
bois, de Virgile Solis. Une seule porte la marque H H, qui parait celle du 
graveur de ces planches. Quelques-unes sont très jolies, et la plupart ne 
manquent pas de vene. » (Didot, Cat, rais,^ n® 39.) 

Très joli exemplaire. 

308. REUSNER. Emblcmata Nicolai Reusneri IC. partim ethica, 
et physica, partim vero Historica, & Hieroglyphica... (Alafin :) 
Impressvm Francoforti ad Mœnvm^ per loannem Feyerabendt^ 
Impensis Sigismnndi Feyerabendii, M.DLXXXI (1581). In-4 ; 
mar. La Vallière, fil. à froid, ornem. et tr. dor. [Lortic), 

Le livre 1®^ contient 41 emblèmes sur bois au nom de Virgile Solis, 
dus en partie à des publications antérieures. Le second livre, 39 animaux 
du Thierbuch, de Jost Amman, ou des Fables dessinées par Solis. Le troi¬ 
sième, 40 bois extraits des Métamorphoses, et décorés du nom d’emblèmes; 
les livres suivants, 43 lig. de la Bible ou autres de Jost Amman et Solis. 

Superbe exemplaire. 


JOST AMMAN. 

309. Neuwe Biblische Figuren / desz Allen und Neuwen Testa¬ 
ments / geordnel vnd gestellt durch den fiiiTrefilichen vnd 
Kunslreichen lohan Bockspergern von Saltzburg / den iün- 
gern / vnd nach gerissen mit sonderm fleisz durch den Kunst- 

. verstendigen vnd wolerfafneii losz Amman von Zürych.(A 

la fin :) Getruckt zn Franckfnrt am Mayn durch Georg liaben / 


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16i 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


Sigmund Feyerabend / vnd Weygand Hanen Erben. M-D.LXIV 
(1864). In-4, obi.; veau brun, fil., orn. [rel. du temps). 

« D’après ce titre, Bockspergcr le jeune, de Saltzbourg, aurait dessiné 
la plus grande partie de ces 133 (et non 130, comme le dit M. Becker) 
belles gravures, qui ont été retracées (sur le bois) [nachgerissen] par Jost 
Amman, de Zurich...... La première planche porte la marque de Jost 

Amman. Le tout est exécuté avec soin, et dé telle façon que, sans les mar¬ 
ques différentes, on croirait que ces planches sortent d’une seule main. » 
(Didot, Cat. rais., n° 62.) 

Première édition. Très bel exemplaire. 

310. Bibliorum ulriusque Testamenti icônes, summo artificio 
expressæ... Francofurti ad Mœnum, 1571. (A la fin :) Impres- 
sumFrancofurti, apud Georgium Corvinum,impensis Hieronymi 
Feyerabend, 1571. Pet. in-8; mar. La Vallière, fil. à fr., tr. 
dor. 

Les jolies gravures sur bois de ce livre très recherché ont été dessinées 
en partie par J. Amman (dix-sept portent ses initiales I A). Elles sont au 
nombre de cent quatre-vingt-seize, et mieux imprimées que celles des 
typographes lyonnais. 

Exemplaire avec de fort belles épreuves, et avec témoins, mais une 
piqûre de vers dans la marge extérieure traverse le volume. Cet exem¬ 
plaire porte l’envoi autographe de Conrad Weiss, patricien de Francfort, 
auteur des quatrains latins qui accompagnent les gravures, à Jérôme 
Commelin, célèbre typographe d’Heidelberg, originaire de Douai. Une 
pièce de vers latins adressée au même par le même est écrite au bas de 
la préface. 

311. SCHALLER. Thierbuch / sehr künstliche vnd wolgerissene 
Figuren / von allerley Thicren / durch die wcitberhümlen lost 

Ainan vnd Hans Bocksperger. in Reimen gestellt durch 

den EhrnhafTtcn vnnd wolgelchrlen Georg Schallern von Mün¬ 
chen . (A la fin :) Getruckt zu Franckfurt am Mayn / bey 

Martin Lechler / in verleynng Hieronimi Feierabends, . 

M.D.LXXIX (1579). In--4 ; mar. brun clair, jans., tr. dor. [Belz- 
Niedrée ). 

Première édition, fort rare. Au second feuillet, d’un côté, l’écusson 
complet d’armoiries de Feyerabendt, et de l’autre, une bien curieuse gra¬ 
vure représentant le célèbre éditeur assis sur le char de la Renommée, 
traîné par des écrevisses. Les autres gravures offrent une suite de t09 re¬ 
présentations des animaux les plus remarquables. Plusieurs poilent la 
marque de Jost Amman; elles sont pleines de mouvement et d’esprit. 

Bel exemplaire, ayant appartenu à un Erhard Môring, dont les armoi¬ 
ries peintes figurent sur un feuillet à part en tête du volume. 


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A 


OUVRAGES EN TOUT GENRE. 165 

312. Anlhologia gnomica. Ilivstres velervm græcæ comœdiæ 
scriptorvm senlentiæ, prius ab Henrico Stephano^ qui et sin- 

gulas Latine conuertit, editæ; Nunc. collectæ a Christ. 

Egenolpho Fr.(A la fin :) Impressvm Francofvrti ad Mœ- 

nvniy apvd Georgium Coruinum, Impensis Sigismimdi Feyera- 
bendij, M,D,LXXIX (1579). In-8; mar. brun clair, jans., tr. 
dor. [Belz-Nicdréé), 

Volume rare et intéressant, orné de cent soixante-cinq figures accom¬ 
pagnant la plupart un écusson dont les armoiries sont en blanc. Plusieurs 
planches se répètent; aucune ne porte de marque. Ces planches sont tirées 
du Stam und Wupenbuch, illustré par Jost Amman. Très curieuses pour 
les costumes. 

313. FEYRABEND (S.). Geschlechter Buch : Darinn Der lobli- 

chen Kaiserlichë Reichs Statt Augspurg.(c'est-à-dire : les 

Patriciens d’Augsbourg) Durch Sigmund Feyrabend / Büch- 

handler zu Franckfort am Mayn . M.D.LXXX (1580). (A 

la fin :) Getruckt zu Franckfort am Mayn / in verlegiing Sig~ 
mund Feyerabends, Pet. in-fol.; mar. La Vallière, fil. à fr., tr. 
dor. [Petit), 

Ces portraits de chevaliers sont intéressants à cause du blason dont 
chacun d’eux est accompagné. La première planche porte la marque de 
Jost Amman. (Pour les marques de graveurs, voir Didot, Cat. rais., n® 72.) 

Exemplaire grand de marges, avec quelques raccommodages. 

314. Artliche vnnd Kunstreiche Figurn zu der Reutterey/ sampt 
jrcm musterhafTtemGeschmuck /Dergleichen nie aussgangen. 
Jetzt erst durch den Kunstreichen Jost Amon wobiihafft zu 
Nornberg gerissen. Getruckt zu Francfort am Mayn ! In verle- 
gung Sigmund Feyrabend. 1584. (A la fin :) Getruckt zu 
Franckfort am Mayn / Bey Martin Lechler / in Verlegung 
Sigmund Feyrabend. Anno MDLXXXIIII. In-4 obi., sign. 
A-Y; mar. vert, fil. à fr. [Bauzonnet-Trautz). 

Volume extrêmement rare, non cité au Manuel. Bel encadrement au 
titre. Très curieuse préface de l'éditeur au sujet de la conception et de 
l’exécution de ce livre destiné aux artistes et aux iconophiles. Les grandes 
planches, à pleine page, commencent au quatrième feuillet et sont au 
nombre de quatre-vingt-quatre. Elles représentent des scènes de tournois, 
des guerriers à cheval, des souverains, des cavaliers et cavalières de 
divers pays et conditions, etc. Toute cette suite est d’un très grand inté¬ 
rêt pour le costume. 

Notre exemplaire est dans une condition exceptionnelle. L’éditeur a 


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166 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


d’abord voulu faire tirer ses planches des deux côtés des feuillets, et les 
cahiers A à C appartiennent à ce tirage d’essai. Il se ravisa ensuite et fît 
faire tout le tirage aux rectos des feuillets seulement. Dans le tirage dé¬ 
finitif, les dix-huit premières planches occupent dix-sept feuillets : le der¬ 
nier du cahier A, et les cahiers X à E entiers; dans notre exemplaire, les 
cahiers D et E n’existent pas et seraient inutiles, en raison de la parti¬ 
cularité que nous venons d’expliquer. Sauf le premier cahier, tous les 
autres de notre exemplaire non seulement ne sont point rognés du tout, 
mais ne sont môme pas ouverts. Les épreuves sont splendides. 

315. MODIUS (Fr.). Pandectæ trivmphales, siue Pomparvm, et 
festorvm ac solennivm apparatwm, conviviorMii, spectacvlo- 

rvm.quot in inaugiirationibus, nuptiis. funeribus. 

Imperatorum, Regum, Principumque édita concelebrataque 

sunt. (A la fin :) Impressvm Francofvrtii ad Moenvm apud 

lohannein Feyrabendy impensis Sigisniundi Feyrabeiidij, Anno 
M.D.LXXXVI (1586). In-fol.; vélin blanc, fil., ornem. {rel. du 
temps ). 

Cet ouvrage de Fr. Modius se divise en plusieurs parties : la première 
contient les triomphes chez les anciens; la seconde traite des jeux et des 
spectacles; la troisième, des pompes funéraires. A la suite se trouvent des 
relations des solennités pendant le moyen âge, enfin une dissertation sur 
les joutes, les tournois et les combats singuliers dans toute l’Europe. 

« Édition recherchée à cause des jolies figures sur bois de Jost Am¬ 
man dont elle est ornée; nombre de ces figures portent la marque de ce 
maître. Becker annonce qu’elles ônt déjà servi dans une édition du Tliur- 
nierbuch de 1566. » (Üidot, Cat, raiü., n° 83.) 

Superbe exemplaire, avec la grande planche du Tournoi, pliée, qui 
manque souvent, étant très recherchée des iconographes. 

316. Wapen viid Stammbuch darinnen der Keys. Maiest. Chur 
vnd Fürsten / GrafTen / Freyherrn / deren vom Adel/etc. Mit 
kunstreichen Figuren / durch den weitberühmpten / losteu 
Aiîien gerissen / sampt jren Symbolis, vnnd mit Deutschen 

Reymen geziert. 1589. Getruckt zu Franckfort am Mayn in 

Verlegung Sigîniindt Feyerabends, In-4; mar. brun clair, jans., 
tr. dor. [Belz-Niedrée). 

Édition fort rare et non citée d’un livre qui avait d’abord paru en latin 
sous le titre des Insignia, etc. Il est orné de 120 gravures de Jost Amman. 
Très bel exemplaire. 

317. Künstliche Wolgerissene New Figuren von allerlai Jagt vnd 
Weidwerck / Allen Liebhabern der Maler Kunst/auch Golt- 
schmieden / Bildthawern / etc. Zu Ehren vnd Wolgefallen zu- 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


167 


goricht / vnd an tag gcben / Durch den Kunstreichcii vnd 
Weitberhümbten Jost Ammon. Darzu mit Arllichen Lateini- 
schen Versen / vnd Wolgestelten Teutschen Reimen erklarct / 
vnd gezieret. Gednicktzu Franckfnrtam Mayn. M,D.LXXXXII 
(1592). (A la fin :) Gedruckt zii Franckfurt am Mayn / durch 
Johann Feyrahendt / In Verlegung Sigmundt Fcyrabendts Er- 
ben, (Marque de Téditeur.) Anno M,D,XCII, de 4 R. prél. 
et 40 ff. sign. A—K; veau fauve, fiL, ornem. à fr. 

Seconde édition, fort ra)’e, de celte belle suite de 40 gravures, destinée 
par Jost Amman à servir de modèles aux artistes. Kn tète de la préface, 
datée du 1®' septembre 1502, figure le portrait du célèbre éditeur Sig. 
Feyrabendt. Les planches sont imprimées aux rectos des feuillets, dont 
les versos sont blancs. A l’exception d’une gravui'e consacrée à la pêche, 
toutes les autres nous olfrent des scènes très pittoresques, touchant la vé¬ 
nerie cl la fauconnerie, ou représentant tous les genres de chasse prati¬ 
qués au XVI® siècle. Quelques planches seulement portent les initiales 
de Jost Amman; cinq gravures sont signées des initiales des graveurs : 
C. M., IL S., L. F., M. B. 

Très bel exemplaire, de la bibliothèque Van der Holle. 

318. Kunstbüchlin/ Darinnen nebeii Fürbildung vicierGeistlicher 
vnnd Welticher / Ilohes und Niderstands Personen / so dann 

auch der Türkischen Kayser . Ailes auff das zierlichst 

vnd kiinsllichst gerissen durch. Jost Ammon von Nürn- 

berg.(A la fin :) Getruckt zu Franckfurt am Mayn j durch 

Romanum Beaturn / in Verlegung lohann Feyerabends^ 1399. 
In-4; veau fauve, fil. [anc, rel.). 

Recueil précieux, rare et curieux, contenant 293 figures sur bois, très 
habilement dessinées par Amman et tirées de ses dilférentes publications. 
C’est une réunion factice de belles planches comme en formaient les édi¬ 
teurs allemands de cette époque. 

Ingolstadt. 

319. APIANUS (P.). Inscriptiones Sacrosanctæ vctvstatis non illæ 
qvidem Romanæ, sed totivs fere orbis svmmo stvdio ac maxi- 
mis impensis Terra Mariqj conquis!tæ.... ngolstadii in ædi- 
husP, Aplani, annoM,D,XXXIIII{ioM), In-fol.; peau do truie 
estampée. 

« Premier recueil important publié sur les inscriptions latines en gé¬ 
néral. Les gravures remarquables sont exécutées par Michel Ostendorfer 
et M. Weigel donne un spécimen des belles lettres qui ornent cet ouvrage. 
Voir A Itdculsckes Jlolzschniti-Alphabet, p. 14, et Passavant, III, 313. » (Di- 
dot, Cat, rais. J n® 9L) 


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168 


LIVRES,A FIGURES SUR BOIS. 


Mayence. 

320. BREYDENBACn (B. de). Reuerendissimo in xpo patri et 
dfio dno II Berlholdo sancte Magùtifi. sedis Archiilepiscopo 
Sacri Romani Imperij per || germaniâ ArchicanceJIario ac prin- 
cipi II electori duo suo gratiosissimo Bernhar||dus de Breyden- 
bach dicte ecclesie Mallguntineù. decanus simul et camerarius 
Il obedientiam promptam et deuolâ. (A la fin :j Sanctarii pere- 
qrinationù in montem St/on ad venerandn xpi selpulcrü in lerü- 
salem, atq} in monté Synaiad diuà viryiné et matirë (sic) || Ka^ 
therinù opnscnlicm hoc côtentiuü p Erhardn reüioich de Traiecto 
Il infPriori impressnm In ciidtate Mogiintina Anno salutis. 
M.cccc,\\lj^Joxvj, (1486) die, xj,februarij finit feliter (sic) (1487 
n. st.). In-fül., goth.; mar. fauve, riches comp. et orn. à froid, 
tr. dor. [Lortic), 

Première édition latine des voyages de Breydenbach à Jérusalem, ornée 
d’un beau frontispice et de seize planches gravées sur bois, dont sept 
cartes pliées. Ouvrage d’une haute importance pour l’histoire de la gra¬ 
vure sur bois. 

Exemplaire de toute beauté, presque non rogné. 

321. Bambergische Halszgcrichls || vnd rechtlich Ürdenung in 
peynliche sachen... (A la lin :) Getruckt zn Mentz diirch lohan- 
nem Schoffer auff Symonis vTi Iude\\wi lar do man zalt nach 
geburt cristi fünffzehenhundert vh acht iarc' (1508). In-fol., 
goth., de 52 ff.; vél. 

« Ouvrage curieux au point de vue de la typographie et de la gravure 
sur bois. On y rencontre dans les sommaires le caractère de la Bible de 
42 lignes, et dans la première ligne du titre celui du Psautier de 1457. 
Les gravures, au nombre de 22, dont plusieurs de la grandeur des pages, 
sont intéressantes pour Thistoire do la procédure criminelle et des mœurs 
(lu temps. L’une des grandes planches offre une scène d’intérieur, où l’on 
voit représenté un repas. L'usage de la fourchette étant encore inconnu 
à cette époque, on voit une femme mangeant avec scs doigts, d’autres 
jouent aux cartes, et sur la tête d’un des personnages on voit une épée 
suspendue; allusion peut-être à Tépèe de Damoclès. Une autre planche 
représente une assemblée de juges (jui tous, ainsi que le président, ont 
un bandeau sur les yeux et des oreilles d’ane. » (Didot, Cat, rais., 
n« 1)0.) 

Bel exemplaire de ce livre rare, non cité au Manwjl. 

322. ERASME. Ilerr Erasmus von Ro=||terdam verleutschte 
auszlegûg über II disen spruch Cliristi... Sie t/mn aile ire 
tverck || das sie von den menschen || gesehen icerden... S. 1. 


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OUVRAGES EIN TOUT GENRE. 


169 


(.4 la fin :) M. vc. xxi (1521). Pet. in-4, de 4 ff., dont 1 bl.; bas. 
orange, fil., tr. dor. 

Opuscule fort rare. Beau frontispice finement gravé sur bois portant 
récusson et le monogramme de Jean Schœffer. Superbe exemplaire. 

Munich. 

323. GEYLER YON KEISERSBERG (J.). Das ist der Passion 
so 11 der durchleüchtig herr ioliann Geyler von || Kaisers- 
perg... seinen Kinden daselbs bat geprediget... (A la fin : ) 
Gednickht vnd volenndet j in der Fnrstlichen Statt MxmchenW 
dtirch Hannsen Schobsser,,, mdxvj (1516). In-fol., goth., de 

, 14 ff. ; mar. rouge, fil. à fr., tr. dr. 

« Cette plaquette contient 25 gravures sur bois de rassortiment. On y 
rencontre une planche représentant Lucifer et les princes de l’Enfer, et 
deux autres qui avaient figuré à Strasbourg, en 1514, dans une édition 
du même livre, Der Passion in Fonn eins Gerichthandels^ sans nom d’au¬ 
teur, et imprimée par Grûninger [voir plus bas, n° 340]. Cette seconde 
édition est plus complète que la première. » (Didot, Cat. rais., n° 103.) 

Très bel exemplaire. 

324. MYLLERUS (J.). Ornatus ecclcsiasticus, hoc est : compen¬ 
dium præcipuarum reriim quibus quævis rite decenterquê 
compositæ ccclesiæ exornari ac redimiri debent, latine et 
germinace... conscriptum a Jacobo Myllero. Monachii., ex 
offkina typographica Adami Berg., 1591. Iji-4; vél. blanc. 

« Ce volume est divisé en deux parties. Tune en latin, l’autre en alle¬ 
mand. Celle-ci contient des planches largement exécutées, qui repré¬ 
sentent les principaux ustensiles d’orfèvrerie religieuse, reliquaires et 
ornements d’autel à l’époque de la Renaissance. » (Didot, Cat. rais., 
n® 104.) 


Nuremberg. 

325. CELTES (C.). (Conrad! Cellis Protveii germani poetæ lau- 
reati, De Origine, situ, moribus et institutis Norimbergæ. 
(Au de fav.-dern. f. :) Absolnta stint hæc C. C. [Conradi 
Ce/tis] opa in Vienna Domicilio Max, Augusli Cæsa, Anno 
M. D, noiii secidi II, (1502). kalê, Febrii, Inpressa anteni 
Norlbergæ eiusd\ anni ISoxiis Aprilibiis. Sub priuilegio Soda- 

litatis Celticæ . Gr. iii-4; veau antique, riches compart., 

tr. dor. [Ilagué), 

C*est la seconde partie de l’ouvrage de Celtes : Quatuor libri amomm 


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170 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


que nous avons longuement décrit sous le n® 3U de notre catalogue de 
1879. En léte se trouvent neuf pages de figures appartenant à la pre¬ 
mière partie et tirées hors texte, telles que le titre, les vues des quatre 
villes (Cracovie, Ratisbonne, Mayence et Lubeck), Apollon poursuivant 
Daphné, et deux gravures qui ne se trouvaient pas dans l’exemplaire dé¬ 
crit, représentant l’une le Mont Parnasse, l’autre les Neuf Muses, entou¬ 
rant un médaillon au milieu duquel on voit Jupiter, Phébus, Apollon et 
le cheval Pégase. Enfin vient la planche des Dieux de l’antiquité. 

Le texte commence par la signature m, par un frontispice avec trois 
écussons; au verso, une vue à vol d’oiseau de Nuremberg. A la fin de ce 
traité, une belle gravure représentant S. Sèbald, patron de Nuremberg. 

A la suite, après l’hymne en l’honneur de ce saint, vient la comédie 
mythologique jouée devant l’empereur Maximilien à Linz: Ludus Dycaiæ, 
et les autres pièces, comme dans l’exemplaire décrit. Le volume est ter¬ 
miné par la gravure, répétée, ayant pour sujet Apollon poursuivant 
Daphné. Toutes les gravures sont coloriées, sauf la dernière. 

Superbe exemplaire, presque non rogné. 

ALBERT DURER et DANS BURGMAIR. 

326. Stellarium Corone benediclc virginis Marie in laudem eins 
P singulis prcdicationibus elegantissimo coaptatum. (A la fin :) 
Impressinn deniio per prouidum tnriim loannë Stiichs. Sumpti- 
bus hotiesti viri AyithoniKobergers ciiiibtis Nurenbergen. Anno... 
millesimo quingentesimo decimo octaxio (1518) die vo vigesima 
qiiinta Memk Decembris. In-fol., goth., à 2 col., de cix fF. ch. 
et 4 ff. non ch.; cari, en vél. 

« Ouvrage non décrit au Manuel. Le titre présente un très bel enca¬ 
drement composé de quatre planches réunies. C’est un des rares spéci¬ 
mens d’ornementation typographique exécutés par DÜRER pour un édi¬ 
teur. Le listel supérieur offre S. Jean écrivant l’Apocalypse, celui du bas 
le baptême du Christ, le troisième à gauche le Triomphe de la Mort et le 
quatrième les Terreurs de la mort. Pour la description d’un état précé¬ 
dent de cette pièce, voir le texte de VEssai. Elle est d’une fine exécution, 
bien tirée et bien conservée dans le présent volume. » (Didot, Cal. rais.. 
n® If8 fer.) 

327. LaPassiono di N. S. Giesu Christo d’Alberto Durero di 
Norimberga. Sposta in ottaua rima dal R. P. D. Mauritio Moro. 
In Vefietia., oppressa Daniel BissucciOy 1612. In-4, de 42 ff.; 
veau fauve, fil., tr. dor. 

Cette édition présente le quatrième éUit de la Detite Passion de Durer, 
publiée à Nuremberg. Elle contient 37 ligures, parce que la planche 
lü*" est doublée. 


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f 


OUVIlAaES EN TOUT GENRE. 17i 

328. Triomphe de l’empereur Maximilien. In-fol. obi., en 
feuilles, dans un étui. 

Très bel exemplaire, contenant cent dix planches de Hans Burgmair, 
du second tirage (on ne connaît que trois exemplaires du premier tirage). 
Les banderoles, destinées à recevoir des inscriptions (qui n’ont jamais 
été faites), sont ici imprimées en noir, tandis qu’elles paraissent en blanc 
dans le tirage postérieur, celui de l’édition de 1796. La pagination, en 
chiffres d’une grosseur moyenne, se suit régulièrement depuis l jusqu'à 
ni inclusivement, sauf les numéros 51 à 56 qui n’ont jamais existé dans 
ce tirage. La" planche 79 n’a pas de numéro; celle du n° 88 est en 
double. 

Notre exemplaire contient en outre quatre planches qui correspondent 
aux n®* 89, 95, 97 et 100 de la première série de l’édition de 1796; elles 
sont d’un tirage antérieur et se rencontrent bien rarement en cet état. 
Trois d’entre elles n’ont pas de numéros; une seule porte le n® 95. 

Ces quatre planches, qui représentent des chars, dont trois sont mus 
par d’ingénieux mécanismes, appartiennent au nombre de celles qui ont 
été reconnues, par le savant conservateur de la collection Albertinc de 
Vienne, M. Thausing, pour être d’ALBERT DURER. En effet, par leur 
caractère tout particulier et par leur style grandiose, elles se distinguent 
complètement des autres et ne peuvent ètro attribuées qu’au plus grand 
artiste de l’Allemîigne. Celle du n® 89, représentant, sur un char, Venise 
en deuil, accompagnée du lion de saint Marc, appartient, selon M. Thau¬ 
sing, « aux plus nobles conceptions de Vart allemand » (M. Thausing, 
Dûrei'; Leipzig, 1876, gr. in-8®; p. 392). 

En somme, cet exemplaire est du nombre de ceux qu’on peut consi¬ 
dérer comme exceptionnels. Les épreuves en sont bien supérieures à 
celles de l’édition de 1796. 

Voir sur cette remarquable suite à tant de points de vue, A. Firmin- 
Didot, Catalogue raisonné, n® 131, et E. Vinet, Bibliographie des Beaux- 
Arts, n® 655. 

329. TREITZSAURWEIN (M.). Der Weisz Kunig, eineEi-zehlung 
von (len Thaten Kaiser Maximilian des Ersten, von Marx 
Treitzsaurwein, auf dessen angeben zusammengetragen iiebst 
den von Hannsen Burgmair dazu verfertigteii Ilolzschnitten. 
Wieti, auf Kosteri Joseph KiirzbOckens, 1775. In-fol., de 307 pp. 
et 237 grandes grav.; demi-rel. dos et coins de mar. rouge 
{Hardy). 

« Cet ouvrage, commencé [k Nuremberg] sous la direction de Maximi¬ 
lien, n’ayant pu être achevé de son vivant, n’a vu le jour qu’en 1775. Les 
gravures qu’il contient sont des plus intéressantes comme offrant un spé¬ 
cimen complet des productions de l’école de Formschneider que cet empe¬ 
reur avait suscitée. » (Didot, Cal. rais., N® 133.) 


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i72 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


LUCAS DE CRANACU LE VIEUX. 

330. Beschwcrung dcr Alten Teüfelllischen Schlangen mit dem 
Il Gollichen wort (Exorcisme des anciennes couleuvres dia¬ 
boliques au moyen de la parole de Dieu). (A la fin :) Gedruckt 
zü Nüremberg durch Hansz Herrgot jim /«r M.D.XXV (1523). 
In-4, goth.; demi-rel. mar. La Valliëre. 

« Ouvrage de polémique luthérienne émané d’un des réformateurs de 
la première période. Il contient 10 gravures sur bois très expressives, 
bien dessinées mais gravées d’une manière un peu rude. On y sent l’in- 
tluence de l écoie de Durer. C’est une addition précieuse à la liste donnée 
par Passavant, t. IV, p. 8. » (Didot, Cat. rais., N® 127 ter.) 

OppeDheim. 

331. (PHILIPPI [de Barberii].) Opvsevlvm de || vaticiniis sillbil- 
larvm. (A la fin:) Impressinn Oppenhewi. S. d. Pet. in-4, de 
17 fT. ; mar. La Vallière, comp., tr. dor. [Lortic). 

Opuscule rare, orné de 13 figures sur bois qui sont des copies en sens 
inverse de celles de l’édition de Rome, publiée par Lignamine. 

Pfortzbeim. 

332. (Memorabiles Euangelistarum figuræ. P/zorca?.) 1S02. Pet. 
in-4, de 18 fî. (le dern. blanc); cart. en vél. 

« Ce livre singulier et rare est, pour ses 15 figures à pleine page, une 
copie d’un manuscrit qui a servi de modèle à VArs memorandi x}logra- 
pbique. Le premier f. commence par VHexasiichon Sebastiani Brant in me- 
morabilf s euangelista'y: figuras. Au r° du 2‘' f. se lit un avis de Georgius 
Relmisius, éditeur de cet opuscule, dans lequel il explique l'usage des 
vers latins du moine Fderre Rosenbeim (Simler), placés en regard de 
chaque planche et se rapportant aux chiffres des figures.... Le verso du 
dern. f. contient une peroracio dans laquelle l’imprimeur se nomme de 
cette manière : Ista tibi Tohmns (sic) Pliorcësis, côgnomento Anshelmi tra- 
didit. Cet avis est terminé par le mot : Vale, suivi de la date 1502. Autant 
les gravures de l’édition xylographique sont grossières, autant celles de 
la présente édition sont bien dessinées et habilement gravées. Elles offrent 
tous les caractères des meilleures gravures de Lucas de Cranacb l’An¬ 
cien. » (Didot, Cat. rais., n® 147 bis.) 

Très bel exemplaire, avec témoins; tirage de planches excellent. De la 
bibliüUièque Desq. 


Siemern. 

333. RÜXNER (G.). Thurnier-Buch. Getnickt zxi t ranchfuri an 
Mayn j im Jar M.D. LXVI. (A la fia :) Dis Bach ist gedruckt tn 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


173 


verleguiifj Hm^onimi Rodlers . zu Siemern j vnd volendt vff 

dm Ictsten tag des Monats Octobids / nach Christi gebiirt j Ftinf- 
fzehenhwidert vnd im dreissigsten jare (1530). In-fol., goth.; 
cart. 

« Malgré la date de 1566 qui se trouve sur le litre, c’est bien la pre¬ 
mière édition du Turnier-Bucli, de 1530, comme l’indique du reste la 
souscription. Les compositions, qui ne portent aucune marque, se rap¬ 
prochent pour le style de celles des graveurs de Nuremberg. Ce livre a 
été imprimé au château de Siemern par Rodler, secrétaire du grand-duc 
Jean de Bavière. II présente le plus grand intérêt pour l’histoire généa¬ 
logique des familles allemandes, parce que presque toutes ses pages 
donnent les noms des seigneurs qui ont figuré dans les tournois de celte 
époque, ainsi que leurs blasons. Cette première édition présente cet avan¬ 
tage que les noms propres des seigneurs n’y sont pas latinisés. » (Didot, 
Cat. rais,, N® 149.) 


334. RÜXNER (G.). Anfang ursprüg||vnd hcrkomen |1 des Thur- 
niers inn Teut||scher nation.... (A la fin :) DisBuch ist gedrvckt 
in verlegung Hieronymi Rodlers,,.,, zu Siemern und volend vff 

den dritten Tag Augusti . Fünfftzehenhundert vnd im Zwey~ 

unddreissigsten iare (1532). In-fol., goth.; mar. vert, fil., tr. 
dor. (Thompson). 

Deuxième édition du Tnrnierbuch, Très bel exemplaire. 

Strasbourg. 

335. LOCHER(J.). Libri philomusi (Jacobi Loeber). Panellgyrici 
ad Regê.Tragediâ || de Thurcis et Suldano. H Dyalog’ de here- 
siarchis. (A la fin :) Actiim Argentine per Maglsirum lohanné 
Gruningevy 1497. In-4, de 62 IT. ; veau fauve, fil., tr. dor. 
(Simier). 

« La tragédie sur les Turcs est tout à fait curieuse. Le chœur est 
représenté dans les gravures par de jeunes enfants complètement nus 
et déchiffrant une partition, tandis que le Pape, l’Empereur et le Sultan 
sont représentés sous des costumes assez bien appropriés. II y a dans 
CCS vingt figures un certain art que ne semble pas comporter encore 
l’époque de la publication. On commence à y voir paraître le style de 
dessin particulier à l’école de Strasbourg. » (Didot, Cat, rais,, n® 152.) 

336. BRANDT (Scb.). Stullifera Nauis. Narragonice pfecliois 
per Sébastianum Brat : vernaculo vulgariq5 sermoe & rythmo... 
nup fabricata : Atq> ia pridem Per lacobû Loeber cogno- 
mnto Philomusum : Sueuù : in latinû traducta eloauiù : & per 


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474 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


Sebastinû Brant : denuo seduloqj reuisa.... (Au v“ du f. 444, 
avant la table : ).... Impssn in l^iali ac vrbe libéra Argetma 
per magislHi loannê gruningë. Anno.,. Mxcccxcvij (1497) Ka- 
lëdis Itinij. Pet. in-4, de 446 ff.; veau racine [anc, rel.). 

Édition rare, publiée trois mois après l’édition originale (celle de 
Bâle) de la traduction latine du singulier poème allemand de Brandi. Elle 
est ornée de gravures sur bois au même nombre (cent dix-huit, y compris 
celle du titre), contrairement à ce qu’il en est dit au Manuel^ mais d’une 
composition différente et inférieure; quelques-unes se répètent. 

Très bel exemplaire. 

337. IIORATII tlacci Uenusini. Poete lirici opéra cü quibusdam 
Annotatôib’ Imaginibusq> pulcherrimis aptisq5 ad Odarû con- 
cêtus t sentêtias- (A la fin, avant la table :) Elahoratnm,.. 
in ... urbe Argentina opéra et impensis lohànis Reinhardi cogno- 
mêla Gürningei' (sic)... qito idus Mardi... 4498. In-fol. ; mar. 
de Venise, ornem. à froid, tr. dor. [Lewis). 

Édition fort rare, ornée d’un grand nombre de figures sur bois, dont 
une partie avaient figuré dans le Térence de Grttninger de 1496. 

Exemplaire grand de marges. Les If. de table sont en mauvais étal. 

338. TERENTIUS cû Directorio Yocabulorù Sentenliarû artis co¬ 
mice Glosa îterlineali. Cometariis Donato Guidone Ascensio 
{sic). (A la fin :) Impressum in... vrbe Argentina per loannen 
{sic) Grüninger... 4499, tertio ydiis Febriiarii. In-fol.; mar. 
rouge, fil., tr. dor. {anc. reL). 

Deuxième édition de Grüninger avec les figures de celle de 149a. 
L’exemplaire est un peu court dans la marge du haut. La prcinière 
planche, qui occupe la page entière, représente un théâtre. 

339. VIRGILIUS. Publii Virgilij marôis opéra. (A la fin:) 
Impressum regia in ciuilate Argenten ordinatione : elima- 
tione : ac relectOne Sebastiani Brant operaq ^... Jobannis 
Grieninger... 4502. In-fol. ; veau fauve, fil., compart. à froid. 

Édition ornée de 217 figures, dans le style ordinaire des gravures de 
Grüninger : plusieurs sont de la grandeur des pages. Celle du titre repré¬ 
sente Virgile couronné par Calliope. Bel exemplaire de ce livre recherché. 
Race, au dern. f. et qq. piq. de vers. 

340. (GEYLER VON KEISERSBERG.) Das ist der Passion il in 
formeiiis gerichthâdels darin H Missiuê KanfîbrietrUrtelbriefTll 
vnd and’s gestelt sein/ kürtzvveillig vù nütz zû lesen. (A la fin : ) 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


i75 


. ., fjetmckt zu Sh^aszbiirg diirch lohanneni Grüninger im iar 
des Herrë lesu christi M,D,xiin (1514) t(ff sant gertriitm tag. 
In-foL, goth., de 26 fî. ; mar. rouge, tr. dor. 

Édition rare, ornée de 21 gravures sur bois curieuses, dont la 7® (Judas) 
porte la marque V. G. Ces planches, qui toutes ont le style de Strasbourg, 
sont entièrement différentes de celles de Wechtlin que Knoblouch publia 
en 1508. 

341. GEYLER YON KEISERSBERG. Doctor Keiserszbergs Pos- 
till : Il Ober die fyer Euangelia durchs jor/ sampt dem Quadra- 
gesimal/vnd von Ij ettlichen Heyligen/newlich vszgangen. (Ala 
fin :) Getnickt / vnnd seligklich vollendt dtirch locmnem Scholl 
zu Straszburg ... Anno ChristiM. Ü.xxij (1522). In-fol., goth., 
mar. La Yallière, comparl. à froid, ornem., tr. dor. [Lortic). 

« Ce volume contient 120 figures dont 26 de la grandeur des pages. 
Parmi ces dernières plusieurs avaient déjà paru dans les ouvrages précé¬ 
dents du même auteur. Il est probable que plusieurs de ces grands bois 
ont été dessinés par le maître V. G. » (Didol, Cal, rais., n® 173.) 

342. GUALTHERUS. Alexandri Magni Regis Maccdoniim vita. 
Per Gualtherum Episcopum Insulanum heroico carminé ele- 
gantissime scripta. (A la fin : ) Renatiis Beck ciitis argeutinensis 
impressit anno 1513. In-4, sign. a-t ; cart. 

Poème célébré sur Alexandre le Grand, par Gautier de Cbâtillon, 
évêque de Lille. 

« Édition rare, publiée par J. Adelphus. Le frontispice est gravé sur 
bois, et imprimé en camaïeu à deux teintes. C’est peut-être le frontis¬ 
pice en camaïeu le plus ancien que l’on connaisse. (Didot, Cal. rais., 
n® 177.) 


343. Novi Testamenti D. Erasmi Roterodami æditio postrema. 
(A la fin :) Argentorati, expensis losiæ Rihelii et Samuelis Em- 
melii, 1559. In-8; mar. viol., fers à froid, orn., tr. dor. 
(Lortic ). 

« Les nombreuses vignettes sur bois de ce volume ne sont pas éga¬ 
lement bonnes. Il parait même qu’on y aurait adapté, en quelques en¬ 
droits, d’anciens bois médiocres et fatigués. On a ajouté à la fin de cet 
exemplaire vingt-quatre figures contrastées de VAniithesis, remontées 
habilement. » (Didot, Cat. rais., n® 186.) 

344. REUSNER(N.). Icônes sive imagines virorum literis illus- 
trium... Ex secunda recognitione Nicolai Reusncri le. curante 


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176 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


Bernhardo lobino. Argeiitorati, 1590. — Icônes sive Imagines 
clarorum virorum Græciæ et Italiæ, cum Elogiis diversorum 
Autorum... S, L n. d. {Rasileæ, Valdkireh, 1589). — Icônes 
aliquot clarorum virorum Germaniæ, Angliæ, Galliæ, Ungariæ, 
cum Elogiis et parenlalibus factis Theodoro Zvingero... Basi- 
leæ, Apud Conr. Waldkirchy 1589. 3 part, en 1 vol. in-8; mar. 
rouge, jans., tr. dor. [Uai^dy). 

Deuxième édition de ce beau recueil de cent portraits des érudits 
du XM® siècle, d’après Tobias Stimmer, et publiés par réditeur-graveur 
B. Jobiii. Le second ouvrage, divisé en deux parties, et dépourvu du titre 
général et des pièces préliminaires, offre 92 portraits, empruntés en par¬ 
tie à l’ouvrage de P. Jovius (Elogiæ), et dont le dessin est également de 
T. Stimmer [voir plus loin, n® 37o]. On y trouve les portraits des savants 
français : Budé, Ramus et Dolet. 

Ulm. 

345. CAOURSIN. Guillelmi Caoursin Rhodiorum vicecancellariî 
obsidionis Rhodie Urbis dcscriptio. (A la fin :) Impressiim 
Ulrne^ loannè Reger. anno Z). 1496, die 24 oct, In-fol., goth.; 
mar. bleu, fil., tr. dor. (Buru). 

Première édition de cette célèbre relation du siège de Rhodes. Elle 
est ornée de trente-six gravures sur bois de la grandeur des pages. Le 
dessin est remarquable, mais l'exécution en est rude. 

Superbe exemplaire. 


Vienne. 

346. IIERBERSTEIN (S. zu). Moscouia der hauptstat in Reissen 
durch Ilerrn Sigmunden Freyhcrrn zu Ilerbcrstain. Getruckht 
zu Wienn in Osterreich durch Michael Zimmerman in S. Anna 
Hofy 1557. In-fol., goth.; dejmi-rcl. dos et coins de mar. bleu. 
{Jhompsoii), 

Première et rare édition du texte allemand, publiée par l’auteur lui- 
méme. Les gravures de celle-ci sont fort curieuses pour l’Iiistoire des 
mœui's et du costume des Moscovites au xvi® siècle. 

Wittemberg. 

LUCAS DK CRANACII LE VIEUX. 

347. LUTHER (M.). Ain Sermo von dem || vnrechten Mammon. 
Luce am xvi. H D. M. Luther. Anno M.D.XXII. (1522). 5. /. 
[ Wiitemberg), In-4, goth., de 6 ff.; demi-rel. mar. LaVall. 

opuscule fort rare. En tète un très l)eau portrait de Luther en habit 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


177 


de moine de l’ordre de S. Aogastin avec la tonsure. Sur les piliers la date 
de 15-20. 

348. LUTHER (M.). Eyn Sermon auffdenPiingstag. Mart. Luther. 
Wittemberg , 1523. In-4, goth., de 12 ff. ; demi-rel. mar. La 
Vallière. 

Opuscule fort rare. Un frontispice dessiné très probablement par 
Cranacb. 

349. LUTHER (M.). Sermon. An dem || xxiij Sontag II nach Pfing=|| 
sien. Il Mar. Luther. || Vuittembei'g. ln-4, goth., de 12 ff., dont 
1 bl.; demi-rel. mar. La Vallière. 

« Opuscule fort rare. Le frontispice représente un guerrier couché. Ües 
anges lui rendent des soins et s’efforcent de l'entraîner. Âu bas de l’es¬ 
tampe, 23, qui signifie probablement 1523. » (Didol, CaU rais,, 195^.] 

350. MÉLANCHTHON (Ph.). Ein Kurtzer be||gryff der ernewten 
Chrillstenlichen /leer an den II Durchleuchtigen FürstenLangll 
graffenzu || Hessen. || Philipp Melanchthon.5./. 

M.D.xxiiij (1524). In-4, de 11 ff.; demi-rel. mar. La Vallière. 

Le frontispice est de Lucas Cranacb. 

(Ce numéro et les trois précédents pourront être réunis au gré de 
l’expert.) 

351. Antithesis figurata vitæ Christi et Antichristi. S, i, n, d, 
In-4, sign. A-c.; veau fauve, riches compart., tr. dor. [Hague), 

Édition non citée au Manuel, et la première sous le titre d'Antithesis. 
Ce sont les vingt-six compositions contrastées de Lucas de Cranacb, qui 
avaient paru vers 1521 sous le titre de Passional Christi und Antichristi 
avec le texte latin. Selon Nagler, ces planches ont été commandées à 
Lucas de Cranacb par Luther vers 1521. Elles sont pleines de verve, d’es¬ 
prit et de passion. 

352. REGIES (U.). Eine vnge||hewre wunder||barliche Abso¬ 
lution / der Closterllfrawen im Fürstenlhumb Lü||iieburg / mit 
ihrer auslegung / durch Urbanum Regium. Superatleiidentem 
daselbst.... Wittemberg. [A IdiRn :) Gedriickt zu Wittemberg 
durch Georgen Rhaw, 1532. Pet. in-4, goth., de 36 ff.; demi- 
rel. mar. La Vallière. 

« En tête un beau frontispice représentant David perçant Goliath, avec 
un monogramme qui ne laisse aucun doute sur la pai'^cipation de Cra- 
nach l’Ancien à l’illustration des pamphlets religieux publiés à cette 

12 


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178 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


époque dans la ville de Wiitemberg. Un alphabet avec figures tout à fail 
du même style se voit en partie dans cet opuscule et parait également dû 
à Cranach. » (Didot, Cat, rais», n® 195®.) 

383. Jésus mit den Aposteln in xrv Holzschnitten von Lucas Cra- 
nach... In-fol., contenanH4 pl. sur bois. S. l. n. d.; demi-rel. 
perçai, noire. 

Une des suites les plus importantes gravées d’après Cranach. Voyez 
Bartscb, t. VU, p. 281, n®* 23-36. 

LUCAS DE CRANACH LE JEUNE. 

334. Warhaffte Bildnis etlicher Hochlôblichen Fürsten und Herreii 
welche zu der Zeit da die heilige Gotliche Schrifft so durch 
Menschen satzungelange verdunckelt gewesen. Gedruckt zu 
Wittenberg durch Gabriel Schnellbotz, 1362. In-4; cart. 

w Suite de 17 portraits sur bois des princes régnants de Saxe, dessinés 
dans le genre de Dûrer et de Holbein, et habilement gravés. Cinq d'entre 
eux portent la . marque de Lucas de Cranach (Bartsch, t. VII, p. 296). » 
(Didot, Cal» rais», n® 203.) 

355. Abcontrafactur vnd Bildnis aller Gross Hertzogen / Chur vnd 
Fürsten / welche vom labre nach Christi gcbiirt 842 bis auH' 
das jetzige 1899 lahr/das Land Sachssen lôblich vnd christlich 
regieret haben... Witte7iberg,gedrucktdurchLorent:{ Seuberlich, 
1399. In-fol.; cart. 

Suite remmargée, composée d’une cinquantaine de portraits des 
princes et électeurs de Saxe, fort bien dessinés. Quelques-uns portent la 
marque de Cranach, d*autres la date 1565. Il sont coloriés par un habile 
enliunineur qui a signé Georges Mack, 1627. 


B. — Pays-Bas. 


Anvers. 

336. Dit es d leùê ons H liefs Heren Ihesucristi... (La Vie de notre 
Seigneur Jesus-Christ, en flamand.) (A la fin:) ... ghepreut.»» 
in».. Antwerpen... Bi mi Eenric Eckert van Hornberch» Int iaer 
ons heren. M.CCCCC. ende XXI. (1821). den» xxvij» dach in 
April» In-fol., goth.; bas. brute. 

Ce volume précieux contient de nombreuses gravures sur bois très 
curieuses, beaucoup plus anciennes que la date du livre et tout à fait dans 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


179 


le style des xylographes hollandais. Elles sont recouvertes d’une enlumi¬ 
nure du temps. Exemplaire grand de marges, mais avec des mouillures, 
le feuillet du titre doublé et des restaurations à qq. ff. 

357. BRONTIUS. Libelluscompendiariam, tum virlutis adipiscen- 
dæ tum lilerarum parandarum ralionem perdocOs... aulhoro 
Nicolao Brôtio, Duacensi. Adiecta sunt ab eôd6 carmina, 
facile studendi luri modü tradentia. (A la fin :) AtUverpiæy 
apvd Simonem Cocum, An. M.D.XLI. (1541). Pet. in-S, de 
50 ff.; mar,violet, fil.à fr., milieu en mosaïque, tr. dor. {Lortic). 

Volume peu commun, orné de 22 curieuses gravures sur bois de ras¬ 
sortiment et plus anciennes que la date du livre. 

358. LA MARCHE (Olivier de). El Cavallero determinado tradu- 
zido de lengua francesa en castellana por Don Hernando de 
Acuûa, y dirigido al Emperador Don Carlos Quinto Maximo 
Rey de Espaûa, niiestro sefior. E 71 Amiers, en casa de hian 
Steelsjo, 1555. Pet. in-8; vélin bl. 

Deuxième édition, fort rare, de la traduction espagnole du célèbre 
poème intitulé le Chevalier délibéré. Ce poème retrace, sous une forme 
allégorique, le voyage à travers la vie et la lutte contre la mort d’un 
chevalier intrépide qui est Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, à la 
fortune duquel de La Marche était fidèlement attaché. 

Cette seconde édition est conforme à la première (de l.So3) et contient 
les mêmes gravures, au nombre de vingt, de la grandeur de la page. Elles 
ont été gravées par Antoine Bosch, dit Silvius, artiste belge d’un talent 
supérieur, dont elles portent aussi la marque. Quel a été le dessinateur de 
ces planches ? On ne saurait le préciser. La première porte un mono¬ 
gramme assez compliqué, d’un artiste dont le nom n’est pas encore bien 
connu. Bartsch l’attribue à Lambert Lombardus, surnommé Suterman, 
que Vasari et Giucciardini qualifient de peintre distingué et de giand 
architecte. Quelques écrivains, entre autres Sandrart, l’ont confondu 
avec son beau-frère et élève Lambert van Svaaf, dit Suavius, excellent 

• graveur et bon architecte. Ils étaient tous deux originaires de Liège. 

Très bel exemplaire. 

359. Lebendige bilder gar nach aller Keysern, von C. Ivlio Caesare, 

bisz avff €arolum V. vnd Ferdinandvm seinem brvder, avsz 
den alten Medalien... contrafhet... dvrch Hvbertvm Gholtz voii 
Wirtzbvrg Maler zv Antorff. (A la fin :)... hi far 

Hubertum Gholtz,., in Ægidii Copeîiij Diesthemij Trackerey.,. 
1557. In-fol.; demi-rel. mar. La Vallière. 

Cette édition originale avec texte allemand, extrêmement raie et non 


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180 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


citée au Manuel, contient \ 57 portraits gravés sur bois par le célèbre 
Hubert Goltzius, et imprimés en camaïeu à trois planches. Beau fron¬ 
tispice. 

360. Le Nouueau Testament de nostre Seigneur lesus Christ, tra- 
duict de Latin en François par les Théologiens de Louuain. A 
Anvers y de V imprimerie de Chinstofle Plantin, 1873. In-16 ; veau 
fauve. 

Le dernier feuillet porte : Imprimé à Anvers, par Chr, Plantin Van 
1570, ce qui indique qull aurait peut-être donné une édition à cette date. 
Les nombreuses vignettes de ce joli volume sont d’un dessin très 
savant. L’exécution en est très habile et plus fine que celle des Quadrim 
de Bernard Salomon. Ces charmantes compositions, au nombre de 173, 
sont du dessin de Pierre van der Borcht et gravées par Assuérus van Lon- 
derseel. 

L’exemplaire a des piq. de vers. 

361. NICOLAY (Nie: de). Les Navigations, pérégrinations et 
voyages faicts en la Twqvie par Nicolas de Nicolay... Le tout 
distingué en quatre livres... Auec soixante figures au naturel 
tant d’hommes que de femmes.... Auec plusieurs belles et mé¬ 
morables histoires, advenues en nostre temps. En Anvers, 
M.D.LXXVII {ioll), par Guillaume Silvius. Pet. in4;mar. 
brun, fil. à fr. {anc, reL). 

Ouvrage intéressant. Bonnes planches de costumes sur bois au nombre 
de 60, encadrées de bordures. La première et plusieurs autres portent le 
monogramme de l’excellent graveur Londerseel. Van der Borcht a fait les 
dessins. 

Très bel exemplaire, sauf une marge rapportée au titre. 

362. HUGO (H.). Pia desideria emblematis, elegiis et affeclibus 
SS. patrum illustrata., authore Hennanno Hugone, societatis 
lesu. AntverpÜBj typis Henrici Aertseniiy 1628. In-16; mar. 
rouge, fil., tr. dor. [anc. reL). 

« Christophe van Sichem a voulu reproduire sur le bois les charmantes 
figures sur cuivre de Boèce de Bolswert. Sauf ses fleurons, qui sont ori¬ 
ginaux et très jolis, cette tentative montre l’impossibilité pour le xylo- 
graphe de rendre l’elfet des travaux de taille-douce. » (Didot, Cat. rais., 
n« 240.) 

Très joli exemplaire, bien relié. 

Delft. 

363. (LUDOLPHE DE SAXE.) Een notabcl boec van dêlelluen 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


181 


ons heerg Ihesu Christi (A la fin :)... Ghepreyndt le delff in 
holldtlnt Os hers M.CCCC e?ide .bcxxvüj. (1488). Dm xxij dac/i 
van Meye. In-fol., goth., à 2 col., de 306 ff.; demi-rel. v. br. 

M Ce volume rare contient 143 gravures représentant les scènes de la 
vie du Christ. Quelques-unes se répètent. Elles ne sont pas inférieures à 
celles que TAllemagne produisait à la même époque et, quoique exécutées 
assez grossièrement, se ressentent du style de Martin Schôn. » (Didot, 
Cat, rais,t n® 246 bis.) 

Ce précieux volume, non cité au Manuel, sort d’un imprimeur ano¬ 
nyme, dit le typographe à la Licorne. 

Bel exemplaire, sauf qq. race. 

Harlem. 

364. OTTO VAN PASSAU. Der guldin tron (le Trône d’or). (A la 
fin :) Bider gracien gods so is dit boec geprent ende voleynt in 
die stat vâ herlem Int iaer ons heren. M.CCCC. eh Ixxxiiij 
(1484). Opsintecrijspijn eh crispi aensdach. In-4, goth.,à2 col.; 
veau brun. 

« Édition fort rare de cet ouvrage ascétique, tiré de l’Apocalypse, et 
composé par Otto van Passau. C’est le troisième ouvrage imprimé à Harlem 
et le second où figurent des gravures sur bois... Le sujet des planches du 
Guldin Tron est presque identique pour toutes les figures, qui pré¬ 
sentent entre elles beaucoup d’analogie. Les caractères d’impression sont 
les mêmes que ceux employés par Bellaert dans la môme ville pour le 
Bartholomeus de 1485. On voit la marque de cet imprimeur au fol. 141 
et dernier. » (Didot, Cat. rais.y n® 247.) 

Très bel exemplaire, avec les figures coloriées et les grandes initiales 
peintes à la main. ♦ 

Louvain. 

365. (ROLEWINCK, Wernerus.) Fasciculus temporum. (A la 
fin :) Impressa è hecpsens cronica... in vnmsitate lovaniêsi... p 
me lohafinê veldener... M.cccc.lxxvi (1476). quarto kalëdas 
ianuarins... In-fol., goth.; demi-rel. dos et coins, veau vert. 

Cet ouvrage est regardé comme le premier dont le frontispice soit orné 
d’une vignette. 


C. — Suisse. 

Bàle. 

366. Incipit passio sancti Meynrhadi {sic) martyris et hæremite. 
(A la fin :) S. Brant. Hune sibi suscepit Furter Michahelq'^ 


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LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


labon. Me duce : p 7iobis vir venerande roga xii kal. octobrh 
anno Zcxcvj (1496). In-4, de 14 ff. ; mar. LaVallière, fil., tr. 
dor. [Lortic], 

On remarque dans ce volume fort rare 21 gravures sur bois très 
archaïques, et tout à fait analogues à celles du Quadragesimnle novum du 
même imprimeur (1495). 

367. ESÜPI appologi siue mythologi cum quibusdam carminum 
et fabularum additionibus Sébastian! Brant. (A la fin : j 
... Impressi B asiles opéra et impensa magistri lacobi de 
Phortzhevn anno.,. primo post quindecim centesimum (1501). 
In-fol., goth. ; cart. en vél. bl. 

Édition extrêmement rare. La première partie, c’est-à-dire les fables 
d’Ésope, contient une suite de gravures très différentes de celles de 
l’Ésope sans date décrit par Dibdin. Les figures de la seconde partie, 
dont plusieurs sont très facétieuses, ressemblent aux gravures que Grü- 
ninger produisait à Strasbourg à la même époque. 

368. BRANT (Séb.). Doctor Brants Narrensciff || M.ccccc.vj. |i 
Nüt on vrsach. (Au v° du f. clxxii :).... Gedruckt zu Basel vff die 
Uasenacht! die man der narren kyrchwich nennet 11 Irn jor nocb 
Christi geburt (usent funffhundert vnd sechs lor (1606) (au-des¬ 
sous la marque de Bergman de Olpe). In-4, goth., de 1 f. et 
rjAiïii fi*, chiffrés; veau fauve, gaufré. 

Édition fort rare du texte original du fameux poème de Brandt, 
connu en France sous le nom de la Nef des fols du monde. Elle est ornée 
de 113 gravures sur bois, non compris celle du titre, les mêmes que 
celles de l’édition originale de 1494. La iVe/’ imprimée au titre est em¬ 
pruntée à l’édition latine de 1497, et porte cette date; la gravure du 
f. vi V® porte celle de 1494. Toutes ces gravures sont extrêmement remar¬ 
quables par la verve et la hardies,se de l’exécution. Les pages sont enca¬ 
drées, et ces entourages, largement dessinés, ont beaucoup de mérite 
pour l’époque. 

369. BRANDT (Séb.) et RADIUS (Josse). Nauis stultifera a 
domino se||bastiano Brant primum edificata : t lepidissimis 
teuto-llnice lingue rithmis decorata : Deinde ab Jacobo Lo-|| 
chero philomuso latinitate donata : Z demù ab Jodo/||co Badio 
Ascensio vario carminû genere nô sine eo||rundem familiari 
oxplanatione illustrata. (A la fin : ) Nauis stultifere opusculû 
finit: Impressum p H Nicolaù lamparter. Anno te. M.cccc.vj 
{sic, pour 1506). die 11 vero. xxvj. mensis Augusti. S. 1. [Bâle). 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


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Pet. iii-4, goth., de cvij et 1 f. ; mar. rouge, riche dent., tr. 
dor. {Lortic). 

Seconde édition (la première est de Paris, 1505) de cet ouvrage en 
prose et en vers, entièrement différent de la version latine de Locher 
(voir le n® 336). Elle est ornée de 114 gravures (dont quelques-unes se 
.. répètent), non compris celle du titre, empruntées aux éditions de l'ou¬ 
vrage de Brandt données à Bâle par Bergman de Olpe ; mais elles sont 
placées dans un autre ordre. Elle a en plus de Tédition allemande de 
celui-ci à la môme date (voir ci-dessus) trois gravures (ff. 75 v®, 84 r® et 
103 V®), et en moins les deux gravures qui figurent aux ff. 97 v® et 159 r® 
de Tautre. 

Superbe exemplaire, avec les gravures d’une netteté de tirage et d’un 
éclat exceptionnels. Aux armes du marquis de Morante. 

370. Stultifera navis mortalium... Olim a Sebastiano Brant ger- 
manicis rhythmis conscriptus et per lacobum Locher latinitati 
donatus, nunc uero revisus et elegantissimis figuris recens 
illustratus. (A la fin :) Basileæ^ ex officina Sebastiani Henric-- 
petriy 1572. In-8; veau fauve, fil., tr. dor. 

« Édition complètement différente des précédentes pour l’illustration, 
Ce volume renferme 115 vignettes sur bois assez spirituelles, mais très 
mal imprimées. Elles pourraient ôtre attribuées soit à Virgile Solis, soit 
à Tobias Stimmer. » (Didot, Cat. rais,y n® 259.) 

371. GUILLERMUS. Postilla Guillermi || super Epistolas et 
Euangelia : p totius anni circula : || De tempore : Sctis : t p 
defunctis ere t arte no||ua impressa : solerti diligëtia : cuiusdâ 
viri II religiosi pro scholasticis exarata. (A la fin :)... Opéra 
Michaelis farter^die Nonis febniarij Basilee impressa.., Anm 
M.D.XIII (1513). In-4; vélin. 

La plupart des nombreuses vignettes contenues dans cette rare édition 
d’un des ouvrages les plus répandus de Guillaume d’Auvergne, évêque de 
Paris, portent la marque d’Urse Graf. L’ouvrage est divisé en trois parties 
paginées séparément. La première est terminée par un colophon avec 
(}ate, etc. La dernière est pourvue d’un titre : Vassio domini nostri Jesu 
Chiisti . 

372. MORUS (Th.). De optimo reip. statu deque noua insula 
Utopialibellus... clarissimi... uiri Thomæ Mori. Epigrammata 
clarissimi... uiri Thomæ Mori pleraqj è Græcis uersa. Epi- 
grammata Des. Erasmi Roterodami. (A la fin :) Basileæ, apud 
loan. Frobeniumy meme Martio, anno 1518. In-4; veau brun 
estampé {rel. du xvi* siècie). 

Les frontispices, lettres ornées et Üeurons ont été dessinés par Holbein, 


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LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


quia signé ainsi Tencadrement de la page 17 : HANS HOLB., et l’enca¬ 
drement en tête des Epigrammata Thomæ Mori, p. 165, des lettres HH. La 
troisième partie, Épigrammes d’Érasme, manque à cet exemplaire, ainsi 
qu’à presque tous. Ils ont été ou supprimés ou arrachés par des catho¬ 
liques trop fervents. Le nom môme d’Érasme a été soigneusement etfacé 
au titre et dans la préface. 

L’exemplaire est grand de marges, mais a des mouillures. / 

373. ERASMUS. Paraphrases Erasmi Roterodami in aliquot Pauli 
apostoli epistolas. Basileæ, apiid lo. Frobenitmiy 1523. In-8; 
veau gaufré, riches orn. [rel. du xvi® siècle). 

Frontispice, nombreuses lettres ornées et fleurons dont on peut croire 
quelques-uns d’ürse Graf et d’autres de Holbein. 

374. RRANDT (R.). Volkumner || Regriff aller lobwürdigen 1| Ges- 
chichten vnd Thateu / vorab || Gottes wunderwercken / so er an 
seim volck || von anfang der Welt erzeigt / demnach aller Rap- 
sten / Keysem / Künigen /1| Landen / vnd Stetten / bisz auff || 
das M.D.LIII. iar / mit || schônen figuren || erleüttert/ 1| durch || 
Remhart Brandt. Getruckt zu Basel, hey lacob Kündig,,, In-8 ; 
ais de bois couv. de vélin estampé, [rel, du xvi® siècle). 

Ce livre rare et non cité au Manuel est une sorte de mer des histoires, 
qui contient un grand nombre de gravures sur bois dans le style 
propre aux dessinateurs de Bâle. On y trouve des portraits, des vues de 
villes à vol d’oiseau et des batailles parmi lesquelles celle de Granson. 
Beaucoup de ces gravures sont d’une netteté remarquable et d’un bon 
dessin. Au f. 90 v® on voit une représentation de la guillotine. 

Très bel exemplaire. 

375. JOVIUS. Pavli lovii... Elogia Virorum bellica virtute illus- 
trium, septem libris iàm olim ab authore comprehensa, Et 
nunc ex eiusdem Mvsæo ad viuum expressis Imaginibus exor- 
nata. Pétri Pemæ typographi Basil, opéra ac stvdio, cio. lo. lxxv 
( 1575). (A la fin :) Basileæ Indvstria et opéra Pétri Pemæ Snmp- 
tibvs vero Henrico Petro et sibi commvnibus,,. Anno cid.io.lxxv 
( 1575). — Elogia Virorum Literis illustrium.... Ibid,, 1577. 
('A la fin :) Basileæ hidustria et opéra Pétri Pemæ Sumptibus 
vero commimibus cura Domino Henrico Pétri y Anno Domini 
cio.io.Lxxviï (1577). 2 part, en 1 vol. in-fol.; veau brun, riches 
ornem. estamp. sur les plats, tr. dor. et cis. 

Ouvrages remarquables, ornés de 200 beaux portraits encadrés, dessi¬ 
nés par Tobias Stimmer. Il est difficile de les trouver réunis. Le second 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


185 


ouvrage est particulièrement intéressant pour les portraits dos savants 
du XVI* siècle. 

Magnifique exemplaire. La reliure porte d’un côté les initiales W S K S 
et la date de 1579, de l’autre : P E V S, et plus bas A K A. 

376. REUSNERUS (Nicol.). Icônes, sive imagines viuæ literis cl. 
viroram, Italiæ, Græciæ, Galliæ, Angliæ, Ungariæ. Ex typis 
Valdkirchianis in lucem productæ, cum elogiis variis, per Ni- 
colaum Revsnerum... (Vers la fin, cet autre titre : Icônes ali- 
qvot clarorvm virorum Germaniæ, Angliæ, Galliæ, Vngariæ, 
cvm elogiis et parentalibus factis Tlieodoro Zvingero, Med. 
Phil. et Polyhist. Clariss.) Basileæ, Conr. Valdkirch, 1589. 
In-8 ; veau brun estampé, tr. dor. et cis. {reliure du temps). 

Livre fort rare aussi complet, avec 92 portraits tirés en partie de l’ou¬ 
vrage précédent, mais sans les encadrements. On y remarque les portraits 
de Léonard de Vinci, d’André del Sarto, de Michel-Ange, de P. Ramus, 
d’Étienne Dolet, etc., qui ne figurent pas dans l’édition ci-dessus. Toutes 
les pages du texte sont encadrées. 

Très bel exemplaire. 


Genève. 

377. Antithèse des faicts de lesus Christ et du pape : mise en vers 
françois. Ensemble les traditions et decrets du Pape opposez 
aux commandemens de Dieu. Item la description de la vraye 
Image de TAntechrist, avec la Généalogie, la Natiuité et le 
Baptesme d’iceluy. Le tout augmenté et reueu de nouueau. 
{Genève, Eustache Vignon.) Imprime lan de grâce 1584. In-8; 
mar. rouge, orn. à froid, tr. dor. 

Pamphlet calviniste contre le pape, orné de 36 gravures sur bois, au 
trait, la plupart imitées du Passional de Lucas Cranach. 

Bel exemplaire. Une piq. dans la marge à la fin. 


D. — Angleterre. 

Londres. 

378. LELAND (J.). Næniæ in mortem Thomæ Viati, equitis in- 
comparabilis, Joanne Lelando antiquario autore. Londini, 
1542, portr. de Th.Wyat.— Genethliacon ill. Eâduerdi princi- 
pis Cambriæ... libellus ante aliquot annos inchoatus, nuncuero 
absolutus et editus. (A la suite : Syllabus, et interpretatio an-- 
tiquarum dictionum quæpassimper libellum lectori occurrunt.) 
J. Lelando autore. Londmi, apud Reynerum Vuolfium^ 1543. — 


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LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


ISti 


Assertio inclytissimi Arturii, regis Britanniæ, au tore J. Le- 
lando. Impressum Londini, apud Joan. Herford, 1544. — 
Commentarii in cygneam cantionem indices britannicæ anti- 
quitatis locupletissimi, autore J. Lelando. S. l. n. d. En 1 vol. 
in-4; veau fauve, fil. (anc. rel.). 

(( Recueil de pièces rares et intéressantes pour l’histoire d’Angleterre, 
ï.es deux premières sont en vers latins. (Voir Lotvndes, t. III, p. 1117.) Le 
portrait de Wyat est dû à HOLBEIN, ainsi que l’indiquent les vers qui le 
surmontent. A la fin du Genethliacon se trouve une charmante composition 
représentant des enfants au pied d’un pommier. Elle est certainement 
d’Holbein, ainsi que la grande lettre H en tête de l’Assertio Artwii. » 
(Didot, Cat. rais,, n° 330.) 

Exemplaire aux armes du président de Ménâbs, et de la bibliothèque 
de DE Thou (sur le titre : Ex bibliotheca Thuanæa), 


E. — Italie. 

Fano. 

379. VIGERIUS (M.). Marci Vigerii Saonensis... decachordvm 
christianvm Ivlio IL Pont. Max. dicatvm. (A la fin, av. la 
table ;) ,,.QuodHierofiymus Soncinus in Vrbe Fani his cara- 
cteribus hnpressit die ,x, Augusti, M,D,VII. (1507)... Pet. 
in-fol. ; veau an tiqué, fil. àfr., riches compart. dans le style 
ital., tr. dor. [Hagné), 

Volume recherché, orné de 10 fig. sur bois de la grandeur des pages, 
et de 35 petites, toutes ayant rapport à la vie de Jésus-Christ. Le titre et 
les grandes planches sont entourées d’une bordure composée d’arabesques 
sur fond noir dans le goût italien du commencenent du xvi® siècle. 

Très bel exemplaire. 


Florence. 

380. Incomincia el prohemio délia arte del ben morire cioe ï 
gralltia di Dio compilato et composto per lo Reuerendo in 
chri||sto padre Monsignor Cardinale di fermo negli anni del 
nollstro Signore Mcccclii. (A la fin la date de 1513.) In-4, de 
22 ff. non ch.; demi-rel. mar. 

Édition rare d’un ouvrage célèbre dont 1 original latin est de Mathieu 
de Krokov, évêque de Worms. Trente-trois gravures sur bois, tant grandes 
que petites, décorent cette plaquette, faite à l’imitation des Ars moriendi 
xylographiques. Elles sont fortement empreintes du slyle florentin pri¬ 
mitif. 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


187 


Rome. 

381. (PHILIPPI [de Barberii] Opuscula.) S. /. n. d. In-4, de 68 ff. 
s. ch., réel, ni sign.; vél. blanc. 

« Édition extrêmement rare, imprimée avec les mômes caractères de 
Philippe de Lignamine que celle de Rome, de 1481; mais celle-ci ne con¬ 
tient que 13 gravures complètement différentes. Dibdin paraît l’avoir dé¬ 
crite comme la précédente et elle nous semble la plus ancienne des deux. » 
(Didot, Cat. rais., n® 360.; 

382. FULVIUS (A.), Illustrium imagines. (A la fin :) Impressiim 
Romæ apud lacobum Mazochiiim Romanæ Achademiæ Biblio- 
polam, Anno MDXVII (1517) die xv memis nouembris. In-8; 
veau fauve, fil., tr. dor. 

« Cet ouvrage, d’une très belle et très large exécution, est orné de 
médailles gravées sur bois et tirées de la collection de Jean Mazocchi. Les 
cartouches élégants qui les contiennent, également gravés sur bois, sans 
être finement gravés, font de ce livre un des plus beaux ouvrages en ce 
genre exécutés par la typographie romaine. » (Didot, CaL rais., n® 361.) 

Très bel exemplaire. Le frontispice est habilement enluminé. 

383. Evangelivm Sanctum Domini nostri lesu Christi conscri- 
ptvm a qvatvor Evangelistis Sanctis (en arabe). Romæ y lu. 
Typographia Mediceay M.D.XC (1590). (A la fin :) Romæ y in 
typographia Medicea. Anwo 1591. In-fol.; cart. 

Volume rare, sorti des presses de la typographie des Médicis à Rome, 
et orné de 147 figures sur bois, d’un beau style, dessinées par Ant. Tem- 
pesta, et gravées par Lucas Penni. 

384. Sanctissimi D. N. Urbani PP. VIII ac illustrissimorum et 
reuerend. DD. S. R. E. cardinalium nunc viuentium effigies, 
insignia, nomina et cognomina. Romæ, typis Vaticanisy 1628. 
In-8; vél. blanc. 

Livre rare. Les 65 portraits sur bois, par A. Brogiotti, sont tirés en 
rouge et noir. 


Salaces. 

385. (VIVALDUS, de Monte Regali.) Aureum || opus de verilltate 
contritiollnis In quo nii||rifica documta || eterne salutis H ape- 
riuntur. (A la fin, avant la table :) Preclarissimü opus de ver 

ritate cotritionis Salutijs impressum mandato t expensis . 

Ludouici Marchionis Salutiai/: . p Guillietmii t Guilliermïi 


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188 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


le signerre fratres Rothomageses Anno Salutis, 1503. die prima 
Jullij. In-fol., goth. ; vélin blanc. 

Première édition, fort rare, imprimée par les frères Le Signerre, ori¬ 
ginaires de Rouen. Un frontispice et quelques initiales avec sujets fine¬ 
ment exécutés sur bois, mais d’un style médiocre. 

386. (VIVALDUS, de Monte Regali.) Opus Regale... (A la fin. 
avant la table :) Omnia opuscida q in isto voliimine coprehëdiinC 
arte impi'essoria || in mille trdsfusa sinit exêplaria per Magistrn 
Jacobû de Circhis H de sûcto Damiano Asten, Dioc : Et Sixlü de 
Somaschis Papië\\se^ socios... Salutm afio.., M.cccccvij, 
(1507) die. xxv. Jamiarij. In-fol., goth. ; vélin bl. 

Seconde édition, non moins rare que la première. Elle est ornée de 
trois grandes et curieuses gravures sur bois, dont l’une est le portrait du 
marquis de Saluces, époux de Marguerite de Foix, qui a fait les frais de 
cette édition ; une autre représente le roi S. Louis en prière, et la troi¬ 
sième S. Thomas d’Aquin. 

Le portrait de S. Louis est placé en tète d’une intéressante disserta¬ 
tion sur les trois fleurs de lis (De Laudibus ac triumphis trium liliorum)y 
dédiée à Louis XIL 

Très,bel exemplaire, sauf qq. piq. de vers. 

Venise. 

387. HYGINÜS. Clarissimi Viri Iginij Poeticon Astronomicon 11 

Opus vtilissimmu {sic) Foeliciter Incipil || (A la fin :). Hoc 

Augmtefisis ratdolt germanns Erhardus . pressit opus . 

Anno salutis 1482. Pridie Idus Octobrisy Venetiis. In-4, goth.; 
cart. 

Seconde édition de cet ouvrage, et la première qui soit ornée de gra¬ 
vures. Elle est fort rare, et remarquable pour l’époque. 

Les figures sur bois sont grossières, mais curieuses. Elles se rappro¬ 
chent, avec plus de science dans le dessin, du travail des xylographes, 
et présentent beaucoup d'analogie avec celles des éditions de Rome des 
opuscules de Philippe de Barberii. 

388. CATHARINA DA SIENA. Epistole devotissime de sancta 
Catharina da Siena. (A la fin :) Stampato in la Inclita Cita de 
Venetia in Casa De Aldo Manutio Romano a di xv. Septembrio 
.M.ccccc. (1500). In-fol.; cuir de Russie, tr. cis. et dor. {anc. 
rel.). 

Livre fort rare, orné d’une gravure sur bois, représentant la Sainte, 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


189 


exécuté avec une simplicité et une maestria remarquables. C’est le pre¬ 
mier ouvrage italien qu’Alde ait imprimé. 

Exemplaire en papier fort, avec la gravure légèrement enluminée à 
l’époque, en or et couleurs. Au bas de la page en regard, est une très 
jolie peinture du temps, au lavis, représentant une scène 4 trois person¬ 
nages dont le sujet nous échappe, au centre de laquelle est un écusson 
avec ces armoiriesj d*or à trois bandes d'azur, 

389. DANTE. (La Divina Comedia, col commento di Landino.) 
(Au V® du f. 315 :) Et Fine del comento di Christoforo Landino 
Fiorentino sopra la comedia di Danthe poeta excellêtisshno, E 
impresso in Vinegia per Petro Cremonese dito Veronese, Adi 
.xviii, di nouebrio M.cccc.Lxxxxi (1491) emendato per me 
maestro piero da fighino dellordine de frati minuri, In-fol., 
lettres rondes; dos de mar. citron, plats en cuir de Russie 
(anc. rel,) 

Les gravures sur bois que renferme cette édition précieuse et rare, et 
dont le dessin est attribué à Mantegna, ont été fac-siinilées par Dibdin, 
dans les Ædes althorpianæy t. 11, n® 1100. Elles sont au simple trait. C'est 
la seconde édition du Dante qui ait été illustrée de gravures sur bois. 

Bel exemplaire, mais incomplet de deux ff. (142 et 143). 

390. (HOMERI Ilias in versus gr. vulgares translata a Nie. Lu- 
cano.) (A la fin :) Stampata in Venetia per Maestro Stefano da 
Sabio : il quale habita a Santa Maria formosa : ad instantia di 
miser Damian di Santa Maria da Spici, M,D.xxvi, (1526) nel 
mese dimagio. In-4, à 2 col.; veau brun, orn. à fr. (rel. ital. 
du temps ). 

Première édition, fort rare, de cette version de l'Iliade en grec mo¬ 
derne, ornée de 137 gravures sur bois au trait, d’une naïveté remarquable. 

Très bel exemplaire, de la bibliothèque Yemeniz. 

391. VIRGILII (P.) Maronis opéra omnia innumeris pene locis 
ad veterum Pétri Bembi Cardinalis et Andreae Navgerii, 
exemplarium fidem po.strema bac editione castigata, etc. Kie- 
netiis apvd Ivntas, M.D.LII (1552). (A la fin :) Venetijs apud 
haeredes Lucaeantonij luntae Meuse lunio .M.DLIL In-fol.; 
mar. La Vallière, fil. à fr., tr. dor. (Lo/7ic). 

Les gravures sur bois de cette édition sont imitées d’une manière très 
inférieure de l’édition de Strasbourg, Grüninger, 1502, comme on en peut 
juger par la planche du folio 487 qui correspond à celle du folio 378 de 
l’édition strasbourgeoise. Très bel exemplaire. 


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lî)0 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


392. Contemplatio totivs vitæ et passionis domini nostri lesv 

Christi. Venctiis, apud loannem Ostaiim^ et Petrum VaUjri- 

sium^ 1587. In Officina Erasmiana veniindantur, — Argumenta 
capitum in omnes Novi Testamenti libres. S. titre, lieu ni 
date. En 1 vol. pet. in-8, de 103 pp. et 20 ff.; mar. rouge, fil. 
{anc, rel,). 

Ce joli volume contient 50 vignettes sur bois bien gravées et bien im¬ 
primées. Ce sont, en général, des copies d*après les compositions de la 
Petite Passion d’Albert Dûrer. 

Exemplaire avec des épreuves de toute beauté, aux armes et avec les 
attributs de Godefroy-Charles-Henri de la Tour, prince de Türenne, 
colonel-général de cavalerie de France. 

393. OLIVIERO (A.-F.). La Alamanna || di M. Antonio II Fran¬ 
cesco Olivièro || Vicentino. (A la fin du l. Il :) In Venetia, Ap- 
pressa Vicenzo Valgrisi, MDLXVII (1567). 2 vol. in-4 ; mar. 
orange, fil., dos en mosaïque, tr. dor. (Lortic), 

Poème héroïque en l’honneur de l’empereur Charles-Quint et de sa 
lutte contre la ligue de Smalcalde, dédié à Philippe II. 

Le frontispice représente un arc de triomphe sous lequel est la figure 
équestre de Charles-Quint; dans les niches latérales, sont les figures en 
pied de Philippe, son fils, et de Maximilien, son neveu. C’est un chef- 
d’œuvre de dessin et de gravure, de même que le portrait de l’auteur, 
placé au revers du titre, et les trente-six grandes gravures sur bois. Le 
Manuel a oublié de constater la haute valeur de cet ouvrage au point de 
vue de l’art. Il est regrettable que l’éditeur Valgrisi (nom italianisé du 
Lyonnais Vaugris), dans sa longue préface en l’honneur de l’imprimerie et 
de ce livre, ait omis de nous faire connaître les poms des artistes à qui 
nous devons ces remarquables figures. 

Le second volume, qui contient les livres xiii à xxiv du poème, n’est 
orné que du frontispice et du portrait de l’auteur. Dans une nouvelle 
préface, Valgrisi s’excuse de n’avoir pu y joindre de gravures, les artistes 
n’ayant pu les exécuter en temps opportun, en présence des réclamations 
du public impatient de connaître la fin du poème. 

Ce second volume est terminé par une partie additionnelle, paginée à 
part, contenant ÏOrigine d'amore, en vers, suivie de la Canzone deplorando 
le miserie d'Italia per le guerre sparse quasi per tutta la Provincia, Vanno 
1 oi)7. 

Superbe exemplaire. Cassures restaurées à 2 ff. du t. II. 

394. PAULINUS (F.). Centum fabulæ ex antiquis scriptoribus 
accepta;, et Græcis, Latinisque Tetrastiebis Senariis expli- 
catæ à Fabio Paulino Utinensi. Ab eodem latinis versibus 
e græco conuersa Gabriæ Græci Fabulæ. Musæi Leauder et 
Hero. Galeomyomachia incerti. Sybillæ Vaticinium de ludicio 
Christi. Batrachomyomachia Homeri. Ve7ietiis, apud hæredes 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


191 


Francisci Ziletti, 1587. Ia-12, de 214 pp. ; mar. LaVallière, 
compart. à froid, fleur., tr. dor. [Lortic). 

Les 144 planches de ce recueil fort rare, de la grandeur des pages, 
sont bien composées et assez jolies. Charmant exemplaire. 

395. VERDIZÜTÏI (G. M.). Cente favole bellissime de i piu 
illustri antichi & moderni autori greci & latini, scielte 
& nobilmente trattate in varie maniéré di versi volgari da 
M. Gio. Mario Verdizotti. Nouameiite ampliate dall’ autore. 
In Vmetia, appresso Alessandro Yecchi, 4607. In-4 ; mar. La 
Vallière, compart. à froid, milieu, tr. dor. {Lortic). 

Ce volume est orné de 100 figures sur bois, les mômes que celles de 
Tédilion de 1570. Elles sont dues à l’auteur lui-même, simple amateur; 
quelques-unes auraient été exécutées d’après les dessins du Titien. 

Très bel exemplaire. 

396. SANSÜVINO (Fr.). Orationi divotissime di Landolfo di Sas- 
sonia, cavate dal suo libro intitolato vita di Christo, trad. da 
M. Fr. Sansovino. bi Venetia, 4572. In-12 allongé; mar. vert, 
fil. à froid, tr. dor. 

O Ce livre est une imitation du Vita Christi de Ludolpb. Sansovino, 
qui fut longtemps prote chez les Giolito, et, depuis imprimeur, a peut- 
être exécuté lui-même ce petit ouvrage comme traducteur et comme 
typographe. Il est remarquable par une jolie suite de gravures sur bois 
d’une très petite dimension. » (Didot, Cat. rais., n° 435.) 

Très joli exemplaire. 

397. STRAPAROLA (Fr.). Le Tredici piacevolissime notti di 
M. Gio. Francesco Straparola da Carauaggio ; divise in dvc 
libri. Espiirgate nuouamente da molti errori, e di bellissime 
figure adornate. Con l’Aggionta di cento Enigmi da indoui- 
nare. In Venetia, presso Alessandro de' Vecchi, 4599. (A la fin:) 
Stampato alla stampa di Marco Claseri, A Istanza di Alessandro 
de i Vecchi. In-4 ; mar. rouge, tr. dor. {Duru). 

Bien qu’expurgée, cette édition est recherchée à cause des 64 gravures 
sur bois dont elle est ornée ; quelques-unes se répètent. 

Très bel exemplçiire, avec témoins. 

398. ZANETTI (A. M.). Raccolta di varie stampe a chiaroscuro 
tratte dai desegni originali di Fr. Mazzuolo detto il Parmigia- 
nino e d’altri insigni autori pur Antonio-Maria Zanelti. Venezia, 
1749. In-fol. ; mar. rouge, compart. à fleurs de lis, tr. dor. 

Suite de 50 planches eu camaïeu et au burin, ou à feau-forte, y 


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192 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


compris le portrait de Zanetti. Les 40 planches en camaïeu sont à 2 et 
3 planches. Ce recueil n’est pas complet, mais il est d’une grande rareté, 
n’ayant été tiré, dit-on, qu’à 30 exemplaires. 


F. — Portugal. 

Lisbonne. 

399. CORTE-REAL (H.). Felicissima Victoria concedida del 
cielo al sefior don luan d’Austria, en cl golfo de Lepanto de 
la poderosa armada üthomana. En el aflo de nuestra salua- 
cion de 1572. Compuesta por Hieronymo Corte Real, Caual- 
lero Portugues. Impressa con licencia y approbacion, 1578. 
(A la fin :) Fve inipresso en Lisboa por Antonio Ribero. Aho de 
M.D.LXXVIIL In4, de 8 fî. n. ch., 217 fî. ch. et 1 f.; mar. 
brun, fil. à fr., Ir. dor. 

Livre fort rare et peu connu. C’est l’édition unique d’un poème épique 
en rhonneur de Don Juan d’Autriche, vainqueur des Turcs à Lépante, 
composé en espagnol par un poète portugais célèbre, et dédié au roi 
Philippe II. Deux pièces de vers, eu portugais, adressées à Don Juan par 
Corte-Real, sont insérées à la fin du volume. 

Aucun des bibliographes qui ont parlé de ce livre n’a attiré l’attention 
sur les gravures sur bois dont il est orné, et Brunet n’en mentionne même 
pas l’existence. L’illustration consiste en un frontispice, en un grand 
écusson avec les armoiries du poète, et en une série d’initiales historiées 
et de grandes vignettes placées en tête de chacun des quinze chants. Ces 
gravures sont très curieuses, et certaines sont môme d’une grande finesse 
de dessin et d’exécution. Elles ont une importance particulière pour l’his¬ 
toire de l’art, car c’est un des rares livres imprimés en Portugal au 
XVI® s. qui soient ornés de gravures sur bois. Celle du premier chant porte 
le monogramme, d’un artiste inconnu, composé d’initiales H P accom¬ 
pagnant une croix qui repose sur le sommet d’un V renversé, enlacé 
avec un autre V droit. 


G. — France. 

Lyon. 

iOO. VORAGINE (J. de). Cy commence la legen||de doree en 
francoys. (A la fin :) Cy finist la vie des sainetz dicte legen\\de 
doree et aussi des sainetz nouneaulx dili\\gemment, Extraictie 
et tràslatee de latin en || frâcois au pi' près du latin et selô le 
vray || sens de la lectre ,.. Imprimée par nicolas philippc et marc 
retynaud a lyon sur le rosne, .. S. d. (v. 1480). In-fol., goth., 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


i98 


à 2 col., de 48 lign., sign. a—Q 3 second alph. ; veau brun, 
compart. à froid, fleur., tr. dor. {anc. rel,). 

Édition extrêmement rare, probablement la seconde en français, et 
différente de celle signalée au Manuel sous le nom des mêmes impri¬ 
meurs. Elle est décrite au Supplément, Les figures sur bois, au trait, 
sont d’une exécution rude. 

Exemplaire avec l’effigie du roi HENRI II, en or et en creux, sur les 
deux plats ; dos refait. Piq. de vers aux prem. et aux dern. If. 

401. La mer des || histoires. (A la fin du premier vol. :) Cy finist 
le premier volume de la mer des histoires îpnme a LyO jp Jehan 
du pre La ,M, iUj"^, m)*''. et xi. (1491) le xx^ iour du moys Daoust. 
(A la fin du second :) Cy finist le secod volume, (comme 
ci-dessus) le xxiij^ iour du mois daoust. 2 vol.in-fol., goth., 
à 2 col.; mar. rouge, fil., tr. dor. [Belz-Niedrée). 

U Deuxième édition, très rare, d’un livre remarquable pour l’histoire 
de la gravure. Plusieurs bois, très importants se rapprochent, malgré la 
rudesse de l’exécution, du style des miniaturistes flamands. La première 
partie de ce livre contient H7 figures sur bois, y compris les grandes 
planches de la grandeur de la page, encadrées d’une bordure sur bois 
très curieuse dans laquelle on voit plusieurs fois un monogramme com¬ 
posé des lettres A T. Les grandes initiales sont historiées; il y a des 
ligures qui sont répétées dans le texte, et quelques-unes plusieurs fois. La 
seconde partie contient 138 figures presque toutes souvent répétées, mais 
huit d’entre elles ont évidemment fait partie d’un livre d’Heures encore 
inconnu. On croit apercevoir dans la bordure les lettres M. N. » (Didot, 
Cai, rats., n® 461.) 

Exemplaire très grand de marges, mais avec les deux titres et le 
dern. f. de la table du tome 1°^ supérieurement refaits. Notes manuscrites. 

402. (GLANVILLA, B. de). Cy commence vng tresexcellent 
liure nomme le proprietaire des choses translate de latin en 
frâ-IIçoys... (Au r® du dern. f., au bas de la 2"' col. :) Cestuy 
liure... fut translate de latin m frençois... la,.. M.ccc.lyxij. 
par le commadement de Charles le quint de son nom régnant en 
f rance paisiblement et le translata son petit et humble chapellain 
frere iehan corbichO... et a este reuisite par uenerable ... frere 
pierre ferget (pour Farget)... du counent des augustins de 
lion, et imprime audit lieu de lion par... maistrc Jehan cyber 
maistre C lavt de impression. S. d. In-fol., goth., à 2 col. ; cuir 
de Russie, compart., tr. dor. (Kœhler). 

Édition fort rare et peu connue. « Jean Cyber ou Syber imprimait de 
1478 à 1498. L’ouvrage contient 20 figures sur bois couvertes dans cet 
exemplaire d’un coloriage du temps. Ce sont des planches de l’édition 
originale en français d’un autre éditeur lyonnais Matthieu Husz, 1482, 

13 


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LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


191 


avec qui Cyber fut associé vers cette époque. Elles paraissent, du reste, 
plus anciennes que leur date, et sont exécutées dans la manière des xylo¬ 
graphes primitifs des Pays-Bas. » (Didot, Cat. rais,, n®462.) 

Exemplaire presque à toutes marges, mais avec des restaurations 
dans les parties blanches, aux prem. et aux dern. ff. La première gravure, 
offrant la scène de présentation du livre par le translateur au roi de 
France, est ici enluminée en or et en couleurs. 

403. BREYDENBACH. (Des sainctes pérégrinations de iherusa- 
1cm et des auirons et des lieux prochains. Du mont de synay 
et la glorieuse Katherine) [tiré du latin de Bernard de Brey- 
denbach, par Frère Nicole le Huen]. (A la fin :).... Imprime a 
Lyon par hônestes homes Michelet topie de pymont : ^ laques 
heremberck dalemaigne demourant audit lyon. Là de nostre- 
seigne^ Mille ,cccc. quattre vîgtz ^ huictz (1488) et le xxvii de 
nouëbre. In-fol., goth., à longues lignes, de 130 ff.; cuir de 
Russie, compart., tr. dor. 

Première édition française de cet ouvrage curieux qui est aussi le pre¬ 
mier où figure un alphabet arabe et un petit glossaire turc. 

Exemplaire exceptionnel, avec six grandes planches de vues, qui se 
déploient, gravées, non plus en taille-douce, comme cela se rencontre 
habituellement dans les exemplaires de cette édition, mais sur bois. 
A première vue, on pourrait croire que ce sont les planches empruntées 
à l’édition latine de Mayence, 1486 (voir plus haut, le n® 320), mais elles 
n’en sont que des copies, un peu rudes, quoique assez fidèles. Elles ont 
en général moins de hauteur que les planches originales. A quelques- 
unes on voit, à travers le papier dont elles sont doublées, un texte latin 
imprimé qui n’est pas celui de l’édition de Mayence. N’auraient-elles pas 
été empruntées à l’édition de Spire, 1489, que nous n’avons pas pu voir, 
mais qui, d’après les bibliographes, a aussi des gravures sur bois ? C’est 
un point à éclaircir. Les vues représentées sont celles de Venise, Parenzo, 
Corfou, Modon, Candie et Rhodes. 

M. Brunet n’a jamais vu d’exemplaire de cette édition avec les grandes 
planches sur bois, et n’en admet pas l’existence. 11 a même eu à cet 
égard une vive polémique avec Dibdin. 

Le présent exemplaire, auquel il manque le feuillet blanc du commen¬ 
cement, avait appartenu aux Cekstins lez Mantes^ et provient de la bibl. 
du duc de Roxburghe (84 livres st.). 11 est grand de marges. 

404. Le grât Kalëdrier || Des bergiers nouHuellement imprime || a 
Lyon.. Ordonne H a la vérité auquel H sot plusieurs augllmêta- 
tiôs f correctilions nouuellemSt || adioustees aultreliment quil 
nestoit || par auant... (Au bas du v’ du 9S® f. :) Finit a Lyon 
1810 Daurille 8. In-4, goth., de 96 ff. non ch.; veau fauve, fil., 
tr. dor. {Niedrée), 

Livre rare et curieux. Le titre et le calendrier sont imprimés en rouge 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


195 


et noir. « Les figures sont au nombre de 80, et très intéressantes. Quel- 
ques-uàes sont imitées de l’édition de Paris, de Guyot Marchant, mais un 
peu grossièrement, et cependant elles conservent un rellet du grand style 
de ces gravures. Les caractères et initiales tleuries sont les mêmes que 
dans les Sept Sages de Rome et dans Olivier de Castille, imprimés à Genève 
par Louis Garbin, dit Cruise (le premier en 1492, le second vers la même 
époque); ce qui permettrait d'attribuer l’impression de cette belle édition 
à Amoullet, qui, comme nous l’avons montré ailleurs, était à cette époque 
de 1510 en possession des gravures et des initiales de Loys Cruise. » 
(Didot, Cat, rais., n® 469.) 

Très bel exemplaire, de la bibl. Yemeniz. Haut. : 0“,237. 

405. VIRGILIÜS. Opéra Vergiliana docte f familiariter exposita : 
docte quidê Bucolica : & Georgica a Seruio. Donato. Manci- 
nello : &Probo nuper addito : cum adnotationib’ Beroaldinis... 
Aug. Dathi, Calderini, Jodoci Badii Ascensii... expolitissimis 
figuris & Imaginibus illustra ta... (A la fin :) Exciissit Lugduni 

in officina sua literatoria (sic) lacobus Saco?i : Impcnsas aût 
protulit bihliopolarft optimus Ciriacus Hochperg. Anno a Vir- 
gmis partu MDXVIL ad teriium nonas Décembres. (1517). 

2 tom. en 1 vol. in-fol.; vél. {anc. reL). 

« Édition fort rare que recommandent les nombreuses gravures sur 
bois dont elle est ornée, et qui sont les mômes que celles du Virgile in- * 
fol. imprimé par Griininger en 1502. » (Didot, Cat. rais., n® 475.) 

Le colophon de la première partie est à la date du 20 aoiU 1517. 

406. FüLVIUS (A.). Illustriû ymagines. (Au-dessous la marque 
et le nom de Françoys Juste; à la fin :) Impressum Lugduni 
in ædibus Antonii Blanchardi calcographi impensis honestorum 
uirorü Ioha7inis Monsnier et Francisci luste. Anno 4524 die ii 
mensis septêb. In-8, de 116 ff. ch.; mar. rouge, fil. à fr., tr. 
dor. [Cape). 

« Cette édition est une réimpression de celle de Rome, 1517 (voir 
n® 382). Les figures sont en même nombre; mais ce sont des copies, no¬ 
tablement inférieures à l’original. L’éditeur lyonnais n’a sans doute pu 
rencontrer encore à ce moment dans sa ville de graveurs suffisamment 
habiles. Les entourages des médailles sont changés, mais bien moins 
riches que ceux de Mazocchi. » (Didot, Cat. rais., n® 479.) 

407. CASTIGLIONE (B.). Le Courtisan || de Messire Ballaüzar 
de Castillon || novvellement revev et corrige (par E. Dolet). || 
Auec priuilège royal pour trois ans. || Fraricois luste || 
M.D.XXXVIII (1538). (Au verso de l’antépénult. f. :) Fin du 
quatriesme et dentier Liure du Cow'tisan. Imprime de tiouceau 


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LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


a Lyon par Francoys luste demourant deuant la grant porte 
yiostre Dame de Cofort, Lan 1538. In-S ; mar. vert, compart. à 
fil., tr. dor. [Kœhler). 

Édition rare, insuffisamment décrite au Manuel j et qui fournit des ren¬ 
seignements curieux et nouveaux pour l’histoire littéraire. 

Dans une épitre adressée à M, du Peirat, lieutenant-général pour le 
roi à Lyon, épitre qui occupe les deux derniers feuillets du volume, Fran¬ 
çois Juste nous donne l’historique de sa publication. Voulant faire plaisir 
à « ses amys et congneuz » qui désiraient impatiemment depuis plusieurs 
années qu’il fût publié une traduction en français de ce livre déjà devenu 
célèbre, Juste est parvenu à se la procurer d*ung qui fidellement Vaeoit 
traduit, non « sans en débourser gros deniers », et encore avec beaucoup 
de peine, car le traducteur «pour riens ne le vouloit laisser aller hors de 
f sa main, où, comme il disoit, le conservoit entier des calumnies en- 
« vieuses ». Pendant qu’il faisait ses apprêts, on l’avertit de Paris qu’une 
traduction du Courtisan était déjà imprimée et mise en vente. Il en éprouva 
« non petite inarrisson », croyant que son traducteur a eu findélicatesse 
de vendre son œuvre une seconde fois à son confrère de Paris; mais il eut 
le plaisir de constater que c'était une autre traduction, « quasi inélégante 
et mal correcte », imprimée en « de lours et gros caractères, desquels desjà 
a a long temps on n’use plus aux bons auteurs imprimer ». 11 s’agit là de 
la première traduction, publiée à Paris en 1537, par Jean Longis et Vin¬ 
cent Sertenas, en caractères gothiques. Les tribulations de Fr. Juste ne 
s’arrêtèrent pas là. Peu de temps après, il apprit qu’on réimprimait ce 
livre à Lyon même, « non certes plus polidement et correctement que 
« celluy de Paris : chose vrayment indigne ainsi sans autre meilleur advis 
« et plus sain jugement getter en impression incontinent telz bons et 
« louables auteurs». Cette réimpression est celle donnée par Denis de 
Harsy, sans lieu ni date, avec la marque d’Icare (édition suffisamment 
décrite au Manuel, quoique présentée dans le Supplément comme non 
décrite). Enfin Juste publie son édition à lui, «livre très élégamment et 
« correctement imprimé, comme celluy qui ay voulu user du labeur de 
« Monsieur maistre Estienne Dolet pour certain en litérature, éloquence 
« et sçavoir une des precipues lumières de France ». Il est clair que ce 
n’est pas Dolet qui est le traducteur dont il a été question, mais que Juste 
ne nomme pas. Il faut recourir aux pièces préliminaires du volume pour 
avoir à cet égard les renseignements que l’éditeur ne juge pas à propos 
de répéter. Des vers latins de Nicolas Bourbon, de Vendeuvre, nous ap¬ 
prennent que cette traduction, savajite et fidèle, était primitivement l’œuvre 
de Colin, qui est Jacques Colin, d’Auxerre, un des meilleurs poètes du 
temps. Il était déjà mort depuis un an à l’époque de la publication de ce 
volume. Sa traduction, dit Bourbon, a été gâtée impudemment par des 
demi-savants (à sciolis), mais Merlin de Saint-tielais lui a restitué son 
éclat, et celui qui est la gloire de Lyon (Dolet) l’a encore repolie. La colla¬ 
boration de Merlin de Saint-Gelais n’est toutefois pas très nettement éta¬ 
blie, car Dolet, dans son épitre adressée précisément à ce littérateur de 
renom, lui parle de cette traduction comme d’une œuvre à laquelle il au¬ 
rait été étranger : « Amy, il te peult souvenir comme dernièrement en 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


197 


U ceste ville lisant le Courtisan du conte Balthasar de Castillon, y Iroii- 
« vasmes plusieurs faultes et lieux omis à rinterprétation: Depuis il a esté 
« reveu par aulcuns de bon jugement; lesquelz m'en ont donné la copie, et 
« nioy à l’imprimeur, après avoir le tout reveu. » Fr. Juste ayant déclaré 
que la traduction qu’il s’était d’abord procurée (de Colin) était tout autre 
que la première, publiée à Paris, il en résulte que cette dernière n’est 
pas de Colin, comme on le croit communément et comme le dit M. Brunet, 
et il est dès lors probable que Du Verdier n’avait pas tort, quoi qu’en ait 
dit l’éminent auteur du Manuel, en l’attribuant à Jean Chaperon, dit 
Lassé de repos. 

Dolet ajoute encore dans son épître ce renseignement personnel : 
« Dedans peu de jours je feray imprimer quatre livres d’Epigrammes, 
« affin que les Poêles Italiens qui viennent avec le Pape à ceste assemblée 
« du Roy et de l’Empereur congnoissent qu’en France il y a des corps 
« pleins de vers aussi bien qu’en aultre lieu, » 

Ce curieux volume est divisé en trois parties : l’une comprend les deux 
premiers livres, la seconde le tiers livre, la troisième le quart livre. Cha¬ 
cun des quatre livres est pourvu d’un titre spécial, avec date, sauf le der¬ 
nier. Toutes les pages sont encadrées de jolies bordures gravées sur bois; 
nul doute que l’éditeur lyonnais ne s’y soit inspiré des entourages de Goo- 
froy Tory dits à Vantique, On y remarque la lettre F couronnée et le mo¬ 
nogramme de François Juste. 

Bel exemplaire, avec témoins, mais le titre est restauré et il y a 
d’autres petites restaurations à qq. fî. De la bibl. Yemeniz. 

IIOLBEIN. 

408. BORBONIUS (N.). Nicolai Borbonii Vaudoperani Lingo- 
nensis [Carmen de moribus]. Lvgdvni, apvd Philippvm Rho- 
manvm Anno ,M,D.XXXVI (1536). (Au v° de Fav.-dern. f. :) 
Lvgdvni Excvdebat loannes Barbovs^ alias Le Normand^ Anno 
M,D.XXXVL In-8, de 6i ff.; veau noir antiqué, riches corn- 
part., tr. dor. [Hagiié), 

« Livret remarquable par un portrait de Bourbon de Vaiidœuvre»dessiné 
par Holbein (au v® du dern. f.), ainsi que l’indique le poète lui-même, et 
dont le style est reconnaissable par le dessin magistral de ce portrait et 
par les deux enfants qui ornent la base du cartouche. » (Didot, Cai, rais,, 
11° 490.) 

409. Biblia Sacrosancta Veteris & Noui Teslamenti, iuxta Diui 
Hieronymi Vulgatam editionem. His accesserunt Tabernaculi 
Mosaici, ac rerum præcipuarum schemata, summa industria 
& fide expressa, etc. Lugdvni, Apvd loannem F7'ellonivm, 1551. 
In-fol., de 8 ff. prél. et de 284 et 71 ff. (le Nouveau Testament 
est chiffré par colonnes), plus 17 ff. non ch. pour Findex; mar. 
brun estampé {anc. reL). 

w Belle édition et certainement fort rare (elle n’est citée ni au Manuel 


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LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


ni à son Supj)l(}ment). L’Ancien Testament contient quatre-vingt-trois des 
quatre-vingt-quatorze planches de la 2® édition de la Bible deHolbein pu¬ 
bliée chez les ïrechsel en 1539, plus une planche, également de Holbein, 
qui n’avait pas encore paru dans les éditions précédentes : c’est celle où 
Adam et Eve sont représentés dans le Paradis. Ses dimensions sont les 
mômes que dans les autres planches, tandis que, dans les précédentes 
éditions, ce sujet était d’un format allongé et plus petit : c’était la planche 
qui avait figuré dans les Simulacres de la mort. D’autres planches, au 
nombre de quatorze, ne sont pas de Holbein. Toutes ces gravures ne pa¬ 
raissent nullement fatiguées par les tirages précédents. Les lettres ornées 
sont belles, mais ne sont point de ce maître. » (Didot, Cat. rais.f n° 487.) 

410. HOLBEIN. Les images de la mort, auxquelles sont adious- 
tees dixsept figures. Dauantage, La Medecine de TAme. La 
Consolation des Malades. Un sermon de Mortalité, par saint 
Cyprian. Un sermon de Patience, par saint lehan Chrysostome. 
A Lyon, par lehan Frellon, 1562. (A la fin :) A Lyon, par Sym- 
phorien Barbier. In-8, de 104 AT.; veau brun, fil. {anc. re/.). 

C’est la dixième édition avec texte; cinquante-trois planches. Certaines 
épreuves sont très nettes et belles. 

BERNARD SALOMON. 

411. PARADIN (Cl.). Devises || heroïqves, || Par M. Claude Para- 

din, Il Chanoyne de || Beauieu. || A Lyotij |l Parlean deTovrnes,\ 
et Gvil. Gazeau, || M.D.LI || Auec Priuilegc. In-16, de 

126 ff. ; mar. rouge, fil., tr. dor. 

Édition de toute rareté, no*^ citée au Manuel, et qui contient 118 em¬ 
blèmes sans autre texte explicatif que les devises placées en tête. L’é- 
pître dédicatoire, datée de Beaujeu le 26 août 1551, est adressée par 
Paradin à M. Theode de Marzé, chevalier, baron et seigneur dudit lieu, etc. 
Une marge rapportée au dern. f. 

412. (ANEAU, Barth.). Imagination poétique, traduicte envers 
François, des Latins et Gréez par Fauteur mesme d’iceux. 
Horace en Fart. La Poésie est comme la pincture. A Lyon, 
par Macé Bonhomme, 1552. In-8 ; mar. vert, fil., tr. dor. 

Petit volume rare, orné de 106 charmantes vignettes sur hois (dont 
une est répétée deux fois), dessinées par le Petit Bernard. Nous avons 
donné dans notre catalogue de 1879, n® 446, Thistorique de ce livre, dont 
le texte a été fait pour les gravures. Il faut avouer que le poète s’est 
habilement tiré de sa tâche. Ses pièces de vers sont intéressantes et elles 
respirent une très grande liberté de mœurs. On a fait paraître simultané¬ 
ment une édition avec des vers en latin et en grec, sous ce titre : Picfa 
Poesis, A la fin du volume se trouve une description en vers de plusieurs 
aventures et évènements arrivés à Lyon à l’époque où vivait le poète. 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


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413. ALCIATUS (A.), Clarissimi viri D. Andreæ Alciati emble- 
matum libri duo. Lugduni, apud loannem Tomæsium et Gu- 
lielmum Gazeau^ 1554. — ANEAU (B). Picta poesis ab au- 
thore denuo recognita. Lugduni, apud Matthiam Bonhomme, 
1556. En 1 vol. in-16 ; mar. rouge, fil. à froid, tr. dor. [Lortic). 

Les Emblèmes d’Alciat sont au nombre de 114, en bonnes épreuves. 
La Ficta Poesis est de la deuxième édition latine, avec les mêmes gravures 
que l’édition française ci-dessus, et en plus une vignette (p. 23) satirique 
contre la vénalité des avocats. 

Très joli exemplaire. 

414. Biblia sacra ad optima quæque veteris, vt vocant, tralationis 
cxemplaria summa diligentia, pariqj fide castigata, Lvgdvni, 
apvdloan. Tomæsivm, 1554. In-8 ; mar. La Vallière, fil. à froid, 
tr. dor. [Lortic). 

« Cette Bible précieuse contient 115 figures à la Bible, 83 au Nouveau 
Testament, en tout 198 figures dessinées par le Petit Bernard. Une partie 
des figures de l’Ancien Testament avait paru pour la première fois l’année 
précédente dans les Quadrins historiques de la Bible (de la Genèse) et les 
Quadrins historiques d*Êxode. » (Didot, Cat. rats., n® 500.) 

Très bel exemplaire de ce livre fort rare. 

415. Le Nouueau Testament de nostre Seigneur lesus Christ. 
Lgoîi, par lean de Tournes, 1553. In-16, de 526 pp. ; mar. noir, 
fil. à froid [anc. reL). 

f Volume aussi précieux que rare. La suite des vignettes qui s’y trou¬ 
vent, au nombre de 73, due évidemment à Bernard Salomon, a été faite 
expressément pour cette publication. Cette suite est d’autant plus satis¬ 
faisante qu’elle est mieux imprimée que les Quadnns et qu’elle ne l’est 
dans la Biblia sacra de J. de Tournes de 1554, où elle reparaît au .Nouveau 
Testament, t (Didot, Cat. rais., n® 505.) 

Exemplaire réglé, avec épreuves très brillantes, mais incomplet de 
2 ff. (pp. 3-4 et 9-10). 

416. (Pourtraits divers.) A Lion || Par lan de Tovmes. M.D.LVI 
(1556). In-8, de 44 ff. ; demi-rel. mar. rouge. 

Exemplaire peut-être incomplet, et dont le litre est déchiré parle bas, 
d’une édition non décrite. Quarante-trois planches tirées hors texte. On y 
trouve 2 nouvelles figures du rarissime volume des Hymnes du teinps, qui 
ne sont pas dans l'édition de 1557 des Pourtraits divers. 

417. OVIDE. Trois premiers liures de la métamorphosé d’Ovide, 
Traduiclz envers Frâçois. Le premier et second, par Cl. Marot. 


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LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


Le tiers par B. Aneav. Mythologizez par Allégories Historiales, 
Naturelles et Moralles recueillies des bons autheurs Gréez el 
Latins sur toutes les fables et sentences. Illustrez de figures 
et images conuenantes. A Lyon, par Giiillavme Roville, à Lesev 
de Venise, 1556. (A la fin : ) Imprimé par MacéBonhomme. A 
Lyon. Pet. in-8 ; mar. vert, orn., tr. dor. [Cape). 

Les o7 petites vignettes qui décorent ce volume sont celles qui figu¬ 
rent dans la Picta Poesis, publiée la même année (voir plus haut). Toutes 
les pages sont entourées de bordures. 

Très bel exemplaire. 

418. SIMEONI (G.). Illvstratione de gli epilaffi et medaglic an- 
tiche, di M. Gabriel Symeoni Fiorentino. bi Lione., per Giovan 
di Tovmes, M.D.LVIII (1558). ln-4; mar. olive, fil. à ^.[Bau- 
zonneUTrantz). 

Volume illustré d’une manière remarquable, et encore insuffisamment 
connu. Il est orné d’une délicieuse vignette au titre dans le style de Fon¬ 
tainebleau, du portrait de l’auteur, de la représentation d’un grand 
nombre d’épitaphes let de charmantes vignettes du Petit Bernard, parmi 
lesquelles il y a à remarquer la Fontaine d'Anet et Diane de Poitiers (p. 103). 
Beaucoup de beaux cadres de Jean de Tournes y ont été utilisés. 

Exemplaire dans une condition exceptionnelle, relié sur brochure et 
absolument non rogné. Race, dans la partie blanche à qq. ff. du com¬ 
mencement. De la bibl. Yemeniz. 

419. Historiarvm memorabilivm ex Genesis descriptio, per Gii- 
lielmum Paradinum. Lvgdvni, apvd loan. Tornæsivm, 
M.D.LVIII (1558). — Historiarvm memorabilivm ex Exodo, 
sequentibusqj libris descriptio, per Gulielmum Borluyt. Lr- 
gdvni, apvd loan. Tornæsivm, 1558. — Figures du Novveav 
Testament. A Lion, par lan de Tovimes, 1556. En 1 vol. in-8; 
veau brun, compart. à fil., ornem., tr. cis. et dor. (rel. du 
temps). 

Les deux premières parties constituent la quatrième édition des fi¬ 
gures des célèbres Quatrains historiques de la Bible, et la réimpression de 
la troisième édition originale. La Genèse offre 94 fig., et VExode, ainsi 
que le reste de l’Ancien Testament, 134 fig. 

Le Nouveau Testament, orné de 96 figures, est en seconde édition. Les 
sixains sont de Ch. Fontaine, qui a fait insérer à la fin un curieux aver¬ 
tissement aux lecteurs, au sujet de Vortografe, pour savoir « si Von doit 
suivre la dérivation ou ‘prononciation ». 

Très beau tirage des planches de cette édition rare. 

420. Qvadrins hisloriqves de la Bible. Reuuz, et augmentez d’un 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


201 


grand nombre de Figures. A Lion. Pai' lan de. Tovmes. 
M.D.LX. (1560). — Figvres du Novveav Testament. A Lyoïiy 
par lean de Tovrnes. M.D.LXXIX. (1579). En 1 vol. in-8; mar. 
rouge, fil., ornem., tr. dor. [Capé). 

La première partie est ornée de deux cent trente et une ligures et la 
seconde de quatre-vingt-seize, ce qui représente la totaliU des vigjieltcs 
authentiques du Petit Bernard à sujets bibliques. 

Kxemplaire otlrant de bonnes épreuves de ces compositions. 

421. GIOVIO et SIMEONI. Le Sententiose imprese di Monsignor 
Paulo Giovio, et del signor Gabriel Symeoni, ridotte in rima 
per il detto Symeoni. In Lyone, apresso Gidielmo Roviglio, 
1562. In-4; veau antiqué, fil., tr. dor. 

Édition fort rare sous celte date. En premier lieu viennent les em¬ 
blèmes de Symeoni ornés de trente-six fig. sur bois qui avaient déjà paru 
séparément sous le titre dlmprese heroiche et morali, chez le même édi¬ 
teur, en loo9, en latin et aussi en français. Ils sont suivis des emblèmes 
historiques de Giovio dont l'édition originale, avec texte italien {Dialogo 
deW imprese) avait paru en 1559, chez Roville, avec cent deux fig., tandis 
que leur nombre n'est ici que de quatre-vingt-dix, les emblèmes des 
pages 4*2, 48, 53, 61, 85, 92, 97, 102, 113, 123, 124 et 142 de l’édition 
originale n’ayant pas été reproduits. Toutes ces vignettes paraissent être 
de la même main, et elles sont encadrées de cartouches variés et souvent 
d’une ornementation délicieuse, où l’on reconnaît la main du Petit Ber¬ 
nard. Le texte historique des éditions originales a été remplacé ici par 
des quatrains. Cette édition a été dédiée à Emmanuel-Philibert, duc de 
Savoie; fépître dédicatoire de Simeoni est datée du 20 octobre 1560 : et 
en etfet la première édition de ce volume sous cette forme est de 1560. 

422. ESOPE. Les Fables et la vie d’Esope, latines et françoises. 
Auec trois amples Indices. {Genève) Par Jean de Tovrnes. 
M.D.CVII. (1607). In-16, de 8 ff. prél., 336 pp. et 7 ff. 
(table) ; mar. rouge du Levant, fil. à fr., tr. dor. {Cape). 

Édition extrêmement rare et la plus importante de toutes celles pu¬ 
bliées par de Tournes au point de vue des gravures sur bois. Elle offre, 
en effet, 33 des quarante gravures de l’édition du même de 1551 ; 12 gra¬ 
vures de celles qui ont paru pour la première fois dans l’édition de 
1570; dix gravures originales (pp. 135, 186, 244, 249, 272, 277, 282, 288, 
298 et 320), et, ce qu’il importe de noter, quarante-six vignettes copiées 
sur celles de l’édition de Paris, de Marnef et Cavellat, 1582, dont nous 
avons décrit le seul exemplaire connu, dans notre cat. de 1879, n° 496. 
Nous sommes le premier à donner ces renseignements circonstanciés 
sur ce livre peu connu, orné de 105 gravures en tout, représentant 101 su¬ 
jets ditiérents, à cause de quatre répétitions. Quelques-unes de ces vi¬ 
gnettes peuvent être du Petit Bernard. 


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202 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


Tout le texte français de cette édition est imprimé en caractères 
cursifs de R. Granjon, dits de civilité. 

Très joli exemplaire, en parfait état. 

* 

423. OVIDIO. La vita et metamorfoseo d’Ovidio. (Même titre 
qu’à l’édition italienne de 1S59.) A Lione per Giouanni di Ter¬ 
nes, typographe regio, 1884. In-8; mar. vert, fil. {Kœhler). 

Édition conforme à celle de 1559, seulement les bordures ont été pla¬ 
cées dans un autre ordre. Les vignettes sont peut-être le chef-d’œuvre du 
Petit Bernard. Dans la partie finale, une gravure représentant la Fontaine 
de Roiaz, en Auvergne. 

Exemplaire presque non rogné, avec de nombreux témoins. Race, au 
titre et au dern. f. 

424. OVIDE. Olympe, ov métamorphosé d’Ovide. Traduction 
nouuelle, conferee auec le Latin, et enrichie de plusieurs 
figures. Auec vne belle description du Chaos par le S. du 
Bartas. M.D.XC.VII (1897). {Genève) Par lean de Tovrnes, 
Imprimeur du Roy. Auec privilège. In-16; mar. La Vallière, 
fil. à froid, tr. dor. {Hardy). 

<( Le privilège est daté de janvier 1574. Dans une curieuse préface, 
datée de 1582, Jean II de Tournes explique que son père n’a pu faire 
paraître ses belles figures d’Ovide, de Bernard Salomou, qu’avec ses hui- 
tains, et que la contrefaçon (Paris, de Marnef, 1570) l’a empêché de donner 
suite à son projet de traduction en prose française. 11 (Jean II) accomplit 
ce projet en utilisant les figures exécutées pour son père. Elles sont au 
nombre de 193, dont 17 sont inédites. Sous ce rapport, cette édition est 
encore une des éditions originales des Métamorphoses de de Tournes, 
Malheureusement les belles bordures de la Métamorphose /ipurée sont sup¬ 
primées, et le tirage et le papier sont très mauvais. » (Didot, Cat. rais., 
n» 525.) 

Les pièces préliminaires, la table, etc., sont imprimées avec les carac¬ 
tère? cursifs, dits de civilité. 

Très joli exemplaire. 

425. OVIDE. Olympe, ov Métamorphosé d’Ovide. Traduction 
nouuelle, conferee auec le Latin, et enrichie de plusieurs 
figures. Auec la description du Chaos en vers François par le 
S. du Bartas. {Geiiève) Par lean de Tovmes, M.DC.IX (1609). 
In-16; mar. vert, fil., Ir. dor. {Duru). 

Les 193 compositions du n° précédent figurent dans ce petit volume. 
Cette édition de 1609 est donc une réimpression pure et simple de l’édi¬ 
tion de 1597, mais un peu moins mal tirée et sur meilleur papier. De 
même que dans celle ci-dessous, on y a imprimé des parties en carac¬ 
tères dits de civilité. 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


203 


426. GUICHARD (Cl.). Fvnerailles, & diuerses maniérés d’en- 
seuelir des Rommains, Grecs, & autres nations, tant anciennes 
que modernes, descrites par Claude Guichard. Lyon, lean de 
Tournes, 1581. In-4 ; veau racine, fil. {anc. rel.). 

Livre fort rare. Les gravures sont en parties de rassortiment. La fig. 
de la page 179 porte cette signature : cruche inv. Ce Cruche paraît par 
son burin le môme que P. Eskrichæus, graveur lyonnais de talent, qui 
copia en 1582, pour le libraire Honorati, une partie des figures de Ja 
Bible du Petit Bernard. 


ANONYMES. 

427. La grâd danse Macabre || des homes f des fëmes || hystoriee 
et augmentée || de beaulx dietz en latin. 

Le débat du corps t de lame 
La complaincte de lame damnee 
Exhortation de bien viure t bien mourir 
La fin du mauluais Antéchrist 
Les quinze signes 
Le iugement. 

On les vend a Lyon sur le Rosne / en la maison de Pierre saincte 
Lucie / dict le Prince / près nosire dame de Confort. (A la fin :) 
Imprimée a Lyon / le deuxiesme iour de septembre Lan 
Mil.ccccclxviii (sic, 1568). In-4, goth., de 40 ff.; mar. grenat, 
riches compart. à fr., tr. dor. 

Édition extrêmement rare. 

« Cette date doit être inexacte, car Pierre de Sainte-Lucie, dit le 
Prince, a succédé en 1533 à Claude Nourry, dit le Prince, dont il a épousé 
la veuve cette même année, et n'a exercé que jusqu’en 1555. C’est proba¬ 
blement 1548 qu’il faut lire (rétablissant la transposition des chilfres l et 
x). Mais les 59 bois sont beaucoup plus anciens et ont été exécutés, vers 
1499, pour le prédécesseur de Claude Nourry, dans le fonds duquel Sainte- 
Lucie les a trouvés. En effet, l’édition de 1501, donnée par Nourry, porte 
ces*inots : « augmentée de beaulx dis », comme celle-ci, ce qui suppose 
une édition antérieure. Ces figures sont une imitation indigne des bois 
parisiens de 1492. 11 est curieux do voir se perpétuer à Lyon, au milieu 
des charmantes productions artistiques de la Renaissance dues aux de 
Tournes et aux Rouille, cette grossière iconographie religieuse du siècle 
précédent. » (Didot, Cat. rais.j n® 556.) 

Très bel exemplaire. 

428. Promtuarii iconum insigniorum a seculo hominum.... editio 
secunda, illustrium virorum, qui a prima succosserunt, ima- 
ginibus aucla atquc locuplutata. Lugduni, apud Gtdielmum 


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â04 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


Rovillium, 1876-81. 2 part, en 1 vol. in-4; mar. ronge, rich 
dent., tr. dor. {anc. rel.). 

Volume intéressant orné de médailles bien gravées, mais peu fidèles, 
sauf celles des personnages contemporains, parmi lesquels il y a beaucoup 
de Français célèbres. 

Exemplaire aux armes écartelées : au i et 4, à un lion; aux 2 et ^1, a 
une cotice accompagnée déune tète de cerf et cUun cor de chasse; couronne de 
comte. Les plats sont en outre parsemés du cliili’re A M couronné. 

429. SIMEONI (G.). Dialogo pio et specvlativo, Con diuerse 
scntenze Latine et volgari di M. Gabriel Symeoni Fiorcntino. 
In Lione^ apresso GvriUelmo Roviglio^ 1560. In-4; mar. vert, 
fil. à fr., tr. dor. 

Ouvrage intéressant, orné de 56 figures. On y remarque la représen¬ 
tation du château de Polignac, en Velay; le tombeau de Simeoni et la 
grande carte de la Limagne d’Auvergne. 

Très bel exemplaire. 

430. Figure de la Biblia, illustrate de stanze tuscane, per Gabriel 
Symeoni. In Ltjone, appresso Gulielmo Rovillio^ 1665. In-8; 
mar. La Vallière, jans., tr. dor. [Relz-Niedréé). 

Illustrations des plus remai’quables, même à côté des Quadnns de Ber¬ 
nard Salomon. Deuxième édition de l’Ancien Testament, avec 209 gra-» 
vures. 

Superbe exemplaire, avec des épreuves très brillantes. H. : 0,163. 

431. Biblia ad vetustissima exemplaria nunc recens castigata, 

Romæque reuisa.additis, ubi res postulauit, elegantissi- 

mis figuris. Lvgdvni, apvd Gvlielmvm Rovillivm^ 1573. In-8, 
de 1214 pp. et 60 (î. pour les index ; veau maroquiné, fil., tr. 
dor. 

« Les figures de cette bible, jusqu’ici non décrite, sont au ^nombre 
de 404. Elles se répartissent ainsi : Genèse, 64; Exode, 51 ; Lévitique, 3; 
Nombres, 3; Josué, 10; Juges, 13; Ruth, 4; Rois, 70; Paralipomènes, 3; 
Esdras, 1 ; Tobie, 4; Judith, 1 ; Esther, 1 ; Jérémie, 1 ; Ézéchicl, 1 ; Daniel, 
11 ; Jonas, 4; Machabées, 3; Évangiles, 78; Actes, 48; Épltres, 5; Apora- 
lypse, 25. Récap. : 248 pour l’Ancien, 150 pour le Nouveau. A la figure 
de S. Jude, p. 1180, se voit le nom de Moni. Ce volume est introuvable. »i 
(Didot, Cat, rais.^ n° 551.) 

Bel exemplaire, aux armes du marquis de Morante. 

432. Figvre de la Biblia, illvstrate de Stanze Tuscane, per Gabriel 
Simeoni. In Lione^ appresso Gulielmo Rouillio^ 1577. = Fi- 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


î205 


gvre del nvovo Testamento. Illustrate da versi vulgari italiani. 
In Lione^ appresso Gvlielmo Rooiglio, 1888. En 1 vol. in-8; 
mar. La Vallière, compart. à fil., tr. dor. 

Bible complète donnée par cet éditeur. R y a 269 figures à l’Ancien 
Testament, les mômes que celles du n® 430 ci-dessus, et 158 au Nouveau 
Testament, c’est-à-dire 9 de-plus que dans fédition de 1570. 

Très bel exemplaire de ce livre rare et très important pour l’iiistoirc 
de la gravure sur bois. 

433. (ANEAU, Barth.) Premier livre de la nature des animaux, 
tant raisonnables que brutz. A Lyon, par Balthasar Arnoullet, 
1552. Pet. in-8, de 4 fî. prél., 60 pp. et 1 f.; mar. rouge, 

tr. dor. [Hardy-Mennil), 

Ce petit volume en vers appartient en même temps à l’histoire natu¬ 
relle et à la poésie descriptive. Il est dû à la plume de Barthélemy Aneau, 
qui a signé l’épUre dédicatoire à Claude de Damas, baron de Digoyne. 
L’opuscule est divisé en dix parties ou décades, La première, consacrée à 
Dieu et à l’homme, n’est ornée que de sept gravures, et toutes les sui¬ 
vantes comptent chacune dix sujets, ce qui porte le nombre total de 
figures à 57. Le dessinateur de ces vignettes ne manquait certes pas de 
talent, mais son travail n’a pas été interprété par le graveur avec assez de 
finesse. La première partie est la mieux exécutée, et on y reconnaît la 
main d’un graveur plus habile que dans la suite. Chaque figure est 
accompagnée d’un dizain. Le privilège est de 1549, date de l’édition ori¬ 
ginale de cet opuscule, publiée par le même libraire. 

Exemplaire du prince d’Essling, d’une conservation irréprochable; il 
lui avait coûté 240 fr. 

434. Figvres de la Bible déclarées par stances, par G. C. T. Aug- 
mantees (sic) de grand Nombre de figures aux Actes des 
Apostres. A Lyon^ par Barthelemi Honorati, 4582. — Figvres 
dv Novveav Testament déclarées par stanses. Par G. C. T. 
A Lyo7i, povr Barthelemi Honorati, 1582. — Actes des apostres, 
représentées par vn grand Nôbre de figures qui n’ont par cy 
deuaAt esté veuës, & sont interprétées par Stanzes. Par G. 
C. T. A Lyon. Par Barthelemi Honorati, 1582. (A la lin :) Im¬ 
primé a Lyon par Basile Bouquet., 1582. En 1 vol. in-8; mar. 
rouge, fil. à compart., tr. dor. [Simiei'). 

« Les sixains sont de Gabriel Chappuis, Tourangeau, (ictle édition, 
dont parle Papillon, t. U p. 229, en l’attribuant à tort à Moni, se compose 
de trois parties distinctes. Les figures de la première partie, au nombre 
de cent quatre-vingt-douze, reproduisent presque servilement les compo¬ 
sitions des Quadrins de la Bible du Petit Bernard. La seconde partie, 
également copiée de Salomon, contient quatre-vingt-cinq planches. La 


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î206 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


troisième partie, c’est-à-dire les Actes, contient cent cinquante-trois 
planches originales qui n’ont pas de rapport avec celles que Moni a gra¬ 
vées pour Guillaume Rouille. » (Didot, Cat, rais,, n® 5o3.) 

Superbe exemplaire, avec témoins. H. : 0,164. En tête de la seconde 
partie se trouve une belle carte pliée, gravée sur bois, avec ce titre : 
Description de la Terre Saincte. Elle ne parait pas avoir été faite pour ce 
volume, car nous ne l’avons rencontrée dans aucun autre exemplaire. De 
la bibl. Yemeniz. 

435. COUSTEAU (P.). Pétri Costalii pegma, cum narrationibus 
philosophicis. Lvgdvni, apvd Matthiam Bonhomme^ 1555. In- 
8; mar. rouge, fil., Ir. dor. [anc, rel.). 

Première édition, ornée de 95 figures. « Cet ouvrage, dit M. Didot, 
est un de ceux où se révèle le style lyonnais proprement dit, soit dans 
les bordures qui entourent chaque page, soit dans les vignettes. » 

Bel exemplaire. La marge du bas au titre est rapportée. 

436. BOUSSUET. Francisci Boussueti surrcgiani doctoris me- 
dici, de natura aquatilium carmen. lu uniuersam Gulielmi 
Rondeletii quam de Piscibus marinis scripsit historiam. Cum 
vîuis eorum imaginibus, opusculum nunc primum in lucem 
emissum. Lugduni, apud Matthiam Bonhomej sub claue aurea, 
1558. 2 t. en 1 vol. in-4; veau fauve, fil., tr. dor. 

Les figures sur bois, belles et exactes, qui décorent ce rare volume, 
avaient paru, en 1554, dans l’ouvrage latin de Rondelet. 

Exemplaire de la bibliothèque de Colbert. 

437. DU CHOUL. Discovrs de la religion des anciens Romains, 
de la Castramétation et discipline militaire d’iceux. Des Bains 
& Antiques exercitations Grecques & Romaines, Escript par 

Noble S. GuiUaume du Choul. Illustré de médailles & 

figures retirées des marbres antiques, qui se treuuent à Rome, 
& par nostre Gaule. A Lyon, Par Guillavme Boville, 1581. 2 
part, en 1 vol. in-4; mar. rouge, riches ornem., tr. dor. [anc. 
rel.). 

Nombreuses figures de médailles et de bas-reliefs assez bien des¬ 
sinées. 

Exemplaire revêtu d’une fort belle reliure au pointillé, aux armes 
d’un membre de la maison de la Vieuville-d’Artois, chevalier de l’ordre 
de Malte ; l’écu est surmonté de la couronne ducale. 

438. CARTARI (V.). Les Images des dievx des anciens, conte- 
nans les idoles, covtvmes, ceremonies & autres choses appar- 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


207 


tenans à la Religion des payens. Recueillies premièrement et 
exposees en Italien par le Vincent Cartari dé Rhege, et 
maintenant traduites en François & augmentées par Antoine 
du Verdier, Seigneur de Vaupriuas.... A Lyon, par Estienne 
Michel y 1S81. (A la fin :) A Lyon, de Cimpnmerie de Guichard 
lullieron. In-4 ; vél. blanc. 

Première édition française. « Ce volume contient un beau portrait et 
des planches qui, bien qu’assez convenablement dessinées, se ressentent 
de la décadence de la gravure sur bois. » (Didot, Cat, rais,, n® 572.) 

Très bel exemplaire.- 


Paris. 

439. Lucan suetoi||ne te [sic) saluste || en francois. (A la fin :) Cy 
finist Lucan suetoine et salu\\ste en fràcoys Imprime a paris Le 
xxii^ iour de Décembre mil iiii'^'AUi^^ t dix (1490) || par Pierre 
le Rouge,., pour Anthoine Verard marchât libraire demou~ 
rant a Paris. .. In-fol., goth., à 2 col. ; veau antiqué, fil., tr. 
rouge. 

Compilation faite d’après les trois auteurs cités au titre. Ouvrage 
rare, orné de 66 figures, et important pour l’histoire de l’art de la gra¬ 
vure à Paris. 

Exemplaire grand de marges, mais avec des taches à qq. IF. et le 
dernier f. restauré. Gravures enluminées à l’époque. 

440. SÉNÈQUE. Senee||que || des motz H dorez || des qualltre 
ver II tus en || franllcoys. (A la fin:) Imprime a paris po^ 
anthoine re-^rard Libraire demourat sur le pôt nrë-\\dame 
a lymaige sait Jehan leuàngeliste || ou au palays au pmier 
pillier de la salle || deuant la chapelle ou on chante la mes-\\se 
de messeigneurs les presidens.'%. d. (1491). In-fol., goth., à 
2 col., de 46 ff. (et non 44) n. ch.; mar. La Vallière, fil. et 
bordure à froid, fleurons, tr. dor. (Lortic). 

Traduction de Jean Courte-Cuisse, datant du commencement du 
XV® s. Au titre, une très grande initiale S dracontine. Au f. suivant, une 
belle gravure ayant pour sujet la Présentation du livre par Verard au rot 
Charles VIII, et une large bordure entourant la page. On trouve généra¬ 
lement cet ouvrage à la suite de celui de P. Orose donné par Verard en 
1491. 

Très bel exemplaire, avec initiales et bordures peintes et les gravures 
enluminées. 

441. Cy est le compost et kalëdrier || des bergiers : ou quel sôt 


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208 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


plusieurs / nouuelletes corne ceulx || qui le verront pourront, 
côgnoistre... Leql côpost et kalendrier || touchât les lunes et 
éclipsés est approprie corne doit pour le || climatz de France 
au iugemêt et cognoissance des bergiers. (A la fin : ) Finist 
le compost et kalendrier des bergiers. Imprime a. Paris par || 
maistre Guy Marchant : demourant an champ Gaillart : demere 
le II college de Nauaire, Lan M,cccc,iiii xx,xvii. Le xvi, iour 
de septebre (1497). In-4 ; mar. La Vallière, bordure à fr., tr. 
dor. [Lortic,] 

Édition dont l’auteur du Manuel n'a pu que constater l'existence 
d’après De Bure. C’est la troisième ou quatrième réimpression du célèbre 
ÿ^rand Compost de Guy Marchant, dont nous avons décrit la première 
édition (1493) dans notre catalogue de 1879, n® 466. Les mêmes gravures 
apparaissent dans celle-ci. 

Exemplaire UNIQUE, mais incomplet du cahier b (6 11'.) contenant Je 
calendrier; il ne compte que 84 ff. non chiffrés. Heureusement qu’il a 
toutes les gravures sur bois de l’édition originale, parmi lesquelles se 
trouvent les sept planches magistrales représentant les Peines d'enfer y et 
comme ce livre n’a de l’importance qu’en raison de ses gravures, la 
lacune qu’offre cet exemplaire est moins sensible. Sauf la lacune, il est, 
d’ailleurs, en parfait état. 

442. TÉRENCE. Therence en frâcois || Prose et Rime auecques 
le latin. (A la fin :) Icy fine Therence en francoys Impn\\me a 
paris pour antoine verard marchât || libraire demourant a -pam 
en la rue sainct\\Jaques près petit pont,,, S. d. (vers iSOO). 
In-fol., goth., à 2 col., de 375 ff. (le dernier coté 385) et 1 f. bl.; 
mar. rouge du Levant, dent., Ir. dor. [Bauzonnet), 

Édition fort rare de cette première traduction du poète dramatique 
latin, ornée d’un grand nombre de gravures sur bois d’un bon dessin. 
Renouvier en a parlé avec beaucoup d’éloges. 

Exemplaire de toute beauté, avec témoins. Une marge rapportée au 
1®^ f. De la bibl. Yemeniz. 

443. VORAGINE (J. de). Aurea legenda (en flamand). (A la fin :) 
... Gheprait te Pamjs int sint Jacobs strate in teyken van smt 
Io7*9/s voor Willem Houtmart boeck vercoper tvonende te Brusel, 
Int iaei' ons heren M, CCCCC, eh vij f, 2 tom. en 1 vol. in-fol., 
goth. ; de 2 ff. prél., 171 ff. ch., 3 ff. prél. et 182 ff. ch. ;mar. 
rouge, compart., tr. dor. [anc, rel,). 

Édition fort rare et non citée d’une traduction flamande de la Lcgendc 
dorée de Jacques de Voragine. «La première partie du Passionael est 
# terminée par une souscription, qui nous apprend que l’ouvrage a été 
imprimé à Paris, parWoltfgang Hopyl, aux frais de Houtmart, libraire à 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


209 


Bruxelles, en 1505; la seconde partie, comme on le voit ci-dessus, porte 
la date de lo07. Les gravures représentant les saints sont naïves, et la 
grande gravure qui termine chaque partie est d'une assez belle exécution.» 
(Didot, Cal, rais. y n® 592). 

Bel exemplaire, sauf qq. race. 

444. BRANDT (Séb.) et BADIUS (J.). Nauis stullifere Collec- 
tanea ab lodoco Badio Ascensio varie carminù généré nô 
sine eorundem familiari explanatione conflata... Venundantur 
Parisiis in vico sancti lacobi sub Pelicano (marque des De 
Marnef), et in ædibus ascensiaiiis. (A la fin : ) Ex officina nostra 
in Parrhisiorum achademia nobilissima. Die Prima lulii anno 
salutis. if.Z). A///(1813). In-8; cuir de Russie, fil. à froid. 

Édition ornée de Mo gravures copiées sur celles des éditions de Bâle 
(voir 'plus haut le n® 368) èt les mômes (moins trois qui ne reparaissent 
pas) que celles que Zachon avait employées à Lyon dans son édition de 
1498. Piq. de vers bouchés. 

443. Le liure faisat mentiô des || sept parolles que nostre benoist 
saulilueur t redëpteur lesuchrist dit en lar||bre de la croix... 
(A la fin : ) Imprime a Paris lan de grâce Mil cinq cens H vingt 
huyt (1528) : par maistre Simon du bois îprimenr 1| demourant 
audit lieu. Pour Chrestien Vvechel || libraire iurede luniuersite : 
demourett en la rue saîct H laques a lenseigne de lescu de Basle. 
In-4, golh. ; veau brun, omem. à froid, tr. dor. 

Belle impression en rouge et en noir. « Les gravures sur bois de ce 
livre non cité paraissent avoir été empruntées à des Heures du môme 
temps. Le frontispice, représentant les Muses couronnant Homère, est un 
des plus beaux de ceux qui ont été dessinés par Holrein. 11 prouve les 
rapports de Timprimerie de Vécu de Bâle avec les imprimeurs artistes de 
cette ville.» (Didot, Cat. rais. y n®603.) 

Exemplaire réglé, avec témoins, mais le feuillet de titre est en mau¬ 
vais état. 


446. ALCIAT (A.). Livret || des emblemes/de maistre André || 
Alciat/ mis en rime francoyse/ll t présente a mon seigneur || ' 
Ladmiral de 1| France. || On les vend a Paris/ en la maison de H 
Chrestien wechel / demeurant en la || rue sainct laques / a lescu 
de Basle. || M.D.xxxvi (1336). In-8, sign. A-Q ; demi-rel., veau 
rouge. 

Première édition française. Le texte latin est en italique, les vers fran¬ 
çais, de Jehan Lefevre, sont imprimés en gothique. Ce précieux recueil, 
dit M. Didot, contient 113 emblèmes, tous de style hâlois, et dont quel- 

14 


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210 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


ques-uns, d'une meilleure facture que les autres, pourraient bien avoir été 
dessinés par Holbein. La 78® planche, représentant le Triomphe deBacchus, 
porte la marque du "raveur Mercure Jollat. » 

Exemplaire qui a besoin d’étre nettoyé et restauré légèrement. Bril¬ 
lantes épreuves. 

447. ALCIAT (J.). Livret || des Emblèmes/ de maistre André || 
Alciat/ mis en rime françoyse, || t présente a monseigneur || 
Ladmiral de || France. || On les vend a Paris j en la maison de H 
Chrestien Wechell demeurant en la rue || sainct laques ! a lescu 
de Basic. || M.D.XXXVI (1536). In-8, sign. A-Q ; veau olive, 
fil., tr. dor. [Kœhler). 

On n’avait pas encore remarqué que Wechel a donné deux éditions 
françaises sous la même date. Celle-ci est postérieure à celle décrite 
ci-dessus. Elle a été complètement recomposée, et présente plusieurs dif¬ 
férences orthographiques et typographiques. On peut les distinguer par 
le titre, lequel dans Tédition antérieure porte les chilfres xxxvjde la date 
en bas de casse, qui sont en grandes ca(»itales dans CÆtte édition. 

Exemplaire Yemeniz. Fortes restaurations au premier et au dern. ff. 

448. OVIDE. Le Grand || Olympe des Hystoires poeti||qucs du 
prince d’|| poesie Ouide 1] Naso en sa Métamorphosé/ || Oeuuro 
Authentique/ et de || hault artifice / plaine de huneliste ré¬ 
création. Traduict de la||lin en francoys/ Z imprime a || Paris. 
M.D.xxxix. Il On les vend a Paris par || Alain lautroië (sic, pour 
Lotrian) en la rue neuf\\ue nostre Dame j a lescu de || France. 
( A la fin : ) ... Imprimée nouuellemët a Paris par lehan Real, 
imprimeur, 1538. In-8, goth., divisé en 3 part.; mar. bleu, 
fil. à froid, tr. dor. [Niedrée). 

Édition rare. Les figures sur bois de ce volume sont très archaïques. 
Papillon (Hist. de la yrav. s. b., I, 404; dit qu’elles ont été dessinées 
par V. Tatorac, de Paris. 

Bel exemplaire, sauf qq. raccomm. 

449. Novvm testamentum, illvstratvm insignivm rerû simulacris, 
cum ad ueritatë historiæ, tum ad uenustatem, singulari artifi- 
cio expressis. Excudebai Fran. Gryphius, an. M.D.XXXIX 
(1539). In-16; mar. bleu, fil. à froid, tr. dor. 

« Ce joli volume contient une suite de vignettes très fines et qui parais¬ 
sent copiées sur une édition du Nouveau Testament de la version d’Erasme 
publiée à Anvers parPlantin. Elles sont bien imprimées.» (Didüt,CaLraw., 
n® 620.) 

450. TÉRENCE. Le grand therëce il en francoys tat H En Rime que 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


^11 


eu Prose Nouuellement Imprime a || Paris... Imprime a Paris 
par Guillaume de Bossozel || au Chasteau rouge. M.D.xxxix 
(1539). In-fol. ; mar. vert, fil. à froid, tr. dor. [Durit). 

Le texte de Térence est en lettres rondes, la traduction est en carac¬ 
tères golh. Les figures sont celles de la belle édition latine de Treclisel 
{Lyon, 1493), qui est, comme on sait, le premier ouvrage à figures sur bois 
réellement remarquable que la France ait produit. 

Superbe exemplaire. 

451. LA PERRIÈRE (G. de). Le Théâtre des bons engins au¬ 
quel sont contenuz cent emblemes moraulx. Composé par 
Guillaume de la Perriere Tolosain : Et nouuellement par 
iceluy limé, reueu & corrigé. Auccq privilège (ces deux der¬ 
nier mots en car. romains). De timprimerie de Denys lanot, 
Imprimeur et libraire. (A la fin :) Imprimé à Paris par Denys 
lanot.... S. d. In-8, de 106 fî., sign. A.-O; mar. rouge, riches 
compart. à fil., tr. dor. {LorHc.) 

Édition, non décrite, intermédiaire entre la première et la seconde. Les 
mots de la troisième ligne à la huitième du titre sont en italiques,'comme 
dans la première édition (voir le n® 475 de notre cat. de 1879), et il en 
est de môme de la devise de la marque Janot, mais les mots Auecq priiti- 
lege sont en romain, comme dans la seconde. Elle contient, comme la 
suivante, un privilège (daté du dernier jour de janvier 1539). Les figures 
sont mieux imprimées que dans la seconde; les emblèmes y sont égale¬ 
ment au nombre de 100. Les encadrements présentent des dillérences 
avec la seconde et la troisième édition (cette dernière est composée tout 
entière en caractères romains). A la fin, la devise adoptée par Dollet : 
Deliure moy, seigneur, des calumnies des hommes. Ces figures présentent 
beaucoup d’analogie avec celles de VHccafongraphie de G. Corrozet. La 
planche 06, représentant l'avocat, est une copie d’après Holbein, Sima- 
lacres. 

Très bel exemplaire, réglé, H. : 0“,i65. Marge rapp. aux deux pre¬ 
miers tf* 

452. LA PERRIÈRE (G. de). Le Theatre des bons eng:ins. Reueu 
& corrigé de nouueau. A Paris, de ^imprimerie d’Estienne 
Groidleau,.., 1550. In-16, de 56 ff.; mar. vert, (il., Ir. dor. 
[Kœhler). 

Cette édition, de plus petit format que les précédentes, contient les 
mêmes figures, mais ne porte pas les entourages de celle de Denys Janot. 
Elle renferme 101 planches. 

Charmant exemplaire, avec de brillantes épreuves. 

453. (CORROZET, Gilles) Ilecatongraphie. Le tout reueu 


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212 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


par son autheur. A Paris, chez Denys lanot^ Imprimeur et 
Libraire^ 1543. In-8; mar. rouge, fil., tr. dor. (Hardy.) 

Édition plus belle, dit Brunet, que Tédition originale, dont elle repro¬ 
duit les figures. Les entourages sont changés de place. 

Très bel exemplaire, sauf quelques taches. 

JEAN COUSIN. 

4&4. (OSIANDER, A.) Hannoniç Euâgelicæ libri quatuor. Paru 
siis, apiid Hieronymti de Marnef et Gulielmü Cauellat... 1564. 
Pet. in-8; mar. brun, fil. àfr., tr. dor. (Dura). 

Deuxième édition, fort rare. « Ce volume des Harmonies évangéliques, 
dit M. Didot (en parlant de la première édition, de io44, avec laquelle 
celle-ci est identique), présente 97 gravures sur bois dignes d’une atten¬ 
tion toute particulière. Elles sont parfaitement gravées, et bien tirées typo¬ 
graphiquement. Leur dessin est supérieur à celui de Bernard Salomon, 
dont Papillon fait un élève de J. Cousin, et qui n’a commencé à produire 
quelques œuvres de gravure importantes que vers loo3, c’est-à-dire neuf 
ans plus tard. La gravure sur bois prend ici un beau et grand caractère, 
que je n’hésite pas à attribuer à Jean Cousin. » 

Très bel exemplaire, avec témoins, portant sur le titre la signature du 
poète Desportes. De la bibl. Yemeniz. 

455. Les Figvres de l’Apocalipse de Saint lan, apostre & dernier 
Euàgeliste, exposees en Latin & vers francoys (par lean Mau- 
gin). Nul ne sy frote. A Paris, de [imprimerie d'Estienne 
Groidkau, demourant en la rue Neuue Nostre Dame a [enseigne 
Saint lan Baptiste, 1552. Très-petit in-8, de 32 ff. — Dix His¬ 
toires dv Novveav Testament exposees tant en Latin que 
rithme Françoyse. Auec un cantique Crestien, en faueur de 
ceux qui ayment les saintes et sacrées chansons, par le petit 
Angeuin. (A la fin :) Imprimé à Paris par Estienne Groulleau, 
1551. Très pet. in-8, de 16 ff. En 1 vol., veau brun (anc. rel.). 

Cette édition, aussi belle que la première, contient les mêmes figures. 

« Ce livre, aussi rare que précieux, dit M. ^Didot, est une des char¬ 
mantes productions de la meilleure époque de la gravure sur bois en 
France. On y trouve de fréquentes réminiscences de l’Apocalyse de Dürer 
et la réduction de ces grandes pages en un si petit format est le tour de 
force d’un maître. » 

Les vignettes, encadrées, sont au nombre de 27 pour le premier opus. 
cule, et de 10 pour le second ; c’est surtout dans ces dernières que le style 
de J. Cousin est visible. 

Magnifique exempledre, du duc de La Vallière, portant aussi le cachet 
des Archives maçonniques du rite écossais. 


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OUVRAGES EN TOUT GENRE. 


213 


486. (COLONNA, F.) Hypnerotomachie ov Discours du songe 
de Poliphile, Déduisant comme Amour le combat à l’occasion 
de Polia... Nouuellement traduict de langage Italien en Fran¬ 
çois. A Paris pour laques Keruer... 1584. (A la fin :) Impnmé 
povr laqves Kervei \.. par Marin Masselliiiy le xxii iour de De- 
cembrey Van M. D. LUI (1583). In-fol.; veau antiqué, dent, à 
fr., tr. dor. [Thouvenin), 

Imitation, due à Jacques Gohory et revue par Jean Martin, de la célèbre 
Hÿpnerotomachia de François Colonna, imprimée en 1499 par Aide. 

« Les 186 gravures sur bois de celte version française, dit M. Didot 
{Cai. raU,, n° 648), sont des imitations libres des dessins de Tédilion 
aldine; mais elles sont plus gracieuses, plus souples et marquées forte¬ 
ment du style français de la Renaissance. Le paysage, l’architecture décè¬ 
lent un art plus avancé, en même temps qu’un peintre savant dans l’ar¬ 
chitecture et la perspective. » 

Ces gravures ont souvent été attribuées à Jean Goujon, mais M. Didot, 
appuyé sur l’opinion de l’éminent Renouvier, a démontré, à l’aide de 
rapprochements originaux, et d’une manière qui semble être définitive, 
que cette œuvre magistrale est bien de Jean Cousin (voir Cat, rais,, 
n® 648, et Étude sur J, Cousin, pp. 178-184). 

Deuxième édition, aussi belle que la première. Splendide exemplaire, 
au chiffre de la duchesse de Berry sur la reliure, et avec Vex libris de sa 
bibliothèque de Rosny. H. : 0,338. La planche du sacrifice à Priape est 
intacte. 

487. HORUS APOLLO. Ori Apollinis Niliaci de Sacris Aegyptio- 
rum notis, ægyptiace expressis, libri duo, iconibus illustrât!, 
etc. Parisiis, apud Galeotum à Prato^ 1874. In-8; veau fauve, 
fil., Ir. dor. [Clos^, 

Charmant volume, orné d’un bel encadrement au titre d’après Jean 
Cousin et de nombreuses vignettes gravées sur bois et attribuées en 
partie au même artiste par Papillon. 

458. SA VIGNY (Christ, de). Tableaux accomplis de tous les arts 
liberaux, contenant brièvement et clerement par singulière 
méthode de doctrine une generale et sommaire partition des 

dicts arts. A Paris, Par lean et François de Gourmont 

freres.,, 1587. Gr. in-fol.; mar. bleu, riches compart., tr. dor. 
[Cocheu), 

Première édition connue et fort rare de cé livre important sous le 
rapport littéraire et scientifique, car nul doute que l’illuslre Bacon n’y ait 
puisé son fameux système encyclopédique qui l’élevait au-dessus do son 
siècle. 

Le titre représente un grand blason richement décoré, où les armes 


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LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


âli 


de Savigny sont surmontées d’une figure de saint Michel archange qui est 
du plus beau style. Une autre grande planche en bois, à pleine page, 
représente Louis de Gonzague, duc de Nivernois, assis, recevant le livre 
que lui offre l’auteur. L’arbre encyclopédique de Chr. de Savigny est 
divisé en dix-huit tableaux, richement encadrés. Papillon attribue à Jean 
Cousin les dessins de toutes ces planches. I.a Table théologique est de l’in¬ 
vention de Bergeron, avocat. A la fin se trouve une curieuse planche 
gravée en taille-douce. 

Exemplaire de M. Luzarches, avec son emblème et sa devise sur les 
plats de la reliure. 

459. Figvres de la Saincte Bible, accompagnées de briefs dis¬ 
cours, etc. A Paris, chez Jean Le Clerc, 1614. In-fol., de 2 ff. 
et 272 pp. ch.; mar. La Yallière, riches compart., tr. dor. 
(Hague). 

Deuxième édition, extrêmement rare (on ne connaît qu’un seul exem¬ 
plaire de l’édition de 1596), de la Bible dite de Jean Le Clerc, dont les 
dessins sont attribués à Jean Cousin (voir à cet égard VEssai sur Jean 
Cousin, par M. Didot, pp. 142-145). 

ANONYMES. 

460. Les Histoires dü novveav Testament, demonstrant la Yie, 
Passion, Mort, et Résurrection de nostre Saulueur, & Re- 
dëpteur lesuchrist, auec la declaratiô de son saincl nô... A 
Paris, par Estienne Mesviere, a VHoslel de Vendosme près le 
college de Boncourt, 1552. In-16, de 78 ff.; veau rac., fil. 

Petit volume très rare, orné de cent treize gravures sur bois, souvent 
fort jolies ; un grand nombre portent la croix de Lorraine. 

461. Testament! novi editio vvlgata. Parisiis, Apud Hieroîiymum 
de Marnef, et Guilielmum Cauellat : sub Pelicano, Monte D. 
Hilarij, 1563. In-16, de 657 pp. ch. et 15 pp. d’index; mar. 
rouge, compart., tr. dor. 

Cette édition fort rare contient cent dix gravures pour les Évangiles, 
douze pour les Actes des Apôtres et vingt-deux pour l’Apocalypse. Nous 
avons vu (voir plus haut, n® 424) que Jean de Tournes s’était plaint que 
des imprimeurs de Paris eussent contrefait la Métamorp/iose figurée publiée 
par son père. Jérôme de Marnef et Guillaume Cavellat ne s’en tinrent 
pas là : ils copièrent également le Nouveau Testament de Bernard Salo¬ 
mon, et ce petit volume en est la preuve. Ces copies sont assez spirituel¬ 
lement exécutées et quelques-unes sont assez bien réussies pour qu’on 
puisse s’y tromper si l’on n’a pas l’original sous les yeux. La vignette 


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SOLENNITÉS ET FÊTES ILLUSTRÉES. 


215 


représentant s. Paul (p. 406) porte un monogramme composé de lettres 
peu lisibles : I G ou L G, qu’on n’avait pas encore remarqué. 

Bel exemplaire, sauf piq. de vers race, dans la marge du bas d’un cer¬ 
tain nombre de ff. 

462. PARADIN (Cl.). Les Devises lieroiqvesdeM. Claude Paradin, 
Chanoine de Bcauieu, du Seigneur Gabriel Symeon et autres 
aucteurs. A Paris^ pour lean Ruelle le ietme, rue S, Jacques à 
feus. S- lerosme^ 1571. In-16, de 317 pp.; mar. rouge du Le¬ 
vant, fil. à fr., milieu, tr. dor. {Jjortic). 

Ces 217 emblèmes sont copiés sur ceux de l’édition de Jean de Tour¬ 
nes, 1557. Le nouvel éditeur a ajouté un joli frontispice. 

Bel exemplaire de ce volume rare. 

463. La Saincte Bible, contenant le Viel (sic) & le Nouueau Tes¬ 
tament. A Paris, Par Claude de Monstræil et Jean Richer, 
1598. 2 vol. in-8, à 2 col.; mar. brun, compart. à fil.,tr. dor. 
{anc. rei). 

Bible rare, ornée d’un grand nombre de gravures sur bois, surtout 
dans le Nouveau Testament, gravures en général très fines, dans d’élégants 
cailouches. Elles sont dans le style du Petit Bernard ou dans celui de 
Jean Cousin, et nous ne croyons pas les avoir rencontrées ailleurs. 

Superbe exemplaire, avec témoins, très bien relié. 


II. SOLENNITÉS ET FÊTES ILLUSTRÉES. 

Entrées de villes. — Sacres. — Mariages. — Funérailles, etc. 

(Pour ne pas scinder cette section, nous y faisons figurer indifféremment les livres 
avec gravures sur bois et ceux avec planches en taille-douce. — On trouvera sur 
ces livres des renseignements utiles dans la Bihliographie des Beaux-Arts, par 
E. Vinet, n"‘ 468 à 820.) 

464. La loyeyse & magnifique Entrée de Monseigneur Françoys, 
fils de France, et frere vnicqve dv Roy, par la grâce de Dieu, 
Dve de Brabant, d’Anjou, Alençon, Berri, etc., en sa tres- 
renommée ville d’Anvers. Anvers, Christ. Plantin, 1582. In¬ 
fol.; mar. rouge, fil., tr. dor. {Petit). 

Ouvrage important et curieux à plus d’un litre. Les vingt et une plan¬ 
ches à l’eau-forte dont il est orné nous montrent le cortège du duc, les 
chars allégoriques, les arcs de triomphe, les feux d’artifice, les théâtres 
improvisés à cette occasion, etc. Elles ne sont pas signées, mais on croit 
pouvoir les attribuer à Abraham de Bruyn, et non, comme le veut le 


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216 


LIVRES A FIGURES. 


rédacteur du catalogue Soleinne, à Phil. Galle, dont le nom se trouve 
sur une planche ajoutée à la fin, mais qui ne parait pas avoir fait partie 
du volume. 

Très bel exemplaire de ce livre peu commun. 

465. Les deux plus grandes, plus célébrés et mémorables resiouis- 
sauces de la ville de Lyon. La première pour Tentrec de très- 
grand, tres-chrestien, tres-victorieux Prince Henri IIII, Roy 
de France et de Navarre. La seconde pour Theureuse publica¬ 
tion de la Paix. Auec le cours et la suite des guerres entre les 
deux maisons de France et d’Autriche, par Pierre Mathieu. 
Lyon, ThibaudAncelin, 1598. In-4, de 4 fl. lim.,2 pl.etl04 pp. 
— Les causes, le cours et les effets des guerres entre les deux 
maisons de France et d’Austriche depuis l’an 1515 jusquès au 
traité de paix de Veruins, 1598, avec les feux de ioie de la 
ville de Lyon pour la publication. Lyon^ Th, Ancelin^ 1598. 
In-4, de 2 ff. lim., 80 pp. et 1 grande grav. En 1 vol.; veau 
fauve^ tr. dor. 

Cette entrée eut lieu le 4 septembre 1595, en reconnaissance de la fidé¬ 
lité montrée au roi par la ville de Lyon, qull appelle la fille aînée de sa 
couronne. L’auteur de cette pièce fut au nombre des députés envoyés 
vers Henri IV pour l’assurer des bons sentiments qui animaient les habi¬ 
tants de cette ville envers leur souverain légitime, et il reçut à cette occa¬ 
sion l’ordre d’écrire l’histoire de ce prince. 

La seconde solennité dont la même ville fut le théâtre eut lieu à l’oc¬ 
casion de la paix de Vervins, conclue entre la France et l’Espagne le 
2 mai 1598. Ces deux pièces offrent un grand intérêt historique. On y 
trouve une généalogie des rois de France depuis Pharamond jusqu’à 
* Henri IV, un bon portrait de ce roi à quarante-deux ans, et des eaux- 
fortes. (Voir Didot, Cat, rais, y n® 922.) 

466. L’Entrée de tres-grande, tres-chrestienne et tres-auguste 
princesse Marie de Medicis, reine de France et de Nauarre, en 
la ville de Lyon, le III dec. M. D. C. [Lyon, Thibaud Ancelin, 
1600.) In-8, de 76 ff. ch., plus une gr. planche sur cuivre 
pliée; veau fauve, fil., tr. dor. [Lefebvre], 

C’est un épisode de cetle suite de triomphes qui marqua le passage de 
Marie de Médicis quand elle traversa la France venant d’Italie. A la suite 
de la solennité, on lit : Recueil de l'histoire de Florence, pour Vintelligence 
de la Généalogie de la grande maison de Médicis et de Vérection du Duché de 
Toscane, 

467. Voyage dv Roy à Metz. L’occasion d’iceluy : Ensemble les 
signes de resiouyssance faicts par ses Habiians, pour honorer 


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SOLENNITÉS ET FÊTES ILLUSTREES. 


517 

l’entree ^de sa Majesté. Par Abr. Fabert. [Metz) 1610, Pet. 
in-fol.; vélin, ornem. sur les plats, tr. dor. {anc. rel.). 

Henri IV fit ce voyage en mars 1603. Abraham Fabert, sieur de Mou¬ 
lins, échevin de Metz et le plus célèbre imprimeur de cette ville, composa 
et imprima celte pièce, qui contient quinze gravures en taille-douce, sans 
compter le frontispice et les armoiries du duc d’Épernon, auquel l’ou¬ 
vrage est dédié. L’un et l’autre portent le nom du graveur, A. Vallée, 
ainsi que quatre vues ou cartes de Metz et du pays messin. Parmi les 
quinze autres planches, représentant des cortèges, des arcs de triomphe, 
etc., on en remarque trois des plus curieuses ; l’une nous montre l’entrée 
de Henri IV, à cheval, sous un dais; l’autre, Marie de Médicis portée dans 
une litière; la troisième, le combat nocturne et les feux d’artifice qui ont 
eu lieu dans la grande cour de l’évêché. Ce beau volume est devenu fort 
rare. 

Magnifique exemplaire, avec les planches soigneusement coloriées et 
rehaussées d’or. 

468. Le Soleil au signe du Lyon, d’où quelques parallèles sont 
tirez auec le tres-chrestien... Louis XIII.... en son Entrée 
triomphante dans sa ville de Lyon. Ensemble un sommaire 
récit de ce qui s’est passé de remarquable en ladite entrée de 

Sa Majesté et de..... Anne d’Austriche.dans ladite ville de 

Lyon, le H décembre 1622. A Lyon^ chez lean /w//^ero^^, 1623. 
In-fol., de 4 IT. et 180 pp. — Réception de... Louis XIII... 
et... Anne d'Austriche parles doyen, chanoines et comtes de 
Lyon en leur cloistre et eglise, le xi déc. 1622. Lyon^ Jacques 
Itoussm^ 1623. In-fol., de 67 pp. En 1 vol.; cart. 

Volume rare, omis au Manuel. Il est orné de dix-neuf jolies gravures 
en taille-douce, signées P. Faher (Lefèvre), G. Huret, Mallery, Velthem, 
Autçuers et C. Audran.II est curieux pour l’histoire des familles du Lyon¬ 
nais. 

469. Entrée de Loys XIII... dans sa ville d’Arles le vingt-neu- 
fiesme Octobre mil six cens vingt-deux. En Avignon, de Jim- 
prim. de lean Bramereau^ 1623. In-fol., de 4 IF. et 68 pp., 
avec 9 pl. grav.; veau antiqué, fil., tr. dor. 

Volume rare, omis au Manuel. 

« Les consuls et gouverneurs de la ville d’Arles qui ont présidé à l’or¬ 
ganisation de cette entrée étaient Valentin de Grille, André de Guan, 
Charles Gavot et Antoine Franconi. Le peintre-dessinateur de la fête et 
des planches était Jean Beuf. La première représente Louis Xlll à cheval 
avec cette pompeuse inscription : 

Talis erat Cæsar, lanum cum clauderet orbi. 

Orbes si dederis, Cæsare raaior erit. 


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318 


LIVRES A FIGURES. 


Une autre planche représente la statue de Boson, roi d’Arles et duc de 
Bourgogne sous Charles le Chauve; il tient un lion en laisse. » (Didot, 
raw., n® 934.) 

Très bel exemplaire. 

470. Eloges et Discovrs svr la triomphante réception dv roy en 
sa ville de Paris, apres la Réduction de la Rochelle (par J.-B. 
Machaud, jésuite), accompagnez des Figvres tant des Arcs de 
Triomphe, que des autres préparatifs. Paris, Pierre Rocolet^ 
1629. In-fol.; vélin blanc, fil. [anc, rel.). 

Volume rare, orné de 15 planches, représentant douze arcs de triom¬ 
phe et trois chars : TAge d’or, le Cirque romain, le Vaisseau de la Ville 
de Paris. Elles ont été gravées sur cuivre par Abr. Bosse, Melcliior Taver- 
nier, et G. Firens. 

Très bel exemplaire aux armes de la ville de Paris. 

471. Medicea Hospes sive dcscriptio pvblicæ gratvlationis, qua 
serenis^mam, Augustissimamque Rcginam Mariam de Medi- 
cis, excepit senatvs popvlvsqve Amstelodamensis. Auctore 
Caspare Barlæo. Amstelodami, Typis lohannis et Comelii 
Blaev, cL). b. c. xxxviii (1638). In-fol., de 61 pp.; vél. 

Édition originale de cette relation de l’entrée de Marie de Médicis à 
Amsterdam, après sa fuite de France. Le volume est orné d’un beau por¬ 
trait de la reine, et de 16 planches remarquables, dessinées par Chr.-L. 
Moyaert, S. de Vlieger et Martsen de Jonge,et gravées à l’eau-forte et au 
burin, en partie par Savry. Titre remonté. 

472. Biyde Inkomst der allerdoorluchtighste Koninginne, Maria 
de Medicis, l’Amsterdam. Vertaelt int het Latijn des hoogh- 
geleerden heereu Kasper van Baerle. Professer in de door- 
luchtige Schole der gemelde Koopstede. f Amsterdam, by 
lohan en Corn, Blaev, cb bcxxxix (1639). In-fol.; vél. 

Traduction hollandaise de l’ouvrage précédentj ornée des mêmes 
planches. 

473. Les Reiouissances de la Paix faites dans la ville de Lyon, 
le 20 mars 1660. A Lyon, par GuilL Barbier, impr, ord, du 
roy en la Place de Confort, et Jacques lustet, aussi imprimeur, 
1660. In-fol., de 3 ff. et 50 pp., avec 18 gr. grav.; veau fauve, 
fil., tr. dor. {Petit), 

Ces réjouissances eurent lieu à l’occasion de la paix des Pyrénées, 
signée dans l’ile des Faisans, le 7 novembre précédent, et dont une des 


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SOLENNITÉS ET FÊTES ILLUSTIIÉES. 


219 


conséquences fut le mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse 
d’Espagne. 

Le texte est du P. Menestrier, mais celte première édition fut publiée 
à son insu et sans son nom. Le volume est fort curieux pour Thistoire de 
Lyon. Parmi les planches gravées par Auroux, seize représentent les feux 
d’artifices tirés dans les seize quartiers de la ville. 

474. L’Entrée triomphante de Leurs Maiestez Lovis XFV, roy de 
France et de Navarre, et Marie Therese d’Avstriche son es- 
povse, dans la ville de Paris,... av relovr de la signatvre de la 
paix générale et de le\T hevrevx mariage (par Jean Tronçon). 
Paris, Pierre le Petit, 1662. In-fol.; veau brun. 

Première édition de ce livre fort intéressant pour la topographie pari¬ 
sienne. Il est orné d’un frontispice gravé par Chauveau, qui nous montre 
la présentation du livre au jeune roi par la municipalité; du portrait de 
Louis XIV gravé par Van Schuppen d’après Mignard, et de 22 planches, 
représentant une revue, des arcs de triomphe, des cortèges, un feu d’arti¬ 
fice, etc., gravées par J.Marot et autres. «La représentation du cortège, dit 
« M. Vinet {Bibliogr, des Beaux-Arts, n® 501), offre le plus grand intérêt 
« au point de vue des usages, du costume et de l’histoire. La vivacité 
« spirituelle du burin, la variété, la justesse des attitudes, voilà ce qui 
»< caractérise celte œuvre remarquable. Tout porte à croire que ces plan- 
« ches sont l'œuvre de Cochin de Troycs dont le talent offre beaucoup 
« d’analogie avec celui de Cal lot. » 

475. (Les Plaisirs de l’isle enchantée. Fêtes de Versailles, mai 
1664.) In-fol., 9pr.; mar. rouge, fil., tr. dor. {reL du temps). 

Premier et rarissime état des planches dessinées et gravées par Israël 
Silvestre, tirées sans texte, avec ces mots : Isr. Silvesire, delineavit et 
sculpsit, et numérotées de 1 à 9. Le second état figure dans l’édition de 
Ballard avec texte, 1664, dont nous avons décrit le seul exemplaire connu 
dans notre cat. de 1878, n® 523. 

Exemplaire de toute beauté, aux armes du roi LOUIS XIV. 

476. Discours sur les arcs triomphaux dressés en la ville d’Aix, à 
l’heureuse arrivée de Monseigneur le Duc de Bourgogne et de 
Monseigneur le Duc de Berry. A Aix, chez Jean Adibert, imp, 
du Roy, proche le Palais, 1701. In-fol., de 5 If. et 76 pp., avec 
4 gr. grav. à l’eau-forte; demi-rel. dos et coins de mar. violet. 

Le duc de Bourgogne, c’est Louis de France, fils du Grand Dauphin et 
père de Louis XV; le duc de Berry, c’est son frère cadet, Charles de 
France. 

Le texte de cette relation est de Pierre Gallaup de Chasteuil, et les 
eaux-fortes de J.-CI. Cundier. Elles sont d’une bonne exécution et repro¬ 
duisent quatre curieux arcs de triomphe. Ce volume contient d’intéres¬ 
santes recherches sur les cours d’amour provençales et les troubadours. 


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LIVRES A FIGURES. 


220 

477. Description de la feste et du feu d'artifice qui doit être tiré à 
Paris, sur la rivière au sujet de la naissance de Monseigneur 
le Dauphin, par ordre de Sa Majesté catholique Philippe V, et 
par les soins de Leurs Excellences M. le Marquis de Santa 
Cruz et de M. de Barrenechea, ambassadeurs extraordinaires 
et plénipotentiaires da roy d’Espagne, le 31 janvier 1730, 
Paris^ Pierre Gaiidonin, 1730. In-4, de 31 pp. et 3 pl. ; demi- 
rel. mar. rouge. 

Ce volume rare,, omis dans le Manuel^ est orné de trois grandes plan¬ 
ches qui se déploient, très bien gravées par Servandoni, et représentant 
un feu d’artifice tiré sur Ja Seine, l’illumination de riiôlel de Bouillon, 
et la salle de festin et de bal au même hôtel. Le dauphin dont on célé¬ 
brait la naissance, est Louis, fils de Louis XV et le père de Louis XVI. 

478. Description des festes données par la ville de Paris, à l’occa¬ 
sion du mariage de Madame Louise-Elisabeth de France, et de 
Dom Philippe, Infant et Grand-Amiral d’Espagne, les vingt- 
neuvième et trentième Août mil sept cent trente-neuf. Paris, 
Le Mercier, 1740. Gr. in-fol., de 22 pp. et 14 pl. (dont 9 dou- 
blesj; mar. rouge, fil., tr. dor. [rel, du temps). 

Volume omis au Manuel et qui est d’un grand intérêt. Parmi les 
planches, dont treize sont gravées par J.-F. Blondel et une par Cochin 
fils, d’après Salley, Gabriel, Servandoni et Bonneval, on remarque une 
vue générale de la fête sur la Seine et le bal de l’Hôtel de Ville. Au fron¬ 
tispice, un lleuron, dessiné par Bouchardon et gravé par Soubeyran, et 
en tête du texte une grande vignette, dessinée et gravée par Jacques Ri- 
gaud, représentant une joute sur la Seine. 

Exemplaire aux armes de la ville de Paris. 

479. Représentation des fêtes données par la ville de Strasbourg 
' pour la convalescence du roi, à l’arrivée et pendant le séjour 

de Sa Majesté en cette ville. Inventé, dessiné et dirigé par 
J.-M. Weis, graveur de la ville de Strasbourg. Imprimé par 
Laurent Aubert à Paris, Gr. in-fol., 20 pp. de texte entouré 
d’ornements et 12 pl. ; veau racine, fil., tr. dor. {Pasdeloup, 
relieur du roi). 

Volume rare, omis au Manuel, et intéressant à plus d’un titre. Le roi 
Louis xy, alors véritablement le Bien-Aimé, tomba, le 8 août 1744, si 
dangereusement malade à Metz qu’on le croyait perdu. Son retour à la 
santé fit éclater dans toute la France la joie la plus vive. Il fit son entrée 
à Strasbourg le 5 octobre. 

En tête du volume on trouve le portrait de Louis XV à cheval peint 
par C. Parrocel, la tête par J. Chevallier d’après le buste fait par J.-B. Le 


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SOLENNITÉS ET FÊTES ILLUSTRÉES. 


221 


Moine; gravé par J.-G. Wilie. Les onze autres planches sont du burin de 
Le Bas. 

Exemplaire aux armes de France. ' 

480. Fête publique donnée par la ville de Paris à roccasion du 
mariage de Monseigneur le Dauphin le 13 Février 1747. Gr. 
in-fol., de 2 ff. (titre et frontispice) et 12 pp. de texte, avec 
6 gr. planches ; mar. vert foncé, comp., tr. dor. [rel. du temps). 

Cette relation, omise au Manuel^ s’applique aux fêtes données à l’oc¬ 
casion du second mariage du Dauphin Louis, fils de Louis XV, avec Marie- 
Josèphe de Saxe. Le texte de cette solennité est de Lattré, encadré de 
bordures exécutées par P.-F. Tardieu. Le frontispice allégorique a été 
gravé par J.-J. Flipart, d’après le dessin de Michel-Ange Slodtz. Les six 
grandes planches, représentant des chars, constituent une véritable œuvre 
d’art. 

Très bel exemplaire, aux armes de la ville de Paris. 

481. Relation de l’arrivée du roi (Louis XV) au Havre de grâce, 
le 19 septembre 1749, et des fêtes qui se sont données à cette 
occasion. Parisy de Hmpr. H.-L. Guérin et L.-F. Delatour^ 
1753. Gr. in-fol., de 2 lî. et 16 pp., et 6 grandes grav.; mar. 
rouge, dent., tr. dor. [rel. du temps). 

Les belles gravures qui ornent la relation de ce voyage ont été exé¬ 
cutées par J.-Phil. Le Bas, d’après les dessins faits sur les lieux par Des¬ 
camps, professeur de l’Académie royale de Rouen ; on y trouve en outre 
trois grandes vignettes gravées par Le Bas, d’après Slodtz. Cet ouvrage, 
omis au Manuel, a été dédié au roi parles officiers municipaux de la ville 
du Havre. 

Exemplaire aux armes de France. 

482. Sacre et couronnement de Louis XVI, roi de France et de 
Navarre, à Rheims, le H juin 1775 (par l’abbé Pichon) ; pré¬ 
cédé de Recherches sur le sacre des rois de France, depuis 
Clovis jusqu’à Louis XV (par Gobet), et suivi d’un Journal 
historique de ce qui s’est passé à cette auguste cérémonie. 

• Enrichi d‘un très-grand nombre de figures en taille-douce, 
gravées par le sieur Patas, avec leurs explications. Parts, 
Vente, 1775. In-4; mar. vert, fil. et tr. dor. {?*el. du temps). 

Les figures de cette relation (au nombre de 57, dont onze grandes) ont 
été gravées par Patas, d’après celles qui étaient jointes à la description 
du sacre de Louis XV, et leurs ornements par Arrivet. 

Très bel exemplaire, aux armes et au chilfre du roi LOUIS XVI. 

483. Description des cérémonies et des fêtes qui ont eu lieu pour 


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m 


LIVRES A FIGURES. 


le couronnement de Leurs Majestés Napoléon, empereur des 
Français et roi d’Italie, et Joséphine, son auguste épouse. 
Recueil de décorations exécutées dans l’église de Notre-Dame 
de Paris et au champ de Mars, d’après les dessins et sous la 
conduite de C. Percier et P.-F.-L. Fontaine, architectes de 
l’empereur. Paris, Leblanc, 1807. Gr. in-fol., de 24 pp., plus 
4 pp. pour l’explic. des pl.; dem.-rel. veau violet. 

Ouvrage orné de gravures au trait. 


484. Pompa funebris... Pourtraict du conuoy fait en pompe fu¬ 
nèbre à Nancy capitale de Lorraine, au tràsport du feu sere- 
nissime Prince Charles III... ledit convoi figuré en 48 tables... 
Nanceii, cum privilégia, (vers 1611), Claiidius de la Ruelle 
iniientor,,. Fredericus Brentel fecit, Herman de Loye excudit. 
Gr. in-fol. ; cart. 

« Cet ouvrage est capital dans la série des Solennités, ainsi que pour 
riiistoire du duché de Lorraine et de la ville de Nancy. Les dessins sont 
de Claude de la Ruelle et de Jean La Hierc ; les planches à Teau^forte sont 
dues à Frédéric Brenlel, artiste strasbourgeois. 

« L’ouvrage entier se divise en deux parties. La première (les Obsèques), 
composée de dix grandes planches découpées et collées sur papier, com¬ 
mence par un frontispice dont la partie inférieure offre quinze petits su¬ 
jets allégoriques. Il a été gravé par Matthieu Merian, comme l’indique la 
souscription. Le texte explicatif, collé en regard, n’est imprimé que d’un 
seul côté, le français en lettres romaines, le latin en italique, et il est sorti 
des presses de Biaise André. La seconde partie contient quarante-huit 
planches de grandeur moyenne, numérotées et munies de légendes expli¬ 
catives. Cette série représente le Convoi funèbre de Charles III de Lor¬ 
raine . 

« On y a joint une suite de quatre planches : Comme son Altesse de Lor- 
raine Monseigneur le Duc Henry, second du nom, va à VEglise, y conuoyé, 
tant par les Euesques et les princes de son sang, que par les Comtes, Barons, 
Seigneurs et Gentilz-hommes, Ministres et Officiers de son Estât et Maison 
estons en Cour, et tous ici sans tenir rang. C. D. L. R. Inventor. Fridericus 
Brentel fecit. Herman de Loye excudit. Nanceï in Maio 1611. 

U Ce livre très rare est presque toujours incomplet. Le présent exem¬ 
plaire a été formé à l’aide de quatre autres, dans lesquels on a choisi les 
planches les mieux imprimées. » (Didot, Cat, rais,, n® 930.) 


485. Spectacvlorvm in svsceptione Philippi Hisp. prin. divi Ca- 
roli V. Cæs. F. An. M.D. XLIX. Antverpiæ ædilorvm mirifievs 
apparatvs. Per Cornelium Scrib. Grapheum, eius Urbis secre- 


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SOLENNITÉS ET FÊTES ILLUSTRÉES. 


223 


tarium et verè et ad uiuum accuratè descriptus. (A la fin :) 
Excvs. Antverpiæ^ pro Petro Alosteh. impressore Ivrato, typis 
Ægidii Disthemii. an, M. D.L. (1S50) men. Ion, Pet. in-fol.; 
veau fauve, fil. [anc, rel,). 

Première édition de la description du Triomphe d*Anvers, c’est-à-dire 
de l’entrée du prince Philippe (le futur Philippe II), fils de Charles-Quint, 
à Anvers, fête qui a coûté à la ville 130,000 écus. 895 charpentiers, 
234 peintres, 498 ouvriers de tous états, travaillèrent aux arcs de triomphe 
et aux théâtres eu plein veut, élevés sur le passage de Philippe, que 
reproduisent parfaitement les planches gravées sur bois, d’après les des¬ 
sins de Pierre Coek ou Koek d’Alost (en flamand : Aelsl), près de Gand. 
Elles sont au nombre de 31, y compris le titre et le dernier feuillet gravé. 

Exemplaire avec la signature d’Étienne Tabourot sur le titre (Stephani 
Tahorotii sum, A tous accords), 

486. Amplissimo hoc apparatu et pulchro ordine pompa funebris 
Bi’vxellis k palatio ad divæ Gudulæ templum processit cum rex 
Hispaniarum Philippvs Carolo V. Rom. imp. parëli mœstissi- 
mus iusta solveret. Henriens, Hoîidius excudit 1619. Hagæ- 
Comit,y loannes a Duetecum,,Lucas Duetecum fecit, In-fol. obi., 
39 pl. sur cuivre ; dem.-rel. dos et coins veau gris, ir. dor. 

’ Seconde édition d’une suite d!estampes représentant les cérémonies 
des funérailles de Charles-Quint, à Bruxelles (29 déc. 1558), et exécutées 
par les frères de Deutechom et par Jérôme Cock. En tête de ce recueil 
remarquable par l’exactitude des costumes se trouvent 2 portraits, l’un de 
Charles-Quint, l'autre de Philippe II; les 37 pl. suivantes sont de l’inven¬ 
tion de Lucas Duetecum. « Toutes ces plandies représentent, en costume 
officiel, les seigneurs d’Espagne et des Pays-Bas, et les grands dignitaires 
dç l’empire qui suivirent le convoi de Charles-Quint. Les 3 dernières, non 
signées, nous semblent appartenir à la manière de graver de Pierre Van 
der Borcht, d’Anvers. Elles ne représentent plus rien de la cérémonie des 
obsèques, mais elles reproduisent néanmoins des tableaux analogues au 
sujet traité. C’est une danse macabre en 3 feuilles, dans laquelle on voit la 
Mort aux prises avec toutes les conditions de la vie. Ces tableaux sont 
pleins de vérité et d’énergie. » (Didot. Cat, rais., n° 908.) 

Pour plus de détails, voir E. Vinet, Bibliographie des Beaux-Arts, 
.n® 556. 

487. Arevs aliqvot trivmphal. et monimenta victor. classicæ in 
honor. Inuictissimi ac Illustriss. lani Avstriæ, victoris non 
qvietvri, avetor. loan. Sambveo. Qvibvs adiectvm est eiusdem 
argument! Carmen heroicum per Hvgonem Favolivm. Antver- 
piæ, apud Philippum Gallæum, M.D,LXX1I (1872). In-4 ; 
dem.-rel. perçai. 

Cette plaquette, qui contient 16 planches en taille-douce, au verso 


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iu 


LIVRES A FIGURES. 


desquelles se trouvent des inscriptions latines, reproduit les fêtes qui ont 
eu lieu à Anvers en loTi, à l’occasion de la célèbre victoire navale de 
Lépante. A la fin il y a un discours de Sambucus sur la victoire de Lé- 
pante, suivi d’un poëme latin de Favolius, intitulé : De Classica ad Nau- 
pactum contra Turcos Victoria. 

488. Historicanarraiioprofectioniset inaugurationissercn. Belgii 
principum Alberti et Isabellæ, Austriæ archiducum, et eorum 
optatissimi in Belgiumadventus, rerumquegestarumetmemo- 
rabilium, gralulationum, apparatuum et spectaculorum in 
ipsorum susceptione et inauguratione hactenus editorum ac- 
ciirata Descriptio. Auctore loanne Bochio. Anttierpiæy ex offi- 
cina planiiniana, apud loann. Moretuniy 1602. In-fol., de 
500pp., plus 5 IT. pour la table ; veau fauve [anc. rel.). 

« Ce volume rare, intéressant pour l’histoire des pompes et des fêtes 
des Pays-Bas, et surtout des villes riches d’Anvers et de Valenciennes, 
contient 33 grandes figures dont les principales sont à l’eau-forte, et font 
partie de l’œuvre de Pierre Van der Borcht, d’Anvers. Celles qui sont gra¬ 
vées au burin sont plus difficiles à reconnaître; elles appartiennent à un 
graveur qui travailla beaucoup à la fin du xvi® siècle et au commence 
ment du xvii® pour l’imprimerie plantiniennc. » (Didot, Cat. rais., n® 926. 

489. Pompa fvnebris optimi polentissimiq. principis Alberti pii, 
Archidvcis Avstriæ, üvcis Bvrg. Bra., etc., veris imaginibus 
expressa a lacobo Francqvart. Archit. Reg. Eivsdem principis 
morienlis vita, scriptore E. Pvteano. Brtixellæj 1623. (A la fin 
des pièces liminaires :) Lovanii^ typis Henrici Hastenii, 1623. 
In-fol. obi. ; bas. brune. 

Première édition, fort rare. 

, « Ce volume splendide renferme, outre un frontispice gravé par Corn. 

Galle, 64 planches numérotées, représentant la chapelle ardente érigée 
dans la nef de Sainte-Gudule de Bruxelles, le défilé complet du cortège, 
où tous les personnages qui ont figuré dans cette magnifique cérémonie 
sont représentés dans leur costume. On y a ajouté postérieurement le 
sarcophage de la princesse Isabelle-Claire-Eugénie, veuve de l’archiduc 
Albert, érigé le 3 mars 1634, dans l’église de Saint-Jacques. Les épreuves 
sont très belles. Les mêmes cuivres ont servi à cette édition et à la sui¬ 
vante. Le texte explicatif est en latin, en français, en espagnol et en fla¬ 
mand. Le nom des principaux dignitaires de la cour se trouve au-dessus 
de leur portrait w faict au naturel ». Albert le Pieux était le sixième fils 
de l’empereur Maximilien IL Après la paix de Vervins (1598), il épousa 
Claire-Isabelle-Eugénie, fille du roi Philippe IL Ils firent ensemble une 
entrée solennelle à Bruxelles avec une pompe inouïe en 1599 (voir ci- 
dessus, n® 488) Le prince Albert m«)urut le 13 juillet 1621, mais son service 
funèbre n’eut lieu que le 20 mars de l’année suivante. » (Didot, CaL rais.^ 
n® 936.) 


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SOLENNITÉS ET FÊTES ILLUSTRÉES. 


225 


Ce qui est digne de remarque, c’est que, d’après une lettre adressée à 
la veuve de l’archiduc, l’ordonnance et les décors de celte pompe funèbre 
furent mis au concours. C’est Jacques Franquart, peintre et architecte, 
attaché à la personne de l’archiduc, qui fut chargé de l’œuvre. On admire 
(pl. 47) un superbe char de la Libéralité, de son invention. 

490. Pompa introitvs honori serenissimi principis Ferdinandi 
Avstriaci Hispaniarvm Infantis.... a S. P. Q. Antverp. décréta 
et adornata; cum mox à nobilissimâ ad Norlingam portâ Vic- 
toriâ Antvorpiam auspicatissimo aduentu suo bearet, XV. 
Kal. Maii, Aini. ci3.idc.xxxv (1635). Arcus, Pegmata, Iconesqî 
à Pet. Pavlo Rvbenio, Eqvite, inuentas et delineatas Inscrip- 
tionibus et Elogiis oraabat, libroqî commenlario illustrabat 
Gasperi VS Gevartivs... Accessit Lavrea Calloana, eodem Auc- 
torc descripta. Antverpiæ^ venevnt exemplaria apnd Theod, a 
Tvlden qui Iconum Tabulas et Archetypis Rubenianis delineauxt 
et sculpsit, (A la fin :) Antverpiæ excvdebat Joannis MevrsivSy 
typoqraphvs ivratvSy anno saluiis CIO.IOC.XLl (1641). Gr. 
in-fol.; vélin bl., fil., tr. dor. {a?ic. reL), 

Livre capital, illustré par Rubens. 

Les figures, au nombre de trente-neuf, ont été gravées par Van Thul- 
dcn. Le titre est imprimé au milieu d’un frontispice offrant en haut le 
portrait du roi Philippe IV. Après les feuillets préliminaires on trouve le 
portrait du prince Ferdinand, représenté debout et gravé par J. Neefs 
d’après Van Thulden. 

Exemplaire en grand papier, du premier tirage, avec le faux-titre en 
sept lignes, la date de 1641, etc. 11 est avec témoins et aux armes de 
PHILIPPE IV, roi d’Espagne. 

491. Relation du voyage de Sa Majesté britannique en Hollande 
et de la réception qui lui a été faite, enrichie de planches très 
curieuses, avec un récit abrégé de ce qui s’est passé de plus 
considérable depuis l’arrivée de Sa Majesté en Hollande le 
31 de janvier jusqu’à son retour en Angleterre au mois 
d’avril 1691, et l’heureux succès de l’expédition d’Irlande par 
les armes toujours victorieuses de Sa Majesté. A la Haye^ chez 
Amoul Lpei's, 1692. In-fol., de 108 pp.; vél. blanc (anc, reL). 

« Ce beau livre, non cilé au Manuel, somptueusement exécuté, est un 
monument élevé par les États de Hollande à Guillaume 111. Il contient 
seize planches très pittoresques et d’un très grand éclat, dues à Romain 
de Hooghe, qui y a déployé toutes les ressources d’un talent qu’on ne 
peut véritablement apprécier que dans ces grandes compositions. La 
10® planche montre un émule de Callot dans la disposition des groupes 
et la louche spirituelle des plus petites figures. » (Didot, Cat, rais,, n* l)ol). 

15 


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226 


LIVRES A FIGURES. 


On y remarque aussi un beau portrait de Guillaume RI, gravé au burin 
par P. von Gunst, d’après J. Brandon. 

Exemplaire d’une pureté et d’une conservation irréprochables. 

492. Komste van Zyne Majesteit Willem III. Koning van Groot 

Britanje, enz. In Holland.... In s Graavenhaage, hy Arnond 
Leers, M. D. C. In-fol.; peau de truie, fil. et orn., 

tr. dor. 

Édition avec texte hollandais par Bidloo, de la même relation que 
celle ci-dessus, avec les mêmes gravures. 

493. Il Porno d'oro, festa teatrale rappresentata in Vienna per 
l’augustissime nozze delle Sacre Cesaree e Reali Maeslà di 
Leopoldo e Margherita, componimento di Francesco Sbarra, 
Consigliero di S. M. C; In Vienna d'Auslria, appresso Matteo 
Cosmerovio, stampaiore délia Corte^ rAiino 1667. ln-8, de 15 (T. 
et 158 pp., avec 23 pl. pliées; vélin bl., tr. dor. 

Première et rare édition de ce livre intéressant omis au Manuel, 

Cette fête thécUrale, à l’occasion du mariage de l’empereur Léopold 
consista en une pièce k machines combinée avec un opéra qui est l’un des 
plus anciens. La beauté des décorations de la Pomme d*or égale celles des 
féeries de nos jours. Le graveur Mathieu Küsel a reproduit avec un mer¬ 
veilleux talent les brillantes inventions de l’architecte-décorateur Louis 
Burnaccini, qui a composé pour chaque scène un nouveau décor. L’artiste 
nous montre tantôt TEnfer, tantôt les sommets du mont Ida, puis le palais 
de Pâris, ou bien la Caverne d’Eole, le lac Tritonite, le camp de Mars, le 
temple de Pallas à Athènes, etc., etc. 


494. Aigentliclie Wahrhaffte Delineatio unnd Abbildung... durch 
Esaiam von Hulsen... (Représentation exacte et véritable des 
fêtes célébrées à Stuttgart, les 13,14,15, 16 et 17 juillet 1617, 
à l’occasion du baptême du prince Ulrich de Wurtemberg, et 
du mariage de Louis-Frédéric, duc de Wurtemberg, avec 
Madeleine-Elisabeth de Hesse, publiée et préparée par Isaïe 
de Hulsen.) S. /. n. d. {Stuttgart, 1618). 2 vol. in-fol. obi.; 
mar. rouge, fil., tr. dor. [anc, rel.), 

U Cet ouvrage est très remarquable pour ses belles planches repré¬ 
sentant un cortège, et les entourages ou cartouches variés, qui paraissent 
au commencement de chaque partie. Les figures de la première partie 
sont au nombre de 92. A la suite des planches se trouve le texte, intitulé : 
Kurtze Beschreibung dess zu Stuttgarten bey den, etc. (Courte description 
des fêtes célébrées k Stuttgart k l’occasion du baptême et du mariage 
princiers, par Georges-Rodolphe Wecklierlin) ; Tübingenj DieterichWerlin, 


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SOLENNITÉS ET FÊTES ILLUSTRÉES. 


227 


1618; in-fol. obi., de 71 pp. L'auteur de cette relation a été secrétaire du 
prince et poète de la cour. Le second volume a pour titre : Aufzug zum 
Balet.,. (Ballet fait en l’honnenr d'Anna, duchesse de Wurtemberg, le 
4 mars 1617); il contient 11 planches, à la suite desquelles on trouve le 
texte précédent avec des corrections. » (Didot, Cat,rais., n® 931.) 

Les figures de la première partie ont été gravées par Frédéric Brentel 
de Strasbourg, sauf les planches 23 à 30, qui sont dues au burin de 
Mathieu Mérian. 

Exemplaire bien complet de cet ouvrage fort rare. Le premier volume 
est aux armes de COLBERT. 

495. Le manifique (sic) Carousel fait sur le fleuve de l’Arne a 
Florence pour le mariage du Grand Duc. Dédié au de Beau- 
lieu.... A Paris, chez Balthaz. Montcomet. S. d. Pet. in-fol. 
obi.; mar. La Vallière, tr. dor. [Lortic). 

Il s’agit ici des solennités qui ont eu lieu au mariage de Côme II de 
Médicis, quatrième grand-duc de Toscane, avec Marie-Madeleine, archi¬ 
duchesse d’Autriche, e;i 1608. Ces solennités consistèrent principalement 
en une Comédie, et en une Bataille navale; elles ont été représentées l’une 
et l’autre dans une suite de sept et de dix-neuf planches, inventées en 
grande partie par Giulio Parigi, et gravées presque en totalité par Re- 
migiü Canta-Gallina, le maître de notre grand Callot. Ces planches ont 
été publiées en 1608, sans aucun texte, avec des titres en italien. 

Un artiste français, Nicolas Bocquet, qui se trouvait à Borne en 1690, 
a reproduit dix-huit des planches de la Bataille navale dont le sujet était 
VExpédition des Argonautes pour la conquête de la Toison d*Or. 

Ces dix-huit planches sont numérotées dans un autre ordre que l’ori¬ 
ginal, et précédées d’un faux titre et du litre gravé dont nous avons 
donné le texte plus haut. La pointe fine et légère de Bocquet rappelle à 
s’y méprendre la verve spirituelle de Callot. 

Üe celte suite extraordinairement rare et qui n’est mentionnée ni au 
Manuel du Libraire ni dans le Manuel de VAmateur d*estampes, de Ch. Le 
Blanc, nous avons ici deux états pour les douze premières planches : l’un 
sans nom de graveur et avec les légendes en italien, l’autre signé Boc¬ 
quet ex, et avec les légendes en italien et en français. Les pl. 13 à 18 sont 
du second état, seul. Quelques-unes, sont remontées. 

496. Recebimientollqve hizo la mvy noble || y muy leal Ciudad de 
Seuilla, || a la G. R. M. del Rey D. Philipe. N. S. || Va todo 
Figurado. || Con vna breve descripcion || de la Ciudad y su 
tierra. Compueslo || por luan de Mal lara. Eii Seuilla, en casa 
de Alonso Escriuano. 1570. (A la fin, avant la table :) Eve irn- 
presso en || Se villa en casa de Alon-\\so Escrinano en la calle de 
la SierWpe. Acabose a veynie y nue-\\ue dias delmcs deAgo\\sto, 
Aho de mil y || quinientos y 1| setenta. Pet. in-8, de 181 ff. ch. 


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228 


LIVRES A FIGURES. 


et 3 ff. n. ch.; mar. grenat, riches compart. à la Grolier, tr. 
dor. [Hague). 

Volume extrêmement rare, non cité au Manuel. C’est le seul livre de 
ce genre qui ait été publié en Espagne au xvi® siècle et il est dû à un 

Le roi Philippe 11 visita l’Andalousie à la suite de la répression de la 
révolte des Maures de Grenade en 1569. Séville lui fit une réception pom¬ 
peuse, et le volume qui nous en offre le récit est en même temps fort 
curieux pour l’histoire de la gravure sur bois au-delà des Pyrénées. L’il¬ 
lustration consiste en trois planches hors texte, qui se déploient, et en trente- 
huit petites gravures. La première des grandes planches représente l’entrée 
du cortège à Séville; elle est particulièrement intéressante pour la topo¬ 
graphie de cette ville. Les deux autres nous font voir des arcs de 
triomphe. Les petites gravures reproduisent : d’abord les deux statues 
symboliques d’Hercule, le prétendu fondateur de Séville, et du fleuve 
Guadalquivir, l’ancien Bétis; ensuite les peintures allégoriques représen¬ 
tant les villes et localités de la juridiction de Séville; enfin les statues 
des deux patronnes de cette cité : sainte Juste et sainte Ru fine. 

L’auteur de la relation fait souvent des digressions historiques fort 
intéressantes. 

Exemplaire dans une condition irréprochable. 

497. Racconto delle sontuoso esequie faite alla serenissima Isa- 
beila, rèina di Spagna, nella chiesa maggiore délia città di 
Milano, il giorno xxii Décembre dell’ anno M.DC.XLIV(1644). 
In Milano, per Dionisio Gariboldi. S. d. (1645). In-fol., de 3 ff. 
et 138 pp., avec un front, et 66pl., dont une hors texte, grav. à 
l’eau-forte; veau noir antiqué, fil., tr. dor. 

La reine dont il est question est Élisabeth de France, fille aînée de 
Henri IV, et épouse de Philippe W, roi d’Espagne, morte le 6 octobre 
4644. 

Les nombreuses planches de ce volume fort rare et non cité méritent 
d’être signalées. La première, hors texte et pliée, offre l’aspect général 
du catafalque; elle a été dessinée par J.-Chr. Storer, et gravée par 
J.-Bapt. Del Sole. La seconde donne les détails des pilastres et des cha¬ 
piteaux. Trente-deux planches reproduisent les statues allégoriques et 
32 autres, les tableaux emblématiques qui ornaient le catafalque. Parmi 
ces dernières, il faut signaler 14 planches représentant des scènes tirées 
de l’histoire et faisant allusion aux qualités du corps et de l'esprit de la 
défunte. Leur composition est remarquable. Les planches des statues 
leur sont encore supérieures pour la vigueur du dessin. Elles ont été des¬ 
sinées toutes par J.-Chr. Storer et gravées en partie par J.-B. Del Sole, et 
pour la plupart par Jean-Paul Bianchi. 

Superbe exemplaire. 

498. Reales exequîas que à su augusla soberana D*. Maria Amalia 
de Saxonia, reina de Espaûa, consagrô el rendido amor, y 


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SOLENNITÉS ET FÊTES ILLUSTRÉES. 


229 


gralitud de la muî ilustre ciudad de Barcelona, en los dias 23, 
y 24 de Abril de 1761. Eji Barcelona, En la impr. de Maria 
Teresa Vendréll y Texido. In-4, de 110 pp. et 5 pl. gr. — 
Oracion funebre que... dixo el P. Ramon Foxa de la Com- 
paùia de Jésus. In-4, de 3 ff. et 34 pp. Eu 1- vol. ; bas. orange, 
large dent., tr. dor. 

Marie-Amélie de Saxe, épouse de Charles lll, roi d’Espagne, mourut 
le 2 septembre 4760. 

Cette relation, fort rare, du service funèbre célébré à Barcelone avec 
une grande magnificence, donne la reproduction en gravures sur bois 
des écussons qui ornaient la nef de la cathédrale, représentant les armes 
et les emblèmes des royaumes, provinces et fiefs de la monarchie espa¬ 
gnole, ainsi que de la Saxe, de Naples et de Sicile. Chaque écu est accom¬ 
pagné d’une inscription latine, de la composition do P. Ramon Foxâ, 
professeur de philosophie et auteur de l’oraison funèbre prononcée à 
cette cérémonie. Un grand nombre d’élégies, odes, épigrarames et son¬ 
nets, en latin, en grec, en hébreu et en espagnol, terminent ce volume 
fort intéressant. 

11 est orné de cinq planches gravées sur cuivre et reproduisant la 
décoration intérieure de l’église, le plan général, deux magnifiques por¬ 
tails et le catafalque. Cette dernière planche, de o3 cent, de hauteur sur 
31,05 de largeur, est surtout fort remarquable pour la beauté de compo¬ 
sition d’un colossal cénotaphe au milieu duquel était placé le catafalque. 
Les travaux d’architecture et d’ornementation sont l’œuvre des frères 
Francisco et Manuel Tramullas, peintres et architectes. François Boix a 
gravé les planches, sauf la grande, dessinée par le sculpteur Ch. Grau, et 
gravée par Ignace Walls, de l’Académie de Barcelone. 

499. Festa fatta in Roma, alli 25 di Febraio 1634, e data in luce 
da Vitale Mascardi. In Roma (1633). In-4, de 4 ff. el 135 pp.; 
titre gravé et 11 gr. pl. gr. ; veau brun, fil. [anc, reL). 

Cette fête fut donnée par le cardinal Antoine Barberini en l’honneur 
du jeune prince Alexandre-Charles Wasa, fils de Sigisinond lll, roi 
de Pologne et de Suède. L’organisation en a été confiée au marquis 
Corn. Bentivogli, qui convia tout ce que Rome avait de plus brillant à lui 
prêter son concours. La fête consista en cavalcades et tournois dans 
un champ clos, Piazza Navone, et se termina par l’entrée de Bacchus 
et de son cortège sur un navire d’une grande richesse d’ornementation. 
Les machines furent faites par Francesco Guitti, de Ferrare, qui composa 
aussi des vers ou cartels pour le tournoi. Plusieurs autres poésies dites ou 
chantées à cette fête sont de la plume du célèbre poète Fulvio Tesli. 

Le prince de Pologne mourut au retour de son voyage d'Italie, en 4635, 
à l’âge de 21 ans. 

Les figures qui ornent cette relation ont été dessinées par l’illustre 
peintre André Sacchi, dont le monogramme se trouve sur la grande 
planche représehtant la vue générale de la fête et du champ clos. Son 


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230 


LIVRES A FIGURES. 


nom est cité dans l’avertissement de l’imprimeur. La gmvure de ces 
planches a été exécutée par F. Collignon. Elles sont au nombre de douze, 
non compris le frontispice, mais la première, représentant le Char de la 
Renommée, manque dans cet exemplaire. Cet ouvrage est du reste peu 
commun et on en trouve rarement des exemplaires complets : celui de 
la vente Soleinne n’avait que 9 planches. L’impression de cette relation a 
dft être faite en 1635, à en juger par la date de l’épitre dédicatoire, le 
5 février 1635. 

500. Description en figures de la fête célébrée le 5 février 1626 
(anc. style) au mariage du Tzar et Grand-Duc Michel Théo- 
dorovitch avec la tzarine Eudochie, fille de Lucien Striéchniefl* 
(en russe). Moscou, Platon Beketov, 1810. In-fol., de 136 pp. 
avec 64 pl. color. ; veau fauve. 

Ce livre, fort rare à l’étranger, est une reproduction, avec des plan¬ 
ches eu fac-similé, d’un manuscrit de l’époque, conservé à la bibliothèque 
du Collège des affaires étrangères à Moscou. Il offre un grand intérêt 
pour l’histoire de l’iconographie en Russie, et présente des particularités 
curieuses relatives aux cérémonies usitées à la cour de Moscou. 


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TABLE DES DIVISIONS 


MANUSCRITS. 

THÉOLOGIK. 

N'» 

Écriture Sainte. .. t 

Liturgie. 6 

Théologie dogmatique, morale, etc. 28 

JURISPRUDENCE, SCIENCES, ARTS, BEAUX-ARTS. ... 34 

IMPRIMÉS. 

INTRODUCTION. 

Impression xylographique. 46 

THÉOLOGIK. 

I. ÉCRITCRK .S.\I.NTE. 47 

II. Liturgie. 

1. Missels . 65 

2. Heures et Offices, 

A. — France. 70 

B. — Étranger. 119 

III. Saints Pères . 128 

IV. Théologiens. 

1. Théologie scolastique, dogmatique et morale . 141 

2. Théologie catéchélique, parénétique, ascétique et polémique . 160 

JURISPRUDENCE. 

Droit civil et canonique. 182 


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t 


232 TABLE DES DIVISIONS. 

SCIENCES ET ARTS. 


N®» 

i. SCIENCKS PHILOSOPHIQI'ES ET POLITIQUES . 192 

II. Sciences naturelles et médicales. 219 

III. Sciences mathématiques et militaires. 242 

IV. Sciences occultes. 235 

V. Arts. 

1. Calligraphie et typographie .* *. 261 

2. Escrime. Chasse, Travaux de hrodene. Jeux . 269 


BEAUX-ARTS. 


I. Arts du dessin. 282 

II. . Musique et danse. 288 


LIVRES A FIGURES SUR BOIS. 


I. Ouvrages en tout genre. 

A. — Allemagne... 298 

B. — Pays-Bas. .356 

C. — Suisse. 366 

D. — Angleterre. 378 

E. — Italie. 379 

F. — Portugal. 309 

G. — France. 400 

II. Solennités et fêtes illustrées . 464 


Il N DE LA TAULE DES DIVISIONS.* 


i’aris — Typographie Firiniu-Didot et C'% 56, rue Jacob. — U'TIG. 


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V 


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Nota. — Après la vente de cette quatrième partie, il sera publié une table alphabé¬ 
tique du présent catalogue, suivie de la liste des prix d’adjudication. 

Une dernière vente aiu*a lieu au printemps de l'année prochaine (1883). Elle coiii> 
prendra des livres anciens^ rares et précieux, manuscrits et imprimés, en tout 
genre. 

Afin d’établir l'unité bibliographique de cette collection célébré, il sera publié, après 
les Ventes, une table méthodique générale, une table alphabétique, une table des 
provenances illustres, etc. 


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56, nuE JACOB, 56 

1882 


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TABLE ALPHABÉTIQUE 

DES 

NOMS D’AUTEURS 

ET DES 

OUVRAGES ANONYMES 


Nota. Les chiffres entre parenthèses se rapportent à la date des éditions; 
les autres, au numéro d’ordre du Catalogue. 


A 

Abcontrafactur und Biidnis aller Gross 
Hertzogen, Chur - und Fûrsten... in 
Sachsen (1599), 355. 

Æmilius (O.). Evangelia... heroico car¬ 
miné reddita (1554), 303. 

Æsopus. Fabulæ (1501), 367 ; (1566), 307. 
— Les Fables et la Vie d'Ésope (1607), 

422. 

Alciatus (A.). Emblemata (1554), 413; 
trad. en vers franc, par J. Lefèvre 
(1536), 446, 447. 

Alexander Aphrodisias. In Topica Aris- 
totelis commentaria (en grec, édit, 
orig.), 202. 

Alexander Trallianus. Medicinœ libri 
XII (en grec, édit, orig.), 229. 

Altenn (Der) Fechter anfengliche Kunst 
(1529-36), 270. 

Ammonius Hermeus. Commentaria in 
librum péri Hermenias (1503), 194. 

Amplissimo hoc apparatu... Voy. Pompa 
funebris... 

Aneau (Barth.). Imagination poétique, 
etc. (1552), 412. — Picta Poesis (1556), 
413. -- De la Nature des animaux 
(1552), 433. Voy. aussi Ovidius. 

Anthologia gnomica (1579), 312. 

Antiquœ Musicæ auctores septcm (en grec 
et latin), 288. 


Antithèse des faicts de Jésus-Christ et du 
pape (1584), 377. 

Antithesis figurata vitœ Christi et Anti- 
christi (édit, orig.), 351. 

Apianus (P.). Inscriptiones (1534), 319. 

Apocalypsis S. Joannis (en fig.) (1554), 304. 

Arcandam. Astrologie (1584), 257. 

Aristoteles. Politica, Economica, etc. 
(1512), 215. — Problemata (1534), 256. 

Arrianus. Epictetus (en grec, édit, orig.), 
205. 

Arte del ben morire (1513), 380. 

Artemidorus. De Somniorum interpreta- 
tione (édit, orig.), 255. 

Artiiche und kunstreiche Figurn zu der 
Reutterey (1584), 314. 

Astronomici veteres (en grec et latin, 
édit, orig.), 242. 

Auerswald (F. von). Ringer-Kunst ( 1539), 
271. 

Aüoustinus (S.). Mss. : Epistolœ, 29. — 
Soliloquia, etc., 30. — Imprimés : De 
Civitate Dei (1470), 133; (1488), 134.— 
Canon... (v. 1466), 135, 136. —Régula... 
(v. 1515), 137. 

Aurea Legenda. Voy. Voraoine (J. de). 

Aureum opus (par Vivaldus, de Monte 
Regali) (édit, orig.), 385 ; (2® édit. : Opus 
regale, 1507), 386. 

Averroe.s. Liber de medicina, qui dicitur 
Colliget (»««.), 41. 


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B 


Badius (Jod.). Voy. Brandt (Séb.). 

Baerle (Kasper van). Medicea Hospes... 
(édit, orig.), 471 ; trad. en holl. : Blyde 
Inkomst... (1639), 472. 

Bambergische Halszgerichtsund rechilich 
Ordenung (1508), 321. 

Beaulaioue (Barth.). Mottetz (1559), 292. 
— Chansons nouvelles (1558), 292. 

Bellay (J. du)^ Voy. le w® 193. 

Belon (P.), du Mans. De Aquatilibus 
(édit, orig.), 221. — L’Histoire de la 
nature des oyseaux (1555), 221 bis. 

Berquin (Louis de). Voy. Erasmus. 

Beschwerung der Alten Teüfelischen 
Schlangen, 330. 

Besson (J.). Le Cosmolabe, 243. 

Biblia sacra. Ms. ; 1. — Impnmés : En 
grec et en syriaque (1575), 47. En grec 
(1526), 48. En latin (1519), 49; (1545), 
50; (1551, fig. deHolbein), 409; (1554, 
fig. de B. Salomon), 414; (1573, fig. 
s. b.), 431 ; (1638), 51. — En français : 
(1598, fig. s. b.), 463, (des réformés de 
la Rochelle, 1616), 52. 

Biblia Veteris Testament! et historiæ 
artificiosis picturis effigiata (1554), 3t)4. 
— Bibliorura... icônes (1571), 310. 

Biblische Historien (1554), 304. — 

Biblische Figuren (1562), 305 ; (1564), 
309. 

Bocnius (J.). Hislorica narratio profec- 
tionis et inauguralionis seren. Belgii 
principum Alberti et Isabellæ (1602), 
488. 

Bon AVENTURE (S.). L’Arbre de la croix, 
140. 

Boxjfacius \ni. Ms. : Liber Sextus 
decretalium, 34. — Imprimé : Liber 
Sextus decretalium (1470), 189. 

Bonnes (des) Œuvres sur les commande- 
mens de Dieu, 149. 

Booke (A) of Christian Praiers (1608), 
123. 

Borbonius (N). Voy. Bourbon. 

Borluyt (Gui.). Historianim memorabi- 
lium ex Exodo sequentibusque libris 
descriptio (1558), 419. 

Bossuet (J. -B.). Maximes et réflexions sur 
la Comédie (édit, orig.), 159. — Cathé¬ 
chisme du diocèse de Meaux (1691), 
160. — Sermon presché à l’ouverture 
de l’Assemblée générale du clergé de 


France (édit, orig.), 165. — Divers 
hlcrits ou Mémoires sur le livre intitulé : 
Explication des Maximes des saints 
(édit, orig.), 172. -- Relation sur le 
quiétisme (édit, orig.), 173. — Remar¬ 
ques sur la réponse.... (édit, orig.), 173. 
— Instruction sur les estats d’oraison 
(édit, orig.), 174. 

Bourbon (Nie.), de Vendeuvre. Carmen 
de moribus (1536), 408. 

Boussüet (Fr.). De Natura aquatilium 
Carmen, 436. 

Brandt (B.). Volkuraner Begriff... Oe- 
schicten und Thaten... Bâpsten, Key- 
sern... (1553), 374. 

Brandt (Séb.). Narrensciff (1506), 368. 
— Stultifera Navis... per J. Locher... 
in latinum traducta (1497), 336. — 
Navis stultifera... ab Jodoco Badio As- 
censio vario carminum généré... illus- 
trata (1506), 369 ; (1513), 444 ; (1572), 
370. 

Breydenbach (B. de). Peregrinationes* 
(édit, orig.), 320 ; trad. en franc, par 
Frère Nicole le Huen (édit, orig.), 403. 

Brontius (Nie.). Libellus compendia- 
riam... literarum parandarum rationem 
perdocens, 357. 

Bucoldianus (G.). De Puella quœ sine 
cibo et potu vitam transigit, 235. 

Burck (J. de). Odæ sacræ... suavibus 
harmoniis ornatæ, 293. 

G 

Caoursin (Guill.). Obsidionis Rhodie urbis 
descriptio (édit orig.), 345. 

Caroso(F.). Il Ballarino (édit, orig.), 295. 
— Raccolta di varij Balli (1630), 296. 

Carousel (Le Manifique) fait sur le fleuve 
de l’Arne à Florence (1608), 495. 

Cartari (V.). Les Images des dieux des 
anciens (édit, orig.), 438. 

Castiglione (B.). Il libro del Cortegiano 
(édit, orig.), 217. — Le Courtisan, 
traduction en franc. (1538), 407. 

Catharina da Siena. Epistole (1500), 
388. 

Cebes. La Table, trad. par Geoffroy Tory 
(1529), 206. 

Celtes Protucius (C.). De Origine, situ, 
moribus et institutis Norimbergæ, 325. 

Chantepleure d’eau vive (1537), 170. 


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5 


Ch APPUIS (Gabriel). Voy. Figures de la 
Bible. 

Christine de Pisan. Mss. : Le Livre des 
trois vertus, 40. — Livre des faits 
d'armes et de chevalerie, 43. 

CicERO (M. T.). Mss. : De Officiis, 36. — 
Tusculanœ disputationes. — De Ficibus 
bonorum et malorum, 37. — Paradoxa. 
De Senectute. De Amicitia, 38. — /wi- 
primés : De Natura Deorum, etc. (édit, 
orig.), 197. — Cato Major (1758), 198. 
— De Officiis (1773), 199. — Der 
Teutsch Cicero (trad. en allem. par 
J. de Schwartzenberg) (1535), 301. 

CiVART. Sur la Mort de Jésus-Christ 
(ms.), 23. 

CoBARRUBiAS (P. dc). Rîmedio de' giuo- 
catori... (1361), 278. 

CocLÈs (Barth.). Physiognomiœ et chiro- 
mantiæ compendium (1536), 256. 

CoLLANGE (G. de). Voy. Trithème (J.). 

CoLONNA (F.). Hypnérotomachie ou Dis¬ 
cours du Songe de Poliphile (1554), 
436. 

CoLUMBUS (Realdus). De Re anatomica 
(édit, orig.), 232. 

CoLUMBLLA (L. M.). Le tiers et quatriesme 
Livres touchant le labour, trad. par 
L. Meigret (v. 1540), 223. —Les douze 
Livres des choses rustiques, trad. par 
Cl. Cotereau (1356), 224. 

Compost et Kalendrier des bergiers 
(1497), 441. 

Conte des trois chevaliers et des trois 
livres (ms.), 33. 

Contemplatio totius vitœ et passionis D. N. 
Jesu Christi (1557), 392. 

Corrozet (G.). Hecatongraphie (1543), 
453. 

Corte-Real (H.). Felicissima Victoria... 
(1578), 399. 

Cotereau (Claude). Voy. Columella. 

CoüiLLARD (Ant.). Les Contredits du sei¬ 
gneur du Pavillon (1560), 258. 

Courte-Cuisse (Jean). Voy. Seneca. 

Cousteau (P.). Pegma (édit, orig.), 435. 

CusANUs (Nie.). De Staticis experimentis 
(1543), 283. 

Cyprianus(S.). Epistolœet opuscula (édit, 
orig.), 131. 


D 

Daneau (Lambert). Voy. le u® 158. 

Daxfrie (Ph.). Déclaration de l’usage du 
graphomètre, 244. 

Danse Macabre (La Grand) des hommes 
et des femmes (1548), 427. 

Dante. La Divina Comedia (1491), 389. 

Décor puellarum (1471), 175. 

Dedication (La) ou sanctification de Tâme 
(m^.), 33. 

Description des cérémonies et des fêtes 
qui ont eu lieu pour le couronnement de 
LL. MM. Napoléon... et Joséphine 
(1807), 483. 

Description de la feste et du feu d’artifice 
qui doit être tiré à Paris... (1730), 477. 

Description des festes données par la ville 
de Paris à l’occasion dp mariage de 
M“®Louise-Élisabeth de France (1740), 
478. 

Description en figures de la fête célébrée 
le 5 février 1626 au mariage du tzar et 
grand-duc Michel Théodorovitch avec 
la tzarine Eudochie (1810), 300. 

Desmarets de Saint-Sorun (J.). Voy. 
Épictète. 

D^x (Les) plus grandes, plus célèbres et 
mémorables Réjouissances de la ville 
de Lyon (1398), 463. 

Dialogue (Le) (m^.), 33. 

Discours contenant le seul et vray moyen 
par lequel ung serviteur favorisé, et 
constitué au service d’ung Prince, peult 
. conserver sa félicité... (1542), 218. 

Discours sur les arcs triomphaux dressés 
en la ville d'Aix... (1701), 476. 

Dolet (E.). Cato christianus (1538), 152. 
— De Re navali (1537), 234. 

Du Choul (Guill.). Discours de lareligîbn 
des anciens Romains (1381), 437. 

Du Moulin (Ant.). Physionomie naturelle, 
233. 

dorer (A.). De Urbibus, arcibus, castel- 
lisque condendis (1535), 251. — De la 
Proportion des parties et pourtraicts 
des corps humains, trad. par L. Mei¬ 
gret (1613), 282. 

E 

Effigies D. N. Urbani PP. VIII ac cardi- 
nalium (1628), 384. 


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Éloges et Discours sur la triomphante ré¬ 
ception du roy en sa ville de Paris 
(1629), 470. 

Entrée (L') de... Marie de Médicis... en la 
ville de Lyon (1600), 4G6. 

Entrée de Loys XIIÏ... dans sa ville 
d’Arles (1623), 469. 

Entrée (L’) triomphante de... LouisXIV... 
dans la ville de Paris (1662), 474. 

Epictetus. Enchjridion (en grec) (1533), 
205. — Les Morales, trad. par J. Des- 
marets de Saint-Sorlin (1653), 204. 

Erasmus Roterodamus (D.). Enchiridion 
du chevalier chrestien, trad. par Louis 
de Berquin (édit, orig.), 150, (1542), 
151. — Paraphrases in Pauli epistolns 
(1523), 373. — Verteutschte Auszle- 
gung... (1521), 322. 

Esprit (Laurent T). Voy. Spirito (L.). 

Estienne ( Charles ). De Re hortensi 
(1539), 225. 

Estienne (Henri). Diclionarium medicum 
(1564), 226. 

Evangeliarium. Mss, ; (en grec), 4 ; (en 
latin), 5. — Imprimés: (1541), 63; (en 
arabe), 383. 

Exercice spirituel, 113. 


F 

Fabert (Abr.). Voyage du Roy (Henri IV) 
à Metz (1610), 467. 

Fechter Kunst. Voy. Auerswald et Leb- 

KOMMER. 

Fénelon. Explication des Maximes des 
Saints sur la vie intérieure (édit, orig.), 

171. 

Fête publique donnée par la ville de Paris 
à l’occasion du mariage de Mk^ le Dau¬ 
phin (1747), 480. 

Fêtes de Versailles (1664, 1668, 1674), 
475 (voir l’article rectifié ci-dessous, 
aux additions, à la suite des Tables). 
Feyrabend(S.). Geschlechter Buch(1580), 
313. 

Figures (Les) de l’Apocalipse (vers de 
J. Maugin) (1552), 455. 

Figures de la Bible, accompagnées de 
briefs discours (fig. de J. Cousin) (1614), 
459. 

Figures de la Bible déclarées par stances, 
par G. C. [Gabriel ChappuisJ (1582), 
434. 


Figures du Nouveau Testament (sixains de 
Ch. Fontaine) (1556), 419; (1579), 420. 

Fine (Oronce). Les Canons... touchant 
l’usaige et practique des communs Al- 
manachz (édit, orig.), 245. 

Fisher (J.). De Unica Magdalena (1519), 
147. 

Fontaine (Ch ). Voy. Figures du Nouveau 
Testament. 

Fouilloux (J. du). La Venerie (s. d.), 

• 273. 

Fournier le jeune. Manuel typographi¬ 
que, 268. 

Frontinus (S. J.). De Aquœ ductibus 
urbis Romæ (1543), 283. — Stratagè¬ 
mes, trad. en fr. (1336), 248. 

Fulvius (A.), lllustrium Imagines (1517), 
382, (1524), 406. 


G 

Gaffori (Fr.). Theorica musice (1492), 
289,(1497), 290. 

Gallaüp de Chasteüil (Pierre). Voy. le 
7i° 476. 

Gautier de Chatillon, évêque de Lille. 
Voy. Gualtherus Insulanus. 

Gerson(J.). De Pollutione nocturna, etc. 
(édit, orig.), 155. 

Gevartius (Gasp.). Pompa introitus... 
principis Ferdinandi Austriaci (1641), 
490. 

Geyler von Keisersbero (J.). Der Pas¬ 
sion in Form eins Gerichthandels(1514), 
340. — Der Passion (1516), 323. —Pos- 
till (1522), 341. 

Ghetijden (Die) (Heures en hollandais), 

102 . 

Giovio (P.). Elogia (1575-1577), 375. - 
Le Sententiose Imprese (1562), 421. 

Glanvilla (B. de). Voy. Propriétaire (Le) 
des choses. 

Glen (J. de). Du Debvoir des filles... 
(1597), 277. 

Gobet. Voy. le n° 482. 

Godeau (Ant.). Paraphrase desPseaumes 
(1650), 294. 

Godonneschk (N.). Idée du Cabinet du 
Roy pour les médailles (ww.), 43. 

Gouy (J. de). Airs à quatre parties (1650), 
294. 

Grand (La) Danse Macabre. Voy. Danse. 

Grant (Le) Kalendrier. Voy. Kalendrier. 


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— 7 


Grnnt (Le) Ordinaire des chrestiens. Voy. 
Ordinaire (Le Grant). 

Grapheus (C.). Spectaculorura in sus- 
ceptione Philippi Hisp. prin... Ant- 
verpiœ (édit, orig.), 485. 

Gratianus de civitate Austrie (Frater). 
Summa de casibus conscientiœ 
32. 

Grégoire de Rimini. Voy. Gregorius de 
Arimino. 

Gregorius Magnus (S.). Liber Regulæ. 
pastoralis (édit, orig.), 138 ; (v. 1470), 
139. 

Gregoriüs de Arimino. Tractatus de 
Imprestantiis Venetorum (1508), 142. 

Gregoriüs Nazianzenus. Orationes (édit, 
orig.), 128; (1536), 129. 

Gregoriüs Nyssenüs. Liber de Homine 
(1536), 129. 

Grotiüs (Hugo). La Vérité de la religion 
chrestienne, 181. 

Güaltherüs Insülanüs. Alexandri Magni 
regis Macedonum vita (1513), 342. 

Güaltherüs (Rud.). Argumenta in S. 
Biblia (1556), 302. 

Guichard (Cl.). Funérailles... des Ro¬ 
mains (1581), 426. 

Güillaü.me d'Auvergne, évêque de Paris. 
Voy. Guillermus de Arvernia. 

Guillelmus Cartüsiensis. Sermones 
(1494), 162. 

Guillermus de Arvernia. Postilla (1513), 
371. 


H 

Hædus (Petrus). De Amori^ generibus 
(édit, orig.), 176. 

Harmonie evangelice. Voy. Osiander. 

Hecatongraphie. Voy. Corrozet. 

Helmbold (L.). Odæ sacræ, 293. 

Herberstein (S. zu). Moscovia (édit, 
orig.), 346. 

Heroet (Ant.). Voy. le n° 193. 

Heures, Horœ ou Officium B. M. V. Mss. : 
de rÉcole italienne, 8 ; de l'École fran¬ 
çaise, 9, 10 ; de Marguerite d’Anjou, 11 ; 
de Philippe de Béthune, 12 ; de TÉcole 
hollandaise, 13 ; de Louis XI, 14 ; de 
rÉcole française, 15; de Marguerite de 
Rohan, comtesse d'Angouléme, 16 ; 
d’Anne de Beaujeu, 17 ; du comte Flo¬ 
rent d’Kgmont, 18; de Louis XII, 19; 


de rÉcole italienne, 20 ; de l'École 
franc., 21, 22; de H. Delacroix, 27. — 
Imprimés: A l'usage d'Angers ( 1530), 
89 ; à l'us. d'Annecy (v. 1543), 119 ; à 
l'us. de Besançon (1504), 73 ; de Paris 
(1490), 78 ; (1502), 85 ; (1522), 88 ; (1583). 
112; à l'us. de Rome (v. 1487), 70 ; (v. 
(1488), 71, 79 ; (1496), 72; (1497), 84 ; 
(1498), 86; (v. 1500), 92; (av. 1503), 80; 
(1503), 81, 104 ; (1505), 87; (1508), 83; 
(1511), 124; (v. 1512), 74 ; (1514), 99, 
105; (v. 1514), 100; (v. 1516), 93, 106; 
(av. 1520), 96; (v. 1523), 107, 108 ; 
(1525),94 ; (v. 1527), 95 ; (1528, eu grec), 
107 ; (v. 1534), 101 ; (v. 1539), 97, 98 ; 
(1545), 126;(1549, en grec), 110 ; (1550), 
90;(1558),116; (1.569), 91 ; (1579), 111; 
(1591), 115; à l'us. de Rouen (v. 1502), 
75; (v. 1503), 82; à l’us. de Salisbury 
(1536), 103; (1538), 117 ; à l'us. de Sens 
(1569), 118 ; à l’us. de Toul fv. 1502), 
76) à l'us. d’Utrecht (1495), 120. — 
Heures présentées à la Dauphine (v. 
1745), 114. — Voy. aussi Booke of 
Praiers, Ghetijden, Hore, Hortulus et 
Rosario. 

Hippocrates. Aphorismi (grec et latin), 

227. — La Composition du corps hu¬ 
main, trad. par J. de la Fargue (1589), 

228. 

Histoires (Les) du N. Testament (1552), 
460. 

Homerus. nias, in versus grœcos vulgares 
translata (édit, orig.), 390. 

Horæ délia gl. V. Maria, trad. in vers! 

sciolti (1570), 127.— Voy.aitssi Heures. 
Horatius. Opéra (1498), 337. 

Hortulus anime (en allem.) (1507), 122; 
(1518), 121. 

Hortus sanitatis (1491), 238. 

Horus Apollo. De Sacris Aegyptiorum 
notis (1574), 457. 

Hugo (P.). Pia desideria (1628), 362. 
Hugues de Saint-Victor. Le Livre de 
larre de l'espouse, trad. j^ar Jean de 
S. Victor, 140. 

Hulsen (J. von). Aigentliche wahrhaffto 

Delineatio.(1618), 494. 

Hyoinus. Poelicon Astronomicon (1482). 
387. 


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1 


Iamblichus. De Mysteriis Ae^yptiorum, 
Chaldæorum, Assyriorum (édit, orig.), 

196. 

Images (Les) de la mort (1562), 410. 
Imagination poétique. Voy. Aneau. 
Innocent III. Voy. Lotharius. 

Internelle Consolation (Le Livre intitulé) 
(1539), 168. 

J 

Jagtund Weidwerck. Voy. Künstliche.... 
Figuren. 

Janequin (CL). Proverbes de Salomon... 

composés en musique (1558), 292. 

Jean de Saint-Victor. Voy. Hugues dç 
Saint-Victor. 

Jérôme (S.). La Reigle de dévotion des 
Épîtres, trad. par Guy Juvénal, 132. 
Jésus mit den Aposteln, 353. 

Jovius (P.). Voy. Giovio. 

Joyeuse (La) et magnifique Entrée de 
Françoys, fils de France... à An¬ 
vers (1582), 464. 

Juris orientalis libri très (1573), 185. 
Justinianus. Corpus juris civilis (1663), 
182. — Institutiones (1472), 183 ; (1476), 
184. 

Juvénal (Guy). Voy. Jérôme (S.). 

K 

Kalendrier (Le Grant) des bergers (1510), 
404 ; (v. 1575), 259. — Voy. aussi Com¬ 
post. 

Kalender (Der teutsch) (1522), 299. 
Komste van Z. M. Willem III, Koning 
van Groot Britanje, in Holland. Voy. 
Relation du voyage. 

Kunsthüchlin... (1599), 318. 

Künstliche, w'olgerissene new Figuren von 
allerlai Jagt und Weidwerck (1592), 
317. 

L 

La Bruyère. Caractères (1696), 213 ; 
(1699), 214. 

Labruyére (L.). Les Ruses du braco- 
nage, 276. 


Lactaxtius. Ms. : Opéra, 28. — Imprimé 
Opéra (1470), 130. 

La Paye (de). Recherches sur la prépara¬ 
tion que les Romains donnaient à la 
chaux, 286. 

La Marche (Olivier de). El Cavallero 
determinado (1555), 358. 

Lanier de L’Effretier. Voy. Traicté des 
libertez de l'Eglise gallicane. 

La Perrière (G. de). Le Théâtre des 

. bons engins (v. 1539), 451 ; (1550), 452. 

La Rochefoucauld (Fr. de). Nouvelles 
Réflexions ou sentences et maximes 
morales (édit. orig.),211. — Les Pen¬ 
sées, maximes et réflexions morales 
(1741), 212. 

Lebendige Bilder gar nach aller Keysern 
(édit, orig.), 359. 

Lebkommer (H.). Voy. Altenn (Der) Fech- 
ter. 

Lectiones Evangeliorum (m^.), 6. 

Legilogue (Le) (ms.), 33. 

Leland (J.). Næniæ in mortem Th. Viati 
(1542), 378. — Genethliacon ill. 
Eâduerdi principis Cambriœ(1543), 378. 
— Assertio incl." Arturii, regis Bri- 
tanniæ (1544), 378. — Commentarii in 
cygneam cantionem..., 378. 

Leoniceno (Nie.). Voy. Libellus de epi- 
demia. 

Le Roy (Franc.). Voy. Livre (Le) de la 
femme forte. 

Le Roy (Louis). Voy. Platon. 

Leven ons liefs Heren Ihesu Cristi (1521), 
356. — Leven... (par Ludolphe de 
Saxe) (14S8), 363. 

Le Verrier de la Conterie. L’École de 
la chasse aux chiens courans, 275. 

Libellus de epidemia quam vulgo morbum 
gallicum vocant (per Nie. Leoniceno), 
236. 

Livre (Le) de la femme forte (par Fr. 
Le Roy) (v. 1508), 167. 

Livre de vie et aiguillon d’amour et de 
dévotion (ms.), 33. 

Livre faisant mention des sept parolles.... 
(1528), 445. 

Livret (Le) des consolations contre toutes 
tribulacions (édit, orig.), 166. 

Loblich (Ein) Büchlin von der Gemahel- 
schaft.... (1497), 298. 

Locher (J.). Panegyrici ad Regem, etc. 
(1497), 335. — Voy. aussi Brandt 
(Séb.). 


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— 9 — 


Lossius (L.). Historia passionis J. Christi 
(édit, orig.), 303. 

Lothariüs (Card.). De Vilitate conditionis 
humane (1480), 141. 

Louis (S.). Les Enseignements à son fils 
{tns.)y 33. 

Luc ANUS. Lucan, Suetoinne et Saluste en 
fpancois (1490), 439. 

Ludolphe de Saxe. Voy. Leven. 

Luther (M.). Sermon von dem nnrechten 
Mammon (1522), 347. — Sermon auf 
den Pfingstag (1523), 348. — Sermon 
an dem XXIII Sontag nach Pfingsten 
(1523), 349. 


M 

Machaüd (J.-B.). Voy. le w® 470. 

Magnus (J.). Sophologium (1475), 209. 

Mallara (Juan de). Recebimiento que 
hizo la... ciudad de Sevilla àla C. R. M. 
del Rey D. Philipe (1570), 496. 

Marot (Cl.). Voy. le n® 258 et Ovidiüs. 

Mascardi (Vitale). Festa fatta in Roma 
(1635), 499. 

Mathieu (Pierre). Voy. le n® 465. 

MATTtt.Eus de CRACOviA.Tractatus rationis 
et conscientiœ... {s. l. n. rf.), 148. 

Maugin (J.). Dix Histoires du N. Testa¬ 
ment (1551), 455. — Voy. aussi Figures 
de TApocalipse. 

Meigret (Louis). Voy. Columella, Durer 
et Valturius. 

Melanchthon (Ph.). Ein Kurtzer Begryf 
der ernewten christenlichen Leer (1524), 
350. 

Memorabiles Evangelistarum Figurœ 
(1502), 332. 

Menestrier (le P.). Voy. le n® 473. 

Mer (La) des histoires (1491), 401. 

Mercurialis (H.) De Arte gymnastica 
(1573), 269. 

Missale, Ms. : Montis-Cassini, 7. — Im¬ 
primés : Romanum (1493), 65. — 
Tornacense, 67. — Fr. Predicatorum, 
68. — Cartusiani ordinis, 69. 

Modestus. Des Vocables du fait de guerre 
(1536), 248. 

Modius (F.). Pandectæ triumphales (1586), 
315. 

Montaigne (M. de). Les Essais (1659), 

210 . 


Monte Rochbrii (Guido de). Manipulus 
curatorum (1476), 154. 

Moro (M.). La Passione de N.-S. Oiesu 
Christo... Sposta in ottava rima (1612), 
327. 

Morus (Th.). De Optimo reipublicœ statu 
(1518), 372. 

Motetti de la corona, 291. 

Myllerüs (J.). Ornatus ecclesiasticus, 
324. 


N 

Nicolaus de Biart. Sermones (mx.), 31. 
Nicolay (Nie. de). Les Navigations... et 
voyages faicts en la Turquie (1577), 

361. 

Nouvelletez (Des) dou monde (ms.), 33. 
Nyder (J.). Consolatorium... (1478), 153. 


O 

Offüsius (Jofrancus). De Divina astrorum 
facultate, 260. 

Oliviero (A.-F.). La Alamanna (1567), 
393. 

Opéra nova contemplativa (xylographie), 
46. 

Ordonnances royaux de la prevosté des 
marchands et échevinage de la ville de 
Paris (1644), 186; (1676), 187; (1705), 
188. 

Ordinaire (Le Grant) des chrestiens (entre 
1511 et 1520), 169. 

Ortus. Voy. Hortus. 

OsiANDER (A.). Harmonie evangelice 
(1564), 454. 

OsMA (Petrus de). Commentaria... (v. 
1474), 146. 

Otto van Passau. Der Guldin Tron 
(1484), 364. 

OviDius. Le Grand Olympe des histoires 
poétiques (1538), 448. — Trois premiers 
livres de la Métamorphose, trad. par 
Cl. Marot et B. Aneau (1556), 417. — 
Olympe, ou Métamorphose, trad. nou¬ 
velle (1597), 424; (1609), 425. — La 
Vita et Metamorphoseo d’Ovidio (1584), 
423. 


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P 

Palatino (Giovambattista). Libro... nel 
quai s’insegna a scriver ogni sorte 
lettera (1550), 265; (1561), 266. 

Papin (Denis). La Manière d'amolir les 
os..., 246. 

Paradin (Cl.). Devises héroïques (1551), 
411 ; (1571), 462. — Quadrins historiques 
de la Bible (1560), 420; trad. en latin : 
Historiarum memorabilium ex Genesis 
descriptio (1558), 419. 

Pascal (Biaise). Pensées sur la religion 
(1670), 179. 

Passio sancti Meynrhadi (1496), 366. 

Passion (Der). Voy. Geyler von Keisers- 

BERG. 

Paulinus (F.). Centura Fabulœ, 394. 

Peccatorera (Ad) Sodoraitara, 156. 

Petter (N.). Worstel-Konst, 272. 

Pfinzing (Melchior). Tewrdannck (1519), 
300. 

Philippus (de Barberii). Opusculum de 
vaticiniis sibillarura {Oppenheim, s. d.), 
331; (Rome, s. d.), 381. 

Philomusus. Voy. Locher (J.). 

Pic de la Mirandole (J.-Fr.). Liber de 
iraaginaiione (1501), 203. 

PiCHON (l'abbé). Voy. le n° 482. 

PiXDARE. Epitorae Iliados, 230. 

Plus II. Tractatus de araore, etc., 230. 

Platea (Fr. de). Tractatus de usuris, 
etc. (1476), 157. 

Planis Campy (David de). Traicté des 
play es faites par les mousquetades, 
241. 

Platon. Ms. : Phédon, Criton, etc. (en 
grec), 35. — ImpHmés : Cratylus (en 
grec) (1527), 192. — Le Sympose, trad. 
par Louis Le Roy (1559), 193. 

pLiNius Secundus (C.). Naturalis historia 
(1470), 219; (1533-38), 220. 

Plütarchus. Opuscula ( en grec, édit, 
orig.), 195. — De Virtuti et Vitio (en 
grec) (1509), 207. — Les Morales, 
trad. par J. Desmarets de Saint-Sorlin 
(1653), 204. —La Touche naifve pour 
esprouver l’aray et le dateur, trad. par 
Ant. du Saix (edit. orig.), 208. 

PoLY.ENus. Stratagemata (en grec, édit, 
orig.), 247. 

Porno (II)d’oro(1667), 493. 

Pompa fuuebris... Pouptrait du convoy 
fait en pompe funèbre à Nancy... au 


transport... de Charles III (v. 1611), 484. 

Pompa funebris (Arapiissimo hoc appa- 
ratu et pulchro ordine) Bruzellis... Ca- 
rolo V... (1619), 486. 

Pontificale roraanura (1582), 66. 

Porcher (E.). Voy. Rosier (Le) des 
guerres. 

Pourtraicts divers (1556), 416. 

Pragmatica Sanctio (v. 1472), 190. 

Prières de la messe. Mss. : de César de 
Ferrier, 24; de Rousselet, 25; de Jean 
de Boullongne, 26. 

Proclus. In Platonicum Alcibiadem de 
anima, etc. (édit, orig.), 196. 

Promtuarium iconum, 428. 

Propriétaire (Le) des choses (par B. de 
Glanvilla) (entre 1478 et 1498), 402. 

Proverbes (Les) de Salomon, etc. (1552), 
53. — Proverbes de Salomon mis en 
cantiques et rime françoise (1558), 
292. 

Psalterium-Cantica. Ms. ; 2. — ImpH- 
més : (1546), 53; (1584)., 54. 

Psalterium B. M. V., 77. 

Psautier. Ms. : (de la reine Bonne de 
Luxembourg), 3. — Imprimés : (1552), 
55; (1586), 56. 

PüTEANüs (E.). Pompa funebris... Alberti 
pii, Archiducis Austriœ (1623), 489. 


Q 

Quinze (Les) Joies Notre Dame (ms.), 33. 


R 

Racconto delle sontuose esequie faite alla 
ser. Isabella, reina di Spagna (1645), 
497. 

Raison d'architecture antique (par Diego 
de Sagredo), trad. en fr. (édit, orig.), 
284. 

Rameau (P.). Le Maître à danser, 297. 

Reales exçquias que à... D* Maria Ama- 
lia de Saxonia, reina de Espaûa, consa- 
gro... Barceloua (1761), 498. 

Recueil contenant les édits et déclarations 
du Roy sur la jurisdiction des Consuls 
en la ville de Paris (1705), 188. 

Regimen sanitatis en francoys (par Arn. 
de Villanova)(1503). -234. 


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— 11 — 


Reoius (Urb.). Eine ungehewre wunder- 
barliche Absolution, 352. 

Rei rusticæ scriptores (1482), 222. 

Relation de Tarrivée du roi (Louis XV) au 
Havre de Grâce (1753), 481. 

Relation du voyage de S. M. Britannique 
(Guillaume III)en Hollande (1692), 491 ; 
trad. en holl. par Bidloo : Komste... 
(1691), 492. 

Représentation des fêtes données par la 
ville de Strasbourg pour la convales¬ 
cence du roi (1744), 479. 

Resjouissances (Les) de la Paix faites dans 
la ville de Lyon (1660), 473. 

Reusner (Nie.). Embleniata (1581), 308. 
— Icônes (1589-1590), 344, 376. 

Reutterey. Voy, Artiiche und kunstreiche 
Figurn. 

Rhaza. De Pestilentia (trad. en grec, édit, 
orig.), 229. 

Richelieu (le card. de). Instruction du 
chrestien (1658), 177 ; (1662), 178. 

Rosario délia gl. V. Maria (1524), 125. 

Rosier (Le) des guerres (par E. Porcher) 
(édit, orig.), 250. 

Rossignolet (Le), poème mystique (ms,)y 
33. 

Royer. Dissertation sur une méthode nou¬ 
velle de traiter les maladies vénériennes 
par les lavemens, 237. 

Rueffüs (J.). De Conceptu et generatione 
hominis, 240. 

Rusconi (Giov. Ant.). Délia Architettura 
(édit, orig.), 285. 

Rüxner(G.). Thurnier-Buch (édit, orig.'', 
333; (1532), 334. 

S 

Sacre et couronnement de Louis XVI 
(1775), 482. 

Sagredo (Diego de). Voy. Raison d’archi¬ 
tecture. 

Saix (Ant. du). Voy. Plutarciius. 

Salickto (Guill. de). Traciatus de salute 
corporis, 230. 

Sallustius. Voy. /en®439. 

Salnove (R. de). La Venerie royale(1665), 
274. 

Sambucus (J.). Arcusaliquot... in honorem 
lani Austriæ (1572), 487. 

Sansovino (Fr.). Oraiioni divotissime, 
396. 


Savigny (Chr. de). Tableaux accomplis de 
tous les arts libéraux (édit, orig.), 458. 

S.vvoNAROLA (H.). Prediche (1543-1544), 
163; (1544-1547), 164. 

Sbarra (Fr.). Voy. Poino (II) d'oro. 

ScHALLER (Georg.). Thierbuch (édit, orig.), 
311. 

SciIWARTZENBERO (J, VOn). Voy. CiCERO. 

Secrets (Les) des secrets Aristote (nis.),39. 

Seneca (L. a.). Opuscula (v. 1472), 200. 
— Naturalium quæstionum libri (1522), 
201. — Les Morales, trad. par J. Des- 
marets de Saint-Sorlin (1653), 204. — 
Des Motz dorez, des quatre vertus (trad. 
par JeanCourte-Cuisse) (1491), 440. 

Sept pétitions dévotes (ms.), 33. 

Sermo ad populum predicabilis (1470), 
161. 

SiMEONi (G.). Illustratione de gli epitafft 
et medaglie antiche (1558), 418. — Le 
Senientiose Imprese (1562), 421. — 
Dialogo pio et speculativo (1568), 429. 
— Figure de la Biblia, illustrate de 
stanze (1565), 430 ; (1577), 432. 

Six (Les) Degrés de charité (ms.)y 33. 

Socrate. Les Morales, trad. par J. Des- 
marets de Saint-Sorlin (1653), 204. 

Soleil (Le) au signe du Lyon.... (1622), 
468. 

Spirito (L.). Libro délia ventura (1535), 
279 . — Le Passetemps de la fortune 
des dez (1559), 280; (1560), 281. 

Stellarium coroue b; V. Marie (1518), 
326. 

Stephanus. Voy. Estienne. 

Straparola (Fr.). LeTredici piacevolis- 
sime Noue (1599), 397. 

SuETONius. Voy. le 7i® 439. 


T 

Taeoio (Barlh.). L’Humore (1564), 278. 

Tagliacozzi (Gasp.). De Curtorum chi- 
rurgia (1597), 239. 

Tagliente (Giov. Ant.). Libro de lo 
scrivere (1546), 262. 

Tartaglia (Nie.). Nova scientia (étltL 
orig.), 252. 

Te.xtor (B.). De Cancri natura et cura- 
lione, 233. 

Terentius (P.). Comediæ (1499), 338; 
trad. en franc, (v. 1500), 442 ; (1539). 
450. 


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— 12 — 


Testamenti (Novi)... historia effigiata | 
(1554), 304. I 

Testamentum (Novum). En grec : (1534), 
57; (1549), 58; (1551), 59; (1568), 60; 
(1569), 61 ; (1574), 62. En latin : (1539), 
449 ; (1541), 63 ; (1551), 59 ; (1559), 343 ; 
(1563), 461; (1649), 64. — En français : 
Le Nouveau Testament (1553.), 415 ; 
(trad. par les théologiens de Louvain. 
(1573), 360. 

Tewrdannck. Voy, Pfinzino. 

Thesaupo de’ scrittori (1535), 261. 

Thierbuch. Voy, Viellerley... et Schaller. 

Thobias de Aquino (S.). Secunda Secun- 
dœ (v. 1472), 143. — Summa de 
articulis fidei ( 5 . /. n. d.), 144. — De 
Veritate catolicœ fidei (1480), 145. — 
De Regimine principum, etc. (1509), 
216. 

Tory (Geoffroy). Champfieury (édit, 
orig.), 263. — Voy, aussi Cebbs. 

Traité d’amour, en rime (m^.), 33. 

Traité des danses (édit, orig.), 158. 

Traicté des libertés de l’Église gallicane 
(par Lanier de l’Effretier), 191. 

Traité du Saint-Esprit (ms.), 33. 

Treitzsaurwein (M.). Der Weisz Kunig, 
329. 

Triomphe de l’empereur Maximilien, 328. 

Trithème (J.). Polygraphie, trad. par 
Gabriel de Collange (1561), 267. 

Tronçon (Jean). Voy, len^ 474. 

Turrecremata (Joh. de). Tractatus de 
salute animœ, 230. 


V 

Valle DI Venafro (G. B. délia). Vallo 
libro (1550), 253. 

Valturius (Rob.). La Discipline militaire, 
trad. par L. Meigret (1555), 249. 

Veoetius (Flavius). Ms, : Epitome insti- 
tutorum rei militaris, 42. — Imprimé : 
Du Fait de guerre et fieur de chevalerie 
(1536), 248. 


Verdizotti (O. M.). Cento favole (1607), 

395. 

Vesale (Andr.). De Humani Corporis 
fabrica (1555), 231. 

Viellerley wunderbarlicher Thier des 
Erdtrichs, Mehrs und des LufTts (1546), 
306. 

V10ERIUS (M.). Decachordum christianum 
(1507), 379. 

ViLLANovA (Arn. de). Voy, Regimen 
sanitatis. 

Vinci (Leonardo da). Trattato délia pit- 
tura. Trattato délia prospettiva (ms.), 
44. 

ViROiLius (P.)* Opéra (1502), 339; (1517), 
405; (1552), 391. 

ViTRUvius (M.). De Architectura (1543), 
283. 

ViVALDüs, de Monte Regali. Voy, Aureiun 
Opus. 

VoLCYRE de SÊROuviLLE (Nîc.). Voy. le 
n® 248. 

VORAOINE (J. de). La Légende dorée 
(v. 1480), 400; trad. en fiamand (1507), 
443. 


W 

Wapen-und Stammbuch (1589), 316. 
Warhaflfte Bildniss (portraits des princes 
de Saxe), 354. 

Weiss (Conr.). Voy, le n® 310. 


Y 

Yciar (J. de). Arte subtilissima por la 
quai se ensena a escrevir (1555), 264. 


Z 

Zanetti (A. M.). Raccoltadi varie stampe 
a chiaroscuro, 398. 


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TABLE ALPHABETIQUE 


DES ARTISTES 


Nota. Les chiffres entre parenthèses se rapportent aux dates de naissance et de 
mort des artistes ; les autres, aux numéros d’ordre du catalogue. 


A 

Amman (Jost), peintre et graveur allemand 
(1539-1591), 308 à 318. 

Andrea (Zoan). Voy. Vavassore. 

Audran (Charles), graveur français (1594- 
1674), 468. 

Auroüx ( Nicolas ), graveur français 
(xvii° s.), 473. 

Autquers (G.), graveur français (xviio s.), 
468. 


B 

Bebam (Hans Sebald), peintre et graveur 
allemand (1500-1550), 303. 

Bbup (Jean), dessinateur français (xvii®s.), 
469. 

Bianchi (Jean-Paul), graveur italien 
(xvii® 8.), 497. 

Blondel (J .-F.), graveur français (xviii® s.), 
478. 

Bocksperoer (Johann), dessinateur alle¬ 
mand (xvi® 8.), 309, 311. 

Bocqubt (Nicolas), graveur français 
(xvii® 8.), 495. 

Boix (François), graveur espagnol 
(xviii® 8.), 498. 

Bonneval, dessinateur français (xviii® s.}, 
478. 

Borcht (Pierre van der), peintre et gra¬ 
veur flamand (v. 1540-1608), 360, 361, 
488. 

Bosch (Antoine), dit Silvius, graveur 
flamand (xvi® s.), 358. 

Bosse (Abraham), graveur français (v. 
1602-1676), 470. 


Boucuardon (Edme), dessinateur français 
(1698-1762), 478. 

Brandon (J.), dessinateur hollandais 
(XVII® 8 .), 491, 492. 

BRENTEL(Fréd.), graveur al8acien(xvii® s.), 
484, 494. 

Brooiotti (A.), graveur italien (xvii®8.), 
384. 

Brosamer (Hans), graveur allemand 
(v. 1506-- V. 1560), 304. 

Bruyn (Abraham Van), peintre et graveur 
flamand (xvi® s.), 464. 

Buromair (Hans), peintre et graveur 
allemand (1474-1543), 301, 302, 328, 
329. 

Burnaccini (Louis), architecte-décorateur 
italien (xvii® s.), 493. 

G 

Calcar (Jean de), peintre italien (1499- 
1546), 231. 

Carpi (Ugo da), graveur italien (mort en 
1523), 261. 

Chauveau (François), peintre et graveur 
français (1621-1676), 474, 475. 

Chevallier (Jean), peintre français (xviii® 
8 .), 479. 

CocHiN (Charles-Nicolas), le flls, graveur 
français (1715-1790), 478. 

CocK (Jérôme), graveur hollandais (xvii® 
8 .), 486. 

CoLLiGNON(Fr.), graveur français (xvii®8.), 
499. 

Cousin (Jean), peintre français (xvi® s.), 
110, 111, 260, 454 à 459.^ 

Cranach (Lucas de), le vieux, peintre et 


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graveur allemand (1472-1533), 271, 330, 
347 à 333. 

Cranach (Lucas de), le jeune, peintre et 
graveur allemand (1515-1586), 354, 355. 
CüNDiER (J.-Cl.), graveur français (xvin® 
8 .), 476. 


D 

Delacroix (H.), miniaturiste français 
(xix*^ 8.), 27. 

Del Sole (Jean-Baptiste), graveur italien 
XVII® 8 .), 497. 

Descamps (Jean-Baptiste), peintre français 
(1714-1791), 481. 

Deutechom (Jean et Luc de), graveurs 
hollandais (xvii® s.), 486. 

Doré, calligraphe français (xviii® s.), 26. 

Durer (Albert), peintre et graveur alle¬ 
mand (1471-1528), 301, 326 à 328. 


E 

Eustachius, graveur italien (xvi® s.), 253. 


P 

Ficquet (Étienne), graveur français (1719- 
1794), 198. 

Firens (Pierre), graveur français (xvii® s.), 
470. 

Flipart (J.-J.), graveur français (1719- 
1782), 480. 

Fontaine (Pierre-François-Léonard), ar¬ 
chitecte français (1762-1853), 483. 

Foucquet (Jehan), et ses fils, miniatu¬ 
ristes français (xv® s.), 17. 

Francesco (?), calligraphe italien (xv® s.), 
38. 

Franquart ou Franquaert (Jacques), 
peintre et architecte flamand (xvii® s.), 
489. 


6 

Galle (Corneille), le père, graveur fla¬ 
mand (1570-16..), 489. 

Ganberlein (Urse) (?), graveur allemand 
(xvi® 8.), 340, 341. 


Godonnesche (N.), calligraphe et minia¬ 
turiste français (xviii® s.), 45. 

Goltzius (Hubert), peintre flamand (1526- 
1583), 359. 

Graf (Urse), graveur suisse (xvi® s.), 
371, 373. 

Grau (Ch.), sculpteur espagnol (xviii® s.), 
498. 

Guantari (Francesco), calligraphe et 
enlumineur italien (xv® s.), 7. 

Gunst (Pierre Van), dessinateur hollan¬ 
dais (xvii® s.), 491, 492. 


H 

Holbein (Hans), peintre suisse (v. 1498- 
1543), 372, 373, 378, 408 à 410. 

Hooge (Romeyn de), graveur hollandais 
(v. 1630 - V. 1720), 272, 491, 492. 

Huret (Grégoire), graveur français (v. 
1600-1670), 468. 

J 

JoNOE (Martsen de), dessinateur hollan¬ 
dais (xvii® 8.), 471, 472. 

K 

Koek ( Pierre ), dessinateur flamand 
(xvii® s.), 483. 

Küsel (Mathieu), graveur allemand (1621- 
1682), 493. 

L 

La Hiere (Jean), dessinateur lorrain 
(xvii® s.), 484. 

La Ruelle (Claude de), dessinateur lor¬ 
rain (xvii® s.), 484. 

Le Bas (Jacques-Philippe), graveur fran¬ 
çais (1707-1783), 481. 

Lefevre (P.), graveur français (xvii® s.), 
468. 

Le Mire (Noël), graveur français (1724- 
1801), 199. 

Le Moine (J.-B.), sculpteur français (1704- 
1778), 479. 

Le Pautre (Jean), graveur français (1617- 
1682), 475. 

Loxderskel (Assuérus Van), graveur fla¬ 
mand (xvi® 8.), 360, 361. 


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— 15 — 


M 

Mallery ( Cari de ), graveur français 
(V. 1576-16..), 468. 

Manteona (Andrea), peintre italien (1431- 
1506 (?), 389. 

Marot (J.), architecte et graveur français 
(V. 1630-1679), 474. 

Mazzuolo (Francesco), dit le Parmesan, 
peintre italien (1503-1540), 398. 

Merian (Mathieu), graveur suisse (1593- 
1650), 484, 494. 

Mignard (P.), peintre français (1610- 
1695), 474. 

Moni (Jean), dessinateur et graveur fran¬ 
çais (xvi® 8.), 431. 

Moreau (Jean-Michel), dessinateur fran¬ 
çais (1741-1814), 199. 

Moyaert (Chr.-L.), dessinateur hollan¬ 
dais (xvii« 8.), 471,472. 


O 

Ostendorfer (Michel), graveur allemand 
(xvi® s.), 319. 


P 

Parrocel (Charles), peintre français 
(1688-1752), 479. 

Payas (Jean-Baptiste), graveur français 
(v. 1748 — v. 1817), 482. 

Penni (Lucas), peintre et graveur italien 
(xvi® s.), 383. 

Percier (Charles), architecte français, 
(1764-1838), 483. 

PoLLiNi (N.), calligraphe italien (xv® s.), 
37. 

Poussin (Nicolas), peintre français (1593- 
1665), 44. 


R 

Hameau (P.), graveur français (xviii® s.), 
297. 

Restout (Jean II), poète français (1692- 
1768), 25. 

Rioaud (Jacques), dessinateur et graveur 
français (xviii® s.), 478. 

Rousselet (Jean - Pierre ) , calligraphe 
français (xvii® s.), 25. 


Ruress (Pierre-Paul) , peintre flamancl 
(1577-1640), 198, 490. 


S 

Sacchi (André), peintre italien (1598- 
1661), 499. 

Salley, dessinateur français (xviii® s.), 
478. 

Salomon (Bernard), dit le Petit Bernard, 
dessinateur et graveur français (xvi® s.), 
411 à 426. 

Savry (S.), graveur hollandais (xvii® s.), 
471, 472. 

ScHAEUFLEiN (Hans), dessinateur et gra¬ 
veur allemand (mort en 1540), 300, 301. 

ScHüPPEN (Pierre-Louis Van), graveur 
français (1627-1702), 474. 

Servandoni (Jean-Jérôme), architecte, 
peintre et graveur français (1695-1766), 
477, 478. 

Sicuem (Christophe Van), graveur fla¬ 
mand (xvi® 8.), 362. 

Silvestre (Israël), dessinateur et graveur 
français (1621-1691), 475. 

Slodtz (Michel-Ange), sculpteur français 
(1705-1761), 480, 481. 

SoLis (Virgile), graveur allemand (1514- 
1562), 305, 307, 308. 

Soubeyran (Pierre), graveur français 
(1709-1773), 478. 

Springklee (Hans), graveur allemand 
(XVI® 8 .), 121. 

Stimmer ( Tobias ) , peintre et graveur 
allemand (xvi® s.), 344, 375. 

Storer (Jean-Christophe), peintre et gra¬ 
veur italien (1612-1671), 497. 

Suterman (Lambert Lomuardus, dit ), 
peintre flamand (xvi® s.), 358. 

T 

Tardieu (Pierre-François), graveur fran¬ 
çais (1714-1774), 480. 

Tavernier (Melchior), graveur français 
(1344-1641), 470. 

Tempesta (Antonio), peintre et graveur 
italien (1533-1630), 383. 

Thulden (Théodore Van), peintre et gra¬ 
veur flamand (1607-1676), 490. 

Tory (GeoflTroy), éditeur, dessinateur et 
graveur français (v. 1480-1333), 263. 


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Thamullas (Francisco et Manuel), pein¬ 
tres et architectes espagnols (xviii* s.), 
498. 

V 

Vallée (A.), graveur français (xvii« s.), 

467. 

Vavassorb (Giovanni-Andrea), dit Vada- 
gnino ou Zoan Andrea, graveur italien 
(xvi® 8.), 46, 124. 

Velthem , graveur français (xvii® s.), 

468. 

Verdizotti (Giov.-Mario), graveur italien 
(xvii® 8.), 395. 

Vinci (Leonardo da) , peintre italien 
(1445-1520), 44. 

ViNGLEs (Jean), graveur (xvi® s.), 264. 
Vlibger (S. de), dessinateur hollandais 
(xvii® 8.), 471, 472. 


W 

Walls (Ignace), grav. espagnol (xviii® s.), 
498. 

WiLLB (Jean-Georges), graveur français 
(v. 1714-1808), 479. 

Wolf (George), graveur français (xv® s.), 

86 . 


Y 

Yciar (Juan de), dessinateur espagnol 
(xvi® 8.), 264. 


Z 

Zanetti (Antonio-Maria), graveur italien 
(xvui® 8.), 398. 


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LISTE 

DES 

PRIX D’ADJUDICATION 



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Numéros. 

Prix. 

Numéros. 

— 1 

Prix. 

8 — 

Numéros. 

Prix. 

Numéros. 

Prix. 

121 

200 

161 

112 

201 

37 

240 

50 

122 

100 

162 

55 

202 

115 

241 

780 

123 

230 

163 

155 

203 

80 

242 

88 

124 

)) 

164 

53 

204 

28 

243 

70 

125 

80 

165 

400 

205 

40 

244 

26 

126 

500 

166 

225 

206 

210 

245 

24 

127 

225 

167 

200 

207 

47 

246 

40 

00 

45 

168 

170 

208 

550 

247 

57 

129 

75 

169 

600 

209 

285 

248 

140 

130 

140 

170 

150 

210 

115 

24^ 

40 

131 

70 

171 

45 

211 

39 

250 

230 

132 

100 

172 

145 

212 

43 

251 

59 

133 

250 

173 

105 

213 

65 

252 

25 

134 

230 

174 

1200 

214 

60 

253 

100 

135 

193 

175 

285 

215 

450 

254 

50 

136 

195 

176 

62 

216 

300 

255 

23 

137 

285 

177 

90 

217 

1000 

256 

25 

138 

155 

178 

100 

218 

100 

257 

100 

139 

135 

179 

70 

219 

560 

258 

37 

140 

200 

180 

465 

220 

120 

259 

55 

141 

52 

181 

59 

221 

50 

260 

50 

142 

520 

182 

120 

221 bis 

50 

261 

150 

143 

135 

183 

150 

222 

60 

262 

35 

144 

275 

184 

1800 

223 

200 

263 

320 

145 

900 

185 

55 

224 

100 

264 

150 

146 

340 

186 

1500 

225 

61 

265 

72 

147 

520 

187 

100 

226 

66 

266 

39 

148 

175 

188 

150 

227 

10 

267 

92 

149 

260 

189 

1650 

228 

21 

268 

79 

150 

415 

190 

156 

229 

45 

269 

25 

15i 

120 

191 

26 

230 

1320 

270 

850 

152 

150 

192 

50 

231 

59 

271 

710 

153 

105 

193 

39 

232 

37 

272 

153 

154 

2i5 

194 

48 

233 

155 

273 

420 

155 

70 

195 

125 

234 

50 

274 

90 

156 

140 

196 

65 

235 

29 

275 

155 ! 

157 

300 

197 

280 

236 

25 

276 

160 , 

158 

181 

198 

30 

237 

. 200 

277 

505 

159 

50 

199 

35 

238 

49 

278 

46 

160 

100 

200 

70 

239 

39 

279 

150 





Digitized by CjOO^Ic 




— 19 — 


Numéros. Prix. 

280 100 

281 150 

282 » 

283 03 

284 40 

285 37 

286 50 

287 » 

288 70 

289 195 

290 220 

291 343 

292 460 

293 30 

294 200 

295 279 

296 106 

297 260 

298 8o 

299 290 

300 210 

301 131 

302 46 

303 57 

304 203 

303 160 

306 130 

307 200 

308 240 

309 250 

310 230 

311 160 

312 90 

313 220 

314 370 

313 90 

316 230 

317 200 

318 350 

319 37 


Numéros. 

Prix. 

320 

525 

321 

200 

322 

39 

323 

65 

32i 

26 

325 

105 

326 

» 

327 

160 

328 

405 

329 

270 

330 

38 

331 

200 

332 

200 

333 

95 

331 

110 

335 

48 

336 

67 

337 

145 

338 

105 

339 

80 

310 

140 

341 

165 

342 • 

34 

343 

52 

344 

75 

345 

276 

346 

110 

347 \ 


348 / 

349 ( 

130 

350 I 


351 

170 

352 

25 

353 

95 

554 

30 

355 

136 

356 

60 

357 

61 

358 

200 

359 

80 


Numéros. 

Prix. 

360 

90 

361 

191 

362 

29 

363 

205 

364 

125 

365 

)) 

366 

155 

367 

» 

368 

120 

369 

300 

370 

47 

371 

50 

372 

60 

373 

37 

374 

48 

375 

130 

376 

. 91 

377 

» 

378 

250 

379 

105 

38Ô 

500 

381 

75 

382 

70 

383 

48 

384 

48 

385 

’ 100 

386 

300 

387 

49 

388 

140 

389 

180 

390 

145 

391 

140 

392 

75 

393 

200 

394 

50 

395 

120 

396 

49 

397 

100 

398 

93 

399 

230 


Numéros. 

l’rix. 

400 

340 

401 

315 

402 

340 

403 

500 

404 

500 

405 

100 

406 

100 

407 

300 

408 

120 

409 

250 

410 

125 

411 

45 

412 

205 

413 

170 

414 

340 

415 

75 

416 

60 

417 

145 

418 

95 

419 

195 

420 

220 

421 

145 

422 

250 

423 

66 

424 

100 

425 

65 

426 

50 

427 

400 

428 

90 

429 

)) 

430 

160 

431 

120 

432 

140 

433 

300 

434 

125 

435 

70 

436 

49 

437 

80 

438 

42 

139 

330 


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— 20 — 


Numéros. 

Prix. 

440 

300 

441 

480 

442 

800 

443 

200 

444 

120 

445 

55 

446 

37 

447 

50 

448 

90 

449 

49 

450 

300 

451 

365 

452 

120 

453 

100 

454 

150 

455 

170 


Numéros. 

Prix. 

456 

850 

457 

50 

458 

245 

459 

230 

460 

85 

461 

115 

462 

60 

463 

200 

464 

250 

465 

400 

466 

150 

467 

790 

468 

125 

469 

200 

470 

191 

471 

50 


Numéros. 

Prix. 

472 

40 

473 

120 

474 

200 

475 

1950 

476 

47 

477 

50 

478 

155 

479 

180 

480 

200 

481 

315 

482 

410 

483 

25 

484 

800 

485 

121 

486 

270 

487 

56 


Numéros. 

Prix. 

488 

50 

489 

50 

490 

285 

491 

51 

492 

» 

493 

51 

494 

150 

495 

150 

496 

450 

497 

160 

498 

155 

499 

62 

500 

81 


Produit total (y compris les 5 °/o payés par les acquéreurs) : 

265,481 fi:ancs. 



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ADDITIONS ET RECTIFICATIONS 


N® W. Am lieu de : 1430, lisez : 1530. 

N® 120. Le volume est incomplet de dix feuillets : il en faut 152. 

N® 127. Les armoiries de la reliure sont celles de la famille Roussel de 
Courcy. 

N® 139. Au lieu de : AÜGUSTINUS (S.), lùez : GREGORIUS (S.). 

N® 144. Dans un travail fort remarquable publié récemment {Gutenberg : 
was he the Inventer ofprinting; London, Quaritch, 1882), M. J. H. Hessels a 
établi qu’il n’y a que deux éditions de ce livre qui aient été imprimées avec les 
caractères du Catholicon de 1460, attribué à Gutenberg; la première est la 
nôtre : elle a 13 If. (le 14® est blanc) à 34 lignes par page; la seconde n’a que 
12 ff., mais à 36 lignes par page. Une autre édition, composée également de 
12 ff., mais à 35 lignes seulement par page, et imprimée avec les caractères du 
Vocabularius ex quo de 1472, est attribuée,*de même que cet ouvrage anonyme, 
aux presses de Nicolas Bechtermuncze, imprimeur à Eltvill, près Mayence. Les 
caractères de cette édition sont une imitation de ceux des Lettres d'indul¬ 
gence de 31 lignes, et diffèrent de ceux des éditions de 1467 et de 1469 du 
môme Vocabularius^ imprimées par les mômes typographes. 

L’article de Brunet est à corriger sous ce rapport. 

M. Hessels a encore démontré qu’il n’y a eu que trois livres imprimés avec les 
caractères du Catholicon de 1460 sans aucune addition de nouveaux types : ce 
sont les deux éditions ci-dessus de l’opuscule de S. Thomas d’Aquin, et le petit 
traité de Mattheus de Cracovia, décrit sous le n® 148 du présent catalogue. 

N® 145, note. L’estampe ajoutée au volume était une gravure au burin et 
non pas un nielle. 

N® 190. Notre doute au sujet de rattributioii de l’impression de ce livre aux 
prolotypographes de Paris était fondé. Le savant M. Claudin, à qui l'histoire 
de la typographie provinciale en France doit tant de découvertes, a constaté 
que ce volume a été exécuté avec les mômes caractères qu’un livre de jurispru¬ 
dence de Barbatia, imprimé à Toulouse en 1476, et qui est le plus ancien livre 
connu avec date qui soit sorti des presses toulousaines. A la suite de cette 
découverte, le volume a été cédé par M. Claudin à la Bibliothèque Nationale. 


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N® 239. La date du volume est 1597, et non pas 1596, et par conséquent il 
est de la seconde et non de la première édition. 

N® 287. Cet article est à annuler. 

N® 295. Postérieurement à la vente, le hasard nous a permis de constater, 
au moyen de l’exemplaire provenant de la vente Bancel (n® 220), qu*il y a eu 
deux éditions, ou plutôt deux sortes d’exemplaires, sous cette date, et qu’ils ne 
se distinguent que par le titre et les pièces préliminaires. En premier lieu, on 
a mis sur le titre la marque de l’éditeur avec la devise : Intel* omnes^ et on a 
daté l’épltre dédicatoire du 1®' septembre 1581 (notre exemplaire était de ce 
premier tirage). Immédiatement après, on a reconnu que, du moment qu’on, 
--dédiait le volume à la grande-duchesse, il serait plus convenable de rempla¬ 
cer la marque par les armoiries de Toscane, et en outre on a trouvé que l’épî- 
tre dédicatoire n’avait pas un bel aspect typographique. On a donc fait 
recomposer ce dernier en caractères plus petits, on en a retouché la rédaction 
et on y a mis une date postérieure. 

N® 365. Cet article est à annuler. 

N® 428. Les armoiries de la reliure sont celles de la famille du Puy de 
Monthrun. 

N® 437, note. Au lieu de : chevalier, lisez : commandeur. 

N® 475. Remplacer cet article par le suivant : 

475. (Fêtesde Versailles; 1664,1668,1674.) In-fol.,20planches; 
mar. rouge, fil. tr. dor. {rel. du temps). 

Ce précieux volume contient le premier état des planches reproduisant les 
détails des trois fêtes données à la cour de Versailles. 

La première eut lieu le 18 juillet 1668, après la première expédition pour 
la conquête de la Franche-Comté. Elle avait pour but de réparer ce que la 
cour avait perdu en plaisirs dans le carnaval précédent, pendant l’absence du 
roi. Les cinq gravures de Le Pautre, daté de 1678, font revivre cette fête; 
elles représentent ; 1® une collation dans le petit parc de Versailles; 2® une 
comédie en musique, les Fêtes de l'Amour et deBacchus; c’est le premier opéra 
de Quinault; 3® un festin ou souper; 4® un bal, toujours dans le petit parc; 
5® les illuminations du palais et des jardins de Versailles. 

La seconde fête, antérieure à la précédente, est divisée en trois journées. 
Elle commença le 7 mai 1664, et la relation en a été publiée sous le titre de 
Plaisirs de Vlsle enchantée. C’est dans cette fête que fut jouée pour la pre¬ 
mière fois la comédie-ballet de Molière : la Princesse d'Élide. 

Les détails de cette fête nous ont été transmis dans neuf planches dessinées 
et gravées par Israël Silvestre, dont nous avons ici le premier état, d’une 
rareté extrême ; elles sont numérotées de 1 à 9, tirées hors texte, et avec ces 
mots : Isr. Siluestre delineavit et sculps., plus ou moins abrégés. Le second 
état figure dans l’édition avec texte, donnée à Paris, par Ballard, en 1664, 
dont nous avons décrit le seul exemplaire connu, dans notre catalogue de 
1878, n® 523. 

La troisième fête fut donnée au retour du roi après la conquête de la Fran¬ 
che-Comté en 1674. Divisée en six journées, cette fête offre deux particularités 
qui se rattachent à l’histoire de l’Âcadémie royale de musique et du Théâtre- 
Français. En effet, la première journée (17 juillet) fut consacrée à lareprésen 


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talion à'Alceste, de Quinault, avec la musique de Lulli. Elle eut lieu dans la 
cour de Marbre, en plein air, entre deux rangées de caisses d’orangers et de 
piédouches chargés de girandoles ; le burin de Le Pautre nous en donne une 
idée parfaite (pièce datée de 1676). Le troisième jour, Louis XIV y vit pour la * 
première fois le Malade imaginaire de Molière, déjà après la mort de son illus¬ 
tre auteur. La pièce fut jouée dans le jardin de Versailles, devant la grotte. 

Le Pautre nous montre dans sa belle gravure la scène représentant Argan 
assis dans un fauteuil et entouré de trois femmes. Les quatre autres planches 
ont pour sujets : 1° seconde journée : Concert dans le Jardin Trianon; pièce 
gravée par F. Chauveau en 1675; 2® quatrième journée : Banquet dans la 
cour de Marbre; 3® cinquième journée : Feu d’artifice sur le canal de Ver¬ 
sailles; 4® sixième journée : Illumination autour du grand canal. Les trois 
dernières planches ont été gravées par Le Pautre en 1676. 

Toutes ces planches ont été réunies ensuite pour former le douzième volume 
de la grande publication connue sous le nom de Cabinet du roy (1673-1679). 
Celles de la seconde et de la troisième fête y sont accompagnées d’un texte 
par A. Félibien. 

Notre exemplaire, aux armes du roi LOUIS XIV, est en épreuves de toute 
beauté. 

N® 496, note. Compléter ainsi la phrase finale tronquée à Vimpression : et il 
est dû à un poète estimé, dont le nom est écrit tantôt en deux mots : Ma ILara, 
tantôt en un seul. 

N®, 500. Incomplet d’une planche. 




Paris. — Typ. de Firmin-Didot et 56 rue Jacob. — 13811. 


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PARIS 


TYPOGRAPHIE DE FIRMIN-DIDOT ET C> 


56, RUB JACOB, 56 


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YO 278 % 



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